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  • L'ADN est-il "la reine des preuves"?

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    L'intérieur de votre ADN. Illustration.
    © Mediscan/Corbis

    Tandis que les enquêteurs s'activent actuellement à rechercher l'arme du crime à Saint-Sorlin-en-Bugey, Stéphane Moitoiret vient d'être mis en examen pour homicide volontaire dans le cadre de la mort du petit Valentin.

    Le procureur général de Lyon Jean-Olivier Viout, en charge de l'affaire, évoque sur RMC la certitude de la culpabilité du suspect.

    "L'ADN est la reine des preuves. On a une preuve absolue depuis hier, 11h30. On a des preuves qui s'entrecroisent: l'ADN retrouvé sur le jogging est le même que celui trouvé sur la porte du local qu'occupait M.Montoiret."

    Sur Le Post, quelques voix s'élèvent, parmi la tristesse consécutive au drame, pour aborder un sujet délicat: celui de la validité et de la pertinence des preuves ADN.

    La question qui se pose parmi les internautes est la suivante:
    Si votre ADN (Acide désoxyribonucléique, macromolécule présente dans les cellules de tous les êtres vivants, unique et spécifique à chaque individu) est retrouvé sur les lieux du crime, cela veut-il forcément dire que vous êtes coupable? N'y-a-t-il pas de risque de dérives?

  • Iran: un nouveau missile antinavire

    TEHERAN, 4 août - RIA Novosti. Les spécialistes iraniens ont mis au point un nouveau missile antinavire d'un portée de 300 km sans équivalent au monde, a déclaré lundi le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, une organisation d'élite dépendant directement du chef de l'Etat.

    "Nous avons testé dernièrement de nouvelles armes navales, grâce auxquelles aucun navire ennemi ne pourra se sentir en sécurité dans un rayon de 300 km autour des frontières iraniennes, et sera immanquablement coulé (en cas de conflit)", a annoncé M. Jafari.

    Selon lui, ces nouveaux armements ont été exclusivement conçus par des spécialistes iraniens et "ne sont utilisés dans aucun autre pays au monde".

    Début juillet, lors des exercices militaires "Grand Prophète 3" dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution avaient notamment testé le missile Shahab-3 d'une portée de 1.500 à 2.000 km et capable d'atteindre le territoire israélien et les bases américaines déployées dans le golfe Persique.

    Ces tests avaient provoqué les protestations de Washington, qui avait enjoint à Téhéran de mettre immédiatement fin à son programme balistique, les missiles pouvant selon les Etats-Unis être équipés d'ogives nucléaires.

     


  • Valentin: les vraies questions

    Le Front national a réclamé le rétablissement de la peine de mort pour les assassins d'enfants, alors que les obsèques de Valentin, 11 ans, tué la semaine dernière d'une quarantaine de coups de couteau, avaient lieu aujourd'hui.

    "L'émotion ne devrait pas dispenser de poser" les "vraies questions", a regretté aujourd'hui Bruno Gollnisch, vice-président exécutif du FN.

    Il a cité notamment "la question de la sanction suprême et définitive pour les assassins d'enfants" et celle "de la terrible déréliction de la psychiatrie française".

    "Pourquoi aucune mesure de sauvegarde n'a-t-elle jamais été prise pour Stéphane Moitoiret, manifestement psychopathe et dangereux, comme nombre de marginaux que l'on laisse vagabonder sans aucun suivi psychique?".

    5 août 2008

  • Un routard "terriblement dangereux" qu'on laissait libre d'aller et de venir...

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    Obsèques de Valentin

    L'énigme entourant le crime du petit Valentin, retrouvé massacré à l'arme blanche à Lagnieu (Ain) dans la nuit du 29 au 30 juillet dernier, est en partie levée. Lundi après-midi, le meurtrier présumé de 39 ans et sa possible complice, Noëlla Hego, 48 ans, ont vu leur garde à vue prolongée à la caserne Chateaubriand de Bourg-en-Bresse.

    Le prélèvement biologique, ef­fectué sur le principal suspect dès l'interpellation du couple, dimanche par une patrouille sur la route de Dornas en Ardèche, a révélé qu'il correspond à l'empreinte génétique de type masculin relevée sur les vêtements ensanglantés du garçonnet de onze ans. «Une preuve scientifique irréfutable», a insisté le procureur de la République, Jean-Paul Gandolière, qui a décidé d'ouvrir mardi une information judiciaire pour «homicide volontaire sur mineur de moins de quinze ans accompagné d'actes de torture et de barbarie».

    Des circonstances aggravantes soulignées par la garde des Sceaux, Rachida Dati, venue féliciter lundi les enquêteurs dans leur QG d'Ambérieu-en-Bugey, en compagnie de son homologue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et du directeur général de la Gendarmerie nationale, Roland Gilles. Stéphane Moitoiret, dont la mise en examen est programmée cet après-midi au terme de son audition, encourt la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de trente ans. Sa compagne devrait être seulement poursuivie pour «non-dénonciation de crime».

    Sans passer aux aveux, les suspects ont reconnu leur présence dans le secteur du drame au moment où le corps de Valentin a été retrouvé à 0 h 15 gisant à côté de son vélo, lardé de 44 coups de couteau et présentant 11 autres blessures de défense. Dans la sauvagerie du crime, l'auteur s'est d'ailleurs lui-même blessé avec son arme blanche. Or, Moitoiret a une main entaillée, ce qui expliquerait la présence de son sang sur la porte de la salle paroissiale de la commune voisine de Saint-Sorlin, où le couple a trouvé refuge la nuit du meurtre. Parmi les 400 procès-verbaux d'audition accumulés par les gendarmes, certains témoignages confirment la présence du routard à Lagnieu, juste avant les faits. Une silhouette d'homme prenant la fuite en bermuda, semblable à celui que porte Moitoiret, apparaît enfin sur la bande-vidéo d'une banque du centre-ville. La présence de sa compagne Noëlla Hego demeure, en revanche, fantomatique. Tenant des propos incohérents faisant douter de son équilibre mental, le couple ne cesse de déconcerter.

     

     

    Jusqu'alors inconnus de la justice, en totale rupture de ban avec la société, ces routards sillonnent depuis des années chemins vicinaux et routes départementales de France en allant de paroisse en paroisse et de cure en cure. Curieux «pèlerins», ils affirment tour à tour être les héritiers d'une riche famille australienne susceptible d'envoyer des dons pour édifier presbytère ou oratoire en échange du gîte et du couvert dans les lieux de culte. Noëlla Hego se fait volontiers appeler «princesse divine» ou son «Éminence». Elle traîne un inséparable chat noir au bout d'une ficelle. En fidèle féal, Moitoiret se déclare comme «secrétaire de Sa Majesté». Ou encore «Roi d'Australie», selon son humeur. Devant les enquêteurs, il a évoqué une obscure «mission céleste» et soutient, en tant qu'«émissaire de l'Australie», régler de sombres conflits entre les peuples de l'Humanité.

    Le couple mystique, uni il y a vingt ans, aurait une fille aujourd'hui majeure et un temps placée à la Ddass. Stéphane Moitoiret aurait tenté de devenir pâtissier avant de tailler la route avec sa «princesse divine», ex-comptable originaire de Cambrai, après la mort de son père, en 1986. Traumatisé par ce décès, ce que cherchent à déterminer les enquêteurs qui explorent son passé encore émaillé de zones d'ombre. «Le profil de ce marginal est intéressant au point que nous allons confronter les circonstances du crime de Lagnieu avec tous les homicides à blessures multiples commises à l'arme blanche, la nuit, sur la voie publique, et non élucidés depuis dix ans», confie le général David Galtier, patron de la police judiciaire de la gendarmerie.

    Les fichiers Judex de la gendarmerie et le logiciel Salvac de croisement des dossiers criminels tournent à plein régime pour déterminer si Moitoiret pourrait être un nouveau tueur en série.

    Le Figaro - 05 août 2008 

  • Le meurtrier de Valentin sera-t-il jugé?

    Stéphane Moitoiret, l'auteur présumé du meurtre de Valentin, 11 ans, le 28 juillet dernier, pourra-t-il être jugé ? Le suspect doit être déféré dans l'après-midi devant le juge en vue de sa mise en examen pour "homicide sur mineurs de moins de quinze ans avec actes de torture et de barbarie". Un acte punissable, en théorie, de la peine maximale, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité avec une peine de sûreté de 30 ans.

    Toutefois, au stade actuel de l'enquête, il ressort que cet individu et sa compagne - qui devrait elle être poursuivie pour "non-dénonciation de crime" -, pourraient être victimes de troubles mentaux importants. Selon des sources porches de l'enquête, ils tiendraient "des propos incohérents sur une mission divine à accomplir". Et d'après la mère de Stéphane Moitoiret, son fils souffrirait de "troubles de la persécution" et aurait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. Ce sera donc aux experts de trancher sur l'état mental de ce couple et sur son éventuellement responsabilité pénale.

    Ce que prévoit la loi du 25 février 2008

    En France, il existe un principe selon lequel les "fous", ne peuvent être jugés. Rachida Dati a néanmoins assuré, lundi, aux parents du petit Valentin que si l'auteur présumé du meurtre de leur enfant "devait être reconnu pénalement irresponsable suite aux expertises psychiatriques, celui-ci ne serait pas remis en liberté sans surveillance judiciaire". Une mesure rendue possible grâce à la récente loi du 25 février 2008 sur la rétention de sûreté et l'irresponsabilité pénale.

    Avant cette loi, le juge d'instruction n'avait d'autre choix que de rendre une ordonnance de "non-lieu". Désormais, les magistrats sont tenus d'organiser une audience, en présence des parties civiles qui le souhaitent et de l'accusé, afin de prononcer une déclaration d'irresponsabilité pénale. Cette décision d'irresponsabilité est alors inscrite au casier judiciaire. Et elle peut être assortie de mesures de sûreté comme l'interdiction de rencontrer sa victime ou de fréquenter certains lieux. Une hospitalisation psychiatrique d'office peut également être décidée. 

    Cette évolution majeure pour les familles des victimes est intervenue à la suite de l'affaire Romain Dupuy, un jeune schizophrène qui en 2004 avait sauvagement tué deux infirmières à l'hôpital psychiatrique de Pau. Le "non-lieu psychiatrique" prononcé à l'époque par le juge avait suscité émotion et indignation. Nicolas Sarközy avait alors demandé à sa ministre de la Justice de réfléchir à une évolution de la loi.