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  • Fillon: "face à la crise, davantage de civisme!"

    Face à la crise économique, le premier ministre François Fillon a appelé les Français "à être animés d'un véritable esprit de civisme", lors du dîner annuel du CFRIF(Conseil représentatif des institutions juives de France) à Paris.

    "La crise mondiale accroît l'inquiétude diplomatique, excite l'agressivité de groupes extrémistes, rend à l'exclusion et au repli sur soi un attrait dangereux", a affirmé M. Fillon.

    "Quelles doivent être les valeurs d'un pays en crise ? Quelles sont les vertus qui, au plus dur de l'épreuve, restent capables de nous souder contre la peur, la haine et la division ?", s'est-il interrogé. Selon le chef du gouvernement, "aux côtés des mesures prises pour soutenir l'emploi, défendre nos entreprises, relancer l'investissement, sécuriser notre système bancaire, nous devons être animés par un véritable esprit de civisme. Le civisme, c'est le courage de donner à son pays autant que l'on reçoit de lui".

    Le Figaro - 2 mars 2009

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  • Christine Lagarde: "on aura touché le fond au printemps"...

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    Christine Lagarde doit annoncer les nouvelles prévisions de croissance mercredi. À 5% du PIB, le déficit public approchera les 100 milliards d'euros.

    Le nouveau scénario conjoncturel de la France est prêt. Les experts du ministère de l'Économie ont fini de faire mouliner les calculatrices. Mercredi, en Conseil des ministres, Christine Lagarde, la ministre de l'Économie annoncera que l'activité reculera cette année de 1,5%, notamment en raison du fort ralentissement international et de la frilosité des entreprises.

    C'est sur ce chiffre qu'est basé toute la loi de finances rectificative, même si dans le scénario que Bercy va envoyer en fin de semaine à Bruxelles pourrait figurer une fourchette de -1% à -1,5%.

    Une prévision qui pourrait relancer le débat sur la nécessité de davantage de mesures de relance…

    Pour 2010, la France table sur «un retour à la normal après les chocs de 2009», avec une croissance comprise entre 0,5% et 1% proche des prévisions du consensus des économistes. Jusqu'à présent la France tablait officiellement sur une fourchette de croissance de 0,2% à 0,5% pour cette année.

    Après avoir longtemps déclaré que l'Hexagone ne tomberait pas dans le rouge, la ministre de l'Économie avait fini par se rendre à l'évidence. En janvier, lors du sommet de Davos, Christine Lagarde reconnaissait que la croissance serait négative en 2009. Mi-février, elle précisait que l'activité reculerait d'au moins 1 %.

     


       La récession devrait être confirmée au premier trimestre de cette année, «qui sera encore très mauvais», indique-t-on dans l'entourage de Christine Lagarde. «Puis la normalisation devrait être progressive. On aura touché le fond au printemps», ajoute-t-on au ministère, où l'on se félicite que «la consommation ait tenu, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis». Elle devrait continuer à se maintenir grâce à une inflation de 0,4%.

    Dans ce contexte de récession, les destructions d'emplois se poursuivront. Le quatrième trimestre en a comptabilisé 90.000. Bercy ne table pas sur une dégradation supplémentaire, mais pas non plus sur une amélioration, « par prudence ». Les destructions devraient continuer sur le même rythme. Les experts du gouvernement tablent sur 320.000 à 350.000 disparitions au total en 2009.

    En 2010, avec le retour programmé de la croissance, les pertes de postes seraient bien moins importantes : « 50.000 emplois au maximum », indique l'entourage de Christine Lagarde...

    Moins de croissance, c'est aussi davantage de déficit. Sans surprise, la France franchira, une fois encore, la barre fatidique des 3%, que Bruxelles interdit théoriquement de dépasser. Il y a quelques jours, Éric Woerth, le ministre du Budget, avait déjà dit qu'il serait «forcément supérieur à 4,4%». Il devrait être bien plus proche de 5%, selon des sources concordantes. Il tutoierait alors les 100 milliards d'euros.

    (Le Post - Le Figaro - 2 mars 2009)

    Qu'est-ce qu'il leur dit, l'Hexagone, à tous ces nuls?

  • Fillon au dîner du CRIF: l'antisémitisme sera encore plus durement réprimé

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    Fillon a parlé de Mgr Williamson...

    Pour tenter d'endiguer l'antisémitisme sur la toile, M. Prasquier a demandé la création d'"un observatoire du racisme sur Internet, de renforcer les moyens de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de poursuivre systématiquement les hébergeurs de contenus antisémites".

    Peu auparavant, le chef de l'Etat qui avait déclaré avoir tenu "absolument" à être présent pour manifester sa "solidarité" avec les Juifs, a reconnu que "malheureusement, il y a des inquiétudes" concernant l'antisémitisme en France.

    "La question de la sécurité de la communauté juive concerne toute la République française", a-t-il dit. "Quand on s'en prend à un juif parce qu'il est juif, c'est toute la France qui doit se sentir solidaire" de la victime, a-t-il poursuivi.

    "Je dirais la même chose s'agissant de l'islamophobie. Les antisémites, les islamophobes, les racistes n'ont rien à voir, rien à faire sur le territoire de la République française", a-t-il insisté, regrettant que, parfois, "l'actualité internationale provoque des tensions. C'est bien regrettable".

    Quant au Premier ministre, il a rappelé "la détermination du gouvernement à lutter contre l'antisémitisme et toutes les formes de racisme".

    "Une des premières manières de mener cette lutte, c'est de durcir la répression des actes racistes et antisémites; et une fois les condamnations prononcées, d'informer largement l'opinion publique de leur sévérité", a-t-il dit, en dénonçant également les "déclarations abjectes" de l'évêque négationniste Richard Williamson.

    AFP. 02/03/09