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  • McCain: "le scrutin présidentiel sera un référendum sur la personnalité d'Obama"

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    McCain hier soir dans le Wisconsin

    John McCain se demande jusqu'où aller dans ses attaques personnelles contre Barack Obama. Jeudi, ses conseillers ont soupesé la question lors d'une conférence téléphonique. Certains commencent à s'inquiéter des répercussions de leur assaut contre la personnalité du candidat démocrate.

    La stratégie consistant à mettre en cause le patriotisme, les origines et les fréquentations d'Obama avait été décidée vendredi dernier lors d'une réunion de son état-major de campagne à Phoenix (Arizona). Depuis, McCain et ses alliés passent leur temps à distiller la peur sur le sénateur de l'Illinois. «Qui est-il vraiment ?», martèle le sénateur de l'Arizona sur les podiums, pointant du doigt ses relations «avec un vieux terroriste dépassé» du nom de Bill Ayers, ancien activiste violent devenu quasi-notable de Chicago. «Il ne voit pas l'Amérique comme vous et moi», renchérit sa colistière, Sarah Palin. «Imaginez ce que vous ressentirez si vous vous réveillez le 5 novembre avec Barack Hussein Obama comme président élu des États-Unis», a lancé Bill Platt, président local du Parti républicain, mercredi à Bethleem (Pennsylvanie).

    Les réactions du public conservateur dépassent les attentes du ticket républicain. «Qu'on lui coupe la tête !», s'est écrié un homme au meeting de Bethleem. La veille, un supporteur de McCain portait un T-Shirt représentant Obama sous le masque de Satan. En Ohio, une pancarte affichait : «Obama = Oussama», en référence à Ben Laden. Dans un documentaire diffusé sur Fox News, un activiste de droite, Andy Martin, décrit le travail d'«organisateur de communauté» effectué par Obama dans sa jeunesse comme «un entraînement extrémiste pour renverser le gouvernement.»

     

    «Seule la guerre des cultures peut nous faire gagner»

     

    D'après son conseiller Mark Salter, John McCain est «très content» du tour pris par sa campagne. Lundi, il avait déclaré au New York Times vouloir faire du scrutin «un référendum sur la personnalité d'Obama». Dans le Los Angeles Times, Timothy Garton Ash, professeur à Stanford (Californie), analyse ainsi la stratégie républicaine : «Seule la guerre des cultures peut nous faire gagner. Sur l'Irak, on perd. Sur l'économie, on perd. Mais en caricaturant “l'altérité” d'un candidat nommé Barack Obama, on a une chance d'arracher la victoire.» Dans le Washington Post, Dan Balz «décode» le message : «Il y a quelque chose de sinistre à propos d'Obama.» Les démocrates ne se font pas d'illusion sur le sens profond de ces attaques : «Il y a mille raisons de voter pour Obama et une raison de voter contre, la race», estime l'élu de Pennsylvanie Thimothy Letson. Dans les sondages, 83 % des Américains assurent que la couleur de peau ne joue aucun rôle dans leur choix. Mais une étude de l'université de Stanford évalue l'écart potentiel entre les déclarations des sondés et leur vote à 6 % des voix, pratiquement l'avance actuelle d'Obama. C'est «l'effet Bradley», du nom d'un candidat noir au poste de gouverneur de Californie en 1982, qui avait perdu de justesse alors que les sondages le donnaient gagnant. Dans le cas d'Obama, s'y ajoute une complication : 46 % des Américains sont incapables d'identifier sa religion et 13 % pensent qu'il est musulman.

    McCain compte sur ces facteurs pour remonter le courant. Mais il prend garde de ne pas trop se découvrir. Jeudi, le candidat républicain a maintenu la «ligne rouge» tracée devant le nom de Jeremiah Wright, l'ancien pasteur d'Obama dont les diatribes «antiaméricaines» avaient fait polémique durant les primaires. Pressé par certains de l'inclure dans ses attaques, comme l'a déjà fait Sarah Palin, il s'y refuse au nom «du respect de la foi ». « Ce n'est pas à cause de la race», assure un de ses conseillers. L'inquiétude commence pourtant à percer sur les limites de sa stratégie : «J'aimerais que John ait un discours positif sur la résolution des problèmes de l'Amérique», dit son ami sénateur Lindsey Graham. 

    Le Figaro - 10.10.08    

  • Panique mondiale: de la récession à la dépression

    La Bourse de Paris a poursuivi vendredi son plongeon, emportée dans le tourbillon de panique mondiale, le CAC 40 chutant de 7,73% pour conclure la pire semaine de son histoire, et revenir au plus bas depuis cinq ans.

      L'indice vedette a perdu 266,21 points à 3.176,49 points, après avoir reculé de plus de 11% en début d'après-midi, dans un volume d'échange très élevé de 10,557 milliards d'euros.

    Malgré le léger rebond de mardi, le CAC 40 a chuté de 22,16% sur la semaine, la pire de ses vingt ans d'existence.

    Francfort a abandonné 7,01%, Londres 8,85% et l'Eurostoxx 50 9,21%.

    "Les fondamentaux sont jetés par la fenêtre. C'est un mélange de panique et de ventes forcées. On vend à n'importe quel cours", explique Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities, ajoutant: "tout le monde attend le G7".

    La nervosité des marchés accroît encore la pression sur la réunion des ministres de l'Economie et des Finances et des gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus industrialisés (G7), qui débutait à Washington à 18H00 GMT.

     Les investisseurs n'ont pas paru rassuré non plus par les propos du président américain George W. Bush, qui a assuré que les Etats-Unis allaient continuer à combattre la crise économique.

    La séance a pâti également du "débouclage de 400 milliards de dollars de CDS (instruments financiers dérivés permettant aux entreprises de se couvrir contre le risque de crédit) émis par (la banque américaine en faillite) Lehman Brothers", comme le souligne le courtier Aurel.

    De son côté, Valérie Plagnol, directeur de la stratégie du Crédit Mutuel-CIC, relève que "la contagion gagne les marchés de la planète alors que l'assèchement des liquidités atteint son paroxysme".

    Ni la multiplication des mesures et garanties gouvernementales en faveur du secteur bancaire, ni l'annonce mercredi de baisses de taux concertées de sept grandes banques centrales, n'ont suffi à ralentir la propagation de la crise financière et apaiser les craintes des investisseurs.

    La réaction des marchés "montre que le ralentissement de la croissance économique devient un motif d'inquiétude et que les investisseurs sont confrontés à une énorme inconnue, ce qui pourrait être une profonde récession", relèvent dans une note les analystes de Global Equities.

    "En l'absence de signes d'amélioration des taux interbancaires et avec la chute des marchés d'actions, il faut se demander ce qui peut être fait de plus pour éviter le passage de la récession à la dépression", s'inquiète Paul Niven responsable de l'allocation d'actifs chez F&C Asset Management.

    Le plongeon s'est étendu à tous les secteurs, ArcelorMittal chutant de 12,67% à 21,915 euros, Renault de 14,49% à 28 euros, Saint-Gobain de 10,22% à 26 euros.

    Les évolutions sectorielles "sont désormais étrangement homogènes sur l'année et déconnectées des fondamentaux, notamment des révisions de croissance bénéficiaire", explique la Lettre mensuelle de la française des placements.

    Les valeurs financières ont poursuivi leur chute, BNP lâchant 10,50% à 59,86 euros, Société Générale 13,04% à 50 euros, Crédit Agricole 12,03% à 11,44 euros et Axa 10,74% à 17,16 euros.

    Quelques rares valeurs ont toutefois résisté, Dexia gagnant 2,87% à 5,99 euros après avoir obtenu la garantie des Etats français, belge et luxembourgeois pour emprunter sur les marchés, LVMH 0,48% à 51,53 euros et Areva 3,69% à 453,25 euros.

    Paris - AFP 10.10.08. - 21h16

     

     
  • Line Renaud fait de la résistance!

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    Avec Pierre Mondy, le collabo...
    Quand elle était venue dans les locaux du « Parisien » et d’« Aujourd’hui en France », il y a quelques mois, Line Renaud travaillait sur « le Silence de l’épervier », diffusé en avril dernier. Elle y incarnait la directrice de la rédaction d’un quotidien régional. A cette occasion, elle nous avait confié à quel point son prochain tournage lui tenait à coeur.
    « Le rôle que je tiendrai dans La Femme tranquille est inspiré de l’histoire de ma mère pendant la guerre », nous avait-elle confié, l’oeil brillant. Ouvrière dans une usine de toile, cette dernière défiait les Allemands en passant sous leur nez, chaque jour sur son vélo, des vêtements civils pour les parachutés alliés. Trop petite pour avoir une quelconque idée des dangereuses activités de sa mère, Line n’en avait eu connaissance que bien des années plus tard.

    «La Femme tranquille, sur France 3 le 9 octobre à 20 h 50, est en effet une partie de l’histoire que nous avait racontée Line, admet Thierry Binisti, le réalisateur. Mais souvent, les gens sont persuadés que leur vie ferait un film formidable, alors que rien ne vient vraiment en troubler le cours… Ainsi, la mère de Line s’est livrée à des actes de résistance, mais heureusement tout s’est bien passé ! »

    « Il y avait un Allemand qui la prenait sur ses genoux »

    Le travail des scénaristes, Daniel Tonachella et Isabelle de Botton, a donc consisté à muscler la réalité. Dans la fiction, Louise Delarme est une restauratrice qui s’accommode plutôt bien de l’occupation allemande, jusqu’au jour où elle sauve un « English » d’une mort certaine. Alors qu’elle le cache dans sa cave, un officier allemand prend une chambre dans sa pension. Les événements iront de mal en pis, jusqu’au dénouement final, parfaitement tragique.

    D’autres souvenirs de Line ont été intégrés au scénario. « Il y avait un Allemand dans le bar de sa mère, souvent saoul, qui la prenait sur ses genoux. Parfois, il lui passait son arme sur le visage, juste pour rigoler », poursuit le réalisateur. Une autre fois, la petite fille est passée à côté d’une trentaine de corps tombés à la rivière, fusillés pour l’exemple après s’être rendu coupables d’actes de résistance.

    Ces deux « images fortes », ajoutées à d’autres faits "véridiques", créent une « réalité disparate » et contribuent à crédibiliser une fiction moins anecdotique qu’il y paraît de prime abord. « Nous avons fait en sorte que ce café-restaurant donne une image de la France dans ce que l’époque voulait dire de danger, de double jeu, de mensonge, de trahison, de tension… explique Thierry Binisti. Chaque personnage a un poids sur les épaules. Ça crée une tension, une situation dramatique qui peut faire penser à un polar. » Dans le rôle du collabo, Pierre Mondy quitte, pour une fois, les habits du sympathique rondouillard qui lui reviennent souvent. Line Renaud, elle, avait assuré à notre journal pendant le tournage qu’elle tenait là « le rôle qui manquait à sa carrière ».
    Quel témoignage sur les "heures les plus sombres"! De quoi mourir de rire!

     

     

     

     

  • Le prix Nobel de la Paix, ce n'est pas elle, c'est lui!

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    Ce ne sera ni Ingrid Betancourt - qui avait pourtant calé une conférence de presse, au cas où - ni le dissident chinois Hu Jia. Le nouveau prix Nobel de la Paix s'appelle Martti Ahtisaari. Président de la Finlande de 1994 à 2000, il est ainsi récompensé pour ses nombreuses médiations à travers le monde. Choisi parmi 197 personnalités et organisations en lice pour ce prix Nobel, le diplomate succède ainsi à Al Gore et au Groupement intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), consacrés l'an dernier.

     

    Médiateur notamment de l'accord de paix dans la province indonésienne d'Aceh, Martti Ahtisaari, 71 ans, est récompensé «pour ses importants efforts, sur plusieurs continents et pendant plus de trois décennies, en vue de résoudre les conflits internationaux», a déclaré à Oslo le président du comité Nobel norvégien, Ole Danbolt Mjoes.


    Le prix Nobel, qui consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (un million d'euros), sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel.

  • Les Rosenberg étaient coupables

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    Pour la première fois, les fils d'Ethel et Julius Rosenberg, exécutés en 1953 aux Etats-Unis pour espionnage au profit de l'Unuin soviétique, ont admis la culpabilité de leurs parents. Leur principal complice (condamné à 18 ans de prison), âgé de 91 ans, Morton Sobell, est passé aux aveux dans le New York Times après avoir nié pendant plus de 50 ans.

    (Faits & Documents n°262 - 1er au 15 octobre 2008) 

    L'affaire Rosenberg a été l'une des grandes causes de la Guerre froide: leur condamnation à mort provoqua un vaste élan de solidarité à travers le monde, entraînant notamment tout les intellectuels français, persuadés de l'innocence de ce couple de modestes Américains communistes, perçus comme des victimes du Maccarthysme.

    Jusqu'à leur exécution en 1953, les époux Rosenberg ont clamé leur innocence. Ethel a ainsi écrit, quelques heures avant de mourir:

    « Mon mari et moi sommes innocents, nous ne pouvions trahir notre conscience. »

     

    Ethel et Julius Rosenberg, un couple de juifs newyorkais, ont été arrêtés en 1950, accusés d'espionnage au profit de l'URSS concernant l'arme atomique, que les Etats-Unis étaient alors les seuls à posséder.

    Le patron du FBI, Edgar Hoover, était convaincu de tenir en Julius, lui-même ingénieur électricien, le chef d'un réseau soviétique impliquant son propre beau-frère, ancien employé de l'usine atomique de Los Alamos. Ce beau-frère, David Greenglass, sera d'ailleurs un des principaux témoins de l'accusation.

    Le verdict de culpabilité ne suffit pas à convaincre les défenseurs des Rosenberg, et les campagnes de solidarité redoublèrent d'intensité dans le monde. Elles ne parvinrent toutefois pas à empêcher leur passage sur la chaise électrique au pénitencier de Sing Sing, le 19 juin 1953, quelques mois après la mort de Staline.

    (Rue89)

    A lire: Association pour le réexamen de l'affaire Rosenberg

    http://rosenberg.asso.fr/spip.php?article97

  • LE KRACH

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                                            La Bourse de Francfort le 10 octobre 2008

    Les marchés financiers européens et américains ont poursuivi leur chute libre vendredi après-midi, s'enfonçant davantage dans un krach historique et accroissant la pression sur les grands argentiers du G7 qui se réunissent en fin de journée à Washington.

      Après une semaine noire, la Bourse de New York a dégringolé encore vendredi, le Dow Jones abandonnant près de 8% quelques minutes après l'ouverture et passant sous les 8.000 points pour la première fois depuis avril 2003.

    Après avoir déjà plongé de 7,33% jeudi, Wall Street a accéléré la chute des Bourses européennes: Paris, Londres et Francfort chutaient vers 13H50 GMT de plus de 10%.

    L'indice vedette de Wall Street est repassé dans le vert une demi-heure après, effaçant une partie de ses pertes et permettant aux Bourses européennes de limiter la casse.

    Les autres Bourses européennes --de Madrid à Amsterdam et de Lisbonne à Athènes-- subissaient des pertes semblables, tandis qu'à Moscou, les autorités ont préféré carrément ne pas ouvrir les deux marchés, le RTS et le Micex.

    Les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) tenteront de trouver la parade à une crise financière qui n'arrête pas de s'aggraver et se propager au reste de l'économie.

    Les gouvernements ont multiplié des mesures et garanties pour sauver le secteur bancaire de la faillite, six grandes banques centrales ont envoyé un électrochoc en baissant simultanément leurs taux, mais rien n'y fait: les investisseurs continuent à s'affoler.

    "C'est la panique, tout devient absurde, les gens vendent même les vaches sacrées" (valeurs refuges), témoigne le directeur des ventes de la salle des marchés "Global Equities" à Paris, Xavier de Villepion.

    L'effervescence boursière tranche avec la paralysie du marché interbancaire, qui manque toujours désespérément de liquidités. Echaudées par les déboires de grands établissements financiers, les banques continuent en effet d'ignorer les injections massives de liquidités par les Banques centrales.

    Signe d'une défiance croissante, les Allemands confient de plus en plus leurs économies aux caisses d'épargne, malgré la garantie de l'Etat annoncée par la chancelière Angela Merkel pour tous les comptes en banque. Et seuls 55% d'entre eux estiment que leurs économies sont en sécurité, selon un sondage.

    Seule consolation pour les particuliers, les cours de l'or noir baissent. Le pétrole est passé sous 80 dollars à Londres et à New York, en raison de la chute de la demande. Le brut est loin de ses records historiques du 11 juillet à plus de 147 dollars.

    Les grands argentiers du G7, qui se réunissent à partir de 18H00 GMT à Washington, auront du mal à parler d'une seule voix, tant les remèdes pour affronter la crise divergent d'un pays à l'autre.

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown a appelé les gouvernements du monde entier à suivre l'exemple du Royaume-Uni dans son initiative "révolutionnaire" visant à secourir le système bancaire par le biais de nationalisations partielles.

    La chancelière allemande Angela Merkel a plaidé pour une règlementation internationale des marchés pour éviter de nouvelles crises financières.

    Le chef du gouvernement espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero a demandé à Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, de "réunir d'urgence les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Eurogroupe" pour une "action forte et coordonnée" face à la crise financière.

    Mais même le plan Paulson de soutien au secteur financier américain, portant sur 700 milliards de dollars, est resté impuissant à ramener la confiance des investisseurs.

    Alors que les Etats-Unis se retrouvent en position d'accusés face aux autres membres du club, le président George W. Bush devait faire une déclaration à 14H00 GMT pour "assurer aux Américains qu'ils peuvent avoir confiance".

    Selon la presse japonaise, Tokyo va proposer au G7 la création d'un fonds d'urgence d'environ 200 milliards de dollars (146 milliards d'euros) pour prêter de l'argent aux petits pays affectés par la crise financière mondiale.

    Après les journées noires de lundi et mercredi, les grandes Bourses affichent des reculs dignes de la définition informelle du krach --une baisse des cours de plus de 20% en quelques jours-- qui justifient les comparaisons avec les crises de 1929 et 1987.

    Cauchemar général en Asie également. En clôture, Tokyo a subi une nouvelle chute historique de 9,62%, Hong Kong a perdu 7,2%, Sydney et Manille 8,3%, Singapour 7,34% et Bangkok 9,61%.

    A l'issue de sept séances consécutives de baisse, le Nikkei de Tokyo plonge donc de 24,33% sur la semaine. Et de 54,68% depuis son pic de juillet 2007, à l'aube de la crise mondiale. La Bourse de Tokyo respirera jusqu'à mardi, lundi étant jour férié au Japon.

    A Paris, avant la clôture hebdomadaire, le CAC-40 perdait déjà plus de 20% depuis lundi, portant ses pertes depuis le début de l'année à 43%. Le CAC 40 pulvérise ainsi les records de baisse hebdomadaire établis après les attentats du 11 septembre 2001 (-11,42%) et début juillet 2002, après la révélation des manipulations comptables du géant américain des télécommunications Worldcom (-9,06%).

    Et la menace d'une contagion de la crise financière à "l'économie réelle" se fait plus pressante. Selon des analystes parisiens, la paralysie du marché interbancaire met des établissements en faillite potentielle faisant craindre une flambée du chômage.

    Outre le G7 financier et un possible G8, Washington accueillera également à partir de samedi des réunions du G20, rassemblant les ministres et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents, et les réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

    AFP. 10.10.08.- 17h

     

  • Les Bourses asiatiques s'effondrent à la suite Wall Street

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    Tableaux des cotations à la Bourse de Séoul le vendredi 10 àctobre 2008

     Cette crise mondiale prend des allures quasi surnaturelles...

     Les bourses asiatiques s'écroulaient de nouveau vendredi, paniquées par la chute de Wall Street, à quelques heures d'une réunion cruciale des grands argentiers du Groupe des Sept.

    Après une accalmie précaire jeudi, les marchés d'Asie ont plongé dans la matinée, dans le sillage du Dow Jones qui a terminé sur une baisse de 7,33%, la septième consécutive, atteignant son plus bas niveau depuis cinq ans.

    L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo plongeait de 10,44% en début d'après-midi et se dirigeait vers sa pire chute en clôture en 21 ans. La compagnie japonaise Yamato Life Insurance s'est déclarée dans la matinée en cessation de paiement, devenant le premier assureur nippon à se déclarer en faillite depuis le début de la crise financière internationale.

    Les autres marchés asiatiques vivaient également une séance cauchemardesque. Vers 04H15 GMT, Hong Kong perdait 7,48%, Shanghai 3,81%, Séoul 7,34%, Sydney 7,54%, Singapour 6,71%, Bangkok 7,19% et la Nouvelle-Zélande 4,80%. "On est au-delà de la panique", a estimé Oh Hyun-Seok, de Samsung Securities auprès de Dow Jones Newswires.

    "Après la chute de General Motors, les inquiétudes vis-à-vis de l'économie mondiale s'aggravent et il n'y a aucun signe d'une amélioration des conditions du crédit", a-t-il dit.

    Le baril de pétrole Brent pour livraison en novembre est tombé sous les 80 dollars dans les échanges électroniques en Asie, plombé par la crise financière et les inquiétudes sur la demande de brut.

    Ce nouvel effondrement des marchés renforce la pression sur la réunion des ministres de l'Economie et des Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays les plus industrialisés (G7) qui débute à Washington à 14H00 (18H00 GMT). Ils devraient "discuter des démarches entreprises par chacun pour faire face à cette crise et des moyens de renforcer nos efforts collectifs", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson.

    Les Etats-Unis pourraient se retrouver en position d'accusés face aux autres membres du club (Allemagne, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon). Le président américain George W. Bush fera une déclaration vendredi vers 14H00 GMT pour "assurer aux Américains qu'ils peuvent avoir confiance" car "les responsables économiques agissent énergiquement de toutes les manières possibles pour stabiliser notre système financier", a déclaré sa porte-parole. Les deux leaders démocrates du Congrès lui ont demandé de convoquer un sommet de crise du G8 (les Sept et la Russie) pour tenter de trouver une réponse à la tourmente financière.

    Fébriles, les marchés boursiers européens s'étaient enfoncés jeudi dans le rouge après un rebond initial, malmenés par les inquiétudes persistantes sur l'avenir du secteur bancaire. L'électrochoc des baisses de taux concertées de six grandes banques centrales occidentales annoncées mercredi n'aura finalement pas réussi à endiguer la spirale baissière.

    Londres a terminé en recul de 1,21%, Francfort de 2,53%, Paris de 1,55%.

    Le problème de fond persiste: le marché interbancaire reste paralysé, car les banques ne se prêtent plus entre elles, paniquées à l'idée de possibles faillites.

    La Banque du Japon a mis vendredi 5.500 milliards de yens (41 milliards d'euros) à la disposition des banques, sa plus forte injection de liquidités en une journée depuis le début de la crise financière. La BCE avait mis sur le marché 100 milliards de dollars jeudi, doublant la somme habituelle.

    En ordre dispersé, les gouvernements continuent de tenter de colmater les brèches du système bancaire afin d'éviter les faillites et de rouvrir le robinet du crédit.

    Dans le même temps, les Etats continuent à multiplier les mesures susceptibles de rassurer les épargnants.

    Les Pays-Bas ont annoncé qu'ils mettraient à la disposition du secteur financier 20 milliards d'euros et se porteraient garants de l'épargne des 120.000 clients néerlandais d'Icesave.

    L'Irlande a étendu sa garantie totale sur les dépôts bancaires à cinq banques étrangères fortement implantées dans le pays.

    Et les Etats belge, français et luxembourgeois ont à nouveau volé au secours du bancassureur franco-belge Dexia, partiellement nationalisé la semaine dernière, en lui apportant leur garantie pour lui permettre d'emprunter sur les marchés.

    "Certaines institutions financières vont faire faillite" aux Etats-Unis en dépit des récentes mesures, a averti M. Paulson. Selon le New York Times, Washington envisage désormais de prendre des parts dans le capital de "beaucoup de banques américaines pour essayer de ramener la confiance dans le système financier".

    La chancelière allemande Angela Merkel, interrogée sur d'éventuelles nationalisations bancaires, a déclaré qu'elle ne "pouvait rien exclure définitivement".

    AFP. 10.10.08