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  • Rama Yade et l'adoption exotique

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    PHNOM PENH (CAMBODGE). Les premiers volontaires du Corps de la paix seront
    en poste dès le mois d’août dans la capitale cambodgienne.
    1 000 Français sont actuellement sur liste d’attente pour adopter
    un enfant dans ce pays.

    En un an, l’adoption internationale, qui constitue 80 % des adoptions en France, a chuté de 20 %, alors que dans le même temps elle a fait un bond de 9 % en Italie. Résultat : près de 30 000 familles françaises disposant pourtant d’un agrément pour accueillir un petit orphelin étranger sont toujours en attente du feu vert qui leur permettra d’aller chercher leur bout de chou à l’autre bout de la planète.

     La raison de ce blocage ? « Une trop grande complexité du système français, avec des familles mal informées souvent obligées de se débrouiller toutes seules, au risque de faire appel à des intermédiaires peu scrupuleux », juge la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Rama Yade, qui présentera cet après-midi un plan de relance de l’adoption internationale qu’elle nous livre en exclusivité.

    « Il faut aussi moraliser »

    Afin d’inverser la tendance et faciliter le parcours des candidats à l’adoption, la ministre a décidé de créer un réseau de volontaires, semblable à celui des Peace Corps créés en 1961 aux Etats-Unis par le président Kennedy.

    Ces jeunes, étudiants ou qui ont décidé de mettre entre parenthèses leur emploi le temps de cet engagement, dépendront du Quai d’Orsay et seront présents dans les 74 pays où les Français peuvent adopter. Ils auront pour tâche de faire le lien entre les prétendants à l’accueil d’un orphelin et les autorités locales, ce que les associations réclamaient depuis longtemps. « Il ne suffit pas de faciliter l’adoption internationale. Il faut aussi la moraliser », tempère le docteur Jean-Jacques Choulot, responsable à l’hôpital de Pau (Pyrénées-Atlantiques) d’une consultation de conseil en adoption.

    Les volontaires auront aussi comme mission d’éviter les dérives comme celles de l’Arche de Zoé. Toutefois, ils ne pourront pas tout. Alors, il faudra aussi attendre la mise en oeuvre, pas avant la rentrée, des propositions du rapport rendu en mars au président de la République par Jean-Marie Colombani. Formations des candidats à l’adoption, coopérations avec les pays afin d’apporter une aide financière aux orphelinats et de les rendre plus fiables… Le premier Corps de la paix sera, lui, en poste dès le mois prochain à Phnom Penh, au Cambodge. Les 1 000 Français sur liste d’attente pour accueillir un petit Cambodgien sont impatients. En 2007, seuls 26 enfants de ce pays ont été adoptés.

    Le Parisien - 28 juillet 2008

  • Le sous-marin Méduse et l'opération Torch

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                                                         Le sm Méduse

    Pendant les opérations de débarquement sur la côte atlantique marocaine en octobre 1942, le sous-marin français Méduse, endommagé puis traqué par les forces armées américaines s’échoue volontairement au pied des falaises du Cap Blanc.


    LA CONSTRUCTION

    Le sous-marin Méduse, construit au Havre, appartenait à la classe Diane 2. Il fut mis en service en 1932. Long de 64m, large de 6m pour un poids de 630 tonnes, il était propulsé en surface par deux moteurs diesel de 650 CV. Il pouvait naviguer en complète autonomie sur 4600 Km à 13 nœuds. En plongée, deux moteurs électriques de 550 CV lui permettaient de se déplacer à une vitesse maximale de 9 nœuds, avec un rayon d’action de 160 km. Pour se protéger, il pouvait descendre jusqu'à 80 mètres.

    Son armement principal se composait de 6 tubes lance torpille de 550 mm, d’un canon de 75 mm fixé sur le pont devant le kiosque, d’une mitrailleuse de 13.2 mm et deux de 8 mm.
    Ce sous-marin a été basé à Brest, puis Oran et enfin Casablanca.
    Depuis le 25 juin 1940, l’armée d’armistice stationnée en Afrique du nord, obéissait au gouvernement de Vichy.

    L’OPERATION TORCH

    A la fin du mois d’octobre 1942, un corps expéditionnaire américain, composé de 35 000 hommes embarqués à bord d’une centaine de navires, appareilla dans le plus grand secret de différents ports de la côte Est des Etats-Unis. Arrivée le 8 novembre à l’aube, en vue des côtes marocaines, l’armada poursuivait un objectif majeur : permettre un débarquement de soldats par péniches, puis d’un armement considérable et poursuivre la guerre à partir de l’Afrique du Nord, jusqu'à obtenir une capitulation sans condition des puissances de l’Axe. L’impressionnante Western Task Force se déploya de Safi à Rabat. L’opération Torch commença. Avec son artillerie de marine et son aviation embarquée elle attaqua principalement les batteries de Pont-Blondin et d’El Hank ainsi que la flotte française piégée dans le port de Casablanca.

    Le Lieutenant de Vaisseau Roy commandait pendant la dernière mission du submersible, assisté des trois officiers, les Enseignes de Vaisseau Dischamps, Salmon et Hautière ; 38 marins complétaient le dernier équipage.

    DAVID CONTRE GOLIATH

    Le sous-marin Méduse, appareilla sur ordre, à 6h25. Sa mission consistait à se positionner au large du port de Casablanca pour attendre l’arrivée de l’escadre « ennemie ». Une cible de choix se présenta : l’imposant cuirassé USS Massachusetts. Comme dans un remake de David contre Goliath, le petit sous-marin bénéficiait seulement de l’effet de surprise. A 11h50, trois torpilles furent expédiées sans succès. Immédiatement pris en chasse et grenadé par les destroyers, le submersible se déroba en plongeant. Il refit surface à midi en face des batteries protectrices d’El Hank. Son commandant demanda alors des consignes par signaux. Deux groupes de trois chasseurs catapultés en profitèrent pour frapper et endommager gravement le bâtiment. Les ballasts arrière crevés par les rafales de mitrailleuses de 12.7 diminuaient considérablement la mobilité du navire. Trois marins furent blessés sur le pont : L’EV Salmon touché au ventre et à la cuisse et les QM Fichet, poignet brisé, et Quemard, biceps gauche arraché. Pendant 36 heures, le LV Roy tenta de sauver son bateau. Il s’approcha du Cap Cantin. L’officier en second Jean Dischamps et deux hommes prirent place à bord d’un canot pour essayer de reconnaître la côte afin d’aborder. En raison de la forte houle de fond, l’ordre fut donné aux hommes de l’embarcation de rejoindre le port de Safi à la rame. Ils furent capturés et internés par les Américains occupant la ville.

    L’AGONIE

    Devenu presque ingouvernable par la faible pression d’air et le peu d’électricité disponible, le submersible aux abois se dirigea en surface vers Mazagan (actuelle El Jadida). Le 11 novembre, pour éviter de couler au dessus de grands fonds et risquer la vie de ses hommes, le commandant, décida de

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    Equipage du sm Méduse

    saborder son bâtiment en l’échouant volontairement contre les falaises du Cap Blanc (actuel Jorf Sfar). Le dernier homme sorti, toutes les ouvertures furent ouvertes pour couler le bâtiment. Les hommes nagèrent jusqu’au rivage. Ils furent secourus dans un premier temps par le propriétaire de l’auberge du Cap Blanc monsieur Tabone. Les blessés, restés à bord sans soins depuis l’attaque du 8 novembre, furent évacués vers l’hôpital de Mazagan distant de 15 km.

    Le 24 avril 1943, le conseil de guerre de Casablanca félicita le commandant et son équipage pour avoir fait plus que leur devoir. Le sous-marin Méduse, les officiers, cinq officiers mariniers et quartiers-maîtres reçurent la Croix de guerre avec palmes. Le reste de l’équipage fut décoré de la Croix de guerre.

    EPILOGUE

    Le lourd bilan de l’opération Torch, s’éleva à 3000 morts dont 2000 Français. 170 de nos aéronefs et la totalité de nos navires furent détruits, dont l’un des fleurons de notre Marine nationale : le cuirassé de 33000 tonnes Jean Bart. Sept autres sous-marins : Sidi Ferruch, Conquérant, Sybille, Psyché, Oréade, Amphitrite et Tonnant partis de Casablanca le 8 novembre, sont morts au Champ d’Honneur et avec eux 247 sous-mariniers tués et les 265 blessés au cours des combats des 8, 9 et 10 novembre.

    Auteur : Pierre Larue

    Ndb: Le 8 novembre 1942, lors du débarquement allié en Afrique du Nord, le Jean Bart est attaqué par des bâtiments américains qui l'endommagent gravement, sans pour autant le couler.

  • La Méduse

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    La Méduse gorgone
    Mosaïque grecque - Musée national d'Athènes

  • La méduse sur le gâteau

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    Pelagia noctiluca

    Le réchauffement de l'eau de mer et la surpêche pourraient expliquer cette prolifération. Le même phénomène existe ailleurs dans le monde.

    Elles sont bien visibles, gélatineuses, transparentes et urticantes… Les méduses répondant au petit nom de Pelagia noctiluca sont de retour en Méditerranée. Une nouvelle invasion qui commence à inquiéter les scientifiques. Ces charmantes bestioles déambulent le long de nos côtes depuis huit ans, soit une année de plus que toutes les observations historiques. Est-ce le signe d'une installation définitive des méduses en Méditerranée ?

    «Nous avons des relevés depuis deux siècles qui ont toujours montré un cycle de douze ans», explique Jacqueline Goy, scientifique associée à l'Institut océanographique de Paris : «Des méduses qui se maintenaient jusqu'à sept ans puis qui disparaissaient pendant cinq ans. Cette rotation était liée aux fluctuations climatiques du bassin.»

    L'année supplémentaire bous­­­cule­ donc tous les schémas de façon d'autant plus inquiétante que, dans d'autres mers du monde, les méduses ont déjà investi les lieux de façon définitive. Il y a plusieurs causes à cela. Dans la célèbre Chesapeake Bay où ont débarqué les premiers colons amé­­­­­ricains, les scientifiques y voient les effets des apports agricoles qui surchargent la chaîne alimentaire marine. Ailleurs, c'est le réchauffement de la mer. Sur les côtes de la Namibie enfin, les méduses ont tout simplement pris la place des poissons exterminés par la surpêche.

    La Méditerranée connaît au moins deux de ces phénomènes. «Cet hiver, la mer a gagné un degré en ne descendant pas en dessous des 14 degrés au lieu de 13 auparavant. Elle est par ailleurs victime d'une surexploitation de la ressource», rappelle Jacqueline Goy. Deux prédateurs de la méduse sont ainsi en voie de disparition : le thon en raison de la pêche et la tortue faute de trouver des plages pour se reproduire. «Si rien n'est fait, notamment contre la surpêche, c'est le tourisme qui va en pâtir. Il y a là un choix économique important», met en garde la scientifique qui ajoute : «Pendant deux ans, les touristes ont fui l'Adriatique à cause des méduses.»

    Nouvelle technique

     

    Certaines stations balnéaires tentent de réagir en installant des filets antiméduses. La technique est relativement nouvelle. La Lyonnaise des eaux est une des entreprises qui a mis au point ces filets extrêmement visibles et à grosses mailles «afin qu'aucun organisme vivant ne puisse se prendre dedans», explique Pierre Tréhardy, responsable du centre régional de la Côte d'Azur.

    Une surface équivalente à une piscine olympique est ainsi protégée, le filet étant placé de telle façon qu'il renvoie les méduses vers le large. Plusieurs municipalités ont choisi cette option, espérant ainsi rassurer les touristes qui n'apprécient guère de nager au milieu de bestioles qui vous font passer un mauvais quart d'heure lorsqu'on les frôle. Mais ces barrières flottantes sur des petits bouts de littoral seront-elles suffisantes si les méduses s'installent définitivement ? En 2006, la municipalité de Cannes a ramassé durant l'été pas moins de dix tonnes de méduses. Et il ne s'agissait que de celles s'étant échouées sur la plage.

    Les lésions sont en général bénignes

    (Le Figaro - juillet 2008)

  • Trois accidents ce dimanche sur des passages à niveau

    Passage à niveau.jpg
    9h30 à Sinsat (Ariège)
    Le TER assurait la liaison entre Toulouse et Ax-les-Thermes (Ariège). Vers 9h30, il a percuté une voiture près d'un passage à niveau de Sinsat (Ariège) sur la RN20.

    La voiture en question était arrêtée devant la barrière du passage lorsqu'un autre véhicule lui est rentré dedans. Projeté sur la voie ferrée, la voiture a été happée par le train et traîné sur une centaine de mètres.

    Bilan : Les 2 passagères qui étaient à l'arrière ont été éjectées. L'une est morte, l'autre est blessée. Le conducteur et le passager avant s'en sont sortis indemnes.

    11h20 à Airel (Manche)
    Un monospace s'est engagé sur un passage à niveau équipé de barrières près de Saint-Lô. Le TER est arrivé. Les 2 passagers de la voiture ont été blessés, dont l'un gravement.
    Selon la préfecture, "manifestement, la voiture allait trop vite".

    16h10 à Vaulx-Milieu (Isère)
    Un automobiliste aurait tenté de traverser les voies malgré les barrières et les signaux lumineux. Le TER qui reliait Lyon à Grenoble l'a percuté sur le passage à niveau de Vaulx-Milieu (Isère).
    "Les dispositifs de sécurité sur ce passage à niveau fonctionnaient normalement", a précisé la SNCF.
    Le conducteur de la voiture est mort.

    (Sources : AFP, RTL, Ouest France)