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  • VIDEO Les drapeaux algériens fleurissent à Marseille

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    Le 13 juin 2010

  • Portrait de Bart De Wever, l'homme-clé de la Belgique

    Il est l'homme fort du moment dans un pays affaibli par une succession de crises politiques. Crédité de 29 % des voix dans la région néerlandophone du nord du pays, selon des projections des télévisions dimanche,  Bart De Wever, président de la NV-A (Nouvelle Alliance flamande) est en passe de faire de son parti la principale formation politique de Flandres. De quoi lui permettre de jouer un rôle décisif dans la formation du prochain gouvernement belge. Un coup de maître pour cet indépendantiste convaincu. Avec son air roublard et sa bouche pincée, l'Anversois à l'air bonhomme a su devenir en quelques années l'homme politique le plus populaire de Flandre.

    Car, en matière de communication, cet historien de formation, âgé de 39 ans, n'a pas son pareil. Parmi ses plus célèbres coups d'éclat : le déversage, en 2005, de 13 milliards de faux billets de 50 euros au pied d'une usine wallonne, pour dénoncer les transferts d'argent de la Flandre vers la Wallonie. Les francophones ont ri jaune, mais De Wever a su se rendre sympathique aux yeux des siens. Et, parmi ses premiers fans, les médias flamands. En janvier 2009, il était invité à l'émission L'homme le plus intelligent du monde sur la chaîne publique VRT : il se hissera en finale ! Pour Marc Swyngedouw, professeur de sociologie politique à l'université de Louvain, il n'y a pas de doute : "Les médias flamands ont largement favorisé son ascension. Si l'on compare, sur les premières années de sa carrière, son niveau de notoriété au temps qui lui était consacré à la télévision, il y a un déséquilibre énorme."

    Flirt avec les extrêmes

    Il faut dire qu'avec ses "petites phrases", le président de la NV-A est un faiseur d'audience, qui vire parfois au mauvais goût. Exemple, en 2007 : alors que le maire d'Anvers avait présenté des excuses officielles à la communauté juive de Belgique pour l'attitude de sa ville durant la Seconde Guerre mondiale, Bart De Wever avait qualifié l'initiative d'"acte gratuit" destiné à "affaiblir l'extrême droite anversoise". Et d'en rajouter, accusant la communauté juive d'"instrumentaliser" l'Holocauste. Mais pour Marc Swyngedouw, il ne s'agit pas d'un dérapage stratégique : "Il joue toujours sur la corde fine entre populisme et extrême droite. Si on lit ses discours, on retrouve des mots à la limite du courant autoritaire, mais il n'est pas ouvertement raciste."

    Et c'est là sa grande réussite. Grâce à ce balancement, la NV-A est devenue le "bouffe-voix" du Vlaams Belang, l'extrême droite belge, sur la pente douce dans les sondages. Bart De Wever est un père de quatre enfants animé par des idéaux très traditionnels, mais sait jouer d'un discours politique ambigu. Fils d'un cheminot engagé dans l'Apartheid en Afrique du Sud, il est "bien connu dans le milieu indépendantiste et conservateur, mais c'est tout. Il est trop intelligent pour avoir appartenu à un groupuscule", avance Marc Swyngedouw.

    Tacticien politique

    C'est avec des membres de l'aile conservatrice de la Volksunie, parti nationaliste historique flamand, que De Wever a créé la NV-A, en 2001. Trois ans plus tard, il en devient président et est élu au Parlement flamand. Fin stratège, il s'associe au Parti chrétien-démocrate d'Yves Leterme, avec qui il gagne les élections régionales la même année. Et la NV-A enregistre pour la première fois des scores à deux chiffres.

    Mais Bart De Wever est un malin : il refuse de rentrer au gouvernement en 2008 malgré les demandes pressantes de Leterme. Ainsi, il évite de s'embourber dans la crise politique et garde toute liberté pour critiquer la réforme de l'État portée par ses alliés au pouvoir. De Wever va jusqu'à dénoncer "l'immobilisme" du gouvernement. Le divorce entre Leterme et De Wever est scellé.

    Homme d'État ou provocateur ?

    De Wever sait pertinemment quand il faut faire un pas de côté. Aujourd'hui encore, s'il est devancé aux élections par Elio Di Rupo, candidat du Parti socialiste francophone, cela n'a pas d'importance : il lui concède volontiers le poste de Premier ministre. "Les hommes politiques flamands qui ont accepté ce poste l'ont fait en sacrifiant leur programme. Je ne suis pas prêt à faire cela", argue-t-il. Et sans doute a-t-il raison. Mais, pour Marc Uyttendaele, professeur à l'université libre de Bruxelles, le calcul va plus loin : "C'est un signe de reconnaissance envoyé aux francophones, qui n'ont pas eu de Premier ministre depuis 1974. Et une façon de montrer qu'il n'a d'yeux que pour la Flandre, décrypte-t-il. De toute façon, il est évident que le climat n'est pas favorable pour obtenir l'éclatement du pays qu'il souhaite."

    Pour Marc Uyttendaele, il y encore une explication, plus profonde : "En fait, il est terrorisé à l'idée d'avoir à assumer ses fonctions. C'est un tribun, un provocateur. L'antithèse du responsable politique. Il n'est pas un homme d'État", tranche-t-il. Avec sa nouvelle légitimité politique, De Wever devra, en effet, passer des discours à l'action concrète et, pour Uyttendaele, rien n'est moins simple : "C'est très difficile de passer du music-hall politique à l'austérité des fonctions ministérielles..."

    Le Point - 13.06.10

  • Triomphe historique des indépendantistes flamands

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    Bart De Wever, 39 ans, président de la N-VA
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    Des affiches électorales à Bruxelles le 1er juin
    Les élections législatives belges de dimanche ont débouché sur un triomphe des indépendantistes en Flandre, selon des projections, un séisme politique qui risque d'aggraver la crise de confiance entre néerlandophones et francophones.

    Le parti N-VA (Nouvelle Alliance) a obtenu 29 % des voix dans la région néerlandophone du nord du pays ou vit la majorité (60 %) des 10,5 millions de Belges, selon des projections de la télévision publique VRT basées sur des résultats partiels.

    Ce score est sans précédent. Jamais un mouvement prônant l'indépendance de la Flandre n'avait remporté un scrutin législatif fédéral. Le meilleur résultat à ce jour avait été obtenu en 1971 par la Volksunie avec quelque 19 %. En Flandre, la N-VA devance nettement le parti chrétien-démocrate (CD&V) de l'actuel Premier ministre Yves Leterme, qui ne recueille que 17,5% des suffrages, selon ces premières projections.

    "C'est du jamais vu" (ancien président des socialistes flamand)

    Le parti libéral flamand Open VLD, qui avait provoqué ces élections anticipées en claquant la porte du gouvernement fin avril, n'arrive qu'en troisième position avec 14,5 %. Le parti d'extrême droite flamand Vlaams Belang engrange 12,5 %, selon cette projection, en repli par rapport aux précédentes élections de 2007. Les résultats officiels complets ne devaient être publiés qu'ultérieurement dans la soirée.

    En additionnant les voix de la N-VA, du Vlaams Belang et d'un parti populiste - la Liste De Decker créditée de près de 3 % -, les partis prônant d'une manière ou d'une autre l'indépendance de la Flandre représentent près de 45 % de l'électorat flamand, si les résultats partiels étaients confirmés. De quoi compliquer un peu plus la recherche dans un premier temps d'une nouvelle coalition gouvernementale belge entre partis flamands et francophones, puis surtout d'un compromis sur l'autonomie régionale renforcée réclamée dans l'immédiat par les formations flamandes. "Le score de la NVA, s'il se confirme, ce serait quelque chose d'immense, plus que le doublement de son score", a réagi l'ancien président des socialistes flamand Steve Stevaert. Il a ajouté: "C'est du jamais vu".

    Le Parti socialiste (PS) en tête chez les francophones

    "On préférerait gouverner sans la N-VA si possible", mais vu le score annoncé des nationalistes et vu la nécessité de réaliser une réforme de l'Etat à la majorité des deux tiers (à la Chambre des députés), il y a des "chances qu'il faille gouverner avec" ce parti, a reconnu dimanche le ministre de l'Energie, le socialiste francophone Paul Magnette. Le durcissement de l'électorat flamand, qui refuse de continuer à "subventionner" le sud du pays francophone, où règnent selon lui paresse, corruption et mauvaise gestion, risque à terme d'augmenter les craintes d'un éclatement du pays fondé en 1831.

    Du côté de l'électorat francophone, qui a voté de manière distincte en raison de la division électorale du pays, le Parti socialiste (PS) arrive largement en tête, avec un total cumulé de 36% des voix en Wallonie (sud) et à Bruxelles, ville enclavée en Flandre mais très majoritairement francophone, selon les projection de la chaîne VRT. Il devance le parti libéral (MR) du ministre des Finances Didier Reynders, qui n'obtient que 24%, le parti centriste (CDH) avec 16% et les écologistes avec 14%, selon cette projection.

    Paradoxalement, la victoire de la NVA en Flandre pourrait aboutir à ce que pour la première fois depuis les années 1970 le Premier ministre belge soit un francophone, socialiste de surcroît, en l'occurrence le vainqueur chez les francophones: le chef du PS, Elio Di Rupo. Le leader de la NVA ne veut pas diriger le gouvernement fédéral et les autres partis flamands, après s'être cassé les dents à plusieurs reprises, sont tentés cette fois de laisser un francophone aux commandes. D'autant que M. Di Rupo est considéré comme plus ouvert à un compromis.

    AFP. 13.06.10


  • Obama a menti: les USA étaient informés d'avance de l'assaut israélien contre la Flottille

    13/06/2010  
    Selon le quotidien israélien Haaretz, citant des sources diplomatiques américaines, le président américain Barak  Obama était tout à fait au courant de l’assaut des forces militaires israéliennes contre la flottille internationale humanitaire de Gaza !


    Alors que l’administration d’Obama s’était empressée de déclarer aussitôt après  le massacre israélien de la flottille de Gaza  qu’elle n’était pas informée de cette décision de Tel-Aviv !


    Haaretz précise:" Obama en personne avait procédé à un marchandage sur les détails de cette opération meurtrière et criminelle avec les responsables de Tel-Aviv et les avait mis en garde contre l'utilisation des bombes artisanales à gaz lacrymogène ».
    Selon le quotidien, le ministre de la guerre israélien, Ehud Barak, avait accepté les demandes d'Obama. 
      
     
    Selon encore des informations publiées par la presse jordanienne, le président des Etats-Unis aurait été informé à l’avance du raid israélien dans les eaux internationales contre la Flottille de la Liberté.
     
    Leon Panetta, chef de la Central Intelligence Agency (CIA), a été averti par le Mossad quelques minutes avant l’assaut des forces israéliennes contre le navire turc Mavi Marmar.
     
    Les opérations ont été suivies en continu par des drones israéliens qui ont envoyé les images « on line » au commandement de la US Navy, qui les ont transmises à Panetta, gardant à tout moment le président Barack Obama informé de l’opération israélienne dans les eaux internationales.
     
    Au terme de l’action et plusieurs heures après l’événement, le chef d’Etat nord-américain a reconnu des préoccupations « légitimes » de la part d’ « Israël », par le risque que représenterait pour sa sécurité le contrôle de Hamas sur la bande de Gaza.
     
    Il a également affirmé que le blocus qu’endure ce territoire empêche la population locale de tirer profit de ses avantages économiques. En outre, il a précisé que l’assaut « n’améliore pas la sécurité d’Israël sur le long terme ».
    Tel-Aviv avaient averti Washington que dans le cas où les soldats israéliens seraient attaqués, Tel-Aviv ferait fi des mises en garde des Etats-Unis.
     
    Rappelons que  lors d’une interview sur la télévision publique PBS, le vice-président US Joe Biden a assuré qu’ « Israël a le droit absolu de protéger ses intérêts de sécurité ».
     
    Les Etats-Unis ont refusé de condamner « Israël » pour avoir utilisé la force pour arrêter le convoi humanitaire, qui a été pris d’assaut par des corps d’élite armés qui ont abordé un des embarquements à partir d’hélicoptères.
     
    Les commandos israéliens sont partis à l’abordage, lundi dernier, d’une flottille composée de six navires qui essayait de briser le blocus maritime maintenu par «  Israël » sur la bande de Gaza depuis plus de trois ans pour distribuer des dizaines de milliers de tonnes d’aide humanitaire.

      

    Alter Info - 13.06.10 
    Obama est complice de cet acte de piraterie!
    La France était-elle aussi au courant?

     

  • Medvedev limoge un proche de Poutine

    Le président russe Dmitri Medvedev a limogé un proche du Premier ministre Vladimir Poutine qui était en charge de l'agence nationale d'armement, a annoncé le Kremlin aujourd'hui sans fournir d'explication à cette décision.

    Medvedev, qui multiplie les initiatives pour affirmer son indépendance à l'égard de Poutine depuis quelques mois, a signé le décret limogeant Viktor Tcherkessov, chef de l'Agence fédérale d'achat d'armements, précise le communiqué du Kremlin.

    Tcherkessov était directeur adjoint du FSB, le service du renseignement russe, lorsque Vladimir Poutine était à la tête de cette institution.

    Le Figaro - 13.06.10

  • Les Israéliens ont jeté des corps par-dessus bord

    http://nom666.over-blog.com/article-les-israeliens-ont-jete-des-corps-par-dessus-bord-51731425.html

    Les militaires israéliens à bord du Mavi Marmara auraient « jeté plusieurs cadavres à la mer », a indiqué jeudi, à son retour à Rome, l’ex-otage italien Manolo Luppichini.

     

    Cette estimation d’un minimum de 19 tués est cohérente avec les premiers chiffres donnés, dès lundi, par une chaîne de télévision israélienne, citant des « sources militaires anonymes ». Quelques heures après, au cours de cette même journée de lundi, les autorités israéliennes imposaient à la chaîne la publication d’un démenti et à évoquer une « erreur » de sa rédaction.

     

    « Non, il y a eu au moins 19 tués, et plusieurs cadavres ont été jetés à la mer. Je dispose des témoignages des infirmières à bord du Marmara, qui ont compté jusqu’à 170 blessés, dont plusieurs dans un état très grave », a indiqué Manolo Luppichini, avant de donner quelques détails sur les coups et mauvais traitements infligés, à terre, jusque sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv, aux otages internationaux.

  • Enquête Flottille: Netanyahu escompte bientôt un accord avec les USA...

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    Le raid sanglant israélien dans les eaux internationales

    JERUSALEM — Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche qu'un accord était proche avec les Etats-Unis sur la création d'une commission d'enquête après le raid meurtrier israélien contre une flottille humanitaire internationale pour Gaza le 31 mai.

    Le chef du gouvernement a déclaré aux ministres de son parti, le Likoud (droite) qu'il s'attendait à un prochain accord avec l'administration Barack Obama sur la composition et les pouvoirs d'une telle commission --israélienne mais avec une présence internationale--, selon une source gouvernementale.

    M. Netanyahu a indiqué avoir eu de nouvelles consultations téléphoniques à ce propos, dans la nuit de samedi à dimanche, avec Washington.

    Il a aussi confirmé son intention de désigner à la tête de la commission un juge en retraite de la Cour Suprême, Yaakov Tirkel, âgé de 75 ans.

    Deux semaines après les faits, Israël, sous pression internationale, n'a toujours pas annoncé officiellement la mise en place d'une commission d'enquête sur l'opération des commandos de marine qui a fait 9 morts de nationalité turque, et des dizaines de blessés.

    La décision, annoncée à plusieurs reprises comme imminente par les médias, n'a pu se faire du fait de divergences persistantes avec les Etats-Unis.

    Alors que le gouvernement israélien attend avant tout d'une telle commission une justification légale et a posteriori de l'assaut controversé, les Etats-Unis insistent sur l'importance d'une enquête "impartiale et transparente".

    Le président américain a affirmé mercredi, lors d'une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, qu'il attendait du gouvernement israélien qu'il se conforme aux demandes du Conseil de sécurité de l'ONU concernant cet arraisonnement sanglant dans les eaux internationales.

    Dès le lendemain, le Conseil de sécurité avait appelé "à lancer sans retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux".

    Le forum des sept principaux ministres israéliens a décidé la semaine dernière de créer une commission juridique qui "vérifierait" que le blocus de Gaza, en place depuis 4 ans, et l'abordage d'un navire transportant des militants pro-palestiniens sont conformes au droit international.

    Cette commission "d'examen" pourra interroger les plus hauts responsables israéliens, mais pas les soldats ou les officiers qui ont participé à l'opération en mer. Elle ne disposera pas de pouvoirs juridiques pour recommander des sanctions éventuelles.

    AFP. 13/06/10

  • France: le CRIF reconduit son président Richard Prasquier

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    Richard Prasquier avec Sarkozy en 2009

    Le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) a reconduit dimanche pour trois ans son président, Richard Prasquier, tout en marquant une volonté de restructurer l'organisation pour qu'elle soit plus représentative de l'ensemble de la communauté juive.

    Le président sortant, Richard Prasquier, un ashkenaze, a été réélu au premier tour et avec une large majorité (106 voix sur 172 suffrages exprimés).

    Son challenger, Meyer Habib, vice-président du Crif, joaillier, un séfarade proche de Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a obtenu 61 voix, ce qu'il a qualifié de "bon score", estimant que ses arguments "avaient porté". Il avait fait campagne en se démarquant nettement de Richard Prasquier, critiquant une "entreprise trop solitaire et personnelle du président sortant", un recul de la représentativité du Crif et un contact "relâché" avec les "plus hautes instances du pays".

    Avant le vote, l'assemblée générale, qui représente la soixantaine d'associations et mouvements membres du Crif, a longuement débattu du fonctionnement du Crif, souhaitant qu'il soit plus "représentatif", a dit à l'AFP Pierre Besnainou, président du Fonds social juif unifié (FSJU), la plus grosse organisation juive, par son budget et sa contribution au Crif.

    "Etre plus représentatif, a-t-il expliqué, c'est donner à chaque association un nombre de représentants à l'assemblée générale qui traduise réellement son poids. Certaines n'ont pas assez de voix, d'autres trop, il faut tout remettre à plat". Le FSJU recueilli 18 voix à l'AG et il trouve que "ce n'est pas assez".

    Toutefois, ces critiques, qui visaient implicitement le président sortant, n'ont pas suffi à faire élire son opposant. Juste après le dépouillement, le président Prasquier, tout sourire, semblait soulagé en répondant aux félicitations.

    Le score de Meyer Habib est "un signe que Prasquier ne peut ignorer", entendait-on dans l'amphithéâtre après le dépouillement. Richard Prasquier n'a pas dit de quelle façon il avait entendu ce "signe".

    Agé de 65 ans, ce cardiologue exerçant à Paris est né en Pologne et est arrivé en France avec ses parents quand il était encore bébé. Il est marié, père de cinq enfants, dont une fille qui réside en Israël, et a plusieurs petits-enfants.

    Le Crif se définit comme "la voix officielle et politique" de la communauté juive en France. Il a été créé à Lyon en 1943 pour organiser les actions de sauvetage des juifs, particulièrement en leur procurant des faux papiers, des moyens de subsistance, en cachant des enfants. Son rôle est de lutter contre l'antisémitisme, défendre la place de la communauté juive, soutenir l'Etat d'Israël et entretenir la mémoire de la Shoah.

    La communauté juive de France compte quelque 600.000 personnes. C'est la plus importante en Europe et surtout c'est la seule à avoir augmenté depuis la Shoah, avec l'arrivée dans les années 1960 des juifs séfarades d'Afrique du Nord.

    Le Point - 13/06/10

  • Afrique du Sud: le Mondial de la criminalité

    Le gouvernement sud-africain a exhorté jeudi les visiteurs étrangers à se montrer vigilant face au risque criminel, après deux vols à main armée commis contre des journalistes venus couvrir le Mondial 2010 de football.

    "Nous appelons les citoyens et les visiteurs à faire attention à leur sécurité personnelle et à celle de leur entourage", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Themba Maseko, dans un communiqué.

    "En travaillant ensemble, nous pouvons assurer la sécurité de la compétition pour tous", a-t-il ajouté.

    Environ "40.000 policiers ont été affectés à la protection de la Coupe du monde" et "150.000 autres agents restent disponibles pour les opérations de police classiques", a-t-il ajouté.

    Un peu plus tôt, la police avait annoncé l'arrestation de trois hommes, soupçonnés d'avoir commis un vol à main armée contre deux journalistes portugais et un espagnol, mercredi près de Johannesburg.

    Mardi, quatre journalistes chinois ont également été victimes d'un vol à main armée à Johannesburg par des hommes qui ont attaqué leur voiture de location et dérobé de l'argent ainsi qu'un appareil photo, selon les médias chinois.

    Quelque 300.000 visiteurs étrangers sont attendus en Afrique du Sud, un pays qui connaît une criminalité record avec une cinquantaine d'homicides par jour.

    Conscient du risque, le pays a investi 1,3 milliard de rands (environ 130.000 euros) pour renforcer son dispositif de sécurité avant la compétition.

    Le Point- 13/06/10

  • Les occupants israéliens ont volé les fauteuils roulants électriques pour les handicapés de Gaza

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    Les forces israéliennes d'occupation attaquent la flottille internationale « La liberté » ; puis elles volent 500 fauteuils électriques destinés aux handicapés de la bande de Gaza. Ces derniers attendaient ces fauteuils avec impatience. Leur rêve se transforme en cauchemar.

    L’occupant m’a tué à deux reprises

    L’habitant de Gaza Akram Mansour, 35 ans, a perdu ses deux jambes, lorsqu’un hélicoptère lui avait lancé un missile. Il dit à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il espérait pouvoir profiter d’un de ces fauteuils apportés par les solidaires internationaux sur la flottille internationale « La liberté » : « Je rêvais d’obtenir un de ces fauteuils électriques qui me permettrait de bouger, d’aller où je veux. L’occupant m’a privé de tout mouvement, en coupant mes jambes avec son missile haineux ».

    Il avait vu les fauteuils à la télévision, mais « "Israël" insiste à me tuer à deux reprises. Une fois lorsqu’elle m’a coupé les jambes, et une autre fois quand elle a commis un crime à l’encontre des solidaires qui venaient nous présenter leurs secours humanitaires dont les fauteuils électriques ».

    Les pirates sionistes

    Une handicapée palestinienne Latifa Nasr, 38 ans, voit son état psychologique empirer, après voir vu son espoir s’envoler, son espoir de voir le rêve d’un fauteuil roulant exaucé. Un fauteuil est nécessaire pour l’aider à aller à la fabrique de prêt-à-porter où elle travaille.

    « Nous n’avons qu’Allah (le Tout Puissant) pour punir "Israël" qui m’a privée de tout mouvement, en empêchant ces fauteuils roulants d’arriver dans la bande de Gaza encerclée depuis des années ».

    Les handicapés manifestent

    Des dizaines de handicapés de la bande de Gaza sont sortis dans une manifestation pour exprimer leur colère, les larmes aux yeux, envers la politique inhumaine des occupants israéliens et contre le massacre perpétré par leur marine contre des solidaires sans armes de la flottille internationale « La liberté ».

    A noter que les bateaux de la flottille portaient plus de dix mille tonnes d’aides médicales et produits de construction, de bois, une centaine de maisons prêtes à installer, des maisons pour des civils qui avaient perdu leurs maisons durant la guerre agressive israélienne menée contre Gaza. Ils apportaient surtout cinq cents fauteuils roulants électriques pour les handicapés de la Bande.

    Des handicaps causés par l’occupation

    Mustapha Samour, directeur du bureau des handicapés du ministère des affaires sociales, confirme à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que les Israéliens font beaucoup de handicapés avec leur occupation et leur blocus.

    La bande de Gaza souffre du plus haut pourcentage de handicapés au monde : 4,5% du nombre d’habitants. Les hommes libres du monde ne les oublient pas. Parmi ces gens se trouvent des étudiants qui attendaient ces fauteuils qui peuvent les aider à continuer leurs études et mener une vie décente.

    70 000 handicapés

    Les responsables du programme de rééducation sociale de la Bande disent que le nombre de handicapés de la bande de Gaza a atteint les soixante-dix mille personnes, dont six cents ont vu leur sort changer durant la dernière guerre.

    Les voleurs occupants

    Les Israéliens laissent passer quelques-uns de ces fauteuils après avoir volé leurs batteries. Mais le gouvernement de Haniyeh a refuser de les recevoir : ils ne servent qu’à duper le monde, une campagne pour détourner l’attention de leur crime pratiqué contre des solidaires internationaux dans des eaux internationales.

    Le ministre des affaires sociales a appelé le monde à travailler pour mettre fin au blocus, ouvrir les frontières et tous les points de passage devant les personnes et devant les produits. Il faut désormais dépasser la simple condamnation et aller à l’action : briser le blocus et appliquer les décisions internationales et arabes et celles des organisations humanitaires.

    Alter Info - 09/06/10