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  • La Cour Suprême autorise le droit d'être armé

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    La Cour suprême a tranché jeudi une question aussi vieille que les États-Unis : les Américains possèdent-ils un droit individuel d'être armé ? Par cinq voix contre quatre, les neuf gardiens de la Constitution ont répondu par l'affirmative, annulant une loi en vigueur dans la capitale fédérale, Washington DC, qui bannissait presque totalement la possession d'armes de poing. C'est la première fois depuis 1939 que la plus haute juridiction américaine se prononce sur cette question, qui divise toujours le pays 217 ans après l'adoption du deuxième amendement à la Constitution. Celui-ci stipule qu'«une milice bien régulée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, il ne sera pas porté atteinte au droit des citoyens de posséder et de porter des armes.»

    Le plaignant, Dick Anthony Heller, 66 ans, un garde de sécurité armé dans son travail, revendiquait le droit de conserver son pistolet chez lui prêt à servir, aux fins de légitime défense. Depuis 1976, la loi du district de Columbia, siège de la capitale fédérale, bannit de facto la possession d'armes à feu en empêchant leur enregistrement : les fusils de chasse doivent être démontés chez soi comme lors des transports et les armes de poing achetées avant 1976 doivent être neutralisées par un verrou de sûreté.

    Jusqu'ici, la jurisprudence dominante dans les cours fédérales considérait le deuxième amendement comme un droit collectif lié au service militaire. Dans un arrêt de 157 pages, la Cour suprême contredit cette analyse : «Le deuxième amendement protège un droit individuel de posséder une arme à feu sans rapport avec le service militaire, et le droit d'en faire usage dans un but légal, comme l'autodéfense chez soi», écrit le juge Antonin Scalia au nom de l'opinion majoritaire.

    Comme dans d'autres décisions récentes, les neuf sages se divisent selon leurs orientations idéologiques. Dans un «avis dissident», le juge Stephen Breyer estime que la décision de jeudi «menace de jeter le doute sur la constitutionnalité des lois réglementant les armes à travers tous les États-Unis».

    «Juste milieu»

     

    La Cour casse la loi de Washington parce qu'elle équivaut à une interdiction totale, et annule l'obligation du verrou de sûreté parce qu'il limite le droit à l'autodéfense. Mais les juges soulignent que «le deuxième amendement, comme la plupart des droits, n'est pas illimité. L'opinion de la Cour ne doit pas être interprétée comme une opposition aux interdictions frappant les criminels, les personnes mentalement retardées, certaines armes dangereuses ou des lieux sensibles comme les écoles et les administrations.»

    Le lobby des armes, la National Rifle Association (NRA), triomphe sur l'affirmation d'un principe longtemps défendu par ses 4 millions de membres. Mais Paul Helmke, président d'un collectif contre la violence armée, se félicite du «juste milieu» choisi par les juges avec «la validation de restrictions raisonnables.» Le district de Columbia va mettre en place un système d'enregistrement des armes de poing qui vérifiera l'identité des propriétaires et exclura les fusils d'assaut.

    Dans un pays déchiré entre la violence urbaine et l'attachement aux droits fondamentaux, le port d'arme reste un sujet sensible que les candidats à la Maison-Blanche préfèrent éviter. En 2000, Al Gore avait commis l'erreur de promettre un durcissement des lois fédérales, ce qui lui avait coûté son État natal du Tennessee, où les chasseurs sont influents.

    John McCain, lui, s'est aligné sur les positions de la NRA, allant jusqu'à s'associer à la plainte devant la Cour. Il défend la liberté de posséder toutes sortes d'armes, y compris des fusils automatiques. Le Congrès a laissé expirer en 2004 une loi fédérale interdisant la vente d'armes de guerre aux particuliers. En 2005, les élus ont accordé une immunité aux fabricants pour les crimes commis avec leur arsenal.

    Ancien professeur de droit constitutionnel, Barack Obama estime, comme 72 % des Américains, que la Constitution garantit un droit individuel. Même s'il souhaite renforcer les contrôles et la recherche des armes illégales, il a abandonné l'idée d'enregistrer toutes les ventes d'armes et d'obliger leurs propriétaires à obtenir un permis. Plus de 250 millions d'armes à feu sont en circulation aux États-Unis, où 40 % des citoyens sont armés. En 2007, malgré sa législation, Washington est restée parmi les villes les plus criminogènes, avec 181 homicides par balles.

         
  • EURO 2008: ce sera Allemagne contre Espagne

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    Equipe d'Espagne EURO 2008
    L'Espagne a écrasé la Russie 3 à 0. Elle sera en finale pour la première fois depuis 24 ans.

  • Petit sniper deviendra grand

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    Ecole Henri-Wallon à Valenton

    Une enseignante de CM1 de l'école élémentaire Henri-Wallon à Valenton, dans le Val-de-Marne, a été blessée par un tir de carabine à plomb jeudi en début d'après-midi alors qu'elle ramenait ses élèves du terrain de sport. Aucun des enfants n'a été blessé. Selon Catherine Stauri, inspectrice de l'Education nationale qui s'est rendue sur place avec le recteur, la maîtresse a été blessée superficiellement, au bras, par un projectile, qui pourrait avoir été tiré d'un immeuble voisin. Un enseignant de l'école a indiqué qu'il s'agissait d'"un tir de carabine à la grille de l'école", mais "le projectile n'est pas entré".

    Cette version a été confirmée peu après par la mairie de Valenton, dont le premier adjoint au maire et l'adjoint au maire chargé de l'enseignement se sont aussi rendus sur place. "La jeune femme a été éraflée au bras par du plomb provenant apparemment d'une carabine et par mesure de précaution, elle a été hospitalisée", explique une source proche du maire. "Cette jeune institutrice a eu le réflexe de protéger les enfants en les faisant s'asseoir le long du mur de l'école", ajoute cette même source qui souligne "le dévouement total des enseignants de cette école d'un quartier défavorisé".

    "J'imagine que les enseignants vont être choqués. C'est inadmissible", a expliqué Catherine Stauri. L'établissement en question est "une grosse école au milieu des tours où il y a les difficultés habituelles des ZEP mais pas davantage", précise l'enseignant. "Les jeunes de la cité ont l'habitude de se tirer dessus mais ils n'ont jamais pris les enseignants pour cible", a-t-il ajouté. "Valenton, ce n'est pas Chicago, mais il y a une poignée de petits voyous comme partout", explique-t-on à la mairie. "Dans cet incident, il s'agit probablement d'un gamin qui s'est amusé à tirer, mais on n'a pas le droit de plaisanter avec cela. La police va mener une enquête de voisinage pour le retrouver." Surtout, "cet incident confirme pour la énième fois la nécessité d'un retour d'urgence de la police de proximité dans nos quartiers".

    Eh bien, maintenant, ils les prennent pour cible! Les temps changent!

     

  • Scandaleux! Ils ont enlevé le crucifix pour le musulman!

    Un musulman a obtenu après l'avoir exigé de façon véhémente le retrait d'un crucifix accroché au mur de la chambre de sa fille soignée dans une clinique catholique de Bourgoin-Jallieu (Isère), indique le Dauphiné libéré dans son édition de mercredi.

    Lundi en fin d'après midi, à la clinique Saint-Vincent de Paul, le père d'une petite fille, qui venait de subir une intervention chirurgicale programmée, a demandé que le personnel décroche un crucifix de la chambre de sa fille. "Pendant près d'un quart d'heure, le père en présence de son épouse s'est emporté verbalement, exigeant que le crucifix soit décroché", a raconté un témoin, cité par le Dauphiné libéré. Le personnel de l'établissement a finalement cédé à cette exigence.

    La direction de la clinique a exprimé son étonnement. La directrice de la clinique, Marie-Thérèse Besson, a déclaré au Dauphiné libéré que cette demande était "surprenante de la part d'une famille qui a choisi librement notre établissement".
    "Quand les gens choisissent d'être soignés dans notre établissement, ils savent qu'ils sont dans une maternité catholique", a ajouté Mme Besson.

    Le Figaro -24.06.08

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  • "C'est à Washington que se décidera l'avenir de la France et du continent européen"

    Editorial de Christian BOUCHET
    Le Livre blanc sur la défense a été jugé par les membres du groupe Surcouf - une dizaine d'officiers généraux et supérieurs – dans une lettre ouverte publiée récemment par Le Figaro comme « déficient », « marqué par un certain amateurisme », « incohérent » « dicté par des groupes de pression » et … « servant des intérêts industriels précis ».

    Ce n’est malheureusement pas tout. L’Europe compte uniquement trois véritables armées : celles de la Grande Bretagne, de la France et de la République fédérale. Mais cette dernière est bridée par son histoire, et la nature des relations du Royaume Uni avec les États-Unis est sans ambiguïté. Reste la France, seule nation européenne jusqu’à aujourd’hui à disposer d’une capacité d’intervention autonome, qui l’autorisait à mener une politique internationale propre. Le déploiement des forces françaises sur de nombreux théâtres d’affrontement nous permettait d’affirmer nos choix politiques internationaux et de préserver au mieux nos intérêts, il permettait aussi d’envisager une politique étrangère européenne indépendante.

    Or les réductions d’effectifs décidées par Nicolas Sarközy interviennent au plus mauvais moment de notre histoire récente : L’époque est dangereuse, nous le savons tous, or, alors que les crises se multiplient et se superposent sans se résoudre, la France diminue son effort de défense au moment même où chacun l’augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45 % en dix ans).

    Comme l’a déclaré dans un communiqué Jean-Marie Le Pen : « Le Livre Blanc sur la Défense programme la destruction de pans entiers de notre défense nationale. Un Etat sans défense nationale n’est pas un Etat qui se respecte. Nicolas Sarkozy détruit encore un peu plus le respect que notre patrie savait inspirer dans le monde. »

    De surcroît, ce faisant, Nicolas Sarközy joue contre l’Europe puissance. Alors qu’il prétend faire de la politique européenne de sécurité et de défense un dossier majeur du renforcement de la défense européenne sous présidence française, il baisse la garde au moment où il affirme entraîner nos partenaires vers un renforcement de la défense européenne, ainsi, comme le remarque le groupe Surcouf, « il abandonne aux Britanniques le leadership militaire européen. La France jouera désormais dans la division de l'Italie. » En clair, la réduction de nos forces en diminuant les capacités opérationnelles de la seule armée européenne réellement à même de peser de façon indépendante sur le cours des conflits s’inscrit dans une vision atlantiste des relations internationales. L’Europe dépourvue de capacité militaire autonome et indépendante n’aura bientôt plus d’autre solution que de se ranger derrière la bannière étoilée et son bras armé l’OTAN.

    C’est le souhait d’une partie des élites européennes, pour lesquelles le lien transatlantique représente notre indépassable horizon, et qui proposent - comme Edouard Balladur - la création d’une « Union organique » avec les Etats-Unis.

    Ne nous méprenons donc pas. Le véritable enjeu du Livre Blanc sur la défense n’est pas uniquement français, il est aussi européen, c’est celui de l’indépendance politique d’une nation et d’un continent. Pour Nicolas Sarközy le choix est fait : c’est à Washington que se décidera notre avenir.

  • Clip vidéo: Rachida Dati au conseil de Paris


    Clip vidéo sans montage ni trucage