-
-
La vraie star, c'est le jambon-beurre!
Ni casher ni hallal, français!Quand la tradition française résiste au fast-food... En France, pour un hamburger acheté, il se consomme dans le même temps huit sandwiches. Et la star reste... l'indétrônable baguette jambon-beurre.
"La France est le seul pays au monde où le sandwich tient tête au hamburger", souligne Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil qui a réalisé cette étude à l'occasion du Salon européen du sandwich, qui se déroule mercredi et jeudi à Paris.
Plus de 2,2 millions de ces jambon-beurre se vendent chaque jour en France. 830 millions d'unités chaque année. Parfois aussi appelés "parisiens", les jambon-beurre constituent 72 % des sandwiches baguette (1,15 milliard d'unités par an). Le sandwich baguette est le préféré des Français. Il représente 64 % des 1,8 milliard de sandwiches mangés chaque année.
Les 28 % restants sont ceux confectionnés avec du pain de mie et autres pains polaires (ou suédois au seigle), mais aussi les kebabs (250 millions avalés en 2008).
Repas de midi le plus consommé en France, le jambon-beurre pourrait aussi devenir un nouvel instrument de mesure du pouvoir d'achat dans différentes villes de France. L'European Sandwich and Snack Show et le cabinet Gira conseil ont décidé de créer "l'indice jambon-beurre" pour mesurer les écarts de prix dans chaque circuit de distribution et dans chaque région de France.
C'est l'un des rares secteurs de l'économie à afficher un taux de croissance à deux chiffres: + 11% en 2008 (avec une forte poussée au second semestre) contre 5 à 8% par an entre 2003 et 2007, selon ce cabinet. Il apparaît ainsi que Paris est la ville la plus chère avec un jambon-beurre à 3,27 euros en moyenne contre 1, 91 euros à Corte (en Haute-Corse).
Les sandwicheries qui choisissent du pain ou du jambon de meilleure qualité, sont évidemment les plus chères (3,51 euros). Si, historiquement, le sandwich s'achetait et se consommait au café du coin, les bars affichent un prix moyen de 3,13 euros.
LCI.fr - 3 mars 2009
-
Fillette poignardée: c'était la mère, pas le petit frère
La maison d'Uckange où habitait cette famille monoparentaleLa petite fille poignardée à Uckange (Moselle) samedi matin l’a été par sa mère. La violence du coup porté au thorax de Khadija*, 9 ans, a étonné les chirurgiens de l’hôpital de Nancy-Brabois. Pour ces médecins, Mehdi*, 5 ans, n’aurait pas eu la force suffisante pour blesser sa soeur de la sorte.
Hier en début d’après-midi, la mère, Samia G., 37 ans, a été placée en garde à vue par les gendarmes de la brigade de recherches de Thionville. L’audition des deux enfants, lundi soir, avait aussi troublé les enquêteurs.
Selon le parquet général, Khadija a déclaré à deux reprises lors d’un entretien avec les gendarmes que sa mère était bien à l’origine de ses blessures. Puis en fin de journée, Samia a finalement reconnu avoir « eu un mauvais geste » vis-à-vis de sa fille.
Travaillant comme serveuse de nuit sur une aire d’autoroute au Luxembourg, tout proche d’Uckange, Samia G. serait rentrée chez elle dans son petit appartement route de Thionville, samedi matin à 3 heures, avant de s’écrouler de fatigue dans sa chambre. Tentant de retrouver un sommeil perdu, Samia aurait été gênée par le bruit des deux enfants en train de jouer en milieu de matinée. C’est à ce moment-là qu’elle aurait frappé sa fille, dans un geste d’énervement. Puis elle aurait convaincu son fils Mehdi de dire qu’il était à l’origine de ce coup. En le culpabilisant.
Les gendarmes avaient tout envisagé dans ce drame familial lorsqu’ils ont été saisis de l’enquête. Même l’acte autoagressif de la fillette contre elle-même, avant d’exclure cette piste face à l’impossibilité d’étayer l’hypothèse par les constatations. Ils ont ensuite été convaincus de la dispute entre frère et soeur qui aurait mal tourné. La vice-procureur de Thionville, Catherine Gallen, évoquant l’utilisation d’un couteau comme d’« un jouet » lors de ce conflit.
Les premières auditions de Mehdi par les gendarmes spécialisés d’une brigade de prévention de la délinquance juvénile ont semblé accréditer cette version. Mais pour ces spécialistes de l’écoute des enfants, plusieurs éléments sonnaient faux. « L’intervention d’une tierce personne n’était pas à exclure », évoque une source judiciaire.
Puis les confrontations des différentes versions ont commencé à semer le trouble. La mère, séparée de son compagnon, avait déjà été entendue dimanche, comme témoin, par les gendarmes. Elle avait expliqué qu’elle dormait au moment des faits et aurait été réveillée par les cris de Khadija avant de retirer le couteau de sa poitrine.
Hier les gendarmes, après avoir décrypté toutes les auditions, ont placé Samia G. en garde à vue. Puis ils l’ont conduite à son domicile d’Uckange, un appartement loué à un bailleur social, pour procéder à une perquisition. Une heure plus tard, elle quittait les lieux, cachée sous une couverture et entourée par les militaires.
Samia élève seule ses deux enfants. A deux reprises, elle a rompu avec son ex-compagnon, en 2001 et 2004, notamment à la suite de violences conjugales qui ont aussi marqué les enfants. Lorsqu’elle s’absente la nuit, personne ne les garde. Ils sont livrés à eux-mêmes. « C’est l’aînée qui s’occupe de son petit frère », constate un enquêteur. Lorsque Samia rentre trop tard le matin pour les accompagner à l’école, les enfants n’y vont pas. Un signalement pour absentéisme avait d’ailleurs été effectué à l’inspection d’académie par la direction de l’école Jean-Jacques-Rousseau. « Cette famille, socialement défavorisée, ne nous avait pas été signalée alors que nous disposons de tous les moyens pour les suivre et les aider », proteste Gérard Léonardi, le maire socialiste d’Uckange.
* Les prénoms des enfants ont été changés.Les vrais responsables de ce drame lamentable, ce sont les immigrationnistes! -
Au 93 rue Lauriston
C’est une longue rue paisible en plein coeur du XVIème . Pourtant, il y a plus de soixante ans, la rue Lauriston était synonyme de barbarie. Entre 1941 et 1944, au numéro 93, un groupe de collaborationnistes, connu des historiens sous le nom de « Gestapo française », va torturer et tuer des dizaines de résistants. Un passé lourd qui embarrasse : lors du conseil d’arrondissement de lundi, les élus du XVI e ont adopté un voeu visant à débaptiser le 93, rue Lauriston, en « 91 bis », afin « de ne pas faire peser sur les actuels et futurs domiciliés le poids de ce passé monstrueux », peut-on lire dans le délibéré de séance.
L’adoption de ce voeu controversé n’a pas fait l’unanimité, y compris au sein de la majorité. Au total, huit conseillers s’abstiendront, dont certains considérés comme des fidèles du maire UMP, Claude Goasguen. « Il y a eu quelques échanges assez vifs, souffle un élu. Beaucoup de conseillers, notamment ceux de confession israélite, ont paru choqués. » A l’issue de la séance, une poignée d’entre eux ira réclamer des explications à Claude Goasguen.Mais la paternité du voeu ne revient pas au maire du XVI e . Derrière cette initiative, se trouve Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement Juppé (1995-1997) et député (UMP) du Maine-et-Loire. Depuis septembre, il est président de la chambre de commerce franco-arabe, actuel locataire du 93, rue Lauriston. « Le passé de l’adresse m’a tout de suite embarrassé, surtout que je suis responsable d’un organisme franco-arabe, explique le député. Ma requête partait d’une bonne intention : faire disparaître l’adresse de la honte. Je ne pensais pas déclencher cette controverse. »
Bien qu’adopté lundi le voeu ne sera pas pour autant présenté au prochain Conseil de Paris. Motif officiel : « Convaincre davantage sur ce sujet difficile. » De son côté, Hervé de Charette prévient : « Si l’adresse n’est pas modifiée, on déménage. » La polémique ne fait que commencer.Le Parisien - 04/03/09Pourquoi ne pas en faire un musée?
-
VIDEOS La cause de l'antisémitisme selon Jacques Attali (3 mars 2009) - Talmud
http://www.youtube.com/watch?v=xGbWU-77aaw


