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  • Scandaleux: en pleine crise, l'Occident allonge 3,4 milliards d'euros à la Géorgie

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    Kouchner s'exprime à Bruxelles devant le Premier ministre géorgien

    AFP.22.10.08. Plus de deux mois après le conflit russo-géorgien, les Occidentaux ont promis à Tbilissi leur protection au moins économique en s'engageant à lui apporter 3,4 milliards d'euros (4,5 milliards de dollars) d'aide sur trois ans.

    La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est réjouie que ce montant - qui comprend 2,8 milliards d'euros d'argent public et 600 millions d'argent privé-, soit "bien supérieur à ce que nous attendions", surtout en période de crise financière.

    L'Union européenne, qui a joué via la présidence française de l'UE un rôle moteur pour arriver à un cessez-le-feu entre Moscou et Tbilissi, devrait aussi être la plus généreuse.

    Si on ajoute les contributions individuelles des Etats membres aux quelque 500 millions d'euros promis par la Commission, on arrive à 880 millions d'euros, soit "près du tiers" de l'aide publique totale, a indiqué Mme Ferrero-Waldner.

    Les Etats-Unis, dont la représentante Henrietta Fore a dit sans ambages mercredi vouloir "aider la Géorgie à se remettre de l'invasion russe", arrive deuxième avec 1 milliard de dollars (700 millions d'euros). Et le Japon troisième avec 200 millions de dollars (151 millions d'euros).

    "Nous sommes profondément émus et poussés à l'humilité par cette démonstration de solidarité, cela dépasse largement nos attentes", a déclaré le Premier ministre géorgien, Lado Gourguénidzé.

    "Aucun Géorgien ne l'oubliera jamais", a-t-il ajouté.

    Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait estimé à l'ouverture de la conférence mercredi matin que la communauté internationale devait "prouver" par ses dons qu'elle était "aux côtés de la Géorgie" et qu'elle voulait "une solution politique" pour les régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, sur lesquelles Moscou a conforté son emprise grâce au conflit.

    L'argent promis mercredi devrait permettre de remettre sur pied l'économie géorgienne - en plein "boom" avant le conflit avec un rythme annuel de croissance de 10,5%. Et d'aider les quelque 65.000 personnes déplacées par le conflit, qui sont venus s'ajouter aux 220.000 personnes déjà chassées de ces régions au cours des conflits qui les ont opposées à Tbilissi au début des années 90, après l'effondrement de l'URSS.

    Mais ces engagements financiers du "camp occidental" contrastent avec son impuissance à remettre en cause sur le terrain la main-mise sur les deux régions de la Russie, qui a reconnu leur indépendance fin août.

    Européens et Américains espèrent néanmoins que cette question sera rouverte dans le cadre des discussions de Genève, qui ont commencé le 15 octobre et ont immédiatement capoté. Elles doivent reprendre le 18 novembre.

    M. Kouchner a reconnu mercredi qu'elles pourraient durer des années. Il a aussi admis que le retrait des troupes russes des "zones adjacentes" aux régions séparatistes, auquel Moscou s'était engagé avec l'UE, comportait encore "des zones d'ombre", notamment avec leur maintien dans le district contesté d'Akhalgori.

    Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a par ailleurs concédé que les Européens avaient aussi tout intérêt à soutenir ce pays - le plus occidentalisé du Caucase, qui plus est candidat à l'Otan - vu son importance pour l'acheminement vers l'Ouest des hydrocarbures de la Caspienne.

    Mme Ferrero-Waldner a assuré que l'aide européenne serait liée à la poursuite des réformes économiques et politiques par le gouvernement de Mikheïl Saakachvili. Notamment en matière d'indépendance du système judiciaire, des droits de l'opposition, et de liberté de la presse.

    Dans une lettre ouverte adressée mercredi aux organisateurs de la conférence, plusieurs responsables de l'opposition géorgienne ont d'ailleurs insisté pour que la communauté internationale vérifie que l'aide ne serve pas à "renforcer le régime" en place.

     

  • Vers un nouveau Bretton Woods? Le mot "récession" n'est plus tabou

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    Conférence de Bretton Woods - juillet 1944 - Debout, l'économiste John Maynard Keynes

    Un sommet mondial sur la crise réunira les pays du G20 le 15 novembre près de Washington, a annoncé mercredi la Maison Blanche, ce qui n'a pas enrayé la chute des marchés financiers affolés par les signes tangibles de récession.

    Ce premier sommet, accepté par les Etats-Unis sous la pression des Européens, réunira les principaux pays industrialisés et émergents (G-20).

    Face à la pire crise depuis 1929, Européens et Américains étaient tombés d'accord samedi pour réunir une série de sommets internationaux peu après l'élection présidentielle américaine du 4 novembre, afin de réfléchir à une refonte du système financier international.

    Déprimées, les Bourses européennes, qui ont campé dans le rouge toute la journée, ont plongé en clôture: Paris a perdu 5,01%, Francfort et Londres 4,46%.

    Le nouvel ordre mondial qui pourrait sortir du sommet reste encore flou.

    L'UE veut une réforme profonde du système actuel, une sorte de Bretton Woods bis, du nom des accords de 1944 qui avaient jeté les bases du système financier actuel. Les Européens proposent une supervision mondiale des marchés, qui serait confiée au Fonds monétaire international (FMI).

    Réticent à l'idée d'une refonte du système, le président américain George Bush a souligné plusieurs fois son attachement aux "fondements du capitalisme démocratique" et à la "liberté des marchés".

    L'annonce du sommet n'a pas rassuré les marchés financiers, qui ont poursuivi leur glissade.

    La Bourse de New York, en baisse dès l'ouverture, a accéléré ses pertes, le Dow Jones perdant 3,5% et le Nasdaq 1,8% vers 15H30 GMT.

    Les Bourses asiatiques étaient aussi mal orientées, avec des chutes de 6,79% à Tokyo, 5,20% à Hong Kong et 3,20% à Shanghai.

    L'euro a poursuivi sa chute alors que les divergences d'approche en Europe sur les remèdes à apporter à la crise ont éclaté au grand jour.

    L'Allemagne a ainsi sèchement renvoyé dans les cordes le président français Nicolas Sarközy et sa proposition de créer des fonds souverains nationaux pour protéger l'industrie contre des prédateurs étrangers.

    Pénalisé par la récession qui gagne le Vieux continent, l'euro est passé sous 1,30 dollar, soit une perte de plus de 20% depuis son sommet historique de 1,60 dollar le 15 juillet. La livre britannique est, elle, tombée à un plus bas depuis plus de cinq ans face au billet vert.

    Ces mouvements marquent le retour en grâce du dollar, les cambistes tablant sur un deuxième plan de relance américain, alors qu'ils doutent de la capacité des dirigeants européens à trouver une riposte commune face à la récession.

    Les Européens ont en effet écarté toute idée de plan de relance généralisé.

    Pourtant, le mot "récession" n'est désormais plus tabou.

    "Après avoir pris des mesures pour le système bancaire, nous devons maintenant agir contre la récession financière mondiale", a plaidé mercredi Gordon Brown à la Chambre des communes.

    M. Brown a reconnu s'attendre à "une récession en Amérique, en France, en Italie, en Allemagne, au Japon, et, parce qu'aucun pays n'est immunisé, en Grande-Bretagne aussi".

    La Banque centrale canadienne a jugé que "l'économie du globe semble se diriger vers une légère récession, provoquée par une économie américaine elle-même déjà en récession".

    En Suisse, les économistes d'UBS ont estimé mercredi que l'économie européenne allait entrer "en récession quasiment au même moment que les Etats-Unis".

    En France, Nicolas Sarkozy présentera jeudi ses "mesures de soutien à l'économie". Il devrait détailler le plan de soutien de 22 milliards d'euros dévoilé début octobre visant à prévenir les risques d'assèchement du crédit des entreprises.

    Les derniers résultats d'entreprises ont confirmé la contagion de la crise financière à l'économie.

    En attendant le sommet du G20 de la mi-novembre, la crise engendre une forte activité diplomatique.

    A Pékin vendredi et samedi, 43 chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Asie se retrouveront pour un sommet de l'Asem, qui rassemble l'équivalent de 60% du PIB mondial.

    Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, veut en profiter pour arrimer définitivement la Chine et l'Inde à son projet de "nouveau Bretton Woods", très mollement apprécié à Washington.

    Sur le marché de l'or noir, la tendance était toujours à la baisse mercredi, les cours se rapprochant de la barre des 65 dollars à Londres et de celle des 67 dollars à New York, après l'annonce d'un bond plus important que prévu des stocks américains d'hydrocarbures.

    Le marasme économique risque aussi de se transformer en crise sociale.

    Selon une responsable des Nations Unies chargée du programme pour l'habitat, la crise pourrait déclencher des émeutes au sein de la population urbaine grandissante dans le monde, alors que des habitants n'arrivent plus à payer leur loyer.

    AFP. 22.10.08

  • Les mémés américaines sont bouleversées

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    Stanley et Madelyn Dunham, ses grands-parents maternels
    Et en plus, c’est un bon petit-fils ! » Rachel Forster déguste avec gourmandise son café-moka au Starbucks d’Euclid Avenue, à Cleveland. Cette institutrice en retraite, teint très clair et cheveux gris lissés, a 85 ans, le même âge que Madelyn Payne Dunham, la grand-mère de Barack Obama. L’ancienne enseignante en a les larmes aux yeux, « pleine d’admiration » pour le candidat qui « ose interrompre la campagne pour se rendre au chevet de sa granny ». Le geste émeut l’Amérique. Laissant tout tomber, annulant des meetings à quelques jours du scrutin, le candidat démocrate sera demain et vendredi, à moins de dix jours de l’élection, à Honolulu, près de celle qui l’a élevé depuis l’âge de 11 ans, dont il est très proche et qui est « très malade ».

    « Je lui dois d’être ce que je suis devenu »

    Ann, la mère de Barack, abandonnée par son père, venait de se remarier : Madelyn a alors pris le relais. Toot, le diminutif de Tutu, grand-mère en dialecte hawaïen (l’île où Barack passa ses premières années avec sa famille), compte énormément pour Obama. Elle a tenu à ce qu’il aille à la très prestigieuse, et très chère, Punahoe Academy, une école privée d’Honolulu. « Elle a tout sacrifié pour moi, jamais ménagé sa peine. Elle m’aime plus que tout au monde, rappelle le candidat. Elle m’a aussi souvent botté les fesses. Je lui dois d’être ce que je suis devenu. »

    Pétrie des valeurs de ce Midwest où elle est née, Toot fait parfois preuve de « racisme », avouant sa peur quand elle croisait un Noir dans la rue. Elle est aussi le parfait exemple d’une réussite à l’américaine. « Petite Blanche » née dans le Kansas, ouvrière chez Boeing pendant la Seconde Guerre mondiale, diplômée de l’université grâce aux cours du soir, elle s’est hissée à force de travail d’une modeste place d’employée de bureau au poste de vice-présidente de la banque d’Hawaï… Madelyn est la première personne que Barack a appelée après son discours devenu célèbre devant la convention démocrate de 2004, où il a surgi de l’anonymat.

    Alors que les sondages lui donnent entre 4 et 11 points d’avance devant John McCain, mais que chaque minute compte, Barack Obama joue-t-il avec le feu en s’absentant plus de quarante-huit heures ? Dans la dernière ligne droite, en effet, chaque minute, chaque intervention comptent, notamment dans les fameux Etats pivot swing states où les indécis peuvent jusqu’à l’ultime instant faire basculer le résultat entre républicains et démocrates. Michelle, sa femme, va prendre sa place. Une occasion rêvée de démontrer une fois encore les qualités de la « future première dame », brillante avocate, atout de poids dans la carrière politique de son mari.

    Plus subtil encore : la maladie de la vieille dame s’intègre à merveille dans un parcours jusqu’ici « sans faute ». « Depuis vingt-quatre heures, on ne voit que Madelyn et la famille blanche d’Obama, s’amuse John, un rouquin de 32 ans, venu à Cleveland avec l’équipe technique du groupe de rock Coldplay, qui s’y produisait hier soir. Les commentateurs de toutes les chaînes de télévision glosent en boucle sur les valeurs familiales si chères à Obama. Mieux encore, Madelyn, une Blanche pur jus, est une grand-mère comme en voudrait tout Américain, y compris ceux tentés de voter McCain par racisme latent. Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer les racines blanches du candidat. C’est un coup de génie ! »

     

    Le Parisien -21.10.08

  • Travailler le dimanche

    L'ancienne ministre socialiste de l'Emploi Martine Aubry a estimé jeudi à Marseille que l'extension du travail le dimanche envisagée par le gouvernement "désorganisera la vie de famille" et n'aura pas d'effet positif sur l'économie.

      "Ce n'est pas parce que vous ouvrez un septième jour que les gens vont consommer plus et que ça va relancer l'économie (...) toutes les études économiques - et j'en ai fait faire quand j'étais au ministère - le montrent. Cela désorganisera la vie de famille. Pour la droite qui porte si haut la vie de famille...", a déclaré Mme Aubry, ministre de l'Emploi entre 1991 et 1993 puis entre 1997 et 2000.

    "Est-ce qu'il n'y a pas un jour dans la semaine - en France c'est le dimanche car nous sommes de tradition catholique - où on peut dire "stop", on se retrouve avec la famille, avec les amis, c'est la culture, c'est le sport. Est-ce que le seul bonheur c'est d'acheter ?", a-t-elle ajouté, juste avant d'aller défendre sa motion pour le Congrès de Reims devant des militants socialistes des Bouches-du-Rhône.

     "J'ai toujours été contre l'ouverture des magasins le dimanche sauf lorsque cela avait un véritable sens, c'est-à dire par exemple dans les zones touristiques et d'ailleurs c'est moi qui ai fait cette réforme" permettant des ouvertures dominicales dans ces zones, a ajouté la maire de Lille.

    Elle a rappelé qu'elle avait par ailleurs fait intervenir des CRS au magasin Virgin de Paris qui ouvrait illégalement le dimanche.

    AFP. 21.10.08

    Il faut que ce soit une socialiste qui s'élève contre le travail le dimanche... La droite française/sarközienne est vraiment la plus bête du monde!