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  • L'Egypte réclame le buste de Néfertiti

    Buste de nefertiti - Berlin.jpg
    Nefertiti 
    (vers 1370 à 1334-33 av. J.C.)
    L'Egypte va demander officiellement le retour du buste de Néfertiti, chef d'oeuvre de l'art pharaonique actuellement exposé dans un musée allemand, a annoncé au Caire le chef du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, Zahi Hawass. M. Hawass va "convoquer une réunion extraordinaire pour étudier les formalités afin de demander officiellement le retour de la statue", selon un communiqué publié après des entretiens avec Friederike Seyfried, la directrice du Musée égyptien et de la Collection de papyrus au sein du Neues Museum de Berlin.

    Le buste, vieux de quelque 3.400 ans, a été découvert en 1912 dans le sud de l'Egypte par l'archéologue allemand Ludwig Borchardt. L'Egypte réclame sa restitution depuis les années 1930, sans succès.

    Thoutmôsis (ou Djéhoutymosé, Thoutmès) est supposé être le sculpteur officiel du pharaon Akhénaton à la fin de son règne. Une expédition archéologique allemande mené par Ludwig Borchardt en 1912, en fouillant l'ancienne capitale amarnienne Amarna, a trouvé une maison et un atelier en ruine. Ce complexe semble avoir appartenu à un certain Thoutmôsis ; cette hypothèse se base sur une inscription découverte sur un cheval d'ivoire trouvé dans une fosse à ordures dans la cour.

    Parmi les nombreux objets découverts figure le fameux buste de Néfertiti.

    Le Figaro - 20.12.09
    et Wikipédia

  • Sarközy téléphone à Florence Cassez

    Nicolas Sarkozy s'est entretenu ce soir par téléphone avec Florence Cassez, cette Française détenue au Mexique depuis plus de quatre ans après une condamnation à 60 ans de prison pour des enlèvements.

    Dans un communiqué, l'Elysée précise que le chef de l'Etat "l'a assurée qu'il veillait à suivre personnellement son cas et que les autorités françaises continueraient à lui apporter toute l'assistance prévue par le droit".

    Arrêtée le 8 décembre 2005 et condamnée à 60 ans de prison pour des enlèvements dont elle se dit innocente, Florence Cassez vient d'entamer sa cinquième année d'incarcération à Mexico. En mars dernier, M. Sarkozy avait dit avoir obtenu de son homologue mexicain, Felipe Calderon, que la jeune femme soit transférée en France pour y purger sa peine. Mais, redoutant une libération anticipée, le Mexique avait rejeté cette option en juin dernier. Le 8 décembre, le Quai d'Orsay avait indiqué que "de nouveaux éléments" amenaient la France "à douter que Florence Cassez ait bénéficié d'un procès équitable et que la défense ait pu faire valoir tous ses droits".

    L'ambassade du Mexique avait immédiatement réagi, soulignant que la Française avait été "jugée conformément au droit et condamnée en première instance et en appel pour des délits particulièrement graves". Elle "a pu faire usage de tous les moyens de défense prévus par la législation mexicaine", "a toujours été représentée par ses avocats de confiance et a également bénéficié de l'assistance consulaire de l'ambassade de France au Mexique".

    Selon l'un de ses avocats, Me Franck Berton, la France serait en train d'étudier de près une saisine de la Cour internationale de justice à La Haye, en précisant que le Quai d'Orsay prépare une requête. "On n'exclut pas de le faire, mais rien n'est décidé pour le moment", indiquait l'Elysée début décembre.

    Le Figaro - 20.12.09

  • CRIF: acharnement contre le Vatican

    Vatican 20 12 09.jpg
    Benoît XVI
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, estime dans une interview à paraître demain dans La Croix que la décision de l'Eglise catholique de béatifier Pie XII est "prématurée" et témoigne d'une "négligence" du Vatican.

    "Il faudra beaucoup travailler", assure le président du Crif, "pour que la réaction de déception forte qui s'est déjà fait jour à plusieurs reprises - notamment avec l'affaire Williamson - ne s'aggrave pas". M. Prasquier rappelle que le pape doit se rendre à la synagogue de Rome le 17 janvier "dans un geste extrêmement symbolique". "Cette conjonction montre une étonnante négligence. Si je devais aujourd'hui me rendre à Rome - comme j'en avais l'intention -, je suspendrais ma participation", conclut-il.

    Le Figaro - 20.12.09

  • VIDEOS Moldavie: menorah de Hanouka remplacée par une croix

    http://www.youtube.com/watch?v=SgBXfpFGSGI

    http://www.youtube.com/watch?v=Nuxa9GgNxyM

    Moldavie: des prêtres orthodoxes remplacent un chandelier de Hanouka par une croix (vidéos)

    lundi 14 décembre 2009

    Acte antisémite en plein cœur de Chisinau, la capitale de la Moldavie. A quelques jours de Noël et pendant la fête de Hanouka, des dizaines de chrétiens conduits par des prêtres orthodoxes armés de marteaux et de barres de fer ont saccagé une hanoukia (chandelier à 8 branches utilisé pour la fête de Hanouka) pour la remplacer par une croix. Les manifestants portaient des pancartes à caractères antisémites disant qu’ils ne permettraient pas "aux Juifs de dominer en Moldavie". Après avoir enlevé le chandelier juif d’une hauteur de 1, 5 mètre, ils y ont installé une croix. Le prêtre orthodoxe à la tête de cette étrange procession avait revêtu les ornements liturgiques pour procéder "à l’installation" du symbole chrétien.

    Après intervention de la police locale, le Hanoukia a été rétablie sur place et est dorénavant sous surveillance permanente. Une enquête à été ouverte contre les agresseurs. Le gouvernement moldave a déclaré dans un communiqué que "la haine, l’intolérance et la xénophobie" sont inacceptables.

    A l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’y a aucune réaction de l’Eglise orthodoxe moldave (qui est rattachée à l’Eglise orthodoxe russe). 70% des Moldaves sont membres de cette Eglise. Le leader de la communauté juive, Alexander Bilinkis à demandé à l’Eglise orthodoxe de condamner cet acte antisémite.

    La communauté juive moldave, qui était très florissante avant la Shoah, ne compte aujourd’hui que 12 000 membres alors qu’il y a 20 ans, elle était forte de 66 000 personnes. La très grande majorité d’entre eux ont immigré en Israël.

    Un écho d'Israël - 14.12.09

  • L'Allemagne verse 60 millions d'euros pour l'entretien d'Auschwitz

    L'Allemagne prend une décision historique pour préserver l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-II-Birkenau, situé dans le sud de la Pologne. Au terme d'un accord passé entre le gouvernement fédéral et les Länder, mercredi 16 décembre, le pays a accepté de verser 60 millions d'euros à la Fondation spécialement créée en janvier pour assurer la pérennité du lieu, où près de 1,1 million de personnes ont péri entre 1940 et 1945.

    Ces 60 millions d'euros représentent la moitié de la somme que doit récolter la Fondation. Près de 40 pays avaient été sollicités en ce sens, en janvier 2009, par le premier ministre polonais, Donald Tusk.

    "Il s'agit d'assurer, une bonne fois pour toutes, l'existence d'Auschwitz comme lieu de mémoire, explique le directeur du musée, Piotr Cywinski. Des investissements sûrs doivent être décidés avec les 120 millions, qui rapporteraient par an environ 5 millions de dividendes, soit de quoi effectuer tous les travaux d'entretien. Cela ne concerne pas les programmes scientifiques et éducatifs que nous conduisons par ailleurs."

    M. Cywinski se félicite de la décision allemande, fruit de longues négociations intérieures. "C'est un excellent début, dit-il, d'autant que le contexte n'était pas favorable cette année, avec la crise, les élections européennes et législatives en Allemagne."

    1,3 million de visiteurs

    Etendu sur 200 hectares, le site d'Auschwitz-II-Birkenau comprend 155 bâtiments en état et 300 en ruines, dont le bois pourrit et le ciment se fissure. Les fours crématoires se trouvent notamment à l'état de ruines. Le musée a accueilli près de 1,3 million de visiteurs en 2008, un chiffre en forte hausse.

    Jusqu'à présent, le financement du musée revenait presque exclusivement à la charge de l'Etat polonais. Les aides étrangères ne représentaient que 5 % du budget en 2008. Les initiateurs de la Fondation espèrent que l'Allemagne va pousser, par sa décision spectaculaire, les autres grands pays à l'imiter. Pour l'heure, on ignore quelle somme sont prêts à débourser la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

    Le Monde - 18.12. 09

  • Le Grand rabbin de France se mêle des affaires de l'Eglise catholique

    Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a déclaré dimanche espérer que l'Eglise catholique "renoncera" au projet de béatifier Pie XII, la décision du pape Benoît XVI de proclamer vénérable Pie XII s'inscrivant selon lui "aux antipodes du dialogue judéo-chrétien".

    "Compte tenu du silence de Pie XII pendant et après la Shoah, je ne veux pas croire que les Catholiques voient en Pie XII un exemple de moralité pour l'humanité. J'espère que l'Eglise renoncera à ce projet de béatification et qu'elle fera ainsi honneur à son message et à ses valeurs", selon la position du grand rabbin diffusée par communiqué. La décision de Benoît XVI "de proclamer vénérable Pie XII concerne d'abord les Catholiques qui sont libres de lui donner ou non leur assentiment" mais "elle s'inscrit aux antipodes du dialogue judéo-chrétien commencé dès 1945 et activement soutenu par l'Episcopat français", ajoute Gilles Bernheim.

    "Depuis plus de 40 ans, le projet de béatifier Pie XII, qui a été introduit par Jean XXIII et Paul VI, n'a cessé de susciter controverses et déceptions sur ce qu'il représente symboliquement. Aujourd'hui, la réalisation ou non de ce projet est devenue le symbole de ce que Benoît XVI fera de sa papauté", écrit encore M. Bernheim. Le pape Benoît XVI a proclamé samedi "vénérables" deux de ses prédécesseurs, Jean Paul II et Pie XII, suscitant pour ce dernier des protestations des communautés juives de Berlin et Rome. Israël a demandé dimanche l'ouverture des archives du Vatican sur la Seconde Guerre mondiale.

    Le Figaro - 20.12.09

  • PIE XII: Israël demande à voir les archives du Vatican!

    Pie XII bénissant 20 12 09.jpg
    Pie XII dit Le Pasteur angélique

    Pour justifier l'élévation du défunt Pape au rang de «vénérable», le Vatican explique posséder des preuves qu'il aurait aidé des Juifs durant la seconde guerre mondiale. L'Etat hébreu souhaite pouvoir les consulter.

    La décision prise samedi par Benoît XVI d'élever au rang de «vénérable», dernier stade avant la béatification, Jean-Paul II et le plus controversé Pie XII, provoque des remous en Israël. Dimanche, l'Etat hébreu a demandé officiellement a consulter des archives historiques du Vatican concernant celui qui dirigea l'Eglise durant la seconde Guerre mondiale.

    En même temps qu'il élevait son prédecesseur, le pape a choisi de faire le même honneur à un personnage plus controversé. Eugenio Pacelli, qui dirigea l'Eglise catholique de 1939 à 1958 sous le nom de Pie XII, est accusé par plusieurs historiens d'avoir été totalement muet sur la question de l'Holocauste, même lorsque les Juifs de Rome furent déportés fin 1943.

    C'est pour ce motif qu'Israël s'est élevé, en 2008, contre la volonté de Benoît XVI de béatifier Pie XII. Le ministre israélien des Affaires sociales, Yitzhak Herzog, avait alors protesté, estimant que «le projet visant à transformer Pie XII en saint est inacceptable. Durant la Shoah, le Vatican savait pertinemment ce qui se passait en Europe. Le pape a gardé le silence et a peut-être fait pire, au lieu de s'élever, conformément au précepte biblique, contre le sang versé».

     

    Controverse historique

     

    Stephan Kramer, secrétaire général du Conseil central des juifs d'Allemagne s'est dit «furieux» et «triste», estimant que Benoît XVI «réécrit l'histoire». Pour certains, en effet, le Pape chercherait à profiter de l'immense popularité de Jean-Paul II dans la communauté chrétienne pour «faire passer» la béatification de Pie XII, plus controversée.

    La communauté juive de Rome a exprimé une position «critique», demandant l'accès aux archives vaticanes de l'époque et rappelant le départ en 1943 d'un train de déportés juifs vers Auschwitz «dans le silence de Pie XII».

    Une version que l'Eglise conteste, de même que certains historiens, qui estiment que Pie XII a joué un grand rôle pour sauver des centaines de milliers de Juifs victimes des persécutions nazies. S'il ne s'éleva pas publiquement pour défendre les juifs romains, Pie XII fit aider ou cacher nombre d'entre eux au Vatican. C'est également ce qu'affirme Benoît XVI, qui affirme détenir des preuves de ces faits au sein des archives du Saint-Siège.

    Dimanche, Israël a demandé à pouvoir consulter ces archives, qui ne seront normalement ouvertes aux chercheurs qu'en 2013. ««Le processus de béatification ne nous regarde pas, c'est une question qui ne concerne que l'Eglise catholique. Quant au rôle de Pie XII, c'est aux historiens de l'évaluer et c'est pourquoi nous demandons l'ouverture des archives du Vatican durant la guerre mondiale», a expliqué le porte-parole des Affaires étrangères Yigal Palmor.

    Le Figaro - 20.12.09