Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Carla Bruni: de quoi se mêle-t-elle et à quel titre?

    Carla Bruni à ouagadougou.jpg

    Carla Sarközy a demandé lundi la libération de Aung San Suu Kyi, dans une "lettre ouverte au gouvernement de Birmanie", dont une copie a été transmise par l'Elysée aux agences de presse.

    "Nous savons désormais qu'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, risque d'être condamnée à nouveau à une peine d'emprisonnement qui, compte tenu de son état de santé, menace sa vie même", écrit la première dame de France, dans cette lettre datée de lundi et portant comme entête "Carla Sarkozy".

    "Au-delà de la situation politique en Birmanie, je profite de la position qui est la mienne et de l'écho dont cette lettre pourrait bénéficier pour me faire le porte-parole de tous ceux, dans mon pays, qui trouvent intolérable le sort réservé à cette femme", écrit-elle.

    Mme Sarközy rappelle que l'opposante birmane "n'a jamais connu de violence. Simplement, elle n'a jamais cessé de lutter, pacifiquement, pour la liberté", ajoute-t-elle.

    "L'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, persécutée depuis 1990, devait venir à son terme dans quelques jours. L'emprisonner, elle et tous les opposants au régime, c'est étouffer l'espérance de la démocratie en Birmanie", affirme-t-elle également.

    Selon Mme Sarközy, "c'est une question de simple humanité que de permettre à une femme malade d'être libre pour être soignée en toute confiance, alors que sa vie est clairement en danger".

    Privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années, Mme Suu Kyi, dirigeante de l'opposition birmane et prix Nobel de la Paix en 1991, devait voir sa période d'assignation à résidence expirer le 27 mai.

    Mais depuis lundi, elle est de nouveau jugée, à huis clos dans une prison au nord de Rangoun, pour avoir laissé un Américain séjourner chez elle en violation des termes de son assignation à résidence.

    Aung San Suu Kyi est passible de trois à cinq ans de prison si elle est condamnée pour cette affaire, ce qui l'excluerait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte entend organiser en 2010.

    L'armée est au pouvoir depuis 1962 en Birmanie.

    AFP. 18/05/09

    Ingérence intolérable dans les affaires intérieures de la Birmanie, Etat souverain et indépendant

  • Turquie: une jeune femme grièvement mutilée parce que soupçonnée d'infidélité conjugale...

    La jeune femme a été retrouvée dans un terrain vague. Le nez et les oreilles tranchées. Une Turque de 23 ans a été grièvement mutilée parce que sa famille la soupçonnait de tromper son mari. Ce crime d'honneur est rapporté "avec indignation" ce dimanche dans la presse turque.
     
    Les faits se sont produits samedi à Agri, (Mont Ararat), une province turque peuplée majoritairement de Kurdes. La victime, qui a également été blessée au ventre a été immédiatement hospitalisée. La jeune femme se trouve dans un état critique.


    Selon les journaux Milliyet et Hürriyet, des membres de la famille de l'époux de la victime ont torturé la jeune femme et lui ont infligé des mutilations "atroces" avant de l'abandonner à la mort. Huit suspects ont été interpellés par la police. Le mari de la victime est en cavale.
     
    Ces dernières années, le gouvernement et les associations turques ont accru leurs efforts pour éradiquer la pratique des crimes d'honneur qui fait de nombreuses victimes chaque année. Mais les sondages montrent que ces violences jouissent encore d'une large tolérance dans le sud-est anatolien à majorité kurde, où elles sont le plus souvent commises.

    carte-turquie-ankara-2361983_1378.jpg

    La pratique a parfois pris une telle ampleur que des femmes ont été tuées pour avoir discuté avec des étrangers, demandé la diffusion d'une chanson à la radio ou même pour avoir été les victimes d'un viol...

    La Turquie, sous la pression de l'Union européenne, a renforcé les peines contre les auteurs de crimes d'honneur qui peuvent désormais être condamnés à la prison à vie...

    LCI.fr - 17 mai 2009

    Une preuve de plus que la Turquie ne doit pas faire partie de l'Europe

  • Portrait d'un trans - "Fier de l'être et bien dans sa peau" mais...

    Il est né avec des chromosomes XX (femme) mais vit en homme dans la vie de tous les jours.

    R., 28 ans est un "trans". "Fier de l'être et bien dans sa peau", précise-t-il. Bien loin des images sensationnalistes véhiculées dans les médias où le terme est, selon lui, trop souvent associé à la prostitution, au porno, au mal-être ou à telle personnalité du show bizz exubérante.
     
    R. est enseignant en banlieue parisienne. Petit, il ne s'est jamais senti ni garçon, ni fille. A l'adolescence, profondément féministe, il joue sur les deux tableaux "pour provoquer des réactions", "pour sortir des clichés du rose ou du bleu", s'habillant super sexy et assumant les tâches traditionnellement dévolues au "sexe fort" comme porter les choses lourdes. Et puis, R. entend parler des "trans".

     
    Il a suivi un traitement hormonal mais ne s'est pas fait opérer. Aujourd'hui, il se considère comme masculin, c'est un trans "F to M", comprendre femme devenue homme. Physiquement, et dans la tête. Même si ses papiers d'identité disent le contraire. Pour la République, R. est toujours une femme. "Si je suis contrôlé, je me retrouve face à de gros problèmes", explique-t-il. Les exemples affluent. Dernier en date : prouver que le chèque de caution qu'il signait pour le bail de sa location n'avait pas été volé. "J'ai dû expliquer au propriétaire quelle était ma situation. Il a été relativement compréhensif mais a quand même appelé ma mère une heure durant pour lui demander qui j'étais...", raconte-t-il. 
     
    Pourquoi ne pas changer d'identité ? "Parce que c'est cher, c'est long et qu'on doit passer devant une cohorte d'experts médicaux qui devront vérifier les modifications corporelles et si on colle à l'image qu'ils se font d'un trans". Des procédures vécues comme des humiliations.

    Sur la liste des maladies mentales
     
    Première étape dans le processus de "transition" d'un sexe vers l'autre : aller consulter un psy : pour commencer une prise d'hormones, pour décider d'une opération chirurgicale. "Nous voudrions que le passage par le psy ne soit plus une étape obligée pour entamer notre parcours", revendique R. C'est comme si une femme qui souhaite avoir un enfant devait consulter un psy pendant des années avant d'avoir le droit de tomber enceinte !",* compare-t-il. La transexualité ne devrait bientôt plus figurer sur la liste des maladies mentales, comme c'était le cas pour l'homosexualité jusqu'en 1992.

    Dans son discours, revient toujours ce droit à la diversité. Sous-jacent, omniprésent. "De la même façon que les blancs ont décidé de la vie des noirs, lors de l'apartheid notamment, les bios (les hétéros, NDLR.) décident aujourd'hui de la vie des trans", déplore-t-il. R. ne veut pas être intégré dans la société. Il est déjà "dans la société".

    LCI.fr - 17 mai 2009

    * Comparaison des plus douteuses...

  • John Demjanjuk restera en prison - Camp de Sobibor en Pologne

    SobiborMuseum construit en 1993.jpg
    Camp de Sobibor - Musée construit en 1993
    chapelle de Sobibor.jpg
    Chapelle du village de Sobibor
    Gare de Sobibor.jpg
    Gare terminus du village de Sobibor
    Le camp, construit près de la gare en mars 1942, a été utilisé par les Nazis de mai 1942 à octobre 1943.  
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    De nombreux criminels de guerre nazis ont échappé à la justice allemande en raison d'un relâchement de la traque à partir des années 1970. Mais John Demjanjuk, lui, attendra son éventuel procès en détention.

    Tous les obstacles sont désormais levés. La justice allemande a estimé que John «Yvan» Demjanjuk, ancien gardien du camp nazi de Sobibor pendant la Seconde Guerre mondiale, était apte à rester en prison en attendant son éventuel procès pour son implication dans la mort de 29 000 Juifs. À moins d'une subite dégradation de sa santé physique ou mentale, ce qui sera sans doute le dernier grand procès de criminel nazi devrait donc avoir lieu en Allemagne. Cependant, de nombreux Nazis recherchés sont passés au travers des mailles de la justice allemande, qui n'a pas toujours fait preuve d'une grande diligence.

    «Ces dernières années, les poursuites judiciaires contre les criminels nazis en Allemagne ont souffert d'un manque de volonté», estime Efraim Zuroff, directeur de centre Wiesenthal de Jérusalem et l'un des derniers grands chasseurs de nazis encore en activité.

     

    90 % des criminels de guerre nazis non jugés

     

    Dans l'après-guerre immédiate, les forces d'occupation de l'Allemagne organisent à Nuremberg le procès des 24 principaux responsables du régime nazi. En 1952, lorsque la pression des alliés occidentaux pour pourchasser les criminels s'émousse, la justice allemande s'endort. Jusqu'en 1958, lorsque dix responsables de la Gestapo sont jugés à Ulm. La même année est créé le centre de Ludwigsburg, chargé d'élucider les crimes nazis. Les années 1960 sont marquées par plusieurs grands procès, dont ceux des crimes commis à Auschwitz, Treblinka et Majdanek. L'Allemagne fait son examen de conscience à travers ces procès spectaculaire. Mais peu à peu elle renonce à la traque systématique et sans relâche des auteurs des crimes.

    Le nombre des criminels traduits devant les tribunaux décline d'année en année. Depuis 1945, la justice allemande a condamné quelque 6 500 criminels de guerre nazis à des peines plutôt sévères mais, pendant la même période, les enquêteurs ont lancé 106 000 procédures : 90 % des criminels n'ont pas été traduits en justice. « Ils ont tranquillement élevé des lapins et des truites aux États-Unis ou en Amérique latine, écrit le grand juriste de la Süddeutsche Zeitung, Heribert Prantl. «La compréhension pour les criminels nazis était plus grande que la disposition à leur faire assumer la responsabilité de leurs crimes.»

    Le Conseil central des juifs en Allemagne se félicite que Demjanjuk soit enfin traduit en justice. Il y voit l'une des dernières occasions d'établir des faits concrets pour nourrir la mémoire des générations futures. Cependant, Charlotte Knobloch, sa présidente, déplore «l'indulgence» des enquêteurs à l'égard des criminels qui a coûté un temps précieux à la justice. «Une grande partie de la population de l'Allemagne d'après-guerre a enfoui la vérité effrayante des crimes nazis en estimant que l'on avait suffisamment œuvré pour la justice avec les grands procès», affirme Knobloch. Kurt Schrimm, enquêteur en chef du centre de Ludwigsburg et fer de lance d'une nouvelle génération de juristes plus motivés, rejette les accusations de lenteur. Schrimm se dit persuadé qu'il obtiendra la condamnation de Demjanjuk.

    Le Figaro - 14 mai 2009

  • Berlusconi ne veut pas d'une Italie multiethnique!

    Des clandestins refoiulés arrivent en Libye.jpg
    Des clandestins refoulés d'Italie manifestent leur colère à Tripoli - 7 mai 2009
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Les propos de Silvio Berlusconi, qui a rejeté l'idée d'une Italie multiethnique pour justifier des reconduites en Lybie, suscitent la polémique.

    Fram est désespéré. Cet adolescent gambien de 17 ans a dépensé toutes les économies que sa tante lui avait données pour gagner l'Angleterre. Vendredi, avec 226 autres clandestins, il a été ramené en Libye par des ­garde-côtes italiens. Leur embarcation avait été arraisonnée en haute mer, sur indication des autorités maritimes libyennes. C'était la première fois que Tripoli acceptait de reprendre des immigrés partis de son territoire. En deux jours, plus d'un demi-millier de clandestins interceptés en mer ont été refoulés vers ce pays.

    Ces opérations ont suscité une vive polémique. Le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni (Ligue du Nord) parle de «décision historique»: pour la première fois, Tripoli applique l'accord bilatéral sur la régulation des flux d'immigration. De Charm el-Cheikh où il se trouvait mardi, Silvio Berlusconi a affirmé que ces arrivages massifs de clandestins par voie maritime en Italie «ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d'une stratégie délibérée de bandes criminelles planifiant ces transferts de manière scientifique». Il refuse que l'Italie, avec 7 % de population immigrée, ne devienne multiethnique.

    Sur les 26 800 clandestins entrés l'an dernier en Italie, 23 000 étaient arrivés par la mer. Quelque 6 000 l'ont fait depuis le début de l'année : 85 % d'entre eux ont débarqué sur l'île de Lampedusa.

    Le pays consacre un effort important pour contrôler ses côtes. Plus d'un demi-millier de garde-côtes, vedettes et unités de la marine patrouillent en permanence dans le canal de Sicile.

    Lundi soir, le patrouilleur Spica a débarqué à Porto Empedocle (Sicile) 69 immigrés - dont seize femmes - recueillis la veille dans les eaux sous juridiction maltaise, mais dont ni La Valette ni Tripoli n'avaient voulu.

    Le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini a transmis à Bruxelles un dossier accablant sur l'internement dans les camps de transit maltais, dans des conditions d'une dureté sans équivalent en Italie. Il réclame une réunion extraordinaire de l'Union européenne pour endiguer l'afflux d'immigrés et «ne pas laisser l'Italie seule».

    Silvio Berlusconi de son côté en discutera avec Mouammar Kadhafi lors de sa venue en Italie, les 11 et 12 juin.

        Le Figaro - 12 mai 2009