http://www.dailymotion.com/video/x6bx7f_festival-interceltique-lorientbreta_music
http://www.dailymotion.com/video/x6cctf_festival-interceltique-de-lorient-2_music
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
http://www.dailymotion.com/video/x6bx7f_festival-interceltique-lorientbreta_music
http://www.dailymotion.com/video/x6cctf_festival-interceltique-de-lorient-2_music
Le parquet général s'est dit favorable à la remise en liberté de Marc Machin, dont la culpabilité dans le meurtre d'une femme au pont de Neuilly en 2001 a été mise en doute par l'apparition d'un autre suspect.
Réunie à huis clos, la commission de révision des condamnations pénales, composée de cinq magistrats de la Cour de cassation, doit rendre sa décision sur cette demande de suspension de peine, a-t-on appris auprès de l'avocat de M. Machin, Me Louis Balling.
M. Machin, 26 ans, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Hauts-de-Seine en septembre 2004, puis à la même peine assortie de douze ans de sûreté en novembre 2005 par la cour d'assises d'appel des Yvelines, pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot, le 1er décembre 2001 au pont de Neuilly.
Après avoir avoué dans un premier temps le crime en garde à vue, Marc Machin a toujours nié les faits. Début mars 2008, un autre homme, David Sagno, s'est rendu au commissariat de La Défense pour s'accuser de ce meurtre, ainsi que de celui de Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002. A cette date, Marc Machin était déjà incarcéré.
Retour en arrière
Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye demande la révision d'un procès. Une décision rare. Marc Machin, condamné à 18 ans de réclusion criminelle et incarcéré depuis 2001 pour le meurtre d'une jeune femme à Neuilly, pourrait être innocenté. Les traces ADN d'un sans domicile fixe, qui s'était récemment rendu à la police, ont été retrouvées sur le cadavre de la victime.
Une expertise génétique pourrait innocenter Marc Machin, ce jeune homme emprisonné depuis plus de six ans pour l'assassinat de Marie-Agnès Bedot, tuée à coups de couteau le 1er décembre 2001, à Neuilly. Les aveux d'un SDF, qui s'est rendu au commissariat de la Défense, le 4 mars dernier, en se déclarant coupable de meurtre de la jeune femme, ont poussé le procureur à demander de nouveaux tests ADN sur les vêtements de la victime.
En plus du meurtre de Marie-Agnès Bedot en 2001, le SDF s'accuse d'être l'auteur du crime de Maria-Judite Araujo en mai 2002, sur l'île de Puteaux. Son identité n'a pas été révélée (David Sagno), mais il semblerait que l'individu ait déjà été condamné à sept reprises pour agression sexuelle et qu'il soit sorti de prison le 25 février 2008.
Selon le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui a demandé ces tests ADN, "l'empreinte génétique est identique à celle de l'homme qui s'est livré". Ce dernier a également déclaré qu'une information judiciaire était ouverte pour assassinat, viol et vol contre cet homme.
Une autre recherche permettrait d'affirmer que les empreintes de Marc Machin ne sont pas présentes sur les vêtements de la victime. On peut dès lors s'interroger sur les éléments de preuve ayant conduits à l'incarcération de ce dernier en 2001.
Pas d'empreintes mais condamné à 18 ans de prison? La justice avait alors constitué son dossier à partir de témoignages attestant de la présence de Marc Machin sur les lieux du crime, le jour même, et de dépositions montrant les similitudes entre son blouson et celui du meurtrier. Le coupable présumé était également passé aux aveux, lors de sa garde à vue, pour ensuite se rétracter.
Philippe Courroye précise cependant que l'expertise réalisée à l'époque dépendait de procédés différents de ceux utilisés aujourd'hui, qui ont permis de déceler l'ADN de l'homme qui s'accuse.
Le procureur se défend de parler formellement d'erreur judiciaire, même s'il a déclaré avoir transmis le dossier au parquet général de Versailles, qui pourrait décider de la révision de la condamnation de Machin.
(Source: JDD - 26 mars 2008)
Le suspect numéro un dans le meurtre de Valentin s'était, ces dernières années, engagé avec sa compagne dans une folle errance à travers la France, et les enquêteurs tentent de vérifier si ce couple, souvent qualifié d'«illuminé», a pu commettre d'autres crimes.
Stéphane Moitoiret, 39 ans, et Noëlla Hégo, 48 ans, «erraient de village en village, de paroisse en paroisse, au moins depuis 2006», année au cours de laquelle ils ont été vus ensemble en Saône-et-Loire, a indiqué le général David Galtier, un haut responsable de la gendarmerie nationale.
Ils ont aussi été signalés par des gendarmes en Ardèche, dans l'Ain et dans l'Isère au cours des dernières années, a précisé l'officier.
Selon la soeur de Noëlla, Chantal Hégo, qui vit à Clary (Nord), les deux routards vont «de droite à gauche» ensemble depuis vingt ans dans toute la France, mais aussi en Italie.
Noëlla, décrite comme «très croyante» par sa soeur, appelait de temps en temps sa mère, a-t-on appris auprès d'un enquêteur, selon qui Stéphane, originaire de l'Oise, n'entretenait, lui, que des contacts épisodiques avec sa famille. La mère de Stéphane a confirmé qu'elle n'avait plus eu de contact avec son fils depuis 2005.
«Stéphane, c'était un illuminé, chez notre mère il était toujours en train de faire des prières», a affirmé Chantal Hégo.
«Il se lavait plusieurs fois par jour et, la nuit, il ne dormait pratiquement pas, il mettait des bougies, il était végétarien et ne mangeait pas avec nous», a-t-elle poursuivi.
Depuis la mort de son père en 1986 et sa rencontre avec Noëlla, Stéphane «souffre de délire de persécution», a expliqué sa mère, Chantal Potier. «Ils ont dû le prendre (Valentin) pour quelqu'un qui leur voulait du mal», a-t-elle lâché.
Stéphane appelle sa compagne «son Eminence» ou «la Princesse», selon des enquêteurs, et, lui, il dit être son «secrétaire particulier».
Selon Chantal Potier, le couple est «fusionnel», «ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre, mais c'est elle qui dirige le couple».
Le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, décrit le principal suspect, qui ne reconnait pas le meurtre de Valentin, comme «inquiétant, parlant de sa mission divine avec les yeux exorbités».
Lui et sa compagne se présentent généralement «comme des pèlerins venus d'Australie, ils disent qu'ils sont en mission pour résoudre des problèmes internationaux», a encore dit M. Gandolière.
Pour sa part, le procureur général de Lyon, Jean-Olivier Viout, a indiqué que l'ADN prélevé sur les deux suspects allait être confronté aux ADN inconnus relevés sur des scènes de crimes dans toute la France, afin d'établir si Stéphane Moitoiret et sa compagne ont pu être mêlés à des affaires non élucidées.
«Quand on voit comment l'enfant a été littéralement "saigné", on se dit qu'ils peuvent être très dangereux et on se demande forcément» s'ils n'ont pas commis d'autres crimes, a commenté M. Viout.
Dans ce contexte, des investigations sont menées depuis 24 heures par le service technique de recherche judiciaire et de documentation (STRJD) de la gendarmerie, à Rosny-sous-Bois.
«Nous cherchons à établir d'éventuels liens avec des crimes commis à l'arme blanche sur des personnes isolées, sur la voie publique et de préférence la nuit», a détaillé le général Galtier, citant notamment le meurtre non résolu d'un travesti, Jessica, en 1995 à Rilleux-la-Pape (Rhône).
AFP
Le procureur de la République de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gondolière a confirmé ce matin que l'ADN retrouvé sur les lieux du meurtre du petit Valentin à Lagnieu (Ain) était bien celui de Stéphane Moitoiret, le principal suspect actuellement gardé à vue dans cette affaire. L'homme, âgé de 39 ans et sa compagne, Noëlla Hego, 48 ans, n'ont jusqu'à présent pas reconnu les faits.
leparisien.fr - 4 août 08
* - Hier, la presse rapportait que des gens l'avait vue se promener à Lagnieu avec un chat noir tenu en laisse avec une ficelle le soir du crime...
"Le soir des faits, deux personnes errantes avec un chat noir tenu au bout d’une ficelle ont été vues à Lagnieu », explique le procureur" (Le Parisien- 3 août 08)
On en est en droit de se demander ce que valent ces témoignages ainsi que les affirmations du procureur.
- Du lieu du crime jusqu'aux abords d'une HLM, et notamment sur la devanture d'une pharmacie, il y avait d'innombrables traces de sang dont on a vu les photographies: on n'en parle plus... Le suspect mis en garde en vue est-il blessé? On n'en sait rien.
- La piste du jeune marginal qui battait son chien sous les fenêtres de cette HLM semble être définitivement abandonnée par la police et le procureur. Cependant il était activement recherché...
Que faisaient donc tous ces marginaux ce soir-là à Lagnieu dans le périmètre du crime?
L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 89 ans, a joué un rôle historique en révélant aux Russes et au monde entier l'univers inhumain des camps soviétiques, auquel il a donné un nom, celui de l'Archipel du Goulag.
Patriote habité par une force prophétique et une détermination comparables à celle d'un Dostoïevski, certain d'être élu par le destin qui lui avait permis de vaincre un cancer, l'écrivain dont la longue barbe le faisait ressembler aux grands intellectuels du XIXe a consacré sa vie à lutter contre le totalitarisme communiste.
Né le 11 décembre 1918 dans le Caucase, il adhère aux idéaux révolutionnaires du régime naissant et fait des études de mathématiques. Artilleur, il se bat courageusement contre les troupes allemandes qui attaquent l'URSS en 1941, mais il ne voit pas le danger de son côté du front. Ayant critiqué les compétences guerrières de Staline dans une lettre à un ami, il est condamné à huit ans de camp en 1945.
Le nouveau maître de l'URSS, Nikita Khrouchtchev, donne son feu vert à la publication, dans la revue littéraire non-conformiste Novy Mir, d'"Une Journée d'Ivan Denissovitch". Le récit sur un détenu ordinaire du Goulag paraît le 18 novembre 1962.
Un tabou est brisé, une onde de choc parcourt l'URSS et secoue les milieux pro-soviétiques du monde entier, des millions de gens ayant séjourné dans les camps se sentent libérés une deuxième fois.
Mais le dégel khrouchtchévien n'est pas fait pour durer, contrairement au Goulag, qui continue à exister.
Soljenitsyne continue à écrire, mais ses livres, "Le Pavillon des Cancéreux", puis "Le Premier Cercle" ne sortent qu'en "samizdat", les éditions clandestines, et à l'étranger, où ils connaissent un grand succès.
La stature de l'homme le protège encore, mais lorsqu'il reçoit le Prix Nobel de Littérature en 1970, il renonce à aller à Stockholm, craignant ne pouvoir rentrer dans l'URSS de Léonid Brejnev.
Entre les pressions du KGB et celle de sa mission, le caractère difficile de l'écrivain ne s'améliore pas et son premier mariage se termine par un divorce.
Soljenitsyne est en train de terminer l'oeuvre de sa vie, "l'Archipel du Goulag", une grande fresque historico-littéraire sur les camps, qui sera publiée à Paris dans les années 1970, suscitant à nouveau un grand écho dans le monde entier.
C'en est assez pour le Kremlin et l'URSS expulse le citoyen Soljenitsyne vers l'Occident. Il vit d'abord en Suisse, puis s'établit aux Etats-Unis, dans le Vermont.
L'Occident découvre alors que l'homme qui avait fait trembler Moscou est un conservateur orthodoxe et slavophile, souvent très critique à l'égard de sa société de consommation.
En 1994, il retourne triomphalement dans la nouvelle Russie, mais là aussi, souvent pessimiste, il a du mal à trouver sa place dans la nouvelle réalité post-communiste, même s'il exprime des vues partagées par ses compatriotes, demandant la peine de mort pour les terroristes ou approuvant l'intervention de l'armée en Tchétchénie.
Il se rapprochera toutefois du président Vladimir Poutine, dont il loua les qualités, même s'il constatera par la suite que ce dernier ne suit pas les conseils qu'il lui prodigue.
Il s'attaque alors à un autre sujet délicat, sinon tabou, les relations entre les Juifs et les Russes, déclarant vouloir favoriser leur compréhension mutuelle. Mais un responsable du Congrès juif russe critique vivement son ouvrage "Deux siècles ensemble", estimant que les antisémites peuvent y trouver de nouveaux arguments.
Grand historien et écrivain politique, son talent littéraire a fait l'objet de jugements divergents, certains critiques le croyant éminent sur ce plan aussi, d'autres, tel l'écrivain ex-dissident Vladimir Voïnovitch, affirmant que son génie est un "mythe".
L'écrivain russe Alexandre Soljenitsyne, 89 ans, grande figure de la dissidence sous le régime soviétique et prix Nobel de littérature, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile à Moscou, a annoncé l'agence de presse Itar-Tass, citant son fils Stepan.
Alexandre Soljenitsyne est décédé "à la suite d'une insuffisance cardiaque aiguë" dimanche à 23h45 heure de Moscou (19h45 GMT), a déclaré son fils, cité par l'agence.
Le président russe Dmitri Medvedev a exprimé ses condoléances à la famille de l'écrivain, a annoncé sa porte-parole Natalia Timakova, citée par Itar-Tass.
Alexandre Soljenitsyne a révélé au monde la réalité du système concentrationnaire soviétique dans ses ouvrages "Une journée d'Ivan Denissovitch", "Le premier cercle" et "L'Archipel du Goulag".
Prix Nobel de littérature 1970, il a été privé de sa citoyenneté soviétique en 1974 et expulsé d'URSS. Il a alors vécu en Allemagne, en Suisse puis aux Etats-Unis, avant de revenir en Russie en 1994 après la chute de l'URSS.
"A la fin de ma vie, je peux espérer que le matériel historique que j'ai collecté entrera dans les consciences et la mémoire de mes compatriotes", avait-il dit en 2007 alors que le président Vladimir Poutine venait de lui remettre le prestigieux Prix d'Etat russe.
"Notre expérience nationale amère aidera, en cas de nouvelles conditions sociales instables, à nous prévenir d'échecs funestes", avait ajouté l'écrivain.