Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • "Des chrétiens très spéciaux" par Christian Bouchet

    Le 20 mai dernier, Le Figaro, le plus français des journaux américains, publiait un article titré « Une offensive antichrétienne en Algérie ». Après nous avoir précisé qu’en Algérie, « les nouveaux convertis doivent vivre leur foi dans la clandestinité », un journaliste y relatait un « procès surréaliste » contre une "chrétienne" qui « interpellée en possession de bibles et d'évangiles, est accusée de pratiquer un culte non musulman, sans autorisation».

    L’article, mis en ligne sur le site du quotidien, a été très rapidement repris sur de nombreux blogs mongolo-identitaires et diffusé par de nombreuses mailing lists. Assorti à chaque fois, bien entendu, de commentaires sur le sort terrible des chrétiens en terre d’islam.

    Deux courts passages de l’article semblent avoir échappé, volontairement ou non, à tout le monde : 1, c’est une « église protestante » qui assurait la défense de l’inculpée et 2, le ministre algérien des Affaires religieuses a déclaré au sujet de ce procès : «La communauté chrétienne jouit de tous les droits ; mais nous luttons contre les sectes !»

    Pour ceux qui savent lire, l’inculpée n’était donc pas une « chrétienne arabe », elle n’appartenait pas à une des ces confessions traditionnelles qui cohabitent depuis longtemps avec l’islam. Non il s’agissait d’une évangéliste, d’un membre d’une de ces sectes made in USA qui développent depuis quelques années une propagande agressive dans les pays du tiers monde et qui y causent nombre de problèmes tant politiques que théologiques, au point qu’elles sont régulièrement dénoncées par les autorités locales des confessions chrétiennes traditionnelles (1).

    Le catholique américain Karl Keating, dans Une religion made in USA (2) a défini clairement le problème : « C’est essentiellement aux État-Unis, amour de la liberté et de la libre entreprise aidant, que les groupes appartenant à cette mouvance « évangélique » vont, d’une part, se multiplier à l’infini et, d’autre part, imprégner profondément la société américaine et, parfois, s’identifier à elle. (…) Or, aujourd’hui, le nouvel Empire, répandant jusqu’aux extrémités de la terre la civilisation de Coca Cola et de Microsoft, diffuse aussi sa religion, qu’on le veuille ou non. Que l’on en soit conscient ou pas, le fait est patent. Quel que soit le nom qu’on lui donne : « évangélisme », christianisme « vrai » ou « authentique, « fondamentalisme protestant », etc., elle étend aujourd’hui son influence à grande vitesse dans les banlieues de Kiev, de Shanghai ou de Delhi, après avoir établi des têtes de pont en Amérique latine et en Afrique. Il n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’elle devienne la « nov-religion » du siècle commençant. »

    Si ce christianisme particulier, qui n’a rien a voir avec la religion de nos père, et dont les dirigeants d’ailleurs haïssent nos croyances ancestrales (3) se trouve en conflit avec l’islam, en quoi cela nous concerne-t-il ? Par qu’elle aberration idéologique devrions nous nous en sentir solidaires ? … A moins que ceux qui nous intime l’ordre de l’être ne le fassent pas pour des raisons religieuses mais parce qu’ils sont tout simplement de ces « croisés de l’Oncle Sam* » que mon ami Tahir de la Nive a si brillamment dénoncé !

    Cela expliquerait d’ailleurs leurs indignations sélectives:

    Qui les a entendu s’indigner de la persécution des catholiques par les bouddhistes à Ceylan (4) ?

    Qui les a vu faire de même pour la persécution des catholiques par les hindouistes en Inde (5) ?

    Qui les a entendu dénoncer ce que le quotidien israélien Maariv rapportait le mardi 20 mai, avec photos à l’appui, à savoir l’autodafé public d’exemplaires du Nouveau Testament organisé par l’adjoint au maire de Or Yehuda, une petite ville de 32 000 habitants située à 7 km de Tel Aviv ?

    Il n’est pas bien sorcier de comprendre que tous les chrétiens n’ont pas la même valeur aux yeux des mongolo-identitaires. Ceux dont la persécution permet de donner du corps à la thèse du choc des civilisations sont les bienvenus quelle que soit leur confession. Ceux dont les persécutions montrent l’inanité de celle-ci, par contre, sont abandonnés à leur triste sort, même s’il s’agit de bons catholiques.

    NOTES

    1 - Ainsi dans un article publié la fin du mois d’avril dernier, le quotidien L’Orient-Le Jour, indiquait que « les chrétiens de Jordanie se disent inquiets du prosélytisme de certaines communautés dirigées par des évangélistes étrangers et réclament la fermeture de ces Églises qui, selon eux, sèment la zizanie dans le pays. (…) Les responsables de la minorité chrétienne de Jordanie ont donc salué la décision du gouvernement d’expulser le mois dernier des missionnaires étrangers, accusés de prosélytisme sous couvert d’activités caritatives. Pour Fahed Kheitan, lui aussi chrétien, éditorialiste au quotidien al-Arab al-Yom (indépendant), ces missionnaires « s’attaquent aux fondements des Églises traditionnelles jordaniennes. (…) Depuis des années nous demandons la fermeture de telles “boutiques” chrétiennes, qui n’ont rien à voir avec le christianisme et la tolérance », explique M. Kawwas qui salue le geste gouvernemental, même s’il est « tardif ». (…) En février, le Conseil des Églises de Jordanie (CEJ), regroupant toutes les communautés chrétiennes, avait accusé 40 sectes de « semer la zizanie au sein de la communauté chrétienne et entre chrétiens et musulmans ». « Ces groupes tirent profit de la pauvreté, divisent les chrétiens et, plus grave encore, diffusent des idées étrangères au christianisme », avait regretté le patriarche latin de Jérusalem Michel Sabbah, cité par l’agence officielle Petra. « Nous rejetons leurs positions politiques non avouées et nous ne voulons pas que l’image du christianisme soit déformée », avait-il poursuivi ».

    2 - Tempora, 2008.

    3 - Ainsi John Hagee, un évangéliste fort puissant aux USA n’a pas hésité à déclarer il y a peu que l’Eglise catholique est « La putain de Babylone » et que « des Croisades à la Shoah tout en passant par l’Inquisition », l’Église catholique est « cause de tous les malheurs du Monde en général et du peuple juif en particulier ».

    4 - Pourtant dénoncée 10 avril dernier, par la Conférence des évêques catholiques du Sri Lanka

    5 - Que Sandro Magister, relate dans un reportage publié dans le mensuel Mondo e Missione de l’Institut pontifical des missions étrangères de mai 2008

    * Les Croisés de l’Oncle Sam de Tahir de la Nive disponible chez librad.com :: ici

    (Source: Voxnr)

  • Mairie occupée par des Roms bulgares

    Une quarantaine de roms bulgares occupent depuis 10 heures, ce matin, le centre administratif de Bagnolet (Seine-Saint-Denis). Ils demandent un rendez-vous avec le maire afin de trouver une solution à leur problème de relogement.

    Les familles, actuellement hébérgées dans un hôtel, ont été sommées de quitter les lieux en date du 26 juillet.

    C'est la ville qui jusqu'ici prenait à sa charge la facture de l'hôtel, soit 44 euros par nuitée et par famille. La mairie ne laissera «personne sur le carreau» mais souhaite que «les familles pouvant se prendre en charge par elles-mêmes le fassent».

    Le Parisien - 16 juillet 2008

  • Un oubli criminel

    Un enfant de 2 ans et demi est décédé mardi soir après avoir été abandonné plusieurs heures par son père dans une voiture garée dans le centre ville de Pont de Chéruy (Isère), a-t-on appris de source judiciaire.

    Un passant, constatant la présence du garçonnet inanimé dans une voiture garée sur une place en plein centre ville, a prévenu les gendarmes qui ont alerté les pompiers vers 17H, rapporte le Dauphiné Libéré qui révèle les faits.

    Les secours ont tenté en vain de le réanimer, et le garçonnet est décédé en début de soirée.

     

    "Le père, en état de choc, a indiqué avoir "oublié" son fils dans la voiture, qui est restée un certain nombre d'heures au soleil", a expliqué à l'AFP le procureur de Vienne, Franck Rastoul.

    Agé de 38 ans, le père, un pharmacien connu de la ville, a été rapidement retrouvé dans le quartier où la famille réside, a-t-on appris auprès des gendarmes, qui n'ont pas pu préciser où il se trouvait exactement ni ce qu'il faisait pendant l'après-midi.

    "L'enquête devra déterminer dans quelles circonstances il a pu oublier la présence de son enfant", a indiqué M. Rastoul.

    Les deux parents, en état de choc, n'ont pas encore pu être entendus par les gendarmes de la brigade de Pont de Cheruy, à qui le dossier a été confié.

    D'après les premiers éléments de l'enquête, le garçonnet est leur fils unique, a précisé M. Rastoul.

    Une autopsie devra confirmer dans les prochains jours les causes de la mort de l'enfant et des recherches seront menées afin d'établir combien de temps il a été laissé seul dans la voiture.

    Il faisait environ 25° dans le nord de l'Isère mardi après-midi selon Météo France.

  • Rien à battre des querelles de minaret!

    Burqa et Fadela.jpg

    Le Conseil d'Etat vient de refuser la nationalité française à une Marocaine portant la burqa. Dans une interview exclusive à notre journal, la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, explique pourquoi elle se félicite de cette décision.

    Rarement une décision de justice n'aura provoqué une telle unanimité au sein de la classe politique. A droite comme à gauche, on s'empresse de saluer, depuis vendredi, l'arrêt du Conseil d'Etat qui a refusé de donner la nationalité française à une Marocaine portant la burqa, ce voile intégral masquant le visage. On est loin de la cacophonie ministérielle survenue au lendemain de l'annulation, au printemps, par le tribunal de Lille, du mariage d'un couple de musulmans pour non-respect de la virginité.



    Dans nos colonnes, c'est aujourd'hui Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, qui applaudit les conclusions de la plus haute juridiction administrative, heureuse d'avoir « enfin » trouvé un appui judiciaire à ses combats. A l'heure où le religieux s'invite de plus en plus dans la société, où des mamans sont exclues des sorties scolaires parce qu'elles sont coiffées d'un voile, où des piscines municipales réservent, à certaines heures, leurs bassins à la gent féminine, où le public masculin est exclu d'un tournoi de basketteuses musulmanes, l'ex-présidente du mouvement Ni putes ni soumises y voit « un vrai tremplin pour l'émancipation et la liberté des femmes ». Elle qualifie cette décision de « capitale » dans le sens où « elle peut dissuader des extrémistes religieux d'imposer le port de la burqa à leur épouse ».

    C'est aussi « la conviction » d'Hanifa Chérifi, ex-médiatrice de l'Education nationale chargée de résoudre les conflits liés au port du voile à l'école. « En plus de se prononcer sur la demande de naturalisation, le Conseil d'Etat a clarifié une question, à savoir jusqu'où peut-on accepter des tenues visant à l'enfermement des femmes et qui vont à l'encontre des principes républicains ? Il permet d'éclairer l'opinion sur ce qui renvoie à des formes d'exclusion, à des formes de non-respect de la dignité. C'est un message politique positif en direction des femmes. On vient de leur dire : La République vous protège ! La communauté musulmane sait aussi qu'il y a des limites à ne pas dépasser », martèle-t-elle.

    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui - bottant en touche quand il s'agit de commenter l'arrêt -, préfère, lui, mettre en garde contre les risques d'une « mise à l'index » de la pratique de l'islam.

    Le Parisien - 16 juillet 2008

    Ce qui importe à la France, à la république française laïque, c'est l'immigration de masse musulmane, et non ces querelles de minaret qui ne sont pas les nôtres!

  • Européens de racine et Européens de souche

    GUERRE CULTURELLE - Guerre des mots

    Les mots ne sont pas innocents, ce sont des armes : nommer et donner un sens aux choses, aux gens, aux notions et aux concepts, puis imposer l’emploi de ces noms et ces sens est un acte capital pour guider la pensée. La Résistance identitaire se doit alors de forger ses propres outils linguistiques.

    Parmi les premières propositions, nous suggérons de différencier l’emploi des expressions « Européen de racine » et « Européen de souche » en s’appuyant sur la différence qui existe entre la racine qui est vivante et véhicule l’énergie de la sève et la souche qui représente le résidu, frappé à mort, d’un arbre coupé.

    Par « Européens de racine » nous désignons les Européens de race blanche pour qui la tradition culturelle et morale de leur peuple reste une réalité vivante et consciente, donc une source d’inspiration pour la pensée ou la création et un guide pour l’action.

    Par « Européens de souche » nous désignons à l’inverse les Européens de race blanche qui ont perdu le contact avec leur tradition culturelle et morale. S’ils possèdent encore le substrat biologique sans lequel il serait vain de les considérer comme Européens, ils sont démunis de l’élément spirituel qui seul peut donner un sens à leur existence. « L’Européen de souche » se confond alors volontiers avec le zombi occidental dans lequel on reconnaît aisément le « dernier homme » prophétisé par Nietzsche.
      JPA - 14 juillet 2008

     (Source: Terre et Peuple)

    Caspar_David_Friedrich_047 arbres en hiver.png

    Arbres en hiver par C.D. Friedrich

     

  • La voix des peuples, quantité négligeable

    Editorial - Samedi, 12 Juillet 2008

     

    Le NON irlandais au replâtrage baptisé pompeusement « Traité de Lisbonne » a mis en émoi les gens qui, à Bruxelles et à Strasbourg, ont confisqué l’idée, la belle idée, européenne au profit du Système en place, dont ils sont les bénéficiaires. Leurs réactions ont été révélatrices : pour les uns, il faudra faire revoter les Irlandais (après leur avoir promis, sans doute, monts et merveilles en matière de subventions, pour les acheter ?) ; pour les autres, il faut purement et simplement s’asseoir sur le vote irlandais (ce qu’ont dit, avec leur cynisme habituel, les Anglais – qui, eux, n’ont rien à faire en Europe puisqu’ils sont les agents de Washington).

    Autrement dit, la voix des peuples est quantité négligeable. Pire, elle est dangereuse. Belle illustration de l’immense duperie que constituent les couplets habituels sur la démocratie. Mais, nous assure cette grande conscience démocratique qu’est le journal Le Monde, prendre l’avis des peuples n’est jamais que « tentations démagogiques ». C’est en tout cas ce qu’affirme Daniel Vernet, envoyé spécial de son journal en Autriche, et qui rend compte, avec la réprobation qui convient, d’une initiative du chancelier autrichien Alfred Gusenbauer. Celui-ci, appuyé par son ministre des infrastructures Werner Faymann, qui doit le remplacer à la tête du Parti social-démocrate (SPÖ), vient de se prononcer en faveur d’un référendum, chaque fois que des traités concernent les intérêts de l’Autriche.

    Or c’est là, note, scandalisé, Le Monde, « une vieille revendication des populistes ». Bref, l’horreur absolue. D’autant que la prise de position du chancelier a été publiée dans le quotidien Kronen Zeitung, très hostile aux institutions actuelles de l’Europe et qui (hélas, hélas !) « est lu chaque jours par 3 millions d’Autrichiens, soit plus de 40 % de la population en âge de lire un journal » . Ce qui en fait « rapporté à la population, le plus grand quotidien du monde ». Ajoutons que, si le Parlement de Vienne a ratifié le traité de Lisbonne, il n’y a que 23 % des Autrichiens pour s’en dire satisfaits… Autant dire que les résultats d’un référendum sont prévisibles.

    Quelle idée, aussi, de demander aux peuples leur avis sur ce qui constitue leur avenir ? Imaginez un seul instant qu’un référendum soit organisé, en France et chez ses voisins, sur l’immigration ? On sait à l’avance quel en serait le résultat. Donc, pas question. La voix des peuples n’a d’intérêt que lorsqu’elle va dans le « bon sens » (celui défini par les maîtres, officiels et officieux, du pouvoir). La gigantesque escroquerie qu’est le système « démocratique » va-t-elle survivre indéfiniment ? Peut-être, si les « veaux » (comme disait de Gaulle) ne sont motivés, indéfiniment, que par leur mangeoire. Mais même les veaux, sait-on jamais, peuvent devenir enragés. Surtout si la mangeoire commence à se vider.

    Et puis le mépris souverain qu’affiche un Sarkozy à l’égard de ceux qui lui ont permis d’être élu commence à fatiguer certains. Les media, si décisifs pour être élu (et réélu), semblent las d’être traités en paillassons. La magistrature aussi. Et cette « grande muette » qu’est l’armée française pourrait bien se mettre à donner de la voix. Et à mordre ? Certes, je sais trop – y compris par expérience personnelle – ce qu’est devenue l’armée à partir de 1962, d’autant que le postulat multiethnique l’a transformée…de façon multicolore. Mais certains signaux se mettent au rouge. L’étrange, très étrange affaire de Carcassonne, a été l’occasion (qui tombait vraiment à pic… Vous avez dit hasard ?) de sabrer une armée décidément peu encline à accepter de se faire sepuku. La « réforme » (c’est à dire l’enterrement de première classe) organisée par l’Elysée a suscité la réaction, mesurée dans la forme mais très vive quant au fond, du mystérieux groupe d’officiers généraux et supérieurs autobaptisé « Surcouf ». Lequel, malgré les ordres de flicage de Sarkozy, n’est toujours pas identifié. Comme si les services compétents faisaient preuve d’un zèle disons…très mesuré.

    Tout cela devrait alerter un pouvoir politique lucide. Mais la lucidité suppose la prise en compte des réalités. Des réalités qu’à l’évidence l’actuel locataire de l’Elysée a choisi de mépriser. Jusqu’à quand ? Car l’ennuyeux, avec les réalités, c’est qu’elles ont la peau dure.

    Pierre VIAL