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  • Jean-Pierre Treiber, en cavale, écrit à l'hebdomadaire Marianne

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    Jean-Pierre Treiber, 47 ans

    Accusé de l'enlèvement et des meurtres de Katia Lherbier et Géraldine Giraud, Jean-Pierre Treiber, qui s'est évadé de prison le 8 septembre dernier, a choisi d'écrire à Marianne pour clamer son innocence et exiger une instruction qui ne soit pas «à charge».

     
    Depuis le 8 septembre, Jean-Pierre Treiber, évadé de la prison d'Auxerre, est en cavale. Il devait comparaître au printemps 2010 devant la cour d'assises de l'Yonne dans l'affaire du double meurtre, en 2004, de Géraldine Giraud et de son amie Katia Lherbier. Il y a eu, bien entendu plusieurs interprétations de cette évasion. Pour l'avocat des victimes, Maître Szpiner, elle accuse Treiber. Le défenseur de ce dernier, Me Eric Dupond-Moretti, dit exactement le contraire : «On peut dire aussi qu'il est innocent et désespéré, qu'il n'a plus confiance  dans la justice parce qu'il dit depuis longtemps qu'il est innocent et qu'il n'a  pas été entendu».

    Jean-Pierre Treiber développe la même argumentation dans la missive qu'il a fait parvenir à Marianne en pleine cavale. Cette lettre a été postée le 14 septembre dernier du Jura (code postal 39880). Elle était accompagnée d'un mot destiné à Périco Légasse, journaliste de Marianne auquel elle était adressée en raison de ses «coups de gueule pour l'agriculture raisonnée», ainsi que de l'original de sa carte de détenu, n° 13855.

    Nous publions cette lettre ci-dessous, dans laquelle Jean-Pierre Treiber clame son innocence, exige une instruction plus équitable. Il affirme en outre, et ce n'est pas le moins important, qu'il sera présent lors de son procès.

    Nous avons décidé cette publication dans la mesure où la lettre apporte des informations sans pratiquer la moindre mise en cause ou dénonciation. Il va de soi que cette publication ne nous engage nullement auprès de l'accusé.  Nous avons bien entendu cherché à authentifier ces documents avant publication de cet article. Plusieurs éléments, dont les réponses dilatoires de l'avocat de Jean-Pierre Treiber, nous incitent à penser qu'il s'agit d'une véritable lettre du détenu évadé, comme l'indique sa carte de détenu à piste magnétique qu'il avait jointe au courrier pour attester de son identité.

    Jean-Pierre Treiber, en cavale, écrit à Marianne
    Lettre à votre journal,

    Je ne me suis pas évadé, j'ai repris une petite partie de [ce que] les assassins, "les vrais" m'ont volé, car je ne supportais plus la détention, étant au bord du suicide, ce qui aurait arrangé les affaires des coupables et des personnes qui ont instruit cette affaire à charge contre moi. J'avais confiance en la justice mais je me suis trompé, on s'est acharné sur moi, sur mon entourage, en oubliant d'approfondir les relations de Géraldine.
    Le juge n'a jamais démenti les accusations fausses colportées par la presse, j'ai été interdit de parloir avec ma propre famille pendant 2 ans, et sans explication m'a fait profiter d'un séjour d'un an à Fresnes !
    On ne m'a jamais accordé la présomption d'innocence.
    Aujourd'hui, je veux que le juge ou le procureur donne l'intégralité des photos prises à Château lors des perquisitions à mon avocat.
    Je veux aussi la diffusion dans la presse des 2 portraits robot.
    Cette lettre est un petit aperçu de l'injustice que je subis.
    J'ai donc choisi cette solution d'évasion qui n'est pas la meilleure, mais c'est peut-être le seul moyen de me faire entendre avant le procès où je serai présent.

    Treiber J-Pierre
    Pour consulter la lettre originale, cliquer ici pour la première page  et là pour la seconde page.


    Dernière minute, à 19h12 le 17/09/09 : Le badge de détenu a a priori été authentifié par la maison d'arrêt d'Auxerre. De même, l'écriture de la lettre ressemble fort à celle de J-P. Treiber (sous réserve d'expertise ultérieure, bien entendu), apprend-on de source proche de l'enquête.
    Marianne2 - 17 septembre 2009

  • Boulogne-sur-Mer: inceste et pédophilie

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    L’affaire réveille de vieux souvenirs que l’on aurait préféré oublier dans la région de Boulogne-sur-Mer et d’Outreau.
    Un père soupçonné d’avoir violé ses deux filles pendant plusieurs années avec son frère et un couple d’amis, lors de séances filmées, a été interpellé et mis en examen la semaine dernière.

     
     C’est l’une des deux victimes, aujourd’hui majeure, qui a raconté récemment aux policiers le calvaire qu’elle avait subi avec sa soeur. Ces jeunes filles étaient âgées de 12 ans quand les faits ont commencé, subis jusqu'à leurs 17 ans. Mardi, Joël G., le père, un Boulonnais âgé de 41 ans, sans profession, a été interpellé à son domicile, dans un quartier populaire de la cité portuaire, ainsi que ses anciens voisins, un couple de sexagénaires, quelques rues plus loin. Au domicile de ces derniers, les enquêteurs de la police judiciaire de ont saisi des enregistrements vidéo et des photos, qui témoignent des violences sexuelles subies par les enfants.
    Face aux images accablantes, le couple a reconnu les faits. Une pièce de leur modeste domicile, à la façade grise, aurait même été aménagée pour le
    de ces films à caractère pédophile. Le père, « minimise sa participation, précise son Me Edmond Geneau, c’est un milieu socialement défavorisé ». Son frère, domicilié dans la région de Lens, a également été arrêté, soupçonné d’avoir violé les jeunes filles, mais à une autre période.
     Ces quatre personnes ont été mises en examen par un juge d’instruction de Boulogne pour « viols sur mineurs aggravés en réunion » et placées en détention provisoire.
    Dans la rue Porte-Gayole, près de la vieille ville, où s’était installé Joël G. il y a un an, ses voisins décrivent un homme très bruyant, porté sur l’alcool. Cet homme de petite taille, déjà condamné par le passé pour actes de violences vivait seul dans son appartement. Il était père de 7 enfants, qu’il avait eus avec plusieurs compagnes. « Nous avons porté plainte à plusieurs reprises pour tapages nocturnes, mais en vain, il nous faisait vivre l’enfer toutes les nuits avec sa musique » déplore un riverain, néanmoins sous le choc d’apprendre son implication dans une affaire de violences sexuelles. « On n’avait pas besoin de cela dans le Boulonnais ! » ajoute une voisine.


    Les images vidéo saisies par la police n’auraient pas circulé ailleurs que dans le cadre familial des agresseurs. Toujours marquées par le dossier d’Outreau, dont le réseau pédophile présumé a volé en éclats, les autorités judiciaires restent prudentes quand il s’agit de traiter ce genre de dossier. « Nous ne sommes pas dans le cadre d’un Outreau bis, précise un enquêteur. Les faits sont caractérisés, dans un cercle restreint, il y a des preuves matérielles. L’affaire a été traitée avec la plus grande diligence par le parquet. » Les deux victimes, aujourd’hui âgées de 18 et 19 ans, n’ont pu se débarrasser de l’emprise de leurs bourreaux que lorsqu’elles ont quitté le domicile familial à leur majorité. Même si elles faisaient l’objet d’un suivi éducatif, il n’y aurait pas eu de signalements pour violences sexuelles jusqu’à aujourd’hui selon un proche du dossier.
    Les investigations vont se poursuivre pour tenter d’identifier d’autres victimes potentielles. « Sur les images vidéo, précise le procureur de Boulogne, Jean-Philippe Joubert, il y a les visages de deux autres filles que l’on ne connaît pas. »

    Le Parisien - 17.09.09

  • Obama abandonne le projet actuel de bouclier antimissile en Europe

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    Obama le 17 septembre 2009

    Les Etats-Unis ont décidé d'abandonner leur projet actuel de bouclier antimissile en Europe après avoir revu à la baisse la menace iranienne, au profit de ce que le président Obama a qualifié jeudi de "nouvelle approche" adaptée à des missiles de courte et moyenne portée.

    Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, confirmant des informations révélées plus tôt par le Wall Street Journal, avait auparavant promis l'annonce d'"un ajustement majeur" du système de défense antimissile européen, qui prévoyait jusqu'ici le déploiement d'ici 2013 d'un radar en République Tchèque et d'intercepteurs de missiles balistiques de longue portée en Pologne.

    La menace de missiles iraniens de longue portée n'est "pas aussi immédiate qu'imaginé auparavant", a indiqué jeudi le secrétaire américain à la Défense Robert Gates pour justifier l'abandon du projet actuel.

    "Le projet précédent reposait sur l'estimation selon laquelle l'Iran était déterminé à développer un programme de missiles à longue portée (ICBM)" mais "d'après les derniers renseignements, ils sont beaucoup plus concentrés sur le développement de capacités de courte et moyenne portée", a expliqué Geoff Morrell.

    Washington compte en conséquence déployer en 2015 en Pologne et en République Tchèque des missiles SM-3, conçus pour détruire des missiles balistiques à courte et moyenne portée, dans le cadre de leur nouveau système antimissile, a expliqué M. Gates.

    Le Pentagone s'est défendu de céder aux exigences de Moscou, qui s'est toujours dit farouchement opposé au projet.

    Moscou a nié de son côté avoir conclu tout accord secret en échange de la décision américaine, que le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Andreï Nesterenko, a qualifiée de "signe positif".

    En Pologne et en République tchèque les réactions de déception ont été immédiates.

    AFP. 17.09.09

  • Bernard Henri-Lévy accompagne Hervé Morin en Afghanistan

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    Le ministre français de la Défense Hervé Morin est arrivé jeudi à Kaboul pour une visite de 48 heures en Afghanistan, avant un prochain redéploiement des forces françaises dans l'est et alors que l'incertitude demeure sur l'issue de l'élection présidentielle.

    Morin, accompagné de l'écrivain et philosophe Bernard Henri-Lévy, doit se rendre sur les trois "bases d'opérations avancées" occupées par les forces françaises, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Kaboul.

    Il fera aussi une brève escale à Bagram, la base américaine qui accueille un détachement de drones français, au nord de la capitale afghane.

    A deux jours de cette visite, Morin s'est prononcé contre un "départ précipité" des troupes françaises d'Afghanistan mais pour une "révision de la stratégie" de la coalition militaire internationale passant par des "objectifs" précis.

    Quelque 3.700 militaires français sont engagés sur le "théâtre des opérations afghan", dont 3.000 en Afghanistan même. Au total, les forces internationales comptent quelque 100.000 soldats, dont plus des deux tiers américains.

     Le 1er novembre, le dispositif français sera officiellement redéployé avec le transfert de l'essentiel des troupes présentes à Kaboul sur les bases de Kapisa et de Surobi.

    En 2002, Bernard Henri-Lévy avait signé un rapport sur la contribution de la France à la reconstruction de l'Afghanistan que lui avaient confié le président d'alors Jacques Chirac et son ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine.

    Cette visite survient au lendemain de l'annonce des résultats préliminaires de la présidentielle du 20 août. Le président sortant Hamid Karzaï, installé au pouvoir par la communauté internationale il y a huit ans, après la chute du régime des talibans, est en tête, mais il ne peut être proclamé réélu officiellement tant que les enquêtes sur des fraudes apparemment massives en sa faveur n'ont pas abouti.

    AFP. 17.09.09

    Bernard-Henri Lévy ou Bernard Henri-Lévy? Il est né Bernard Lévy à Béni Saf en Algérie le 5 novembre 1948.

  • Kaboul: 16 morts dont 6 soldats italiens de l'Otan

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    Soldats italiens près des corps de leurs camarades
    (Cliquez sur la photo)
    Six soldats italiens et 10 civils afghans ont été tués jeudi à Kaboul dans un attentat des talibans contre les troupes de l'Otan, nouveau coup porté aux efforts de stabilisation de la communauté internationale au moment où l'Afghanistan s'enfonce dans la crise politique née des soupçons de fraudes massives à la présidentielle.
    En milieu de matinée, un kamikaze a précipité sa voiture piégée contre un véhicule blindé léger italien, sur l'une des artères les plus fréquentées de la capitale afghane.

    Les talibans ont aussitôt revendiqué cet attentat parmi les plus meurtriers visant les forces internationales en huit années de guerre.

    L'attaque a eu lieu à environ 1,5 km du centre ville mais l'explosion a secoué tout Kaboul et ouvert un impressionnant cratère dans la chaussée, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

    Rome a rapidement confirmé que six soldats d'une unité de parachutistes engagés dans la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan avaient péri, et Kaboul a annoncé la mort de dix civils afghans.

    Ce nouvel attentat survient alors que les fraudes apparemment massives qui retardent les résultats de la présidentielle du 20 août embarrassent les Occidentaux.

    Selon les experts, ils sont tiraillés entre la nécessité de conserver une certaine crédibilité et légitimité au sortant Hamid Karzaï --qu'ils ont installé au pouvoir il y a huit ans et qui est largement en tête des suffrages du 20 août--, et les difficultés qu'engendrerait l'organisation d'un second tour face à des talibans revigorés, qui ont juré de perturber le processus électoral.

    Car les opinions publiques de la quarantaine de pays engagés dans la force de l'Otan, Etats-Unis en tête, sont de plus en plus rétives à l'engagement de leurs soldats dans le bourbier afghan et 2009 est déjà de très loin l'année la plus meurtrière pour les troupes étrangères.

    M. Karzaï a démenti jeudi qu'il y ait eu des "fraudes massives", les jugeant simplement "mineures".

    Mercredi, la Commission électorale lui a donné la majorité absolue des suffrages avec 54,6%,, devançant largement son principal rival Abdullah Abdullah (27,8%).

    Mais il ne peut être proclamé officiellement réélu qu'au terme des enquêtes sur des centaines de milliers de bulletins frauduleux qui, si une part importante sont invalidés, pourraient le pousser à un second tour.

    Mercredi, les observateurs de l'Union européenne ont assuré qu'environ 1,5 million de bulletins étaient "suspects", soit près d'un sur quatre, la grande majorité en faveur de M. Karzaï. L'UE a également promis de ne pas "se faire la complice d'une tentative de fraudes massive".

    "Il faut que les enquêtes soient équitables et sans ingérence", a rétorqué M. Karzaï, une vingtaine de minutes avant que l'explosion ne secoue Kaboul.

    Les talibans ont multiplié ces derniers mois les attentats suicide au coeur d'une capitale ultra-sécurisée, signe de l'intensification et de l'expansion géographique de leur insurrection malgré la présence de 100.000 soldats étrangers, dont plus des deux tiers américains.

    AFP. 17.09.09

  • "Vous êtes une prof de merde!" - Assimilables?

    Ancienne enseignante, Charlotte Charpot décrit une école en perdition dans un témoignage cru.

    Elle est jeune, femme et ex-professeur de lettres. Charlotte Charpot, 28 ans, sort jeudi en France un livre qui a déjà fait un tabac en Belgique : Madame, vous êtes une prof de merde (Les Éditions de l'Arbre), une insulte lancée en plein cours par une de ses élèves. Recyclée depuis peu dans une société de courtage à Bruxelles, elle décrit crûment l'univers scolaire fait d'incivilités qu'elle a pratiqué pendant six ans dans des collèges français puis belges.

    Parachutée pour sa première affectation dans la banlieue de Nîmes, il y a six ans, rien ne lui a été épargné : les élèves qui défèquent derrière les portes, les enfants battus par leurs parents, les caillassages de voiture et l'indifférence de sa hiérarchie. «Ce qui est le plus terrible, c'est le "choc des cultures", la misère et la tristesse qui suintent, l'absence totale de sourires sur le visage des enfants. Je suis allée travailler dans un ghetto alors que je ne viens pas de ce milieu et le décalage a été immense», explique-t-elle au Figaro.

    Peu avant de démissionner, à Bruxelles, elle découvre un établissement «encore pire» où les élèves hurlent et brisent ses lunettes avec une pièce de monnaie. «Trois jours après la rentrée, je me suis fait traiter de pute, j'ai failli prendre la porte en plein visage et ils se sont mis à lancer des craies», raconte-t-elle.

    Elle décrit un climat de tension dans les établissements, un manque de reconnaissance du travail accompli, des réformes ministérielles «incessantes et incohérentes» tant en France qu'en Belgique. Plus largement, elle s'intéresse à ce que signifie être professeur de lettres aujourd'hui, devant un public «acculturé». Elle s'inscrit dans cette tradition des professeurs au bord de la crise de nerfs qui font régulièrement le bonheur de l'édition française : Cécile Ladjali, Mara Goyet, Véronique Bouzou, Fanny Capel, Jean-Paul Brighelli, Cécile Revéret, François Bégaudeau, Sophie Audoubert et tant d'autres, moins médiatisés.

     Une matière dépréciée

     Pourquoi ces professeurs de lettres sont-ils toujours, avec quelques professeurs de langues, tel Christian Muzyk, les plus enclins à faire part de leur désarroi ou à dénoncer une école en perdition ? Sans doute parce qu'ils sont les plus formés à manier le verbe mais aussi parce qu'ils sont les plus en souffrance : en première ligne pour vérifier la baisse du niveau d'orthographe de leurs élèves, ils sont paradoxalement censés leur inculquer l'art de bien écrire. Leur discipline, qui a longtemps été perçue comme le sommet de l'édifice scolaire, est aujourd'hui dépréciée. Les choix d'orientation littéraires sont aujourd'hui des deuxièmes choix, les meilleurs élèves se dirigeant vers les filières scientifiques. «Les disciplines littéraires sont parmi les plus touchées par le phénomène de la perte de sens», confirme le philosophe de l'éducation, Marcel Gauchet. L'enseignement de la langue et de la littérature est d'ailleurs un de ceux qui suscitent le moins chez les élèves «l'envie de découvrir et d'apprendre», selon une enquête de la Sofres datant de 2003. «Beaucoup de professeurs de lettres ont le sentiment d'appartenir à une sorte de clergé dans une Église qui se vide», renchérit François Dubet, sociologue à l'EHESS.

    À ce sombre constat, s'ajoute le fait que près de la moitié des professeurs de lettres agrégés sont passés par une classe préparatoire aux grandes écoles, près d'un quart pour les certifiés. Pour cette fine fleur de l'élite littéraire qui a pensé pouvoir entrer à Normale sup, le choc est d'autant plus rude lorsqu'ils atterrissent en banlieue. Plus souvent qu'avant enfants de cadres et de classes moyennes, ils débarquent parfois dans l'univers de la banlieue comme Tintin au Congo, se désole François Dubet.

    La plupart s'accrochent néanmoins. Tentée par une démission, Fanny Capel, auteur de Prof… et fière de l'être (éditions du Rocher), a décidé de reprendre le chemin de l'école et raconte son «bonheur d'enseigner» envers et contre tout. Elle se réjouit de ces «midinettes abreuvées à la bande FM» devenues «groupies du Cid» après avoir assisté à une pièce de théâtre. Sa liberté, affirme-t-elle aujourd'hui, c'est «l'absolue gratuité de l'acte d'enseigner la littérature»...

    Le Figaro - 16.09.09

    L'école, la curiosité intellectuelle, le désir d'apprendre, de respecter sa langue, de découvrir le monde, c'est toute une civilisation européenne millénaire qui ne peut pas être injectée de force à des jeunes à peine sortis du bled ... Assez d'utopies, messieurs et mesdames les profs de gauche! Vous ne récoltez que ce que vous avez semé pendant des décennies!

    Vous avez voulu détruire l'école française tradionnelle: eh bien! elle est détruite! Allez enseigner le Cid dans les décombres!

  • JEUX - Crocodile

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    Crocodile du Nil
    Sur les bords du Nil, un crocodile avait attrapé un bébé. Sa mère le supplia de lui rendre l'enfant. Le crocodile lui répondit: "Si tu dis vraiment ce que je vais faire, je te le rendrai. Mais si tu mens, je le dévorerai."
    "Mon dieu! s'écria la pauvre mère, tu vas le manger!"
    "Hé! Hé! répondit le crocodile, je ne peux pas te le rendre car si je le faisais, tu aurais menti et dans ce cas, j'aurais le droit de manger le bébé!"
    Qu'a répondu la mère, désespérée mais logique?
    (Une énigme de Lewis Carroll)

  • Un père a filmé pendant cinq ans le viol de ses filles mineures

    Un père soupçonné d'avoir violé ses deux filles pendant cinq ans avec son frère et un couple de voisins, durant des séances souvent filmées, a été écroué la semaine dernière à Boulogne-sur-Mer  dans le Pas-de-Calais.

    Le père, un Boulonnais de 41 ans, son frère de 49 ans habitant Lens, et un  couple de voisins du père âgés d'environ 60 ans, ont été interpellés  simultanément le 8 septembre. La police a notamment retrouvé à leur domicile des cassettes, CD et DVD avec  des photos et films de scènes sexuelles où l'on reconnaît les deux victimes,  âgées de 12 à 17 ans au moment des faits.

    Les quatre violeurs présumés ont été mis en examen au terme de leur garde à  vue pour "viols sur mineurs aggravés en réunion". Ils ont été placés en  détention provisoire. D'après l'hebdomadaire La Semaine dans le Boulonnais, qui a révélé l'affaire  mercredi, une pièce avait été spécialement aménagée dans l'appartement des  voisins pour accueillir et filmer ces scènes pédophiles.

     "Certains ont avoué les faits", a reconnu Me Edmond Geneau, avocat d'un des suspects, cité par l'hebdomadaire. Selon une source proche de l'enquête, les pédophiles présumés sont issus d'un "milieu social défavorisé".

    L'enquête a démarré fin décembre 2008, alors que les deux filles,  aujourd'hui majeures, étaient placées dans des familles d'accueil après des  enquêtes sociales. Elles ont déposé plainte l'une après l'autre fin décembre et  début janvier.

    LCI.fr - 16.09.09

  • "L'ONU accuse Israël (et le Hamas!) de crimes de guerre"

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    Femmes palestiniennes dans les décombres de Gaza 
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Israël rejette les conclusions de ce rapport, jugé «partial», sur son offensive à Gaza l'hiver dernier. Le Hamas, de son côté, demande à ce que les dirigeants israéliens soient jugés devant la Cour pénale internationale.

    «Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité, ont été commis par les forces armées israéliennes». C'est ce qu'affirme le juge Richard Goldstone, qui présentait à New-York le rapport d'enquête de l'ONU sur l'offensive militaire de Tsahal à Gaza l'hiver dernier, qui a fait 1.400 morts du côté palestinien et 9 du côté israélien.

    Le Hamas, de son côté, se serait lui aussi rendu coupable des mêmes crimes en lançant des roquettes sur des cibles non militaires en territoire ennemi, a-t-il poursuivi.

    Israël a «fait un usage disproportionné de la force» et «violé le droit humanitaire international», indique le rapport, qui compte 574 pages. Le gouvernement «ne s'est pas entouré des précautions nécessaires requises par le droit international pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels», développe-t-il.

    Il cite notamment «les tirs d'obus au phosphore blanc sur les installations de l'UNRWA» [agence de l'ONU chargée des réfugiés palestiniens, ndlr], «la frappe intentionnelle sur l'hôpital Al-Qods à l'aide d'obus explosifs et au phosphore» et «l'attaque contre l'hôpital Al-Wafa». Ces attaques ont été lancées par Israël «avec l'intention délibérée de répandre la terreur parmi la population», conclut-t-il.

     

    Le Hamas parle de légitime défense face à l'agression

     

    Des accusations fermement réfutées par Israël qui, mercredi, a lancé une véritable offensive diplomatique contre ce rapport. «Nous mobiliserons nos amis à l'ONU, notamment les Etats-Unis et divers pays européens, pour que ce rapport soit purement et simplement enterré», a ainsi déclaré à la radio militaire le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. Israël craint en effet qu'à l'initiative de pays arabes, ce rapport accablant soit soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, et que dernier décide ensuite de le transmettre à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye.

    Une intuition qui se révèle déjà en partie vraie, puisque le Hamas a appelé mercredi la communauté internationale à traduire en justice les dirigeants israéliens pour «crimes de guerre». Le mouvement islamiste rejette toutefois les accusations de l'ONU le concernant, allant jusqu'à parler d'un rapport «malhonnête ». «La résistance du peuple palestinien relève de la légitime défense. Cette résistance est légitime et garantie par la loi internationale et elle est menée en réaction à l'agression israélienne», a ainsi estimé le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dans un communiqué». L'armée israélienne s'est servie de la moitié de son aviation et a mobilisé plusieurs unités terrestres et maritimes pour semer la mort à Gaza pendant 20 jour sans interruption », a-t-il argué. «Par conséquent, il ne faut pas mettre sur le même plan le droit à la légitime défense d'un peuple sous occupation et une force d'occupation».

    Dans une première réaction, les Etats-Unis ont affirmé mercredi être «préoccupés par certaines recommandations» du rapport, tout en réclamant davantage de temps pour l'étudier. «Nous étudions le rapport avec soin (...) A la première lecture, nous sommes préoccupés par certaines de ses recommandations», a dit, sans autre précision, un porte-parole du Département d'Etat.

    Le Figaro- 16.09.09

  • Sarkozy a la "certitude" que l'Iran a un programme nucléaire militaire

    Le fait que "l'Iran travaille aujourd'hui sur un programme nucléaire" militaire est "une certitude pour tous nos services secrets", a prétendu mardi 15 septembre le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une rencontre avec des députés, selon des participants.
     
     "On ne va pas laisser l'Iran se doter du nucléaire" car l'Iran, "c'est aussi le problème d'Israël", a ajouté Sarkozy lors cette réunion au palais de l'Elysée, cité par des participants à la rencontre.
     
    Sarkozy "ne serrera pas la main de quelqu'un (le président iranien Mahmoud Ahmadinejad) qui veut rayer "Israël" de la carte". "Mais j'ai dit en même temps à (Benjamin) Netanyahu (le Premier ministre israélien) qu'"Israël" doit arrêter sa politique folle de colonisation", a-t-il ajouté.
     
     
    L'Iran assure se livrer à l'enrichissement d'uranium à des fins uniquement civiles. Et nie vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de ce programme civil, comme l'en accusent "Israël" et les Occidentaux.
    Alterinfo - 16 septembre 2009

  • L'appel d'Hitler aux réfugiés juifs

    Le Daily Telegraph est un bon vieux journal conservateur britannique, un temps propriété avec le Jerusalem Post de Conrad Black. En fait je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon journal mais il est à coup sûr ancien puisqu’il a été fondé en 1855.

    Une longue histoire pour ce quotidien qui a donc vécu les deux conflits mondiaux. Ce journal possède des archives impressionnantes dont il fait tantôt profiter son lectorat.
    Ainsi, la dépêche que je vous propose a-t-elle 70 ans, parue initialement le 14 septembre 1939, 11 jours après les déclarations de guerre française et britannique contre l’Allemagne.
    Et ce qu’on y lit est d’une brièveté bien intéressante, de nature au minimum à nous amener à nous poser quelques questions.

    Et à nous dire que l’histoire de cette période reste encore largement à écrire...

    Et que c’est la condition pour que les morts reposent en paix et que leurs fantômes ne viennent plus hanter les vivants.

    Adolf Hitler appelle les Juifs et les autres réfugiés qui ont fui l’Allemagne à rentrer pour l’aider.
    Article publié pour la première fois dans le Daily Telegraph du 14 septembre 1939

    Des affiches placées dans le consulat allemand à Anvers demandent instamment aux médecins, ingénieurs et autres techniciens de nationalité allemande, peu importe leur race, de rentrer au pays et de travailler à nouveau pour l’Allemagne.
    Les affiches promettent que les biens confisqués à ces réfugiés leur seront restitués s’ils rentrent.
    Les Belges interprètent ces annonces comme la reconnaissance par l’Allemagne d’une sévère pénurie d’experts techniciens. - BUP
     Alterinfo - 16 septembre 2009