A lire absolument! |
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Journal d'un négrier au XVIIIe siècle : Nouvelle relation de quelques endroits de Guinée et du commerce d'esclaves qu'on y fait (1704-1734)Publié en 1734 en Angleterre et aussitôt traduit en français l'année suivante, ce récit original d'un capitaine négrier anglais, retrouvé dans la bibliothèque de Tocqueville par Pierre Gibert, un des éditeurs de sa correspondance, apporte une information de première main sur la traite des Noirs entre la côte de Guinée et les Antilles. Grande carte de la Côte de Guinée.
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VIDEO Une école pour jeunes bisexuels, gays et lesbiennes aux USA - La décadence organisée n'a pas de limites...
http://www.youtube.com/watch?v=8GfiXcrw2TY
Cette vidéo ayant été supprimée sur Youtube, la voir en cliquant sur ce lien:
http://fr.altermedia.info/general/communautarisme-decadence-toujours-plus-loin_21515.html
Elle en vaut la peine...
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BAUDELAIRE - L'invitation au voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.Les Fleurs du mal - 1857
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Scandale à Riyad: une veuve de 75 ans condamnée à quarante coups de fouet et 4 mois de prison!!
Femme en Arabie saouditeEn condamnant à 40 coups de fouet une femme de 75 ans, la police religieuse veut montrer son pouvoir au moment où le roi annonce des réformes libérales...
Khamisa Sawadi, une veuve de nationalité syrienne, a été lourdement condamnée : 40 coups de fouets et quatre mois de prison, suivis d'une expulsion définitive d'Arabie saoudite. Son crime : avoir reçu chez elle deux jeunes hommes qui n'appartenaient pas à sa famille directe, en contravention avec les lois en vigueur.
Fahd al-Anzi et Hadiyan Bin Zein ont eux aussi écopé d'une peine de prison et de coups de fouet.
Le cas de Khamisa Sawadi, âgée de 75 ans, divise l'Arabie saoudite, au moment où le roi Abdallah vient d'annoncer des réformes libérales. «Encore une histoire absurde», s'indigne Hatoun al-Fassi, professeur à l'université du Roi-Saoud et militante de la cause des femmes. Dans la ville d'al-Shamli, au nord du royaume, les deux jeunes ont été arrêtés au moment où ils sortaient de la maison de Khamisa par la police religieuse, les mutawa, reconnaissables à leur barbe broussailleuse et à leur robe s'arrêtant au mollet.
Les deux «coupables» ont expliqué qu'ils faisaient les courses pour la vieille dame. L'un des deux, Fahd, est en outre le neveu du défunt mari de Khamisa. Mais la charia (la loi islamique), c'est la charia, indique un avocat interrogé par la presse, Me Ibrahim Zamazami. Certes, une femme de 75 ans n'est «habituellement pas considérée comme séduisante, reconnaît l'avocat, mais l'âge n'est pas une raison suffisante pour un acquittement». En revanche, les charges pourraient être rejetées en appel si Khamisa a bien été la nourrice de Fahd, comme celui-ci l'affirme, ce qui ferait de lui l'équivalent du fils de la vieille dame.
L'affaire Khamisa ne relève pas seulement du fait divers intégriste. «La police religieuse et les juges conservateurs ont probablement décidé de tester le nouveau ministre de la Justice», analyse Hatoun al-Fassi. Le roi Abdallah, profondément décidé à éliminer les éléments les plus radicaux, a récemment limogé le redouté chef de la police religieuse, connue sous le nom de Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice. Son remplaçant s'est aussitôt déclaré favorable au «pardon» plutôt qu'à la répression. Le monarque a aussi éliminé le ministre de la Justice et le chef du Conseil supérieur de la magistrature, Saleh al-Louhaidan, favorable à la «mise à mort» des dirigeants des chaînes satellitaires, diffusant des «spectacles immoraux».
Mais la «base» de ces deux institutions reste inchangée. Furieux, les mutawa ont montré leur puissance en investissant le Salon du livre de Riyad, apostrophant les orateurs libéraux dans les conférences quotidiennes. La veuve syrienne pourrait elle aussi faire les frais de leur campagne.
Le Figaro - 18 mars 2009
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Obama en baisse de popularité, plombé par Geithner
Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor, est devenu "toxique"Jeudi à Los Angeles, deuxième plus grande ville du pays, le président Obama et son long cortège ont eu du mal à se frayer un chemin. Certains y voient un symbole de la passe difficile que connaît actuellement le locataire de la Maison-Blanche. Sérieusement secoué par la crise économique et des premiers sondages en baisse, Obama comptait sur ce séjour sur le terrain pour se relancer.Son équipe a imaginé un « retour aux sources », c’est-à-dire à des exercices qui ressemblaient à sa campagne électorale victorieuse : visites de terrain, talk-show télé et forum avec de « vrais Américains ». Lors de cette rencontre dans un centre scolaire de LA, jeudi soir, Obama a même déclaré que c’était « bon d’être loin de Washington »…
Si son tout début de mandat avait été salué presque unanimement par les observateurs, l’annonce du projet de budget très ambitieux, mais prévoyant plus d’un billion de dollars de dépenses il y a deux semaines a provoqué les premières critiques. De la part des opposants républicains, bien entendu, mais aussi de la part de la frange la plus libérale (à gauche) du parti du président.
Mais c’est surtout le scandale AIG, en éclatant la semaine dernière, qui a semblé toucher directement Obama. La compagnie d’assurance, qui a reçu une aide du gouvernement dans une opération de sauvetage, a émis des « bonus » (un total de 165 millions de dollars) à certains de ses dirigeants.Obama a lui-même assuré qu’il s’agissait de « l’argent des contribuables américains » et que cela n’était pas acceptable.Cependant, on apprenait quelques heures après que le secrétaire au Trésor (l’équivalent du ministre des Finances), Timothy Geithner, n’avait pas stoppé la procédure alors qu’il participait aux négociations sur les aides fédérales. « Le secrétaire au Trésor Tim Geithner est-il devenu toxique pour l’administration Obama ? » demandait hier Doyle McManus, éditorialiste bien connu du « Los Angeles Times ». « Il est clairement devenu le problème d’Obama », reprend un observateur du monde washingtonien. « Geithner a déjà perdu toute légitimité aux yeux de Wall Street et ne semble pas à la hauteur de la situation. Au sein de la Dream Team d’Obama, il est en retrait. »
Dans une apparition au « Tonight Show », une émission de divertissement très populaire de la chaîne nationale NBC, jeudi soir, le président des Etats-Unis a renouvelé sa confiance à son ministre. « Il fait un excellent boulot. C’est un homme intelligent, il est calme et concentré », a-t-il dit. « Je ne crois pas que les gens réalisent le boulot qu’il a à faire, a repris Obama. Ce n’est pas seulement une crise bancaire, c’est la plus grave récession économique depuis la Grande Dépression. »Cette semaine, Geithner s’exprimera devant une commission de la Chambre des représentants sur l’affaire AIG et présentera les détails de son plan de sauvetage du système bancaire. Une occasion de se rattraper… ou de plomber un peu plus un président en quête d’un second souffle.Le parisien - 23 mars 2009


