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  • Un an dont six mois ferme pour la fille qui a participé à la torture de Mambo

    "Elle a pris un an de prison, dont 6 mois ferme" nous dit Maître Xavier Bacquet dès sa sortie du tribunal correctionnel de Perpignan ce mardi après-midi.

    L'avocat de la fondation 30 Millions d'Amis, partie civile dans "le dossier Mambo", est "satisfait" et juge cette peine "exemplaire."

    Ce mardi après-midi, à 14h, la jeune fille soupçonnée d'avoir aidé un jeune à torturer Mambo, début août, à l'Espira-de-l'Agly (Pyrénées-Orientales) était jugée au tribunal correctionnel de Perpignan.

    "Qu'elle prenne le maximum" espérait Danny Goize sur Le Post, en fin de matinée.

    Recontactée ce mardi soir par Le Post, Danny réagit: "
    Je suis satisfaite, car j'ai eu peur qu'elle n'ait que du sursis, mais, vu les souffrances de Mambo, je dois reconnaître que j'avais espéré qu'elle ait plus encore."

    Celle qui a recueilli l'animal, l'a soigné et adopté nous dit aussi que "ce qui est merveilleux, c'est ce que c'est la première fois qu'un chien victime assiste à l'audience", précisant "Mambo était là, sur son coussin, sur le banc, avec nous."

    "Je suis toutefois sceptique quant à l'exemplarité de la peine" nous confie Me Bacquet, ajoutant que "cette jeune fille de 22 ans, absente et muette à l'audience, n'a pas l'air d'avoir saisi la mesure de son geste."

    Le mineur, auteur principal présumé de l'acte de barbarie dont Mambo a été victime, sera quant à lui jugé en décembre au même tribunal.

    "J'espère que lui aussi aura le maximum" poursuit Danny sur Le Post, "en tout cas pas moins que la jeune fille."

    "La jeune fille a l'interdiction de rencontrer ce jeune homme, qui se trouve être son petit ami" poursuit Maître Xavier Bacquet sur Le Post, précisant qu'elle est placée "sous un contrôle judiciaire assez strict."


    Sur Le Post, l'avocat de la fondation 30 Millions d'Amis, Maître Xavier Bacquet, réagit:

    Quelle est la peine de cette jeune fille?
    "Elle a été condamnée à un an de prison, dont six mois ferme. Elle a aussi l'interdiction de détenir un animal pendant 5 ans, et l'obligation d'indemniser les parties civiles à hauteur de 500 euros de dommages et intérêts par partie civile, plus 300 euros de frais de justice. Cette jeune fille a également été placée sous un contrôle judiciaire assez strict."

    Quels sont les termes de son contrôle judiciaire?
    "Elle a l'interdiction de rencontrer le jeune mineur, auteur principal présumé, qui est son petit ami. Elle a aussi l'obligation de se trouver une activité professionnelle. A ce sujet, le juge d'application des peines, qui se prononcera ultérieurement, pourra, s'il le souhaite, transformer ses 6 mois de prison ferme en temps de travail d'intérêt général."

    Cette jeune fille a-t-elle exprimé des regrets?
    "Non. Elle n'a rien exprimé. Elle est restée muette, comme absente. Elle était là comme dans un supermarché, elle n'était pas concernée. Elle n'a pas l'air d'avoir pris la mesure de la gravité de son geste. Elle a simplement dit et répété qu'elle ne savait pas pourquoi elle avait fait ça. Elle semble être en manque de repères."

    Qui sont les parties civiles du dossier?
    "La fondation 30 Millions d'Amis, la fondation d'assistance aux animaux, la confédération des SPA de France, la SPA de Paris, deux SPA locales: celle des Pyrénées-Orientales et celle de Perpignan, et la fondation Brigitte Bardot."

    Que pensez-vous de cette peine?
    "Elle est juste et exemplaire. 6 mois ferme pour quelqu'un qui a un casier judiciaire vierge, ce n'est pas rien. Elle est exemplaire en matière de cruauté. Trop souvent, et malheureusement, ces actes de violence envers les animaux, qui sont pourtant récurrents, sont banalisés et leurs auteurs ne sont pas sanctionnés à la hauteur de la barbarie subie par l'animal. Là ça n'a pas été le cas. Les faits ont été bien compris et bien jugés."

    Comment s'est déroulée l'audience?
    "La salle était comble et l'ambiance très respectée et respectable. Chacun est resté digne. Le président a rappelé que l'animal, comme l'homme, est un être sensible. Ce à quoi j'ai répondu que, contrairement à l'animal, l'homme est le seul mammifère qui  commet un acte de cruauté sans nécessité."

    Le Post - 15 septembre 2009

    Ndb : ce n'est pas une jeune fille, ni lui un jeune homme quand on parle et écrit en bon français!
     

  • VIDEO - Hortefeux présente ses excuses sous forme de "regrets" - la chorba est bonne...

    http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafMo1i.html

    Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a exprimé lundi soir devant les responsables du Conseil français du culte musulman (CFCM) ses «regrets» face à «une polémique inutile et injuste» concernant la controverse sur ses propos tenus au campus de l'UMP à Seignosse (Landes).

    Le ministre était invité au dîner de rupture du jeûne du ramadan organisé par le CFCM, instance représentative de l'islam de France, au Pavillon Dauphine (Paris-XVIe arrondissement).

    Ce qui est dit est dit, hélas pour lui!

    Il n'a fait d'ailleurs que dire la vérité et il n'aurait pas lieu de s'en excuser si nous ne vivions pas en dictature.

     

     

     

  • "Je suis terrorisée"

    Le BIP de sécurité qui la relie au commissariat de police ne quitte plus sa poche. Le 30 avril, cette pharmacienne, installée à Saint-Denis depuis vingt-cinq ans, a été agressée et blessée d’un coup de couteau par un « cracker ».

    Depuis, Nicole* vit avec la peur au ventre. « Je suis constamment terrorisée. Je n’arrive plus à travailler normalement. »
    En deux ans, cette Dionysienne, « amoureuse de Saint-Denis et de ses habitants », a vu ses conditions de travail se dégrader « de manière magistrale ».

     « M. Delanoë s’est débarrassé de ses toxicomanes et nous en avons hérité ! Le quartier de la gare est devenu une zone de non-droit. On a en quasi-permanence devant nos vitrines des usagers de crack prêts à tout pour obtenir leurs doses et des dealers qui s’affrontent pour se partager le . »


    Bien décidée à ne pas abandonner son quartier au trafic de drogue, cette pharmacienne multiplie depuis plusieurs mois, comme d’autres professionnels de santé de Saint-Denis, les démarches auprès des autorités locales : « Ils nous disent que le quartier est en pleine rénovation, que ça va changer. Oui, mais quand ? Est-ce qu’on sera

    avant ? »

     Après vingt-cinq ans d’exercice, Nicole avoue ne plus très bien savoir que faire. « J’ai songé à partir. Mais cette pharmacie, c’est toute ma vie. Et puis, qui voudrait venir ici ? »
    * Le prénom a été modifié.

    Le parisien - 15 septembre 2009

  • La gare de Saint-Denis est devenue la capitale du crack

    Crack.jpg

    Le crack a franchi le périphérique. Jusque-là cantonné dans certains de , à Stalingrad, Château-Rouge et porte de la Chapelle, ce puissant dérivé de la cocaïne a investi la banlieue après le « nettoyage » des squats parisiens des XVIIIe et XIXe arrondissements parisiens.

    En moins de deux ans, le quartier de la gare à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), situé à cinq minutes de la gare du Nord, dix minutes de Châtelet et terminus du tramway T1, est devenu la capitale du crack en Ile-de-France.
     Chaque jour, près de trois cents usagers viennent s’y approvisionner.

    Les riverains excédés

    La vente se fait au vu et au su de tous, sur le parvis de la gare, le long des berges du canal, dans les rues, partout. Jusqu’à leur démantèlement en janvier et en mars, la ville abritait également deux « crack houses », ces maisons du crack où l’on fabrique, achète et consomme sur place.
    Excédés, les 20 000 habitants de ce quartier où les pires taudis côtoient des friches en rénovation et de rares immeubles haussmanniens fustigent la municipalité communiste, accusée d’avoir « laissé le quartier à l’abandon » et en appellent désormais à l’Etat. « Notre quartier est une zone de non-droit », tancent les riverains. En juillet, l’agression de deux agents de propreté, qui ont fait valoir avec leurs collègues leur droit de retrait pendant une semaine, a eu l’effet d’un électrochoc. Désormais, une cellule de crise réunit toutes les semaines ou les deux semaines, la préfecture, la ville, la SNCF, la police et la Ddass. Acculée par les habitants, la mairie, jusque-là farouchement hostile à la vidéosurveillance, a autorisé la SNCF à installer des caméras sur le parvis de la gare.
    Le 19 août, pour la première fois, une importante opération policière de sécurisation a été menée dans le quartier avec l’aide d’effectifs parisiens et quatre cafés et restaurants sont sous le coup d’une demande de fermeture administrative.
    Cela suffira-t-il ? Les habitants en doutent vraiment et certains, épuisés par deux ans de « vaines réunions de quartier », ne songent plus, comme Delphine* qui a mis en vente son appartement, qu’à « quitter au plus vite Saint-Denis et le 93 pour un endroit civilisé ».
    *Le prénom a été modifié.

    Le Parisien - 15 septembre 2009

  • Le procès pour Mambo s'ouvre à Perpignan

    Mambo - procès à perpignan.jpg

    L'histoire avait suscité une vive émotion dans toute la et même au delà des frontières. Le 10 août dernier dans le petit village d'Espira-de-l'Agly, un petit chien est aspergé d'essence puis enflammé. d'habitants, forums sur internet, pétition (11 000 signatures)... en quelques jours le petit chien, baptisé Mambo, devient un symbôle de la maltraitance animale.

     

    Un mois après, l'un des deux accusés, une jeune femme de 22 ans soupçonnée d'avoir participé à cet acte de barbarie avec un mineur de 17 ans, comparait devant le tribunal correctionnel de Perpignan. L'autre personne impliquée, mineure, comparaîtra devant une autre juridiction pour ces faits.

    «Nous plaiderons la peine maximale, a annoncé Maître Xavier Bacquet, l'avocat de la Fondation 30 Millions d'Amis qui s'est portée partie civile. Soit 2 ans de prison ferme et 30 000 euros d'amende, comme prévu par l'article 521 du Code Pénal».

    Mambo est sorti d'affaire

    Brûlé sur plus de 40% du corps, Mambo est aujourd'hui quasiment sorti d'affaire malgré l'importance de ses plaies.Toujours soigné en clinique vétérinaire, le petit chien rejoindra bientôt le domicile de sa nouvelle maîtresse, Dany Goizé, une bénévole de la SPA et restauratrice à Espira-de-l'Agly qui l'avait trouvé agonisant dans les rues du village le lendemain de son agression. Si Mambo est encore couvert de bandages, Dany Goizé a affirmé dans les pages de l'Indépendant qu'il « boit, s’alimente et remue la queue quand on s’approche de lui » à présent.

    Les people se mobilisent pour Mambo

    Pour Dany Goizé et son époux, l'engouement médiatique que suscite cette histoire et le procès qui commence est aujourd'hui quelque peu déroutant. Ils ont reçu à ce jour plus de 14 000 euros de la part de stars et d'anonymes, d'incalculables manifestations de soutien et ont dû s'habituer à parler devant des caméras. « L'équipe de 30 Millions d'amis est venue tourner un reportage toute la journée chez nous. Et pour le procès, nous avons été contactés par de très nombreuses associations, la fondation Brigitte Bardot, la S.P.A., et d'autres, qui nous ont annoncé leur présence. Plus de 700, peut-être 1000 personnes ! Drucker a envoyé un chèque de 800 euros », a déclaré Dany à l'Indépendant. Michel Drucker aurait même envoyé son propre vétérinaire pour soigner Mambo, qui échappa de peu à l'euthanasie.

    Le parisien - 15 septembre 2009

     

  • Alphonse de Châteaubriant

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    Alphonse van Bredenbeck de Châteaubriant est un écrivain français, né à Rennes, le 25 mars 1877 et décédé à Kitzbühel (Autriche), le 2 mai 1951.

    Né dans une famille bourgeoise originaire des Pays-Bas établie dans la région de Nantes avec Gaspard van Bredenbeck, dont la veuve acquit en 1693 la terre de Chateaubrillant , il était le cousin germain du peintre Ferdinand Loyen du Puigaudeau, père d'Odette du Puigaudeau. Alphonse est étudiant à Nantes puis il fait l'École spéciale militaire de Saint-Cyr mais ne s'engage pas dans une carrière militaire. Il a surtout vécu entre Piriac-sur-Mer où se trouve sa propriété, et la ville de Nantes. Il épouse à Saint-Nazaire, par contrat du 18 mai 1903, Marguerite-Eugénie-Thérèse Bachelot-Villeneuve, dont il eut deux fils . Plus tard il rencontre Gabrielle Lesfort. Elle avait eu de son premier mariage deux fils dont l'historien André Castelot qui devint le secrétaire particulier d'Alphonse de Chateaubriant . 


    C’est donc ce terroir régional qui constitue la matière de ses livres : Monsieur des Lourdines, Prix Goncourt, 1911 ; La Brière, pour lequel il reçoit en 1923 le Grand prix du roman de l'Académie française et qui est l'un des plus forts tirages de l'entre-deux-guerres avec 609 000 exemplaires vendus ; La Meute, 1927.

    Quand éclate la Première Guerre mondiale, Châteaubriant - qui sert dans les ambulances - écrit à sa femme et à son ami Romain Rolland des lettres qui montrent son bouleversement. Lorsque survient enfin la paix, l'écrivain est convaincu de la nécessité pour la France de se réconcilier avec l'Allemagne afin d'éviter une nouvelle guerre. Il est aussi profondément impliqué dans l'Union régionaliste bretonne et dans les associations militantes bretonnes. Germanophile et pro-fasciste, Alphonse de Châteaubriant adhère à la doctrine du national-socialisme d'Hitler auxquelles il joint un mysticisme catholique, manifeste dans La Réponse du Seigneur.

    En mai 1937, il publie La Gerbe des forces, où il n’hésite pas à se prononcer en faveur de l'idéologie hitlérienne, voyant une sorte de compatibilité entre le christianisme et le nazisme. À Berchtesgaden, le 13 août 1938, il rencontre Adolf Hitler.

     
    Il est de ceux qui - ayant cru en une possible alliance entre la Bretagne et l’Allemagne nazie - se sont rangés du côté de la collaboration. Sous l'Occupation, il préside le Groupe Collaboration et dirige La Gerbe, périodique qui se veut un « hebdomadaire politique et littéraire ». Le rédacteur en chef en est Marc Augier (qui sera connu après-guerre sous le pseudonyme de Saint-Loup). Le premier exemplaire paraît le 11 juillet 1940.

    On y trouvera les signatures de Jean Giono, Paul Morand, Jean Cocteau, Marcel Aymé et Sacha Guitry.

    La revue défend l’idée d’une Europe aryanisée, débarrassée du bolchevisme, conformément aux rêves de Jacques Doriot et de Marcel Déat. En 1944, quand les troupes alliées approchent de Paris, Châteaubriant se réfugie en Allemagne où il se trouve déjà quand, le 17 août, paraît le dernier numéro de La Gerbe. Le Comité national des écrivains (CNE) range alors son nom sur la liste des auteurs qu’il juge indésirables.


    Après-guerre
    Après l’écrasement de l’Allemagne, Alphonse de Châteaubriant se réfugie en Autriche, où il vit à Kitzbühel, se faisant appeler Dr. Alfred Wolf. C’est donc par contumace qu’il est condamné à mort et frappé d'indignité nationale le 25 octobre 1945 par la sixième section de la Cour de justice de la Seine ; le mandat d'arrêt lancé contre lui avec ordre de le conduire au Fort de Charenton ne l’atteignit jamais dans le monastère du Tyrol où il s'était réfugié et où il mourut en 1951 après avoir publié une Lettre à la chrétienté mourante. Ses œuvres, à l'instar de celles d'Henri Béraud, par exemple, semblent aujourd’hui tombées dans l'oubli en raison de l'implication de leurs auteurs dans la collaboration.

    Œuvres
    1908 : Le Baron de Puydreau (nouvelle)
    1909 : Monsieur de Buysse (nouvelle)
    1911 : Monsieur des Lourdines (roman - Prix Goncourt)
    1923 : La Brière (roman - Grand prix du roman de l'Académie française)
    1927 : La Meute
    1933 : La Réponse du Seigneur
    1937 : La Gerbe des forces, réédité aux Editions de l'Homme Libre, 2005
    1938 : Les pas ont chanté 

     Wikipedia

  • Israël fourbit ses armes contre l'Iran

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    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le commandant des forces de l'air lors d'une visite du premier de la base militaire de Hatzerim, dans le sud d'Israël, 11 août 2009

    Durant les rares instants où elle ne se focalise pas sur la baisse de popularité du président Barack Obama dans les sondages, la presse américaine a une autre obsession: l’incapacité de la communauté internationale à empêcher l’Iran de mener à terme son programme nucléaire et la probabilité croissante qu’Israël siffle la fin de la récréation, en s’attaquant aux infrastructures nucléaires iraniennes.

     Obama est entré en fonction voilà déjà huit mois et Téhéran n’a toujours pas répondu à ses offres de dialogue direct. L’Union européenne tient toujours à la voie diplomatique avant d’envisager un quatrième volet de sanctions que certains voudraient voir adopté au G20 de Pittsburgh [24 et 25 septembre]. Quant à l’administration américaine, les Israéliens ont la furieuse impression qu’elle tourne peu à peu le dos à l’exigence posée par George W. Bush d’un arrêt du programme d’enrichissement d’uranium comme condition préalable à toute reprise du dialogue.

    Pour Israël, le risque est que les Etats-Unis proposent un compromis selon lequel les Iraniens seraient autorisés à poursuivre un programme d’enrichissement d’uranium à des fins strictement pacifiques sous supervision internationale. Les sanctions seraient alors levées et les deux parties négocieraient des arrangements sur des questions d’intérêt stratégique commun comme l’Irak et le futur retrait des troupes américaines. Obama pourrait en outre très bien présenter cet arrangement comme une réussite. Après tout, durant sa campagne électorale, il s’était engagé à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, pas à le forcer à arrêter l’enrichissement d’uranium. Selon le général Giora Eiland, ancien chef du Conseil de Sécurité nationale, “les États-Unis peuvent bien proposer un tel accord, mais la probabilité que le régime iranien l’accepte reste infime, en dépit de l’attrait d’une reconnaissance internationale. Surtout, il faudrait pour cela que les États-Unis rassemblent derrière eux une solide coalition internationale incluant la Russie et la Chine, ce qui est loin d’être le cas.”

    Le point de non-retour sera sans doute atteint à la mi-2010. L’Iran sera-t-il alors attaqué ? Oui. Par Israël ? Sans doute, Obama ne se voyant pas acheminer des avions américains sur Natanz. C’est pourquoi Israël a longuement préparé son armée de l’air à des frappes dont l’objectif ne sera pas de liquider le programme nucléaire iranien, mais de le renvoyer quelques années en arrière. Israël aura néanmoins besoin de l’accord tacite de l’administration Obama, ne serait-ce que parce que l’aviation israélienne doit pénétrer l’espace aérien irakien et que les troupes américaines y seront encore stationnées. Or les divergences politiques entre Obama et Netanyahou et le manque absolu d’alchimie entre ces deux personnalités peuvent se révéler problématiques.

    L’Iran répondra sans doute à une attaque israélienne en ouvrant de nouveaux fronts via le Hezbollah, au Liban, et le Hamas, à Gaza. Trois ans se sont écoulés depuis la deuxième guerre du Liban [juillet 2006]. Forte des leçons tirées de ce fiasco, Tsahal se montre confiante dans sa capacité à affronter le Hezbollah. Cependant, il est évident qu’Israël sera soumis à des tirs intensifs de roquettes susceptibles de frapper la moitié du pays. Israël a un intérêt évident à voir Damas se contenter d’un rôle de spectateur durant les combats. Plus vite l’opération contre l’Iran s’avérera un succès israélien, plus vite les Syriens rempliront le rôle que l’on attend d’eux. Reste qu'une attaque contre l’Iran ouvrira une nouvelle décennie sanglante et on peut compter sur la mémoire et la patience infinies des Iraniens.

    Dans ces conditions, attaquer l’Iran signifie confier à Tsahal une responsabilité écrasante dans le traitement de la menace nucléaire iranienne. A l’époque où le directeur du Mossad [Renseignements généraux] était Meir Dagan et qu'il tenait la bride aux Premiers ministres Ariel Sharon et Ehoud Olmert, on s’accordait pour considérer que les services secrets israéliens parviendraient à contenir le programme nucléaire iranien. De fait, les nombreux retards enregistrés dans ce programme dans les années 90 ne furent sans doute pas le fruit de la seule divine Providence.

    Mais aujourd’hui, il semble bien qu’aucune initiative israélienne autre que militaire ne puisse empêcher l’Iran d’atteindre son but.

    Courrier international.com et Ha'Aretz - 14 septembre 2009

     

  • Marina aurait pu être sauvée - Les services sociaux en question après sa mort

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    Marina était souvent frappée aux mains
    Après la mise en examen pour « homicide volontaire » et « violences habituelles sur mineur » d’Eric (39 ans) et Virginie (31 ans) Sabatier, les parents de Marina, 8 ans, morte sans doute à Ecommoy () entre fin juillet et début août, l’émotion gagne. Les questions s’accumulent.

     Plusieurs signalements de maltraitance avaient visé la famille, dont au moins deux récemment.

    L’un notamment, en juin 2008 à Coulans-sur-Gée, avait été classé sans suite deux mois plus tard et Marina avait été laissée chez ses parents. Le maire de la commune, Jean-Claude Perrot, s’en était étonné alors que l’enfant était déjà arrivée à l’école avec des bleus au visage. Les parents avaient invoqué des chutes pour justifier ces traces. Sans oublier l’incident des « pieds meurtris », en avril dernier, quand la famille avait déclaré qu’il ne s’agissait que de cors.

    "Sept au foyer alors qu'elle était déjà morte"

    Là aussi, un signalement avait été fait par la direction de l’école de Coulans-sur-Gée où la petite était inscrite en préparatoire. Elle avait déjà manqué trente-trois jours entre septembre 2008 et avril 2009. Après le mois d’hospitalisation de l’enfant, la famille avait quitté Coulans-sur-Gée pour Ecommoy. Début septembre, elle avait emménagé dans le village de Lavardin.

    Une situation qu’évoque Sébastien Gouhier, le maire d’Ecommoy. « Pourquoi sont-ils venus à Ecommoy et en sont-ils repartis aussi vite ? » s’interroge l’élu. Les Sabatier s’étaient installés à Ecommoy le 10 mai dernier et avaient loué une belle maison, propriété d’un médecin. Auparavant, ils avaient vécu en Mayenne entre 2006 et 2008 avant de venir dans la Sarthe. A Ecommoy, lorsqu’elle arrive, la famille comprend sept personnes : Eric et Virginie, les parents, mais aussi Adrien, Océane, Rémy, Dylan et enfin Marina. Un sixième enfant est attendu par Virginie. « Ils ont effectivement déclaré être sept au foyer, car chez nous il faut venir en mairie afin d’obtenir des sacs-poubelles », explique Sébastien Gouhier. Le couple inscrit également deux enfants à l’école maternelle et deux autres à l’école primaire Raymond-Dronne, dont la petite Marina. « Ils sont inscrits à la cantine de l’école, mais ils n’y prendront aucun repas », constate l’élu.

     "Cette famille n’a jamais été évoquée"

    Durant l’été, la famille ne fréquente pas les divers centres aérés, mais là, rien d’anormal. Un détail avait cependant étonné les camarades de classe de Marina. Elle avait un doigt de la main droite dont elle ne pouvait plus se servir. L’enfant cachait souvent cette main meurtrie. C’est sur cette partie du corps que la petite fille était souvent frappée.

    « Je veux juste savoir où se cache le dysfonctionnement, car cette famille a déménagé dans le même département, mais jamais nous n’avons eu connaissance des alertes précédentes », assure le maire d’Ecommoy.

    Pourtant, tous les deux mois, le maire rencontre comme ses autres collègues du département le responsable du groupement de brigades de gendarmerie. « On échange sur tous les sujets, mais cette famille n’a jamais été évoquée », dit l’élu. En effet, Ecommoy ne dépend pas du même groupement de brigades que Coulans, où les Sabatier demeuraient auparavant...

    Le parisien - 14.09.09

    Ndb: L'édition papier du Parisien-Aujourd'hui en France montre en première page la photo des meurtriers, mais celle-ci demeure introuvable dans leurs éditions en ligne du même jour 14 septembre.

    Or cette photo vaut la peine d'être vue.

     

     

  • Valle de los Caidos

    Eglise sainte croix Valle de los caidos.JPG
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    La basilique Santa Cruz del valle de los Caídos (de la vallée de ceux qui sont tombés) est un gigantesque monument espagnol franquiste, situé dans la vallée de Cuelgamuros (Sierra de Guadarrama), qui se trouve dans la commune de l'Escorial en banlieue madrilène.

    Communément appelée valle de los Caídos, la réalisation de ce monument religieux a été commandée par le général Franco, chef de l'État espagnol de 1939 à 1975, pour rendre hommage aux « héros et martyrs de la Croisade », désignant par là les combattants morts pendant la guerre d'Espagne (1936-1939).

    Par la suite, en 1958, le gouvernement espagnol décida d'en faire un mausolée pour l'ensemble des combattants morts de la guerre civile y compris les combattants républicains, du moment qu'ils fussent catholiques. Ainsi, près de trente cinq mille combattants, principalement des nationalistes mais aussi des républicains, reposent dans la crypte, non loin de la nef centrale où sont situées les sépultures de Francisco Franco et du chef de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera.

    Le monument reçoit près de 450 000 visiteurs par an.

    La loi sur la mémoire historique du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero prévoit de dépolitiser le monument afin de le consacrer uniquement à sa vocation religieuse. (Wikipédia)

  • L'Espagne de Zapatero veut renier son histoire

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    Militants franquistes
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    ValleCaidos.jpg
    L'abbé de la basilique Santa Cruz del Valle de los Caidos, le mausolée où repose Francisco Franco près de , a annoncé lundi sa décision de ne plus y célébrer de messe de funérailles chaque 20 novembre, à la date anniversaire de la du dictateur espagnol (20 novembre 1975).
    Cette messe, coïncidant aussi avec la date de la mort de José Antonio Primo de Rivera (20 novembre 1936), le fondateur de la phalange espagnole (extrême-droite) et mentor idéologique de Franco à côté duquel il repose, donnait lieu chaque année à un rassemblement de "nostalgiques" du franquisme.

    Ces rassemblements sont toutefois interdits depuis l'entrée en vigueur fin 2007 de la loi de réhabilitation des victimes du franquisme, dite de "Mémoire historique", votée en 2007 à l'initiative du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, et qui prévoit de "dépolitiser" ce lieu.

    Dans un article publié lundi par le quotidien conservateur et catholique ABC, Anselmo Alvarez, le responsable de l'abbaye bénédictine voisine du mausolée où reposent sous une immense crypte les restes de 40.000 à 60.000 victimes de la guerre civile (1936-39) explique longuement sa décision.

    Une messe de funérailles en mémoire de toutes les victimes de la guerre civile, de portée "exclusivement religieuse et ouverte à tous", sera désormais célébrée chaque 3 novembre et non plus le 20 novembre.

    Ce changement de date vise à "contribuer à préserver la signification" de cet office religieux, souligne l'abbé.
    La mémoire liturgique correspondant aux anniversaires de la mort de Franco et de Primo de Rivera, continuera d'être célébrée le 20 novembre, mais lors de la messe quotidienne ordinaire des moines bénédictins de l'abbaye.

    Les associations de victimes républicaines du franquisme ont réclamé en vain que la dépouille de Franco soit déplacée vers un cimetière privé et que la Valle de los Caidos abrite à l'avenir un centre de mémoire historique sur la guerre civile.
    Le parisien - 14 septembre 2009