Un jeune de 23 ans a été arrêté après l'agression du proviseur d'un lycée grenoblois mardi, a annoncé le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
«Je suis venu exprimer à la fois ma sympathie mais aussi ma détermination vis à vis des problèmes de violence à l'école», a déclaré le ministre après s'être rendu sur place.
Il a souligné que "les violences étaient souvent le fait de personnes extérieures aux établissements".
«J'essaie d'être extrêmement présent derrière les personnels quand ils se font agresser parce que c'est un scandale qu'on agresse les représentants de l'autorité, de la culture et du savoir, que sont les membres de l'éducation nationale», a-t-il ajouté. «Dans ces affaires-là, il n'y a pas d'égalité entre les adultes et les jeunes, et il faut d'abord essentiellement être du côté de l'institution», a dit le ministre dénonçant le «zèle» de certains à «mettre en garde à vue» des professeurs quand «ils s'énervent un peu».
«L'agresseur a été identifié, arrêté. Il était sur le coup d'une condamnation. Nous sommes en face d'un récidiviste bien connu des services de police, hélas», a dit M. Darcos. Le suspect est le conducteur présumé du scooter qui a fait intrusion dans le lycée, déclenchant l'intervention du proviseur. Il est connu par les services de police pour être impliqué dans de multiples affaires de stupéfiants, vols, incendie.
Le proviseur avait indiqué l'avoir ceinturé lorsque ses amis, qui observaient la scène depuis la rue, se sont rués dans le lycée pour tenter de le libérer. Ils ont asséné des coups au responsable d'établissement ainsi qu'à son proviseur adjoint. La police recherche les complices qu'elle espère interpeller prochainement.
Leparisien.fr avec AFP -09.10.08
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Le Pape rend hommage à Pie XII, controversé à cause de la shoah
(photo: 26 novembre 1955)
Lors d'une messe au Vatican célébrant le cinquantième anniversaire de la mort de Pie XII, jeudi 9 octobre, Benoît XVI a souhaité la poursuite du procès en béatification de ce pape qui fait l'objet d'une controverse pour son attitude jugée trop passive et silencieuse face à la Shoah. Benoît XVI a estimé que Pie XII s'était dépensé sans compter "pour la défense des persécutés sans aucune distinction de religion, d'ethnie, de nationalité et d'appartenance politique", notamment pour les juifs menacés d'extermination, et déploré que le débat historique à son sujet n'ait "pas toujours été serein".
Dans son homélie, Benoît XVI a déclaré que Pie XII a agi "souvent de façon secrète et silencieuse parce que, à la lumière des situations concrètes de ce moment historique complexe, il a eu l'intuition que c'était le seul moyen de pouvoir éviter le pire et de sauver le plus grand nombre possible de juifs". Benoît XVI n'a pas précisé dans quel délai il signerait le décret ouvrant la voie à cette béatification. Par ailleurs, pour être bouclé, le dossier de Pie XII attend toujours un miracle qui puisse lui être attribué.Lundi 6 octobre, le grand rabbin de Haïfa, Shear Yshuv Cohen, premier religieux juif invité à s'exprimer devant un synode d'évêques catholiques actuellement réuni au Vatican, s'était fait l'écho des réserves de nombreux juifs face à ce procès en béatification. Il avait estimé que Pie XII "ne doit pas être pris comme modèle et ne doit pas être béatifié parce qu'il n'a pas élevé sa voix face à la Shoah".
Pie XII est né à Rome le 2 mars 1876
Le cardinal Pacelli est élu au pontificat le 2 mars 1939
Décédé le 9 octobre 1958
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Affaire Yvette Truchelut: 2 mois de prison avec sursis
La propriétaire d'un gîte de Julienrupt, dans les Vosges, poursuivie par l'une de ses clientes, qui l'accuse de lui en avoir refusé l'accès parce que sa mère et elle portaient le voile islamique, a été condamnée mercredi par la Cour d'appel de Nancy à deux mois de prison avec sursis. Une peine réduite puisqu'en première instance elle avait été condamnée à quatre mois de prison avec sursis pour discrimination religieuse.
La prévenue devra également s'acquitter de 500 euros de dommages et intérêts auprès de quatre parties civiles, ainsi que d'un euro symbolique à la Ligue des droits de l'homme, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme et le Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples, également parties civiles. En première instance, le tribunal correctionnel d'Epinal avait condamné la propriétaire au paiement de 4400 euros d'amende aux différentes parties civiles.
Yvette Truchelut était jugée pour avoir refusé l'accès de son gîte à Horia Damiati et sa mère, ainsi qu'aux cinq personnes - dont un nourrisson et un adulte handicapé - les accompagnant, parce que les deux femmes n'acceptaient pas d'ôter leur voile islamique comme elle le leur avait demandé. "Je ne leur ai pas refusé le gîte. J'ai demandé qu'elles retirent leur voile dans les parties communes", a précisé la propriétaire le 3 septembre à l'audience d'appel, ce qui a été contesté par Horia Damiati. Yvette Truchelut, "couverte d'injures" depuis cet incident selon son avocat, a depuis choisi de fermer son gîte.
"Le dossier a été monté en sauce, ce qui à un moment a donné lieu à des débordements", a reconnu l'avocat général Philippe-Cédric Laumosne qui, se refusant à faire des deux femmes des "martyres", n'a pas requis d'amende à l'encontre de Yvette Truchelut.
LCI.fr 09.10.08
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VIDEO L'agité du bocal au salon de l'Auto
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafYH3j.html
Pas question de risquer la moindre erreur. Ou d'en refaire une... Six jours après que le nom de Nicolas Sarközy a été sifflé par les apprentis réunis à Bercy, trois jours après avoir écourté sa visite à Sandouville, de crainte d'être malmené les salariés de l'usine Renault, l'Elysée ne voulait rien risquer qui ternisse l'image du président de la République.
D'autant que le chef de l'Etat avait dérapé au Salon de l'Agriculture, l'autre salon très populaire organisé porte de Versailles. Le 24 février dernier, comme notre site LeParisien.fr l'avait révélé dans une vidéo (toujours consultable sur notre site), Nicolas Sarközy avait répondu à un badaud qui lui disait «touche-moi pas, tu me salis» un sonnant et trébuchant «alors casse-toi, pauv'con».
Ce matin, pour le 100e Salon de l'Auto, rien n'a donc été laissé au hasard. Ni le comité d'accueil, confié aux militants UMP du XVe arrondissement, fiers de serrer le carton d'invitation frappé des armes de l'Elysée. Ni les barricades de gardes du corps. Ni le timing, l'ouverture du hall 1 au public ayant été repoussée de quelques minutes pour éviter un mouvement de foule.
Seul un militant écologiste a brisé l'harmonie en criant «Climat en danger, Sarko complice» à deux reprises avant d'être conduit à l'extérieur. Un peu plus tard, devant un parterre de responsables du secteur automobile, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué de lui répondre... en le traitant d' «agité du bocal».
Sarközy sait-il que "l'agité du bocal" (le ténia) est une expression de Céline pour qualifier Jean-Paul Sartre?
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Ce n'est plus une crise, c'est un hold up planétaire
Ce jeudi s'annonçait bien. A l'ouverture, le CAC 40 cote 2,09% . A 15 h 30, il atteint + 2,84 %. Mais peu avant 17 heures, patatras !, il passe dans le rouge et tous les gains de la journée s'envolent. A la clôture, il perd 1,55%. La Bourse de Londres a aussi terminé jeudi en baisse, le Footsie-100 perdant 1,21% après avoir passé la quasi-totalité de la journée dans le vert.
Scénario identique en Allemagne, le Dax finit sur une baisse 2,53%. La raison ? Wall Street , qui a démarré à la hausse, s'est soudain calmé et est revenu à l'équilibre, douchant l'enthousiasme des Européens.«C'est une catastrophe. Les titres des assureurs et des banques mutualistes dévissent aux Etats-Unis, ce qui entraîne toute la cote ici. Il n'y a même plus besoin d'avoir des annonces pour voir les cours plonger», a expliqué un vendeur d'actions parisien.
Selon lui, ce décrochage soudain pourrait s'expliquer par la reprise des ventes à découvert sur les valeurs financières à la Bourse de New York, alors qu'elles étaient interdites depuis le 19 septembre. Ce mécanisme, pratiqué par de nombreux spéculateurs, consiste à emprunter une action dont on pense que le prix va baisser et à la vendre aussitôt, avec l'espoir d'empocher une forte plus-value au moment où il faudra la racheter pour la rendre au prêteur (spéculation ou anticipation à la baisse).
Bientôt, les traders vont voir des extraterrestres danser sur leurs écrans!
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Hommage rendu aux victimes du Goulag
Le président russe Dimitri Medvedev a rendu hommage le 24 septembre 2008 aux victimes du Goulag, devant le monument aux millions de déportés à Magadan, sur la côte Pacifique de la Russie, où les détenus étaient regroupés dans des barges qui remontaient le fleuve Kolyma pour être répartis dans les camps de travail forcé. Le président a qualifié les camps de "page tragique de l'histoire du pays".
(Faits & Documents n°262 - 1er au 15 octobre 2008)
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Intelligence et génétique
Réfléchir & Agir n°28 Hiver 2008, extrait de l’article Science & Race d’Edouard Rix:
“L’on dispose de nombreuses études sur la répartition raciale de l’intelligence, en particulier aux USA. La plus célèbre a été publiée en 1969, par Arthur R. Jensen. Pour ce professeur de psychologie à l’Université de Berkeley, le QI des Noirs américains se situe en moyenne quinze points en dessous de celui des Blancs, des facteurs génétiques, plus que socio-économiques, expliquant ces différences psychoraciales.
Dernière grande étude, publiée en 1994, The Bell Curve est un pavé de 845 pages, écrit par le psychologue Richard Herrnstein et le sociologue Charles Murray. Les auteurs confirment l’existence d’une différence de QI entre Blancs et Noirs de quinze points en faveur des premiers. Ils en concluent que les programmes d’affirmative action en faveur des minorités ethniques sont vouées à l’échec, et que les USA se diviseront à l’avenir entre une “élite cognitive”, d’origine européenne et asiatique, et un sous-prolétariat de couleur, financièrement et intellectuellement défavorisé.
En réponse à la campagne de diabolisation dont ils ont été victimes, Herrnstein et Murray ont reçu l’appui de cinquante-deux universitaires, signataires d’un manifeste publié le 15 décembre 1994 dans l’édition européenne du Wall Street Journal. On peut y lire: “Comme le montrent toujours de vastes enquêtes réalisées à l’échelle nationale aux Etats-Unis, les résultats obtenus par les Noirs de dix-sept ans, pour les mathématiques, les sciences et la lecture, se rapprochent en moyenne de ceux obtenus par les Blancs de treize ans”. De même, “les étudiants noirs issus de familles aisées n’obtiennent pas de meilleurs résultats en moyenne que les Blancs issus de familles pauvres”. Leur conclusion rejoint celle de The Bell Curve: “Il n’existe pas de données convaincantes donnant à penser que les courbes de QI des différents groupes ethniques et raciaux soient en train de converger”.
Plus récemment encore, dans IQ and Global Inequality, deux universitaires, Richard Lynn et Tatu Vanhanen, établissent une étroite corrélation entre les mesures du QI des populations et le degré de développement d’un pays.”
Source:Europa Nostra
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La baisse des taux n'a pas encore fait tomber la fièvre boursière
Un vent de panique a soufflé à nouveau mercredi sur les Bourses mondiales qui ont poursuivi leur plongeon entamé lundi, malgré la baisse surprise des taux directeurs des grandes banques centrales et un plan de choc qui revient à une nationalisation partielle des banques britanniques.
La dégringolade a été accentuée par les sombres perspectives du Fonds monétaire international (FMI) pour l'économie mondiale, annonçant un coup d'arrêt brutal à la croissance, qui n'atteindrait que 0,1% aux Etats-Unis et 0,2% dans la zone euro l'an prochain.
"Reprenez vos esprits", a lancé le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, en direction des marchés financiers. "Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller".
Dans un geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, six banques centrales -- la BCE, la Réserve fédérale américaine (Fed) et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse -- ont annoncé une baisse d'un demi-point de leurs taux directeurs. Au même moment la Chine a elle aussi annoncé une baisse du loyer de l'argent.
Autre mesure phare, annoncée par le gouvernement britannique: un plan de sauvetage des banques qui pourra passer par leur nationalisation partielle à hauteur de 50 milliards de livres (65 milliards d'euros).Mais rien ne semblait pouvoir rassurer les investisseurs, affolés par la poursuite de la crise et ses répercussions sur l'économie, en dépit des initiatives des gouvernements, qui se sont multipliées depuis l'adoption vendredi aux Etats-Unis du Plan Paulson, doté de 700 milliards de dollars.
Wall Street a perdu 2% au terme d'une séance en montagnes russes, tandis que la Bourse de Sao Paulo, première place d'Amérique latine, a accusé une chute de 3,82%.
Auparavant, les Bourses européennes avaient clôturé en forte baisse: Londres a plongé de 5,18%, Francfort de 5,88% et Paris de 6,39%. En Asie, Tokyo a dévissé de 9,38%, une baisse historique, la plus forte depuis plus de 20 ans.
La thérapie de choc des banques centrales a été saluée par la France et l'Allemagne et, aux Etats-Unis, elle a fait l'unanimité, une fois n'est pas coutume, auprès des deux rivaux dans la course à la Maison Blanche, le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama.
Toutefois, la baisse de taux décidée par la Réserve fédérale est insuffisante pour sortir les Etats-Unis de la crise, jugeaient mercredi les analystes.
Les mesures adoptées par le Congrès américain pour faire face à la crise financière commenceront à porter leurs fruits dans deux semaines et demie, a déclaré par téléphone le président américain George W. Bush à son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, selon des propos rapportés par un porte-parole de la présidence du Brésil.
Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a déclaré que d'autres faillites d'institutions financières étaient à prévoir aux Etats-Unis malgré le plan de sauvetage des banques.
"Même avec les nouveaux outils du Trésor, certaines institutions financières vont faire faillite", a reconnu M. Paulson, qui a souligné que la patience était nécessaire face à des turbulences sur les marchés "qui ne vont pas se terminer rapidement".
Comme pour lui donner raison, la Fed a annoncé qu'elle allait fournir à l'assureur AIG, qui avait été nationalisé à la mi-septembre, 37,8 milliards de dollars de liquidités supplémentaires, après que ce dernier eût consommé une grande partie du prêt de 85 milliards fourni par la Fed.
L'euro a été dopé par la baisse des taux, valant 1,3660 dollar vers 20H40 GMT, contre 1,3599 dollar mardi soir. Les prix du pétrole ont reculé à 88,95 dollars, en baisse de 1,11 dollar par rapport à la clôture de mardi.
Les gouvernements restaient mobilisés sur tous les fronts pour renforcer le système bancaire et éviter un assèchement complet du crédit.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a annoncé que le Trésor entrerait dans le capital des banques en cas de besoin, mais avec des actions sans droits de vote, excluant ainsi une nationalisation.
La France mettra en place une structure juridique permettant à l'Etat d'intervenir financièrement en faveur des banques françaises.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a invité les autres pays de l'UE à adopter un "plan européen de financement" du système bancaire, un projet déjà évoqué par l'Italie et les Pays-Bas, mais rejeté par l'Allemagne.
Une réforme de la régulation du système financier, proposée par Londres, devrait figurer au menu de la réunion vendredi à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).
Une réunion du Groupe des 20 (G20), rassemblant les ministres et banquiers centraux des principaux pays riches et émergents, aura lieu samedi à Washington en marge des réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy "sont convenus que les actions de l'Allemagne et de la France relatives à la crise financière seront totalement coordonnées", a annoncé l'Elysée.
Le grand chambardement du paysage bancaire s'est poursuivi: la Caisse d'Epargne a approuvé son projet de fusion avec la Banque Populaire, un mariage qui permettrait de créer la deuxième banque de dépôts française.
En Islande, l'Etat a pris officiellement le contrôle de la banque Glitnir, au bord de la faillite. Fait inédit, un millier d'Islandais se sont rassemblés à Reykjavik pour exprimer leur inquiétude face à la crise financière qui menace de mettre à genoux leur pays.
AFP. 09.10.08
