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  • Honteux: un reclassement en Hongrie pour 425 euros par mois

    Un poste de magasinier en pour 5 100 euros par an en CDD : cette offre d'emploi a été faite par le fabricant de pots d'échappement Bosal, à Annezin (Pas-de-), à ses salariés. Un poste de responsable qualité est également à pourvoir dans des conditions quasiment identiques.

    L'annonce a provoqué un tollé chez les salariés en CDI qui ont en moyenne, selon le délégué Didier Beauchet, une quinzaine d'années d'ancienneté dans cette entreprise, en liquidation judiciaire depuis le 10 juillet.

    «Le coût de la vie est quand même plus élevé que ça, a-t-il lancé mardi après un comité d'entreprise. C'est honteux».

     298 licenciements

    La liquidation du site de Bosal à Annezin, qui employait 386 salariés, a entraîné le licenciement de 298 personnes. Ils sont 88 à avoir pu retrouver du travail sur place grâce à une offre de reprise d'un ancien responsable marketing qui va transformer l'entité en plateforme de distribution des produits Bosal pour la France.

    Les élus syndicaux jugent ces propositions illégales alors que la direction souligne au contraire qu'elle est «obligée» par la loi de proposer des postes vacants «dans le monde entier».

    Le gestionnaire de transition de la société, Jean-Marc Wieczorek, nommé jusqu'au 15 septembre par le liquidateur et les administrateurs judiciaires, a expliqué que deux postes en Hongrie avaient effectivement été proposés. Mais il a ajouté qu'il y avait aussi trois postes de commerciaux basés en région parisienne.

    Une polémique similaire avait eu lieu en mai : la société Carreman à Castres avait proposé à des salariés licenciés des emplois rémunérés 69 euros brut mensuels à Bangalore (Inde), où elle possède un établissement, conformément... à la loi.

    Une obligation légale, pour l'instant

    A l'inverse, le fabricant français de chaussettes Olympia a été condamné en mai à verser 2,5 millions d'euros à 47 salariés pour ne pas leur avoir proposé un reclassement en Roumanie. Evoquant cette obligation légale, Jean-Marc Wieczorek dénonce le «mille-feuilles du code du travail». «On répond à une obligation administrative par une procédure administrative», explique-t-il.

    Un texte, obligeant une entreprise qui procède à un licenciement économique à assortir les offres de reclassement à l'étranger d'une «rémunération équivalente» à un salaire français, a été adoptée fin juin en première lecture par l'Assemblée nationale. Mais il n'est pas encore entré en vigueur.

    Le Parisien - 28 juillet 2009

    Ca sert à ça, l'Europe? A délocaliser légalement des ouvriers français? A transférer des "esclaves" blancs d'un pays à l'autre?

    Comment pourraient-ils aller vivre avec leurs familles dans un pays dont ils ne connaissent même pas la langue?

    Cette volonté de déracinement n'est pas innocente...

  • Les mystères de la Lanterne

    La Lanterne avec motos 27.07.jpg

    Nicolas Sarközy a suivi mardi le conseil de "repos relatif" qui lui a été prodigué par les médecins après son malaise, en passant sa journée à La Lanterne, à Versailles où il prépare le Conseil des ministres, le dernier avant les vacances.

    Victime d'un malaise dimanche alors qu'il faisait un jogging et hospitalisé jusqu'au lendemain au Val-de-Grâce, le chef de l'Etat a préféré reporter le déplacement au Mont Saint-Michel initialement programmé mardi.

    Pour autant, Nicolas Sarközy "se porte très bien", assure l'Elysée.

    "Il suit ses dossiers depuis la résidence de La Lanterne, où il prépare le Conseil des ministres de mercredi, qui sera chargé", avec notamment l'examen des ordonnances sur le redécoupage électoral, le statut de La Poste et la réforme des chambres de commerce, indique-t-on de même source.

    Pour le moment, aucune précision n'a été donnée sur la date du départ en vacances du chef de l'Etat, qui avait prévu de longue date de prendre cette semaine la direction de la côte varoise pour rejoindre la maison de son épouse au Cap Nègre.

    Tout au long de la journée de lundi, Nicolas Sarközy a reçu des "messages de prompt rétablissement" de nombreux dirigeants étrangers, a précisé la présidence, citant ses homologues Barak Obama (Etats-Unis), Hosni Moubarak (Egypte), Abdelaziz Bouteflika (Algérie), Paul Biya (Cameroun), ainsi que les responsables européens Angela Merkel, Silvio Berlusconi, José Luis Zapatero...

    Lundi à sa sortie de l'hôpital du Val-de-Grâce, le chef de l'Etat, accompagné de Carla Bruni, est apparu tout sourire, entouré de médecins qu'il a salués chaleureusement.

    Dans la presse, son malaise continue de susciter un vif intérêt, plusieurs médias s'interrogeant à la fois sur sa nature réelle - en dépit des informations apaisantes publiées la veille par l'Elysée - et ses conséquences possibles sur le fonctionnement de la présidence.

    Selon le bulletin de santé communiqué lundi par l'Elysée, il n'y a "pas de cause" ni de "conséquences cardiologiques" au malaise présidentiel.

    Mais des déclarations du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre évoquant "un accident cardiaque" ont semé le trouble, contraignant ce dernier à faire dans la foulée une mise au point.

    "Je peux vous dire que le président n'a pas eu de malaise cardiaque", a assuré mardi le secrétaire d'Etat aux Collectivités Alain Marleix. "Il n'en a jamais été question", a-t-il insisté, estimant que M. Lefebvre avait fait un "lapsus".

    AFP. 28.07.09

     

  • A Athènes, des militants nationalistes "nettoient" les quartiers de clandestins afghans

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    Le Parthénon
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    "M.Berlusconi, il les renvoie bien, ses clandestins, pourquoi on ne ferait pas la même chose ?" Pour Haralambos Drakoulis, vendeur d'électroménager dans le centre populaire d'Athènes, trop c'est trop : la Grèce doit tarir l'afflux de migrants.

    Dans son quartier d'Agion Pantéleïmon, des habitants appuyés par des militants d'extrême droite ont organisé la riposte. A coup de rondes musclées, et sans jamais être ennuyés par la police, ils ont fait fuir les Afghans qui depuis des mois campaient dans la rue ou chez des marchands de sommeil. La communauté, estimée à quelque 2 000 personnes, s'est repliée quelques rues plus loin.

    "Nous rasons les murs. C'est si dur que des familles seraient prêtes à repartir pour l'Afghanistan. Mais même pour ça, on ne nous aide pas", se plaint Zahir Mahmadi, un ancien militaire demandeur d'asile, qui tente d'aider ses compatriotes. La Grèce, qui refuse toute régularisation à ceux arrivés après 2005, "ne nous donne pas de papiers. Même à 25 euros par jour il n'y a plus de travail sur les chantiers. Qu'ils nous laissent au moins continuer en Europe !" s'indigne-t-il. Le gouvernement appelle les partenaires du Nord à "partager le fardeau" migratoire que la géographie fait peser sur le Sud.

    CAMPS DE "RÉCEPTION"

    S'il se satisfait de voir son quartier "nettoyé", M. Drakoulis n'approuve pas la méthode. "Ce n'est pas mon genre. Et puis à force de tabasser les gens, ils vont riposter", s'inquiète-t-il. Dans l'immédiat, les militants anarchistes et d'extrême gauche ont trouvé là une nouvelle cause. Quelque 2 000 d'entre eux ont manifesté à la mi-juillet pour tenter de reprendre la place, mais se sont heurtés à un cordon de néonazis, puis de policiers, et le face-à-face a dégénéré en échauffourées.

    Depuis des années, le laisser-aller tient lieu depuis de politique migratoire. La tension monte aussi dans le quartier touristique du marché, au pied de l'Acropole. A l'approche de l'été, après la mobilisation des usagers contre la "ghettoïsation" de la zone et un raid de têtes rasées contre un squat de sans-papiers, la police est intervenue.

    Les indésirables sont partis plus loin. Certains réussiront peut-être à gagner Calais, d'autres se retrouvent entassés dans des postes de police. Selon un récent rapport du Conseil de l'Europe, le risque de mauvais traitements y est "considérable". Les autorités ne reconnaissent que des écarts isolés.

    Aux élections européennes de juin, le petit parti d'extrême droite Laos a obtenu 7 % des voix. Le gouvernement conservateur a durci son arsenal. La durée de détention pour entrée clandestine est doublée à six mois, reconductibles jusqu'à un an. La peine maximale pour les passeurs est portée à 25 ans (cinq auparavant). Le ministère de l'intérieur a annoncé l'aménagement de camps dits "de réception" (immédiatement baptisés "de concentration" par les ONG de défense des immigrés), et l'organisation de renvois par avion.

    "Il y a un malentendu sur la nature et l'ampleur du problème. L'image de hordes venues d'Asie pour prendre le pays d'assaut n'est pas juste", juge Anna Triantaphyllidou, chercheuse sur l'immigration à la Fondation grecque de politique étrangère Eliamep. Elle estime les dernières vagues d'arrivées clandestines depuis 2007 à 50 000 personnes, et les sans-papiers à quelque 300 000. Dans l'immédiat, les rares chiffres officiels attestent d'un tassement de l'immigration : 3 988 arrestations ont été recensées aux frontières maritimes pour le premier semestre, contre 15 315 en 2008 et 9 240 en 2007.

    Le Monde - 27 juillet 2009- (Intérim)

  • Le "traître génétique"!

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    Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi

    Le procureur général de Paris Laurent Le Mesle a demandé au bâtonnier de Paris Christian Charrière-Bournazel d'ouvrir une enquête sur des propos qu'aurait tenu Francis Szpiner, avocat de la famille d'Ilan Halimi, après le procès du "gang des barbares", a-t-on appris auprès du bâtonnier.

    Dans un article publié le 23 juillet dans Le Nouvel Observateur, Me Szpiner qualifiait notamment l'avocat général au procès, Philippe Bilger, de "traître génétique". Me Szpiner, ancien avocat de Jacques Chirac et d'Alain Juppé, s'en prenait également à ses confrères de la défense, des "connards d'avocats bobos de gauche", selon lui.

    M. Le Mesle a réagi à cette article en demandant par courrier au bâtonnier de Paris d'ouvrir une enquête. "J'ai bien reçu cette lettre, je n'ai pas encore pris ma décision", a indiqué à l'AFP Me Charrière-Bournazel, confirmant une information du Nouvel Obs.com. C'est au seul bâtonnier qu'il revient d'engager d'éventuelles poursuites disciplinaires contre un avocat.

    Me Szpiner n'a pu être joint par l'AFP.

    AFP. 27.07.09

  • Obama s'est planté sur le "racisme anti-noir" de la police

    Gates crie au racisme anti-noir.jpg
    Henry Louis Gates Jr a déclenché avec son ami Obama une polémique raciale sans fondement
    Les vrais racistes, ce sont eux!
    Les enregistrements des échanges verbaux entre un policier et ses collègues lors de l'arrestation d'un professeur noir de Harvard (Massachusetts, nord-est) qui a déclenché une vive polémique aux Etats-Unis, laissent penser à un banal fait divers sans connotation raciale.

    Les enregistrements ont été rendus publics lundi par la police de Cambridge, commune dans laquelle a eu lieu l'arrestation de Henry Louis Gates Jr., une sommité en matière d'études afro-américaines, le 16 juillet.

    Lundi, la Maison Blanche a dit espérer réunir autour d'une bière M. Gates, le sergent Crowley et le président Obama qui avait qualifié le comportement de la police de Cambridge de "stupide".

    Sur les enregistrements, le policier indique à ses collègues que M. Gates ne "veut pas coopérer" et il ajoute: "envoyez des renforts". La voix du professeur est inaudible.

    A aucun moment toutefois, les échanges ne portent sur la couleur de peau du suspect.

    Selon le premier rapport de police, M. Gates se serait exclamé: "Voilà comment on traite les Noirs aux Etats Unis", au moment de son arrestation.

    Les enregistrements contiennent, par ailleurs, la conversation téléphonique entre les services d'urgence de la police et la femme qui les avait appelés pour signaler deux hommes au comportement inhabituel.

    La femme, dont l'identité n'a pas été révélée, précise aux enquêteurs ne pas être certaine qu'il s'agit d'un cambriolage. Elle ajoute que, selon elle, les deux hommes, qu'elle voit tenter d'ouvrir la porte de la maison à coup d'épaule, pourraient bien en être les locataires.

    Cette version a été confirmée par M. Gates qui, après l'incident, a expliqué avoir dû forcer sa porte d'entrée parce qu'il avait perdu ses clefs. Il était accompagné d'un chauffeur de taxi.

    A aucun moment toutefois la femme ne mentionne la couleur de peau des deux personnes qu'elle décrit aux policiers par téléphone.

    "Je vois deux hommes qui tentent de s'introduire dans une maison", dit la femme, avant d'ajouter: "Je ne sais pas s'ils habitent ici ou s'ils ont juste un problème de clefs, mais j'ai vu que l'un d'eux a ouvert la porte à coups d'épaule."

    La police lui demande alors: "Sont-ils blancs, noirs, ou hispaniques?". Ce à quoi la femme répond: "L'un d'eux a l'air plutôt hispanique, mais je ne peux pas l'affirmer, et je n'ai pas vu celui qui est entré."

    AFP. 27.07.09