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  • VIDEOS Massacre de Sabra et Shatila

    http://www.dailymotion.com/video/x3ubog_1982massacre-de-sabra-et-chatila_politics

    http://www.dailymotion.com/video/x3ynpu_sabra-et-chatila-retour-sur-un-mass_news

  • Massacre de Sabra et Shatila le 16 et 17 septembre 1982

    Sabra et Shatila 16-17 sept.jpg
    Exemple des images découvertes par ceux qui entraient dans le camp le 18 septembre, au lendemain du massacre
    Les personnes assassinées étaient des hommes âgés, des femmes et des enfants. Un massacre avait eu lieu. Le nombre de morts était estimé à plusieurs milliers.

    Que s'y était-il produit ? Qu'est-ce qui avait pu provoquer ce type de massacre inhumain ? Qui avait fait cela ?

    C'étaient les questions qui ponctuaient le silence du matin après que le massacre se soit arrêté. On se pose encore aujourd'hui ces questions, plus de deux décennies après les événements.

    Pour essayer de répondre à ces questions, relisons une nouvelle fois l'histoire :

    Le 6 juin 1982, l'armée israélienne a envahi le Liban dans ce qu'elle a décrit comme étant des "représailles" pour la tentative d'assassinat sur l'ambassadeur israélien à Londres, Argov, le 4 juin. L'invasion, appelée ensuite "Opération Paix en Galilée", a progressé rapidement.

    Le 18 juin 1982, Israël avait cerné les forces armées de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) dans la partie occidentale de la capitale libanaise. Un cessez-le-feu, négocié par l'envoyé des Etats-Unis, Philip Habib, a eu comme conséquence l'évacuation de l'OLP de Beyrouth le 1er septembre 1982.

    Le 11 septembre 1982, le ministre de la défense israélien, Ariel Sharon, l'architecte de l'invasion, a annoncé que "2.000 terroristes" étaient restés à l'intérieur des camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth.

    Le mercredi 15 septembre, le lendemain de l'assassinat du chef de la milice phalangiste alliée des Israéliens et président élu libanais, Bashir Gemayel, l'armée israélienne a occupé Beyrouth-Ouest, "encerclant et bouclant" les camps de Sabra et Shatila, où vivaient des civils libanais et palestiniens. Israel a justifié son initiative dans Beyrouth-Ouest par un besoin de maintenir l'ordre et la stabilité après l'assassinat de Gemayel.

    Cependant, plusieurs jours plus tard, Ariel Sharon a déclaré à la Knesset, le parlement israélien : "Notre entrée dans Beyrouth-Ouest était destinée à faire la guerre contre l'infrastructure laissée par les terroristes."

    L'armée israélienne a alors désarmé, dans la mesure où elle le pouvait, les milices anti-Israéliennes à Beyrouth-Ouest, alors qu'elle a laissé ses armes aux milices phalangistes chrétiennes de Beyrouth.

    A midi, le 15 septembre 1982, les camps de réfugiés étaient complètement encerclés par des tanks et des soldats israéliens, qui ont installé des points de contrôle aux endroits stratégiques et aux carrefours autour des camps afin d'en surveiller toutes les entrées et les sorties.

    En fin d'après-midi et toute la soirée, les camps ont été bombardés.

    Le jeudi 16 septembre 1982 vers midi, une unité d'environ 150 Phalangistes armés (c'est ce que prétend Israël) est entrée dans le premier camp.

    Pendant les 40 heures suivantes, les membres de la milice phalangiste ont violé, tué et blessé un grand nombre de civils non armés, dont la plupart étaient des enfants, des femmes et des personnes âgées à l'intérieur des camps encerclés et bouclés. L'estimation des victimes varie entre 700 (chiffre officiel des Israéliens) et 3.500.

    Les victimes et les survivants des massacres n'ont jamais eu droit à une enquête officielle sur la tragédie, puisque la Commission Kahan d'Israel n'avait pas de mandat juridique et n'avait pas de pouvoir judiciaire.

    Ce massacre est considéré comme le seul massacre sanglant de l'armée terroriste israélienne et il revendique la participation d'alliés, mais on peut penser qu'il ne sera pas le dernier. En particulier, après ce que nous avons vu dans la dernière guerre israélienne contre le Liban.

    Si les Américains ont préparé avec agitation l'anniversaire du 11 septembre, beaucoup d'habitants du camp de Shatila et de son voisin plus petit Sabra ont redouté la date importante de samedi qui marquera 24 ans de souffrance et d'enquête futile de la justice.

    Pour les Palestiniens, ce sera certainement un rappel bien loin des cérémonies de New York et de Washington où les responsables américains ont dit au monde que leur fameuse puissance militaire allait s'assurer que la justice pour les victimes triompherait du mal quel qu'en soit le prix.

    Les survivants palestiniens des massacres de 1982 se réuniront probablement pour entendre des discours à l'endroit où leurs proches ont été enterrés dans des fosses communes : une parcelle vide et poussiéreuse signalée par un pathétique monument provisoire en parpaings.

    Mais, le monde n'observera pas une minute de silence pour les victimes innocentes de Sabra et Shatila, ni de reportages au sujet des survivants et de leur existence malheureuse sur les lieux de ce crime horrible.
    Alterinfo- 16 septembre 2009

  • Rachid Ramda - attentats terroristes de 1995 à Paris - ouverture du procès en appel

    Evacuation des blessés 2005.jpg
    Evacuation des blessés - métro Saint-Michel - 25 juillet 1995
    Croquis d'audience Rachid ramda algérien.jpg
    Croquis d'audience - Rachid Ramda - 16 septembre 2009
    (Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

    "Célibataire", "sans emploi" : l'islamiste algérien Rachid Ramda a réduit les présentations au strict minimum mercredi au premier jour de son procès en appel pour son implication dans les attentats de 1995 à Paris, dont celui de la station Saint-Michel (8 morts, 150 blessés).

    L'accusé, qui a fait appel de sa condamnation à la prison à vie en 2007, ne devait être interrogé sur les faits qu'à partir de jeudi par la cour d'assises spéciale de Paris.

    Profil aquilin encadré d'une barbe noire soigneusement taillée, Rachid Ramda, appuyé sur des béquilles en raison d'une entorse, s'est exprimé en arabe pour décliner son identité.

    Arrêté le 4 novembre 1995 à Londres, il n'avait été extradé de Grande-Bretagne que dix ans plus tard, au terme d'une longue bataille de procédure.

    Le 26 octobre 2007, il a été condamné à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, conformément aux réquisitions de l'avocat général qui avait demandé la peine maximale.

    Un verdict que les victimes des attentats et leurs familles, venues en nombre pour l'ouverture de l'audience, espèrent voir confirmé en appel mais avec peu d'espoir d'en apprendre plus sur les faits. Plusieurs d'entre elles exhibaient devant la salle des assises les photos de leurs proches disparus.

    Rachid Ramda, reconnu coupable en première instance de complicité d'assassinats et de tentatives d'assassinats pour l'attentat meurtrier du 25 juillet 1995 à la station Saint-Michel, et deux autres perpétrés en octobre de la même année aux stations Maison-Blanche et Musée d'Orsay, faisant des dizaines de blessés, a toujours nié avoir financé les attentats pour le compte du Groupe islamique armé (GIA) algérien.

    "S'il avait quelque chose à dire, il l'aurait déjà dit lors du premier procès, c'est un grand manipulateur et on se serait bien passé d'un second procès qui nous replonge dans ce drame", a confié avant l'ouverture de l'audience Mireille Glorion, dont la fille Sandrine, 24 ans, a été tuée dans l'attentat de Saint-Michel.

    Toutes procédures confondues, il s'agira du dixième et certainement dernier procès lié aux attentats islamistes de 1995 à Paris.

    Dernière occasion aussi pour la défense de faire valoir sa thèse d'une "manipulation" orchestrée par les services secrets algériens de l'époque, qui auraient délibérément mis les enquêteurs français sur de "fausses pistes" pour mettre hors jeu certains opposants après l'interdiction du Front islamique du salut (FIS) en 1992.

    Les deux avocats de Rachid Ramda comptent cette fois s'appuyer sur les derniers développements de l'enquête sur la mort des sept moines de Tibehirine en 1996 en Algérie : l'hypothèse qu'ils aient été victimes de tirs d'hélicoptères militaires après leur enlèvement, et non de djihadistes, a été récemment avancée par l'attaché de Défense français à Alger à l'époque des faits.

    "Les moines ont été enlevés cinq mois après le dernier attentat parisien, c'est un aspect qui n'a jamais été exploré dans le dossier Ramda", a avancé Me Anne-Guillaume Serre, l'un des avocats de l'accusé.

    La défense ne pourra guère compter sur d'éventuelles révélations de Jean-Louis Debré, ministre de l'Intérieur à l'époque des attentats et aujourd'hui président du Conseil constitutionnel. Cité comme témoin, il a répondu qu'il ne pourrait se rendre disponible.

    AFP. 16.09.09

  • 70 ans après, un don de tableaux indemnisé!

    Une famille juive qui avait fait don en 1939 de trois tableaux de maîtres à la France pour obtenir, en vain, la nationalité française, vient d'obtenir réparation et sera indemnisée à hauteur de 1,37 million d'euros, a-t-on appris mardi auprès de l'avocate de cette famille.

    Le principe d'une indemnisation a été accordé début août par la Direction des Musées de France au ministère de la Culture à Grete Heinz, 82 ans, citoyenne américaine et fille du donateur, a indiqué Me Corinne Hershkovitch citant une lettre du ministère en ce sens et confirmant une information parue dans Le Monde daté de mercredi.

    Le ministère de la Culture n'a pu de son côté être joint...

    L'histoire remonte à 1938 lorsque Friedrich Unger, industriel déchu de sa nationalité autrichienne parce que juif, vient en France avec sa famille et celle de son associé Otto Anninger. Il veut s'y installer, parlant français et admirant la France. Ses biens, dont sa collection de tableaux, sont bloqués en douane.

    Décidé à s'installer à Aurillac (Cantal), l'industriel demande la nationalité française. Après plusieurs démarches, on lui fait comprendre qu'un "geste" serait bienvenu, indique l'avocate.

     M. Unger écrit alors qu'il serait "très heureux en sa qualité de Français" de faire don de trois toiles, une "Nature morte aux instruments de musique", de Pieter Claesz (XVIe), une "Nature morte aux fleurs" de Jan de Heem II (XVIIe) et "La famille de Darius aux pieds d'Alexandre" de Francesco Trevisani (XVIIIe), aujourd'hui au musée du Louvre.

    La procédure de don s'effectue en un temps record. Le don est accepté le 4 avril 1939 par le directeur des Beaux-Arts, confirmé par décret présidentiel le 24 mai.

    Le 7 septembre, l'industriel reçoit un refus à sa demande de naturalisation, "en raison de son irrecevabilité" car le délai de trois ans de séjour n'est pas accompli.

    M. Unger, qui se trouvait alors à New York, y restera et fera venir sa famille et son associé. Lui-même demandera jusqu'à sa mort en 1954, puis ensuite son épouse, à récupérer les tableaux, étant devenus américains.

    Sa fille, qui a repris le dossier, a accepté au fil de ses démarches le principe d'une indemnisation et voudrait que la "mémoire de son père" puisse être célébrée dans les cartels des tableaux, selon son avocate.

    AFP. 15.09.09

     

  • JEUX - Une rencontre très singulière

    Sir Willis fait un retour aux sources en allant se promener sur les bords de la Tamise. C'est alors qu'il rencontre une vieille connaissance qui le reconnaît:

    - Willis, comment vas-tu? Quand je pense qu'on ne s'est pas vu depuis quinze ans!

    - Je vais très bien, répond Sir Willis, et toi?

    - J'ai épousé une personne que tu ne connais pas. Et je te présente ma fille.

    Sir Willis regarde la jeune fille et lui demande son nom.

    - Je porte le même prénom que ma mère, répond timidement la jeune fille.

    - Alors, bonjour Victoria! répond tout de suite Sir Willis.

    Comment a-t-il trouvé ce prénom si facilement?

     

  • Babylone: des dégâts considérables causés par le vandalisme des Américains

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    Code d'Hammourabi (Musée du Louvre)
    Babylone voie processionnelle Lions musée de pergame.jpg
    Lions de la Voie processionnelle (Musée de Pergame à Berlin)
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)
    Babylone est certainement le site archéologique le plus important au monde. Elle a été la capitale des deux plus célèbres rois de l’antiquité, Hammourabi (1792-1750 av. JC) qui introduisit le premier code de lois de l’histoire de l’humanité et Nabuchodonosor (604-562 av. JC) qui érigea les Jardins suspendus, l’une des sept Merveilles du monde.
    Alexandre voulut en faire sa capitale mais mourut avant. L’existence de Babylone est déjà mentionnée dans les textes cunéiformes de la période akkadienne (2371-2230 av. JC). Au cours de la période néo-babylonienne (626-539 av. JC), elle devint la ville la plus grande du monde.

    Mais la valeur historique et archéologique de Babylone n’a pas freiné l’ardeur belliqueuse des Américains. Ils y ont installé, en avril 2003, un poste de la Coalition. En septembre 2003, ils ont renforcé leur présence en ouvrant le Camp Alpha, en activité jusqu’en décembre 2004, date où le site fut rendu aux Irakiens.

    Les Antiquités irakiennes et d’autres organisations internationales ont constaté, dès novembre 2004, que les dégâts causés par les Américains sont considérables. « L’utilisation de Babylone comme base militaire a été un grave empiètement sur ce site connu internationalement comme un site archéologique » dit le dernier rapport de l’UNESCO.
    Les troupes US et les entreprises privées liées au Pentagone, en particulier KBR, filiale d’Halliburton, ont creusé des tranchées de plusieurs centaines de mètres au milieu des ruines, utilisé des bulldozers pour raser des tells sous lesquels reposent des vestiges. Ils ont fait rouler des chars pesants sur les fragiles pavés du Chemin de Procession qui en porte les traces. Trois rangées de blocs de béton de deux tonnes avaient, de plus, été placés sur une portion de ce chemin, ainsi que des containers remplis de la terre d’un mur d’enceinte du temple Nabu-sha-Hare dans lequel étaient fichés des pieux et des barbelés.
     Les vibrations émises par le trafic incessant de l’héliport ont provoqué des dommages à un temple, notamment l’effondrement d’un toit. Des tranchées ont été creusées pour effectuer des exercices de tir sur 13 terrains dispersés dans la cité, sans se soucier du matériel archéologique enfoui, notamment près du Tell Babil sous lequel se trouve une partie du palais de Nabuchodonosor.

    L’UNESCO énumère les édifices endommagés par, appelons-le ainsi, ce vandalisme : le Mur intérieur, les temples de Ninmakh, d’Ishtar, Nabu-sha-Hare, les palais royaux et plusieurs maisons babyloniennes.
     Neuf des dragons sculptés dans la porte d’Ishtar, vieille de 2 600 ans ont été détruits, partiellement, par des pillards alors que le site était sous contrôle américain.
    Le pillage du Musée de Bagdad qui a suivi l’agression américaine n’a pas épargné les musées d’Hammourabi et de Nabuchodonosor qui ont été vidés de leur contenu, même si les objets exposés n’étaient que des répliques en plâtre… Tout a été détruit ou brûlé dans la Bibliothèque et les Archives de Babylone, y compris les documents, les rapports, les cartes et les études archéologiques.
    VOXNR.com - 10 septembre 2009
    Or ces sites archéologiques et ces vestiges ont mille fois plus de valeur pour l'histoire de l'humanité que le WTC!