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  • Pie XII: pour les Juifs, le Pape "réécrit l'Histoire"

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Le secrétaire général du Conseil central des juifs d'Allemagne s'est dit "furieux" et "triste" que le pape ait proclamé "vénérable" son prédécesseur Pie XII, critiqué pour son silence pendant la Shoah, estimant que Benoît XVI "réécrit l'Histoire". "C'est un détournement clair des faits historiques concernant l'époque nazie. Et Benoît XVI réécrit l'Histoire sans avoir permis qu'il y ait une discussion scientifique sérieuse (sur l'attitude de Pie XII face au nazisme). C'est ce qui me rend furieux", a ajouté M. Kramer.

    Le pape allemand Joseph Ratzinger a régulièrement pris la défense de Pie XII, jugeant que l'attention s'était "concentrée de manière excessive" et "de façon unilatérale" sur une "unique problématique", celle de son attitude durant le conflit mondial.
    La communauté juive d'Italie "reste critique" sur la décision du pape Benoît XVI de signer le décret proclamant les "vertus héroïques" du pape Pie XII, ont annoncé des responsables de la communauté. "Nous ne pouvons en aucune manière nous mêler des décisions internes de l'Eglise, celles-ci concernant sa liberté d'expression religieuse", ont déclaré conjointement Riccardo Di Segni, grand rabbin de Rome, Renzo Gattegna, président de l'Union des communautés juives italiennes, et Riccardo Pacifici, président de la communauté juive de Rome.

    "Si cette décision devait en revanche impliquer un jugement définitif et unilatéral sur l'oeuvre historique de Pie XII, nous répétons que notre évaluation reste critique", ont-ils ajouté. "La commission qui réunit des historiens du monde juif et du Vatican attend toujours d'accéder aux archives (du Vatican) de cette période. Nous n'oublions pas les déportations de Juifs d'Italie et en particulier le train qui a déporté 1.021 personnes le 16 octobre 1943, qui est parti de la station de Rome Tiburtina pour se rendre à Auschwitz dans le silence de Pie XII", ont ajouté les responsables.
    Le Figaro - 19.12.09

  • Karachi: Me Olivier Morice accusé de "diffamation" par Sarkozy

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    Me Olivier Morice  (15 juin 2009)
    "Diffamation". C'est en ces termes que l'Élysée caractérise les propos de Me Olivier Morice, avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi et qui accuse Nicolas Sarkozy d'être "au coeur de la corruption" dans ce dossier. Par voie de communiqué, le président dit s'inscrire "catégoriquement en faux" contre ces "allégations".

    "Alors qu'une procédure judiciaire est en cours et qu'une mission d'information parlementaire est à l'oeuvre, maître Olivier Morice a tenu des propos mettant en cause directement le chef de l'État qui relèvent de la diffamation et qui ne sauraient être excusés par l'expression de la légitime douleur des victimes ou de leurs ayants droit", affirme l'Élysée dans un communiqué. "Le président de la République se réserve la possibilité d'y donner les suites de droit et s'inscrit catégoriquement en faux à l'encontre de ces allégations", a ajouté le palais présidentiel.

    "Par ailleurs, la présidence de la République rappelle qu'en recevant les familles des victimes de l'attentat de Karachi en avril 2008, le président de la République s'est engagé à faciliter la manifestation de la vérité. Conformément à cet engagement, les ministères concernés ont déclassifié, après avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale, tous les documents dont la justice a souhaité communication", conclut le communiqué élyséen.

    Les propos de Me Olivier Morice accusaient nommément Nicolas Sarkozy et remettaient en cause sa probité dans l'affaire : "La difficulté qu'il y a dans ce dossier, c'est que M. Sarkozy est au coeur de la corruption parce qu'elle a été validée non seulement lorsqu'il était ministre du Budget, mais aussi lorsque c'est lui qui menait la campagne présidentielle de M. Balladur", a déclaré l'avocat. Six familles de victimes de l'attentat de Karachi ont fait savoir mercredi qu'elles avaient déposé plainte pour corruption contre le club politique créé en 1995 par Édouard Balladur. Elles dénoncent un "financement politique illicite" à l'origine de l'attentat en 2002 qui fit 14 morts, dont 11 salariés de la DCN (Direction des constructions navales).

    Le Point - 17.12.09

  • Kouchner va se battre pour les migrants afghans...

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    Bernard Kouchner a assuré mercredi devant l'Assemblée nationale qu'il se "battrait pour que le nombre des Afghans accueillis soit supérieur au nombre de ceux qui devront partir". "J'ai obtenu que le nombre des bourses de longue durée destinées aux étudiants afghans soit doublé dès 2010 et j'ai obtenu les visas", a-t-il déclaré à l'ouverture du débat sur l'engagement français en Afghanistan. "Ainsi, nous pourrons rapidement accueillir une centaine de jeunes Afghans de plus sur notre territoire et je me battrai pour que le nombre des Afghans accueillis soit supérieur au nombre de ceux qui devront partir", a lancé le ministre des Affaires étrangères.
    Le Point - 16.12.09

  • Ouganda: la "loi anti-homosexualité 2009"

    Les résolutions et les menaces feront-elles pencher la balance ? Les autorités ougandaises débattent depuis vendredi d'une proposition de loi déposée par les députés de la majorité pour réprimer drastiquement l'homosexualité, un crime là-bas, au nom des "valeurs familiales". Texte qui prévoit notamment de punir de la peine de mort tout homosexuel séropositif qui aurait des rapports sexuels avec une personne saine ou un mineure, de sept ans de prison tout individu qui encouragerait l'homosexualité ou encore de trois ans de prison la non délation ou la défense des droits des homosexuels. Des responsables du gouvernement ougandais ont indiqué que l'article sur la peine de mort allait être réexaminé au parlement.
     
    La loi a, selon les observateurs politiques, de fortes chances de passer. Le président Yoweri Museveni a, dans des propos rapporté par les médias ougandais, estimé que l'homosexualité était une importation de l'Occident, reprenant à son compte l'opinion de certains dignitaires religieux ougandais et africains sur son aspect "non-africain".
     
    Le malaise de l'Onusida
     
    Le texte, critiqué par les défenseurs des droits de l'homme, "préoccupe" également l'UE et les Etats-Unis. Washington appelle le président ougandais à "faire tout ce qu'il peut" pour empêcher l'adoption du texte. Et le parlement européen a adopté jeudi une résolution d'urgence, pour "demander aux autorités ougandaises de rejeter le projet de loi", "réviser sa législation nationale et décriminaliser l'homosexualité", se déclarant "préoccupé par le fait que certains donateurs internationaux et organisations non gouvernementales et humanitaires pourraient reconsidérer ou cesser leurs activités, au cas où ce projet de loi serait adopté".
     
    Lundi dernier déjà, un responsable des Nations unies a indiqué que l'Ouganda pourrait perdre l'implantation d'une institution de recherche sur le sida, soutenue par l'ONU, s'il adopte la loi. "Criminaliser des relations sexuelles consenties n'est pas seulement une question qui regarde les droits de l'Homme, cela va à l'encontre d'une bonne stratégie sur le sida", a souligné la principale conseillère scientifique de l'Onusida qui soutient, avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'AAVP*. "Si la loi passe, l'Onusida et l'OMS devront décider de ce qui se passera et examiner si Entebbe est le lieu approprié" pour implanter l'AAVP, a-t-elle ajouté.
     
    Autre réaction : celle de la BBC, qui a carrément posé à ses internautes la question : "Les homosexuels doivent-ils risquer une exécution ?", disant "assumer le fait qu'il s'agisse d'une question dure et perturbante"... avant de changer les mots de la question en : "L'Ouganda doit-il débattre de l'exécution des gay ?", suite à de nombreuses réactios d'internautes et au sein même de la rédaction de la chaîne.

    TF1 News - 19.12.09

    * AAVP: American Association of Veterinary Parasitologists

  • Nicolas Hulot: "On injurie vraiment le futur"

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    De l'avis même d'Obama, la déclaration de principe arrêtée à Copenhague vendredi  n'est «pas suffisante». Après le départ du président américain pour Washington, les grands pays ne se sont engagés à rien.

    La balle est maintenant renvoyée au président mexicain Felipe Calderon, qui présidera la prochaine conférence climatique l'an prochain à Mexico. Il disposera d'un mandat pour conduire l'accord de Copenhague vers un traité contraignant au plus tard fin 2010.

    « Ce n'est même pas une déception, tout le monde est consterné, réagissait samedi matin depuis Copenhague. On a manqué une occasion historique, a expliqué le défenseur de la nature sur Info. ]Très sincèrement, deux ans d'activité diplomatiques pour en arriver là... La crise climatique se double d'une très profonde crise de la démocratie. Il y a une incapacité de coordonner les volontés. On a bradé l'avenir de nos enfants. On injurie vraiment le futur

    L'accord le «pire de l'histoire»

    Parmi les participants au sommet - et notamment les pays en développement - la déception est immense qu'aucune contrainte n'ait été fixée pour atteindre l'objectif, très ambitieux, de limiter à 2°C l'augmentation des températures. Pour le représentant des 130 pays en développement, dont les premières victimes du réchauffement climatique, l'accord arrêté à Copenhague par les chefs d'Etat de la planète à l'arraché, et sans aucune garantie, est «le pire de l'histoire».

    «Pour le moment, il n'y a pas d'accord», a-t-il insisté, juste un projet de déclaration qui doit encore être entériné, soulignant que la Chine ne s'était «pas prononcée officiellement». «Si un seul pays dit "non", il n'y aura pas d'accord et de nombreux pays ont dit qu'ils refuseraient», a ainsi affirmé le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77.

    «La réalité, a déclaré le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo, c'est que si on avait laissé faire le système ONU il était impossible d'arriver à quoi que ce soit». «Les chefs d'Etat auraient dîné ensemble (chez la reine, jeudi) puis on se serait retrouvé en plénière pour constater l'échec», après douze jours de négociations.

    Pour Chantal Jouanno, interviewée ce samedi matin sur RTL, «il faut être conscient qu'on partait d'une situation encalaminée», presque dans l'impasse.«Mardi, on n'avait aucun accord sur la table», a rappelé la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, déplorant la «position puissante et fermée de la Chine, de l'Inde» et d'un certain nombre de pays d'Amérique du Sud.

    Les ONG dénoncent un fiasco

    Les ONG environnementales dénoncent en choeur un véritable fiasco: «Pas de contrainte, aucun objectif à 2020 ni à 2050: difficile d'imaginer pire conclusion pour la conférence de Copenhague», déplore Greenpeace. «C'est un texte plus vide de sens qu'une brochure touristique et on ne peut pas donner suite à quelque chose qui n'a pas de substance», s'emporte ce matin, dans le Parisien-Aujourd'hui en France, Pascal Husting, patron pour la France de l'association écolo.

    Nnimmo Bassey, président de l'ONG Les Amis de la Terre, a dénoncé un «échec abject»: «En retardant le passage à l'action, les pays riches ont condamné des millions de pauvres à la faim, la souffrance et la mort avec l'accélération du changement climatique». Si Jean Jouzel, glaciologue et membre du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, se réjouit dans le Journal du Dimanche que «les sceptiques (n'aient) pas réussi à se faire entendre» à Copenhague, il déplore le résultat. Pour remplir les objectifs, «il fallait imaginer un monde différent et cela n'a pas été évoqué».

    Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement, toujours dans le Parisien, veut croire «que ce sommet au résultat transparent servira d'électrochoc pour changer le système».

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown estime, lui qu'un «premier pas» dans la voie d'un traité légalement contraignant que les pays devront rapidement accepter, a été fait. Le véritable succès réside dans la réunion de tous ces pays, qui dénote une prise de conscience planétaire des enjeux. Pour la suite, il estime qu'«il est important de consolider toutes les propositions qui ont été approuvées et d'avancer alors vers un traité légalement contraignant».

    Le Parisien - 19.12.09

  • Pie XII, un grand pape bientôt béatifié

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    Le processus de béatification de Pie XII est entré samedi dans sa dernière ligne droite malgré les critiques sur l'attitude de celui qui était pape pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ouvert en octobre 1967, ce processus a en effet été ralenti à maintes reprises par les polémiques nées du silence de Pie XII pendant la Shoah.

    Une carrière exemplaire au sein du Vatican

    Né en 1876 dans une famille de la petite noblesse italienne proche du Vatican, Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli a réalisé une carrière presque exemplaire au sein de l'Eglise. Ordonné prêtre à 23 ans après des études de théologie, de philosophie et de droit, il devient en 1901 responsable des relations internationales du Vatican à la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires. Puis les promotions rapides s'enchaînent.

    En 1917, Eugenio Pacelli est nommé nonce apostolique en Bavière par Benoît XV. C'est le début d'une longue carrière en Allemagne où il sera également nonce à Berlin et y restera jusqu'en 1929. Nommé cardinal en 1929, il devient l'année suivante secrétaire d'Etat et donc numéro deux du Vatican.

    Nommé pape à l'unanimité en 1939

    En 1933, il signe un concordat avec l'Allemagne hitlérienne sur les relations entre les autorités allemandes et l'Eglise catholique. En un seul jour et à l'unanimité selon des rumeurs, Eugenio Pacelli est nommé pape le 2 mars 1939, quelques mois avant le début de la deuxième guerre mondiale.


    Pie XII est le 9 octobre 1958 à l'âgé de 72 ans.

    a changé d'avis

    Peu de temps après le début de son pontificat en 2005, Benoît XVI avait plaidé pour la béatification de Pie XII. Mais au dernier, un mois après son voyage en Terre Sainte, il avait changé d'avis, selon le père Gumpel, «postulateur» (avocat à charge et décharge) du dossier de béatification de Pie XII. 

    Après
    la polémique qui avait suivi la levée de l'excommunication de Mgr Richard Williamson, Benoît XVI craignait en effet de compromettre les rapports entre l'Eglise catholique et les Juifs en avançant dans le processus de béatification .
     
    Le parisien - 19.12.09
  • Le martyre du père Jerzy Popieluszko, déclaré Bienheureux par Benoït XVI

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    Photo d'archives - 1980

    Le prêtre polonais Jerzy Popieluszko, dont le pape Benoît XVI a approuvé samedi la béatification, a payé de sa vie le combat pour la liberté qu'il a mené il y a un quart de siècle contre le régime communiste en Pologne.

    AFP - le 19 décembre 2009, 14h41

    Aumônier du syndicat Solidarité de Lech Walesa et vicaire à la paroisse Saint-Stanislas de Varsovie, le père Popieluszko fut enlevé et assassiné en octobre 1984, à l'âge de 37 ans, par un commando de la police politique (SB) du régime.

    Jerzy Popieluszko est né en 1947 à Okopy, un petit village du nord-est de la Pologne, dans une famille modeste de paysans.

    Très pieux dès son plus jeune âge, il est enfant de choeur dans son village avant d'entrer au séminaire à Varsovie, à 18 ans.

    Il est affecté à la paroisse Saint-Stanislas peu avant les grandes grèves de l'éte 1980 qui ont donné naissance à Solidarité, premier syndicat indépendant du bloc soviétique. Il devient alors aumônier des aciéries de Varsovie qui jouxtent le quartier d'habitation de Zoliborz, où se trouve son église.

    Dévoué aux idéaux de ce syndicat anticommuniste, le père Popieluszko aide ses militants, persécutés et réduits à la clandestinité après l'instauration de la loi martiale par le général Wojciech Jaruzelski en décembre 1981.

    Il célèbre ensuite dans son église des "messes pour la patrie", qui attirent régulièrement des milliers de fidèles, venus de toute la Pologne, au grand dam du pouvoir communiste.

    Dans ses homélies, le père Popieluszko n'hésite pas à dénoncer ouvertement la répression policière, la censure et les persécutions d'opposants au régime. Ses messes, quadrillées par un important dispositif de policiers en uniforme et en civil, débouchent parfois sur des échauffourées.

    Son mot d'ordre chrétien "vaincre le mal par le bien", qu'il répète souvent pendant ses offices religieux, a un retentissement à l'échelle nationale.

    Las des avertissements adressés à l'Eglise, le pouvoir communiste décide de réduire lui-même le père Popieluszko au silence.

    Le 19 octobre 1984, au retour d'une visite pastorale à Bydgoszcz (nord-ouest), la voiture de l'ecclésiastique est arrêtée par un véhicule banalisé de la police.

    Le père Popieluszko est battu, ligoté et jeté dans le coffre de la voiture de police. Son chauffeur, Waldemar Chrostowski, est menotté et obligé de prendre place à l'intérieur, avec les trois policiers.

    Ancien parachutiste, Chrostowski profite d'un moment de distraction de ses ravisseurs et saute de la voiture en marche. Ses menottes se brisent sous le choc.

    Paniqués, les policiers décident de poursuivre la route avec Popieluszko dans le coffre. Ils arrivent au bord de la Vistule à Wloclawek, à 120 km de Varsovie. Ils sortent l'écclésiastique à moitié étouffé par son bâillon et le jettent dans l'eau.

    Pendant ce temps, Chrostowski arrive au presbytère d'une église et donne l'alerte. Le soir-même, la télévision officielle fait état de l'enlèvement du père Popieluszko par des "inconnus".

    Mais il n'est plus possible de taire la vérité et le régime sacrifie les auteurs directs de l'assassinat. Le capitaine Grzegorz Piotrowski, chef du commando, est condamné à 25 ans de prison et ses deux lieutenants à 15 ans, au terme d'un procès retentissant.

    Ils sont désormais en liberté tous les trois, tandis que les commanditaires du crime n'ont jamais été officiellement identifiés.

    La tombe du père Popieluszko, aménagée dans l'enceinte de l'église Saint-Stanislas, est devenue un lieu de pèlerinage et son histoire a inspiré plusieurs cinéastes.

    Le procès en béatification du père Jerzy Popieluszko a été ouvert en 1997 par le pape polonais Jean Paul II.

    Le Matin ch - 19.12.09

  • Interpol et Europol mobilisés pour l'inscription d'Auschwitz I

    La police polonaise a sollicité l'aide des organisations Interpol et Europol pour retrouver l'inscription en allemand "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre), volée vendredi à l'aube par des inconnus à l'entrée de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz I (sud de la Pologne). "Pour la police polonaise, il s'agit d'une affaire absolument prioritaire", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la police nationale Mme Grazyna Puchalska.

    "Au musée de l'ancien camp nazi, une quarantaine de fonctionnaires, des experts de toutes sortes travaillent en permanence pour rassembler le maximum d'informations pouvant nous conduire sur les traces des voleurs", a déclaré à l'AFP Dariusz Nowak, porte-parole de la police de la région de Cracovie (sud), chargée de l'enquête. "Nous avons sollicité l'aide des organisations de coopération policière Interpol et Europol", a-t-il ajouté.

    Des contrôles ont été intensifiés aux frontières du pays, les barrages routiers établis vendredi sont toujours actifs dans la région, a-t-il précisé.  "La police a reçu des dizaines d'appels d'habitants de la région d'Oswiecim (nom polonais de la ville d'Auschwitz) (...) Tous sont analysés, aucun pour l'instant ne nous a permis de tournant dans l'enquête", a déclaré Dariusz Nowak.

    Une récompense de 115.000 zlotys (28.600 euros) a été promise à toute personne dont les informations pourraient aider à retrouver l'inscription et arrêter les coupables. La direction du musée a débloqué 100.000 zlotys, la police polonaise 5.000 et la société de gardiennage Art-Security Group 10.000. Le directeur du musée, Piotr Cywinski, contacté par l'AFP, a reconnu que le système de surveillance était loin d'être performant. Le budget du musée n'est pas énorme et les besoins urgents de conservation très élevés.

    Ndb: Cette inscription en fer forgé mesure 5 mètres de long.

    Le Figaro - 19.12.09

  • Le Pape a proclamé "vénérables" Pie XII et Jean-Paul II

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    Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli (Rome, 2 mars 1876 Castel Gandolfo, 9 octobre 1958), élu pape le 2 mars 1939 sous le nom de Pie XII (en latin Pius XII, en italien Pio XII).

    Le Pape accorde à son prédecesseur et au controversé Souverain Pontife de la IIe guerre mondiale la dernière étape avant la béatification.

    Jean-Paul II a fait un pas de plus vers la béatification. Le pape Benoît XVI a proclamé samedi «vénérable» son prédecesseur, un statut qui lui permettra d'être béatifié rapidement, peut-être dès le 16 octobre 2010 à Rome, jour anniversaire de l'élection du pape polonais, en 1978.

    Le 17 novembre, la Congrégation pour les causes des saints, réunie à huis clos, avait validé «l'héroïcité des vertus» de Karol Wojtyla. Le dossier était alors passé entre les mains de Benoît XVI et avec sa signature apposée samedi, le pape polonais (1978-2005) est devenu «vénérable».

    Viendra ensuite la dernière étape avant la béatification proprement dite, avec l'examen du «miracle» attribué à Jean Paul II: le cas de la soeur française Marie Simon-Pierre, de la congrégation des Petites soeurs des maternités catholiques, guérie sans explication médicale de la maladie de Parkinson en 2005.

     

    «Santo Subito»

     

    Ce cas passera devant une commission médicale, une commission de théologiens puis, enfin, la commission des évêques et cardinaux. Benoît XVI, une fois encore, devra autoriser la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret reconnaissant le miracle attribué au pape polonais qui deviendra ainsi «bienheureux».

    Un statut que réclament de nombreux partisans du défunt Souverain Pontife, qui criaient lors de ses funérailles en 2007 «Santo Subito», «canonisez-le tout de suite».

    De manière plus surprenante, Benoît XVI a procédé à la même élévation pour un autre pape : Pie XII, dont il a reconnu l'héroïcité des vertus. Un choix qui ne manquera pas de soulever la polémique, nombre d'organisations juives ayant dénoncé le silence de Pie XII sur l'Holocauste durant la seconde guerre mondiale.

    Un mois après le voyage de Benoît XVI en Terre Sainte en avril, le père Gumpel, «postulateur» (avocat à charge et décharge) du dossier de béatification de Pie XII, avait expliqué en juin que le pape craignait en avançant dans le processus de compromettre les rapports entre l'Eglise catholique et les Juifs.

    Benoît XVI, s'appuyant sur des archives vaticanes (encore fermées et en cours de classement), est convaincu que Pie XII a sauvé de nombreux Juifs en Europe en les faisant cacher dans des institutions religieuses à Rome et à l'étranger et qu'il se taisait pour ne pas aggraver leur sort.

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    Le Figaro - 19. 12.09

  • "Mort aux chrétiens" écrit sur une cathédrale à Jérusalem

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    La cathédrale de la Sainte Trinité (Mission orthodoxe russe) a connu un acte de vandalisme. Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2009, un inconnu a écrit en grands caractères sur les murs de la partie autel et de l'entrée de cette église: "Mort" et "Mort aux chrétiens".

    Une plainte a été déposée à la police. Des menaces semblables avaient été adressées par le passé verbalement à des représentants du clergé et à des moniales orthodoxes ou relevant d'autres confessions.

    Les voyous exigeaient leur départ du pays et menaçaient de "les égorger" en cas de refus. Jérusalem, le 14 décembre. Interfax.

    http://www.interfax-religion.ru/?act=news&div=33365

    (Lire les commentaires qui suivent cet article)
    Alter info - 18 décembre 2009

  • L'aveu de Mariani

    A propos du débat sur l’identité, Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse, a déclaré avec un cynisme assumé:

    « Je préfère à la limite deux ou trois dérapages verbaux à un Front national à 20%. »

    Les électeurs du FN qui ont voté Sarközy apprécieront cet aveu d’instrumentalisation.

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    Altermedia info - 17.12.09