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  • Assez de salir la mémoire du Maréchal Pétain!

    Communiqué de Bruno GOLLNISCH
    Député européen (FN)

    PETAIN, LES COLLABOS D’HIER ET CEUX D’AUJOURD’HUI

    (A propos de l’émission de France 2)

    Une nouvelle fois, ce jeudi 23 octobre 2008, la télévision (ce soir : France 2) dénoncera le Maréchal Pétain, l’armistice de juin 40, le régime de Vichy etc. Cela faisait longtemps !… *

    Assistera-t-on encore au bourrage de crânes des jeunes générations, au profit de gens qui s’engagent dans une résistance d’autant plus virtuelle que la plupart n’étaient pas nés à l’époque des faits ?

    Il est bien commode aujourd’hui de dénoncer l’armistice et d’accabler Pétain. Fallait-il donc pour l’honneur laisser massacrer jusqu’au dernier les quatre millions d’hommes de l’armée française hélas vaincue, et laisser mourir de faim les dix millions de réfugiés qui encombraient les routes de France dans une pagaille indescriptible ? Que les héros en peau de lapin nous le précisent …

    En réalité, les responsables politiques et économiques de la France contemporaine sont beaucoup plus coupables que le maréchal Pétain, qui avait au moins l’excuse d’une armée ennemie victorieuse campant sur le sol national. Eux, disposant de tous les moyens de l’Etat, ont en pleine paix laissé envahir le pays par une immigration massive et incontrôlée, organisé la dénatalité française, abandonné leurs compatriotes aux exactions des bandes ethniques, laissé l’économie sans aucune protection, abdiqué la souveraineté et l’indépendance nationales.

    C’est eux qu’il faudrait dénoncer !

    * Il s'agit du documentaire de Jorge Amat (2008) intitulé "Maréchal, nous voilà!" à 23h05.

    (via nations presse info)

  • Elections US: la bonne blague!

    Obama et Mc Cain rient ensemble.gif

    John McCain et Barack Obama assis à la même table et riant à gorge déployée. Une hérésie ? Pas le moins du monde : jeudi soir, les deux candidats à la présidence des Etats-Unis se sont retrouvés à l’hôtel Waldorf Astoria de New York, en smoking noir et noeud papillon blanc, lors du dîner annuel de la Fondation Alfred Smith.

    Cette organisation perpétue la mémoire de ce gouverneur de l’Etat de New York, qui fut le premier candidat catholique de l’histoire des Etats-Unis, battu en 1928 par le républicain Herbert Hoover. Depuis 1960, ce dîner de charité au profit de l’Eglise catholique est un passage obligé pour les deux candidats. Un "cessez-le-feu" salutaire, cette année, après un dernier débat présidentiel où les esprits se sont un brin échauffés.

    D’humeur joyeuse, John McCain et Barack Obama s’en sont donné à coeur joie, régalant un auditoire bon public. Le sénateur McCain a fait référence à l’apparente adoration des médias pour le sénateur de l’Illinois : « Je peux jouer le rôle du Maverick (NDLR : le rebelle dans une série télé) mais pas celui du Messie. » Ce à quoi Barack Obama a répliqué qu’il « n’était pas né dans une crèche mais venait de la planète Krypton et avait été envoyé par son père Jor-El pour sauver la planète ».
    Obama a ensuite dressé une liste de ses défauts et qualités : « Ma plus grande force, c’est mon humilité. Ma faiblesse, je suis peut-être trop beau. » Avec son humour pince-sans-rire, McCain a déclaré que « même dans une salle remplie de fiers New-Yorkais démocrates, je ne peux m’empêcher d’avoir la sensation que certains d’entre vous me soutiennent ». Avant d’ajouter : « Je suis ravi de vous voir ici, Hillary (Clinton) ! »
    Toujours aussi à l’aise en public, Barack Obama n’a pas été en reste. « Il y a eu un moment dans ma vie où j’ai copiné avec de mauvaises personnes, des moins-que-rien », a-t-il avoué. « C’est vrai, j’ai été membre du Sénat des Etats-Unis. Mais en y repensant, John, je suis sûr que je t’ai vu à l’une de nos réunions »…
  • Le compte bancaire de Sarközy piraté par deux Sénégalais...

    La garde à vue des deux Sénégalais interpellés mardi dans les Yvelines dans le cadre du piratage du compte bancaire de Nicolas Sarközy à la Société générale a été prolongée de vingt-quatre heures hier.

    Ils devraient être déférés aujourd’hui au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine).


    L’homme et la femme, âgés de 30 ans, sont qualifiées de « petits escrocs ». Identifiés grâce à des « traces informatiques », ils « ne savaient sans doute pas qu’il s’agissait du compte du président de la République », et s’en sont servi pour souscrire des abonnements auprès d’un opérateur de téléphonie mobile.

    Le Parisien -23.10.08

    Le Sénégal, comme c'est curieux!

  • Des milliards pour les banques: d'où vient cet argent?

     En quelques jours, Nicolas Sarközy a sorti de son chapeau des centaines de milliards d’euros pour dégager l’économie française de l’ornière : 320 milliards ici pour relancer les crédits aux entreprises et aux ménages, 10,5 milliards là pour les banques, 22 milliards en faveur des PME, 5 milliards apportés aux collectivités locales…

     Une corne d’abondance qui laisse les Français abasourdis : où l’Etat, dont le Premier ministre disait en septembre 2007 qu’il était en « faillite », va-t-il chercher tous ces milliards ?

    Réponse : il va à la fois s’endetter, aider les banques en leur apportant sa signature et mettre à contribution la Caisse des dépôts, le bras armé financier de l’Etat...

    En revanche, pas question de ponctionner le budget 2009, déjà plombé par la panne de croissance attendue l’an prochain, ni d’augmenter les impôts. La recette miracle ? Des mécanismes financiers complexes avec une idée forte : « L’Etat ne fera pas de cadeaux aux banques », a martelé Christine Lagarde.  (ndb: qui peut la croire???)

    La preuve : les 10,5 milliards de recapitalisation des six grandes banques seront bien financés par des emprunts de l’Etat. En ce sens, il va alourdir temporairement la dette publique, mais la somme prêtée aux Crédit agricole, BNP Paribas ou Société générale à un taux d’intérêt de 8 % devrait au final lui rapporter 2,1 milliards d’euros sur cinq ans.

    Les Français, eux, ne comprennent pas ces mécanismes subtils, et virtuels à leurs yeux.

    Pire, le soupçon demeure : les pouvoirs publics trouvent de l’argent pour sauver les banques alors que les crédits font défaut pour le logement, l’éducation ou la lutte contre la précarité, comme on l’a vu lors du débat sur le financement du RSA.

    Apprendre que l’Etat mouille la chemise pour aider des banques, incapables de se faire confiance, refusant des crédits à des PME exsangues et à des particuliers pris à la gorge, laisse aux Français une sensation de malaise.

    Et ils espèrent que les banques ne spéculeront pas sur l’argent prêté par l’Etat...

    Espérons-le en effet! Mais rien n'est moins sûr!

  • Messe de requiem: on a applaudi les personnalités à l'intérieur de la cathédrale!

     

    Carla et nicola à N-D de paris.jpg

    "J'ai assisté à l'hommage à Notre Dame de Paris. Une grande honte de voir tous ces gens applaudir et prendre des photos des hommes politiques dans le coeur de Notre Dame. J'étais venue pour Soeur Emmanuelle et rien que pour elle. Une grande tristesse m'envahit."

    Flo, Malakoff (un commentaire lu sur alice-TF1)

    Face au grand portrait rayonnant de soeur Emmanuelle, Nicolas Sarközy et son épouse ont pris place dans deux grands fauteuils rouges. Sur les bancs derrière eux, de nombreux ministres (Bernard Kouchner, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Fadela Amara…) mais aussi Jacques Chirac, très applaudi à son entrée dans la cathédrale, Marek Halter, Patrick Poivre d’Arvor, Laetitia Hallyday…

    Il est un peu plus de 15 h 20 lorsque Jacques Delors s’avance pour lire l’épître de Saint-Paul, « l’Hymne à la charité », qui sera répété ensuite en arabe par un prêtre libanais. Dans son homélie, l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, rappelle que « soeur Emmanuelle a utilisé sans complexe la communication et la médiatisation, non pour faire la promotion de son image, mais pour faire connaître à tous l’univers de cauchemar dans lequel vit aujourd’hui encore une bonne partie de l’humanité ».

    Ces gens, qui n'ont aucune culture religieuse, qui ne sont pas chrétiens pour la plupart, ne savent pas qu'on n'applaudit jamais dans une cathédrale ou une église, qu'on ne prend pas de photos des "personnalités"...  Ils ne sont pas venus à Notre-Dame de Paris pour Soeur Emmanuelle, mais uniquement pour voir les "politiques et les people"!

     

  • L'Europe se fissure, Sarközy irrite ses partenaires

    Sarkozy à Argonay 23.10.08.jpg

    La belle unité dont a fait preuve l'Europe dans l'urgence face à la crise financière se fissure à présent sur les leçons à en tirer pour la suite, l'activisme du président français suscitant bien des irritations chez ses partenaires.

     

    En cause, les propositions faites cette semaine devant le Parlement européen par le chef de l'Etat français, Nicolas Sarközy, visant à donner un profil politique plus affirmé à la zone euro, et à protéger les grandes entreprises de l'Europe face aux appétits étrangers.

    "Un grand problème se profile. Sarkozy veut jouer un rôle au-delà de sa présidence" de l'Union européenne qui s'achève fin décembre, s'inquiète un diplomate européen, en reprochant au président de chercher surtout par ce biais à promouvoir ses propres intérêts en Europe.

    "Un président (de l'UE) doit montrer du leadership mais il doit faire preuve de retenue en ce qui concerne son rôle national", ajoute-t-il.

    Une autre source gouvernementale européenne regrette que "le président Sarkozy ait un peu tendance à penser à voix haute" en lançant des propositions sans en avoir discuté avec ses partenaires.

    "Est-ce que cela renforce sa crédibilité européenne? Je n'en suis pas sûre", morigène Katynka Barysch, co-directrice du Center for European Reform, un institut de réflexion basé à Londres.

    Ce procédé risqué avait déjà été expérimenté par la France en début d'année, à ses dépens, sur l'Union pour la Méditerranée (UPM), obligeant Paris à revoir finalement ses ambitions à la baisse face au mécontentement de Berlin. Avec les dernières propositions économiques de M. Sarkozy, "on a une situation similaire", met en garde le diplomate européen.

    L'Allemagne, en particulier, a été irritée par l'idée lancée mardi par Nicolas Sarkozy de créer des fonds souverains en Europe pour protéger les industries menacées par la chute des Bourses. Projet mis en pratique dès jeudi en France par le chef de l'Etat.

    "Le gouvernement allemand estime qu'en dehors des domaines de la sécurité intérieure,  les mesures de protection plus poussées en Allemagne ne sont pas nécessaires", a commenté dans la foulée le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

    L'idée de doter la zone euro d'un "gouvernement économique", en pérennisant les réunions de ses chefs d'Etat, ne s'annonce pas non plus facile à vendre. "Je ne vois pas l'utilité de se réunir tous les ans. L'Union fonctionne toujours à 27 pays et pas seulement avec les 15 utilisant la monnaie unique, met en garde la source gouvernementale européenne.

    L'Allemagne a toujours perçu ce projet comme une menace pour l'indépendance de la Banque centrale européenne chargée du pilotage de l'euro. Et elle voit d'un mauvais oeil l'intention prêtée à la France de briguer, après la présidence de l'UE, celle de la zone euro.

    "Le président naturel" de ce genre d'instance serait le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui dirige déjà l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone, a averti le porte-parole de Mme Merkel.

    Sur la réforme du système financier international, la France a pris résolument la tête de la croisade européenne en vue du sommet mondial du 15 novembre.

    Mais Nicolas Sarkozy va devoir composer avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, sorti renforcé des turbulences récentes après avoir inspiré les plans de sauvetage des banques au plus fort de la crise. Ce dernier a présenté ses propres propositions en vue d'un nouveau "Bretton Woods" mondial.

    AFP.23.10.08

    Il a détruit la France, il va détruire l'Europe... Tout ce qu'il touche se casse la g.....

     

  • Et pendant ce temps, en Afghanistan...

    Une patrouille de soldats français est tombée samedi dans une embuscade au nord-est de Kaboul en Afghanistan, dont elle n'a pu se tirer qu'au prix de violents combats et en abandonnant deux missiles antichar.

    Le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole de l'armée française en Afghanistan a indiqué que «deux compagnies de soldats français (300 hommes environ) ont été très violemment prises à partie par un groupe d'une centaine d'insurgés, dans la vallée d'Alasaï, en Kapisa».

    Soigneusement préparée, cette embuscade a profité de l'étroitesse des lieux, contraignant les soldats français à se replier.  Lors de ce repli, un poste de tir Milan et deux missiles antichar ont été abandonnés. De fait, les soldats français ont tenté de détruire le poste et les missiles. Mais «ils étaient trop près des maisons et le risque de dommage collatéral trop grand. Les insurgés cherchent systématiquement l'imbrication dans les villages, afin de limiter nos possibilités d'action. Ils recherchent les dommages collatéraux, mais il n'y en a pas eu», a expliqué le porte-parole.

    La perte de ces missiles est problématique, mais «les utiliser avec efficacité demande un certain savoir-faire, une formation», selon lui.

    Quatorze insurgés ont été tués au cours des combats, d'après une estimation de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) placée sous commandement de l'Otan.

    Côté français, un soldat a été touché par une balle, mais celle-ci a été arrêtée par son gilet pare-balle et il s'en est tiré avec un hématome.

    Plus de 2 700 soldats français sont déployés en Afghanistan au sein de l'Isaf.

    Leparisien.fr avec AFP - 23.10.08

  • Polo le gorille cherche une partenaire!

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    Le dernier gorille d'Inde en captivité, le mâle Polo, a besoin d'une partenaire après huit années de solitude, mais la recherche d'une femelle dans le monde entier a échoué, a indiqué mercredi le responsable d'un zoo du sud du pays.

    Polo est un gorille occidental de plaine âgé de 36 ans, pensionnaire depuis 1995 du parc zoologique Chamarajendra de la ville méridionale de Mysore. Il est célibataire depuis la mort de sa partenaire Sumathi en 2000.

    D'après le directeur du zoo, Siddappa Shivanna, les appels lancés partout dans le monde pour lui trouver une seconde femelle n'ont rien donné et le vieux singe s'ennuie.

    "Nous avons essayé de déposer des jouets dans son enclos pour que Polo s'active, mais rien ne remplace un compagnon", a-t-il dit à l'AFP par téléphone.

    "Nous préfèrerions qu'il ait une partenaire sexuelle, mais si c'est impossible, un congénère serait déjà une bonne chose. Il est le dernier gorille du pays", a poursuivi M. Shivanna, qui redoute une disparition de l'espèce en Inde.

    Polo avait été envoyé à Mysore par le zoo irlandais de Dublin pour s'accoupler avec Sumathi. Sans succès car la gorille avait déjà 46 ans.

    AFP. 22.10.08

  • Quand en serons-nous débarrassés?

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    INTERVIEW - La secrétaire d'État aux Droits de l'homme publie jeudi «Les Droits de l'homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans» (Le Seuil).

    LE FIGARO. Pourquoi ce livre ? Avez-vous le sentiment que votre action manque de visibilité ?
    RAMA YADE - Le débat sur les droits de l'homme se limite souvent à «y a qu'à», «faut qu'on». En réalité, l'action diplomatique est lente, fastidieuse parfois, elle ne s'inscrit pas dans le temps médiatique. Ce livre me permet de l'expliquer à travers les questions que se posent les Français. Comment concilier intérêts et valeurs ? La France est-elle vraiment le pays des droits de l'homme ? L'islam est-il compatible avec les droits de l'homme ?

    Etes-vous en contact avec Carla Bruni-Sarközy, qui veut également avoir une action humanitaire ?
    Je l'ai appelée quand j'ai su qu'elle souhaitait s'engager. C'est une personne qui a des convictions et qui veut les mettre en œuvre. Je suis toute disposée à mettre à son service l'appareil du Quai d'Orsay pour l'aider. Ce sera un honneur, parce qu'elle est la première dame et qu'elle est Carla Bruni, une personnalité qui peut donner un nouveau souffle à l'action en faveur des droits de l'homme.

    Allez-vous conduire la liste de la majorité en Ile-de-France lors des européennes ?
    Cette décision se prendra le moment venu. Pour l'instant, je suis candidate à faire mon travail le mieux possible. Nicolas Sarkozy me dit souvent que c'est dans le combat électoral que l'on acquiert une légitimité, et il a raison. C'est d'ailleurs pour cela que je me suis présentée aux municipales à Colombes, une ville qui m'est chère, mais où la droite a perdu toutes les élections depuis 2001. Cela ne m'a pas fait peur. Je suis prête à repartir au feu électoral, avec un projet d'implantation locale.

    En quittant le gouvernement ?
    C'est le président qui décide. J'entends dire que je partirais, qu'on voudrait ma place, mais je refuse d'entrer dans le jeu des rumeurs. Je ne fais pas de spéculation, je préfère l'économie réelle !

    Vous étiez plus présente dans le débat politique comme responsable de l'UMP que comme ministre. Le regrettez-vous ?
    Quand on a une fonction ministérielle, il faut l'assumer, mais c'est vrai que j'aime la politique, j'aime participer au débat, et que cela me manque beaucoup. Je voudrais m'impliquer davantage à l'UMP et l'aider sur des terres de mission ou je peux être utile comme chez les jeunes ou dans le combat pour la diversité. Je crois que la société française souffre à tous les niveaux d'un manque de renouvellement. Pour moi, cette crise financière est l'échec d'une pensée économique qui n'a pas su se régénérer. Nos universités sont pleines de jeunes économistes, philosophes, qui n'ont pas d'espace public où s'exprimer. L'UMP pourrait les attirer à elle en créant par exemple des think-tanks. Dans le domaine de la diversité, Nicolas Sarkozy a donné de très fortes impulsions que nous pourrions relayer sur le terrain car la France est toujours en retard, notamment par rapport aux États-Unis.

    Voulez-vous dire qu'il ne peut y avoir d'Obama français ?
    Les Français eux-mêmes y sont prêts, mais c'est notre système politique qui empêcherait l'émergence d'un Obama. Pas tant parce qu'il est noir que parce qu'il est issu d'une immigration récente. Chez nous, l'intégration est beaucoup plus difficile, comme l'a encore montré l'épisode de La Marseillaise sifflée. Ces jeunes nés en France, qui ne sont en général pas allés dans leur pays d'origine, ou qui veulent en revenir très vite quand ils y vont, n'ont pas le sentiment d'être français.

    Que pensez-vous de l'idée de Bernard Laporte de faire jouer ces matchs «sensibles» en province ?
    Ce n'est pas en déplaçant le problème qu'on le résoudra. Il faut banaliser la différence et cela nous prendra sans doute vingt ans, les vingt ans que nous avons passés à ignorer le problème. Mais je sais que ce pays a les ressorts pour relever le défi !

     Le Figaro - 22.10.08    
  • La hantise d'Al Qaïda - Oussama ben Laden va-t-il sortir de sa grotte?

    Ben Laden.jpg
    Image télévision émise de Dubaï - avril 2002
    Dessin WTC - Made in USA.jpg
    (Dessin américain daté de 1997)

    Si Al-Qaïda ne semble pas en mesure de monter un gros attentat aux Etats-Unis, l'organisation pourrait peser sur l'élection présidentielle américaine soit en s'exprimant soit par des attaques contre des cibles américaines à l'étranger, estiment experts et analystes.

    C'est ce que Démocrates et Républicains appellent "la surprise d'octobre": un discours belliqueux d'Oussama ben Laden sur internet ou, pire, un assaut réussi contre une ambassade, susceptible de faire basculer les électeurs dans le camp de John McCain à quelques jours du 4 novembre.

    "Les Etats-Unis, surtout en période électorale, ont considérablement renforcé leur sécurité", dit à l'AFP Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'Ecole des hautes études en science sociale (EHESS).

    "Donc, je pense plutôt à une cible américaine à l'étranger. Mais il faudrait que cela soit suffisamment spectaculaire pour avoir un impact sur la campagne".

    Ce qui est certain, ajoute-t-il, c'est qu'un président républicain, après George Bush, aurait la faveur des milieux jihadistes. "Pour eux, un McCain serait susceptible d'entrenir leur vision d'une confrontation Islam-Occident".

    "Sarah Palin, surtout, tient un discours de "choc des civilisations" qui sert totalement leur cause. Quatre ans de plus de confrontation, cela leur permettrait de s'exprimer".

    Au sein de son cabinet "Terrorisc", Anne Giudicelli surveille les sites internet jihadistes.

    Elle a remarqué "qu'ils en parlent". "Il y a l'idée, explique-t-elle à l'AFP, de tenter de peser sur les élections, comme il ont pu le faire en Espagne. Mais comme l'Amérique s'est sérieusement barricadée, s'ils peuvent faire quelque chose, ce sera davantage sur les fronts extérieurs."

    Deux des plus importants sites d'Al Qaïda sont en outre bloqués depuis le septième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, réduisant la capacité de l'organisation à diffuser ses messages de propagande.

    En 2004, cinq jours avant le scrutin Bush/Kerry, ben Laden avait délivré sa "surprise d'octobre" sous la forme d'une harangue de dix-huit minutes adressée au peuple américain.

    Dans son livre "La doctrine du 1%", le journaliste Ron Suskind cite John McLaughlin, alors directeur-adjoint de la CIA, qui aurait dit le jour même lors d'une réunion: "Aujourd'hui, ben Laden a fait un joli cadeau au président" Bush.

    Dans une interview au magazine Fortune, l'un des stratèges de John McCain, Charlie Black, avait reconnu qu'une nouvelle attaque représenterait "certainement un gros avantage" pour le candidat républicain.

    Pour Richard Clarke, chef du contre-terrorisme américain entre 1998 et 2003, l'offensive anti-américaine à l'étranger a déjà commencé.

    "D'abord, Al-Qaïda a organisé le 17 septembre 2008 un assaut important et sophistiqué contre l'ambassade au Yémen", explique-t-il, dans une tribune publiée le 2 octobre dans US News and world report.

    "Le plan consistait semble-t-il à pénétrer dans l'enceinte, rassembler les Américains et les tuer dans des suicides à la ceinture explosive".

    Selon lui, "les chefs du renseignement et de la sécurité américains sont inquiets. Ils admettent qu'il n'y a rien de concret pour suggérer une nouvelle attaque, mais ils craignent qu'Al Qaïda tente quelque chose, peut-être même sur le territoire des Etats-Unis".

    L'une des menaces les plus concrètes pourrait venir de membres d'Al Qaïda venus d'Europe occidentale, avec passeports et visas en règle, impossibles à détecter à leur arrivée sur le sol américain, ajoute M. Clarke.

    Quel est le candidat "préféré" des terroristes? Obama ou McCain? Le vote américain dépendrait-il d'un fantôme insaisissable?

  • Avant d'aller voir sa grand'mère, Obama brandit la menace d'un attentat terroriste

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    Obama le 21 octobre à Miami
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    McCain le 21 octobre en Pennsylvanie

    Le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama a remis la sécurité nationale au coeur de la campagne mercredi, alors que son adversaire républicain John McCain l'accuse d'être incapable de faire face à une crise majeure.

    "Le prochain président devra se concentrer sur les problèmes de sécurité nationale sur de nombreux fronts", a dit M. Obama à l'issue d'une réunion avec ses principaux conseillers consacrée au sujet.

    "Les terroristes qui nous ont attaqué le 11-Septembre sont toujours en fuite et complotent" contre les Etats-Unis. "Nous devons être vigilants pour empêcher de nouvelles attaques", a fait remarquer le candidat démocrate.

    Mais, a-t-il souligné, pour vaincre il faut un président qui comprenne "le lien entre notre économie et notre force dans le monde". Mettre d'un côté les questions économiques et de l'autre les questions de sécurité nationale est "une fausse distinction", a-t-il estimé.

    "Nous n'allons pas vaincre un réseau terroriste qui agit dans 80 pays en occupant l'Irak. Nous n'allons pas dissuader l'Iran de se doter d'un programme nucléaire en refusant de poursuivre aux côtés de nos alliés une diplomatie directe. Nous n'allons pas assurer la sécurité des Américains et promouvoir les valeurs américaines avec des formules creuses", a dit M. Obama en visant son adversaire républicain qui, a-t-il dit, "a soutenu les décisions du président (George W.) Bush".

    Des propos tenus dimanche par le candidat démocrate à la vice-présidence Joe Biden affirmant qu'il ne faudrait "pas six mois" pour que "le monde "teste" Barack Obama  comme il avait mis à l'épreuve John Kennedy", président à l'époque de la crise des missiles soviétiques à Cuba, ont donné du grain à moudre à la campagne républicaine.

    "Nous ne voulons pas un président qui inciterait le monde à le mettre à l'épreuve au moment où notre économie est en crise et que les Américains sont déjà engagés dans deux guerres", en Irak et en Afghanistan, a répété depuis le candidat républicain, prenant la balle au bond.

    M. Obama n'a pas démenti son colistier en faisant remarquer que le secrétaire américain à la Sécurité nationale, Michael Chertoff, avait lui-même affirmé mardi que "le prochain président devra faire face à de nombreux défis au niveau international et que la période de transition (les 77 jours séparant le moment de l'élection et la prise de fonction du nouveau président, ndlr) constitue toujours un moment où il faut être vigilant".

    "Si j'ai l'honneur d'être président, j'ai en place une équipe expérimentée avec ce genre de problèmes et qui sera capable de me donner les meilleurs conseils. Quelle que soit la nouvelle administration, elle sera mise à l'épreuve", a dit M. Obama.

    Au moment même où M. Obama s'exprimait, le camp républicain organisait une conférence de presse téléphonique intitulée: "Qui les terroristes souhaitent-ils comme président à la Maison Blanche en 2009?".

    Randy Scheunemann, le principal conseiller de M. McCain pour les questions de politique étrangère, a laissé entendre que la réponse à cette question était Barack Obama. AFP.22.10.08