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  • L'Iran déclare deux inspecteurs de l'AIEA persona non grata après leur rapport mensonger

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    Ali Akbar Salehi

    L'Iran a interdit l'accès de son territoire à deux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) auteurs d'un rapport sur le programme nucléaire de la République islamique, a annoncé un haut responsable iranien lundi.

    À Vienne, l'AIEA a confirmé avoir une reçu une lettre des autorités iraniennes notifiant cette interdiction, tout en tenant à exprimer sa "pleine confiance" à l'égard de ses inspecteurs, qui selon l'agence internationale ont rendu un rapport "très juste" sur les activités nucléaires iraniennes.

    Ali Akbar Salehi, directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a déclaré que les deux inspecteurs avaient été déclarés persona non grata pour avoir rédigé un rapport mensonger.

    "Leur rapport est totalement mensonger et nous demandons que ces deux inspecteurs ne soient plus jamais envoyés en Iran et qu'ils soient remplacés par deux autres", a-t-il dit, cité par l'agence de presse Irna.

    "Si un inspecteur rédige un rapport contraire aux faits établis, nous avons le droit d'émettre une protestation comme nous l'avons fait au vu du rapport des deux inspecteurs", a-t-il ajouté.

    L'ambassadeur d'Iran auprès de l'AIEA, Ali Ashghar Soltanieh, a souligné que d'autres inspecteurs pourraient toutefois venir en Iran.

    "Les inspections se poursuivent sans interruption", a-t-il dit. "Il nous faut nous montrer plus vigilants sur ce que font les inspecteurs afin de garantir la confidentialité", a-t-il ajouté

    REUTERS - 21.06.10

  • Les chevaux de Madame Woerth

    Le fait est trop peu connu pour ne pas être rappelé : Florence Woerth, la femme du ministre du Budget, s'occupe du portefeuille de Liliane Bettencourt au sein de la mystérieuse société familiale Clymene, qui gère la première fortune de France. Elle travaillait auparavant pour la banque Palatine et pour Rothschild & Cie.

    Mme Eric Woerth reste évasive sur la date de son entrée dans le clan Bettencourt. Son mari, peu enclin à mettre sur le devant de la scène ce genre de relation, fuit les mondanités. Au mieux, il remet le prix d'Amérique-Marionnaud, comme ce 25 janvier à Vincennes. On le voit pourtant rarement à l'hippodrome de Chantilly, dont il est maire depuis 1995.
    Sa femme, pour sa part, fréquentait déjà les hippodromes lorsqu'Edouard de Rothschild, élu président de France Galop en 2003, lui demanda d'intégrer la commission des propriétaires de chevaux. Depuis, Florence Woerth a créé sa propre écurie, Dam's, ouverte exclusivement aux femmes. Les jockeys, seuls éléments masculins tolérés, vont devoir porter une casaque en satin rose fuchsia et une toque de velours orange. Virilité exacerbée s'abstenir.
    Florence Woerth a fondé cette écurie en avril 2008 avec quatre autres femmes d'affaires et "épouses de" rencontrées dans les loges des champs de courses: Nathalie Bélinguier, présidente de la Fédération Internationale des Gentlemen-Riders (FEGENTRI) et femme de Bertrand, président du PMU ; Nicole Seroul, épouse de Jean-Claude, président du Groupe Direct Presse spécialisé dans les chevaux ; Dominique Hazan, directrice (et femme du PDG) des marques de prêt-à-porter George Rech et Apostrophe ; et enfin Rejane Lacoste, épouse de Michel, l'héritier de l'empire au crocodile dont elle a été la dircom. L'écurie compte aujourd'hui 27 membres qui ont acheté leurs actions 15 000 € l'unité. "L'agrément a été plus facile parce que quatre des fondatrices [toute sauf Réjane Lacoste] avaient déjà leurs couleurs", explique Florence Woerth. Les siennes étaient le blanc et le beige. A titre d'exemple, Edouard de Rothschild a opté pour le "bleu paon" et le "jaune soleil". Forcément.
    EntourAges - 16 janvier 2009
  • Retour aux Fondamentaux!

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    NPI - 21.06.10

  • Bruno Gollnisch en déplacement au Muy, dans le Var sinistré

    Ces derniers jours, nos compatriotes varois ont été très durement frappés dans leurs biens et parfois même dans la vie de leurs proches. Devant de telles épreuves, Bruno Gollnisch a tenu à exprimer sa solidarité devant ces souffrances et ces malheurs supportés avec courage et abnégation. Lors d’un déplacement dans le Var, ce samedi 19 juin 2010, Bruno Gollnisch s’est rendu dans la ville sinistrée du Muy, où il était accompagné des conseillers régionaux de PACA Danièle Le Gac, Armelle de Pierrefeu, Lydia Schenardi et Frédéric Boccaletti.

    Bruno Gollnisch en a profité pour déclarer que si les premiers secours sont déjà intervenus, la communauté nationale et au premier chef, les Pouvoirs Publics, doivent continuer de se avec.les.pompiersmobiliser pour apporter toute l’aide nécessaire afin de soulager la population en détresse.

    A ce titre, le député européen du Front National compte soutenir l’initiative de l’un de ses collègues étranger de Strasbourg, qui tient à élargir jusqu’aux communes sinistrées du Var l’aide que le parlement européen doit apporter à la Pologne et à la Hongrie suite à des récentes inondations.

    la.vague.a.tout.emporte

    Après avoir rencontré sur le terrain les pompiers, sauveteurs, commerçants et habitants, ainsi que Mme Le Maire, Bruno Gollnisch n’a pu que s’affliger en constatant l’important dispositif de forces de gendarmerie qu’il a été nécessaire de déployer sur la ville pour faire face aux actes de pillage qui se sont déroulés dès les premières heures de la catastrophe.

    NPI - 21.06.10

     

  • Woerth dans la tourmente - Il annonce la démission de sa femme de la gestion Bettencourt

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    Eric et Florence Woerth à Roland-Garros - (Cliquez sur la photo)

    PARIS — L'épouse d'Eric Woerth va démissionner "dans les prochains jours" de la société où elle gère depuis 2007 une partie de la fortune de Liliane Bettencourt, l'héritière milliardaire de L'Oréal, a annoncé lundi le ministre du Travail à quelques journalistes.

    Le ministre a précisé que le départ de Florence Woerth de la société sera intervenu d'ici le début du procès qui oppose la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers, à l'artiste François-Marie Banier, censé débuter le 1er juillet.

    "C'est en cours", a également indiqué l'entourage du ministre à propos de la démission.

    Des enregistrements pirates révélés la semaine dernière par la presse suggèrent de possibles fraudes fiscales dans la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, ce qui a valu à Eric Woerth depuis trois jours des accusations de "conflit d'intérêts". Deux responsables de gauche ont également exigé sa démission.

    Le ministre a de nouveau démenti toute implication dans cette affaire. "Je suis combatif. Je suis déterminé à ne pas me laisser entraîner dans un truc qui ne me regarde pas", a-t-il déclaré.

    "Son job (de Florence Woerth) est clair, et mon absence d'intervention est claire aussi. Déontologiquement je suis très à l'aise", a ajouté l'ex-ministre du Budget (mai 2007-mars 2010).

    "Le rôle de ma femme c'est de proposer des placements dans le cadre de la loi. C'est ce qu'elle fait depuis 25 ans", a expliqué Eric Woerth.

    AFP. 21.06.10

  • Le porte-parole de l'UMP essaie de défendre Eric Woerth

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    Frédéric Lefebvre - (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    AFP - Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a pris lundi la défense du ministre du Travail, Eric Woerth, et dénoncé "des amalgames qui essaient de salir" dans l'affaire Liliane Bettencourt.

    "Il y a des gens qui font des amalgames volontairement, qui essaient de salir. Que ça tombe en plus à un moment où Eric Woerth mène un travail difficile sur les retraites, ce n'est sans doute pas un hasard", a déclaré M. Lefebvre lors du point-presse hebdomadaire de l'UMP.

    "Je connais bien Eric Woerth, et je fais parfaitement confiance à cet homme. C'est un homme droit", a-t-il ajouté.

    En réponse à une question, M. Lefebvre a aussi réfuté tout conflit d'intérêt entre les fonctions ministérielles, actuelles ou passées, de M. Woerth (qui a été ministre du Budget de mai 2007 à mars 2010, ndlr) et celle de trésorier de l'UMP. "Ce débat on l'a eu dix fois. C'est pas le sujet", a-t-il dit.

    "Dans ce pays, pour accuser - et je le dis à tous les journalistes - il vaut mieux avoir des preuves. Colporter des allégations c'est pas ça qui fait des preuves", a aussi affirmé le porte-parole.

    Des enregistrements pirates révélés la semaine dernière par la presse suggèrent de possibles fraudes dans la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, l'héritière milliardaire de L'Oréal, une activité assurée par une société employant depuis 2007 Florence Woerth, la femme du ministre.

    AFP. 21.06/10

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  • Procès des jeunes tireurs présumés de Villiers-le-Bel

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    Emeutes à Villiers-le-Bel - (Cliquez sur la photo pour la voir en toatalité)

    PONTOISE — Le procès de cinq jeunes, accusés d'avoir tiré sur des policiers à Villiers-le-Bel en novembre 2007 lors d'émeutes consécutives à la mort de deux adolescents, s'est ouvert dans une ambiance tendue lundi devant la cour d'assises du Val-d'Oise.

    Quatre jeunes, incarcérés, sont jugés pour "tentative de meurtre en bande organisée" sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour "détention et port d'arme prohibés". Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.

    De nombreux policiers avaient été déployés à l'intérieur et aux alentours du palais de justice de Pontoise.

    A la suspension d'audience de la mi-journée, la présidente Sabine Foulon a annoncé une réunion avec les avocats de la défense qui s'étaient plaints des "mauvaises conditions" des débats, jugeant la salle d'audience trop petite.

    Dans la matinée, la plupart des familles et proches des accusés n'avaient pas pu pénétrer dans la salle, où s'entassaient journalistes et plusieurs dizaines de policiers, parties civiles.

    Le fait que les familles et témoins de la défense n'aient pu entrer qu'au compte-gouttes dans la salle d'audience a créé de la tension. "Quand on aura fait l'appel des témoins, si les portes ne sont pas ouvertes, nous partirons", a menacé Me Michel Konitz, avocat de la défense.

    "Les portes ne pourront pas être ouvertes pour des raisons de sécurité", a rétorqué l'avocate générale, Marie-Thérèse de Givry, procureur de Pontoise.

    "Nous n'avons pas maintenu le dispositif du procès du Concorde (la salle des assises avaient été agrandie, Ndrl) pour des raisons budgétaires", a-t-elle ajouté.

    A la reprise des débats, les avocats étaient présents, mais ont maintenu leurs exigences. Les parties civiles étant moins nombreuses sur le bancs lors de la lecture de l'ordonnance de mise en accusation.

    Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents - Moushin et Lakamy - morts à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d'émeutes et d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre.

    Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu et des jets de pierres et de bouteilles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits. Plus de 90 policiers se sont portés parties civiles.

    Au cours de l'enquête, plusieurs interpellations avaient eu lieu grâce à des des témoignages anonymes, avec promesse de rétribution financière.

    Le procès doit durer deux semaines.

    AFP. 21.06.10

  • Elle s'appelait autrefois "Alger la blanche"... la capitale de l'Algérie envahie par les rats et les immondices

    À travers l’enquête menée dans certains quartiers de la capitale, beaucoup d’enseignements sont à mettre en relief. D’abord, il faut dire que malgré les efforts consentis par l’organisme chargé du ramassage des ordures des habitants, peu soucieux de la propreté de leurs quartiers, continuent de faire fi du minimum d’organisation sociale que dicte la vie dans la cité. Ensuite, la responsabilité des pouvoirs publics est entièrement engagée. Au-delà de la sensibilisation, il y a aussi la sanction. Les habitants pollueurs doivent savoir, comme c’est le cas dans le monde, qu’ils sont passibles de procès,  car la propreté  est l’affaire de tous.

    L’état des rues, des bâtiments et de l’environnement en général en Algérie dénote du peu d’intérêt qu’accordent les citoyens à la propreté du quartier. Le domaine du   baylek est considéré par les Algériens comme le lieu où ils peuvent tout faire et tout jeter. Les mères de famille s’échinent à lustrer les moindres recoins de leur  appartement, mais souvent ces mêmes maniaques de la propreté chez elles  n’hésitent pas à jeter leurs sachets d’ordures par les fenêtres qui atterrissent, éventrés, sur le trottoir, voire sur la tête des malheureux passants.
    Lors des grands nettoyages, les maîtresses de maison n’utilisent pas la serpillière et le seau d’eau, elles optent pour le lavage au tuyau d’arrosage pour se débarrasser ensuite de l’eau usée en la jetant, encore une fois, à travers les orifices aménagés dans les balcons pour normalement évacuer les eaux de pluie. “Les gens préfèrent marcher sur la chaussée pour éviter de recevoir des objets balancés par les fenêtres”, lance un homme d’un certain âge, rencontré à Bab El-Oued. Ce quartier populaire connaît les mêmes problèmes de salubrité que toutes les autres communes du pays. 
    Le marché des Trois-Horloges de Bab El-Oued illustre le peu d’intérêt qu’accordent les commerçants à l’hygiène. Alors que les étals des vendeurs sont pris d’assaut par des nuées de clients, pour approvisionner les commerces en marchandises, les manutentionnaires passent au milieu de la foule avec des carcasses de viande encore dégoulinant de sang sur leurs  épaules.

    Marché des Trois-Horloges de Bab El-Oued, à quoi sert la benne à ordures ?
    À l’entrée de ce marché, pouls battant d’Alger, une benne à ordures est posée de manière anarchique. Elle est quasiment hors d’usage, tellement la rouille l’a érodée de toutes parts.
    D’ailleurs, elle est peu sollicitée par les vendeurs qui préfèrent jeter les ordures sur le sol. “Il faut faire attention, sans quoi on glisse et on risque de se faire très mal. L’année passée à pareille époque un homme est mort d’un traumatisme crânien après une chute : sa tête avait heurté le sol”, se souvient un client qui, lui-même, a failli tomber en voulant prendre un raccourci à proximité de la fameuse benne à ordures.
    Juste à côté, il y a les marchands de poissons  qui proposent une marchandise à laquelle  ils tentent de donner un air de fraîcheur en l’aspergeant de temps à autre avec une eau noirâtre.
    Même si les conditions d’hygiène laissent vraiment à désirer, cela n’empêche nullement les clients amateurs de poissons d’acheter et de rentrer chez eux heureux de consommer un produit riche en Oméga 3.
    Le sol du premier étage du marché est couvert d’une épaisse couche de crasse. Pour faire leurs courses sans danger, les clients prennent  d’infinies précautions et regardent où ils mettent les pieds.
    Entre les étals passent de temps à autres des porteurs chargés de livrer la marchandise aux étaliers. Les porteurs des marchands de volaille tirent des caisses en plastique où sont entassés pèle mêle des poulets déplumés.
    Ces caisses glissent sur le “tapis” de crasse  du premier étage, censé être l’espace de vente préféré des nantis.
    Quand le marché ferme à 13 heures, tous les marchands évacuent alors leurs ordures et ne pouvant accéder à la benne à ordures, ils les jettent à même le sol.
    Ce tas d’immondices restera là encore des heures, car les éboueurs ne peuvent arriver à cet endroit avec leurs moyens de levage et de nettoyage, toutes les rues jouxtant le marché sont squattées par les vendeurs à la sauvette et les commerçants non déclarés.
    Le marché se vide durant quelques instants vers 15 heures. Aussitôt après, d’autres vendeurs investissent les lieux qui sont alors transformés en marché aux puces.
    Les vendeurs et les acheteurs pataugent dans la gadoue.  Malgré la saleté et les odeurs nauséabondes, les affaires semblent florissantes. Même le soir l’endroit continue à être fréquenté par des vendeurs et des acheteurs.
    L’endroit réservé au dépôt d’ordures déborde et des odeurs nauséabondes s’en dégagent. “Ce marché est en réalité un gigantesque dépotoir à ciel ouvert. Nous nous sommes plaints aux autorités, en vain”, se plaint  un habitant du quartier.

    Les trottoirs sous  des montagnes  d’immondices
    Même si les conteneurs à ordures, mis gracieusement par Netcom à la disposition des locataires des immeubles, sont vides, les gens s’arrangent toujours pour déposer leurs sachets d’ordures carrément sur le trottoir.
    Le quartier est sous des montagnes d’immondices qui resteront là jusqu’au passage des éboueurs qui devront faire plusieurs rondes.
    Ces restes de repas font le bonheur des rats qui se nourrissent dans les villes où ils ont élu domicile sans inquiéter outre mesure personne. “Même les chats ne chassent plus les souris de nos jours. Tout a changé au point que nos rues sont devenues des dépotoirs.
    De mon temps les rues étaient propres”, témoigne un homme d’un certain âge. Des groupes de jeunes sont assis sur des chaises disposées sur le trottoir : ils jouent aux cartes ou aux dominos tout en sirotant des thés servis par des vendeurs ambulants. Ces parties s’éternisent et ne prennent fin que longtemps après minuit.

    Les marchands de fruits  et légumes, grands producteurs d’ordures
    Dans le quartier de Bachdjarah, des vendeurs se ruent vers le marché de la ville  pour squatter le moindre recoin. Des pères de famille en quête de bonnes affaires investissent ce marché.
    Les vendeurs comme les acheteurs doivent jouer aux équilibristes pour ne pas faire de chute : la chaussée est jonchée de déchets jetés par les marchands des fruits et légumes. Les étals de fortune sont carrément installés sur des tas de fruits et de légumes pourris abandonnés sur la chaussée. Ceux qui fréquentent ce marché doivent faire abstraction de la saleté et des odeurs nauséabondes.
    À vrai dire, le marché officiel ferme la nuit, mais c’est la rue mitoyenne qu’occupent les vendeurs le soir venu. À l’entrée de l’espace commercial qui ferme à 16h, une montagne d’ordures se dresse et les éboueurs ne pourront accéder que très tard dans la nuit car la rue qui y mène est impraticable tellement la foule des vendeurs et des acheteurs est compacte. Pendant ce temps, les affaires battent leur plein et les pères de famille achètent sans compter en pensant vraiment avoir réalisé des économies substantielles. “Ici, tout est moins cher que dans les autres magasins. Heureusement qu’il y a ce marché où les prix sont abordables”, se console un client. Le même interlocuteur avoue n’accorder aucun intérêt à l’absence d’hygiène du moment qu’il peut acheter toutes les fournitures nécessaires à ses enfants et toutes les denrées alimentaires à des prix défiant toute concurrence.
    Si ce marché nocturne érigé sur les ordures laissées par les marchands du matin ne semble pas déranger ceux qui le fréquentent, les riverains, pour leur part, ne cessent de réclamer le droit au calme et à une vie paisible dans leur cité. “Nous avons saisi les autorités mais personne n’a eu le courage d’appliquer les lois de la République dans cet espace de non-droit qu’est devenu notre quartier”, s’indigne un riverain.
    D’autres voisins arrivent pour hurler leur rage quant aux conditions de vie exécrables qu’ils doivent supporter. Ils se plaignent des conditions d’hygiène dans leur cité : “La saleté attire les rats et nous avons peur pour notre santé et celle de nos enfants.”
    Les commerçants, quant à eux, s’octroient le rôle de bons samaritains qui sauvent les parents des griffes des spéculateurs. “Vous savez, ce n’est pas sur ce tas d’ordures que vous devez écrire. Toute l’Algérie est sale. Remarquez surtout les prix que nous pratiquons”, s’écrie un jeune vendeur.

    Quelles solutions ?
    En effet, la saleté ne touche pas que les marchés des fruits et légumes. La crasse est présente partout dans nos villes et nos villages. Les façades des immeubles sont hideuses et de la couleur blanche qui caractérise Alger ne subsistent que des souvenirs, tellement la réalité est autre. Les murs des immeubles sont sales. Rares sont les immeubles qui possèdent les entrées dignes des bâtiments d’une grande capitale.
    Pour accéder à leurs appartements, les locataires doivent slalomer entre des sachets d’ordures “semés” par des enfants ou “perdus” par des adultes. “Pour rentrer chez moi, je me bouche le nez, tellement l’odeur est forte. Si je pouvais, j’achèterais un masque”, affirme un habitant de Diar Echems. `
    Les citoyens invitent les pouvoirs publics à promulguer des lois sanctionnant ceux qui ne respectent pas la propreté de la ville. Des architectes vont jusqu’à proposer de cesser de peindre en blanc les façades d’Alger et d’opter pour des teintes moins salissantes.
    La balle est dans le camp des décideurs. Les habitants peuvent-ils espérer un environnement plus propre et un air respirable ?

    WINRAK - 26.11. 08

  • Eva Joly estime que Woerth devrait démissionner

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    Florence et Eric Woerth - (Cliquez sur la photo rour la voir en totalité)

    PARIS — L'eurodéputée Eva Joly (Europe Ecologie), ancienne juge d'instruction, a estimé dimanche dans un entretien au site Mediapart qu'Eric Woerth devrait démissionner du gouvernement après sa mise en cause dans l'affaire Liliane Bettencourt, soupçonnée d'évasion fiscale.

    Eric Woerth doit-il démissionner? "Oui", répond-elle. "Il n'est pas extraordinaire de demander à un ministre d'être irréprochable! Les fonctions de sa femme ne sont pas contestées, la validité des enregistrements non plus. Dans une démocratie normale, la démission s'impose".

    L'eurodéputée estime aussi qu'"une enquête fiscale" doit être immédiatement diligentée par Bercy après les révélations d'enregistrements pirates suggérant notamment que Mme Bettencourt, dont la fortune est gérée par l'épouse d'Eric Woerth, possède des comptes illégaux à l'étranger.

    "Il faut que les enquêtes qui soient ouvertes ne concernent pas seulement les enregistrements, mais aussi des vérifications fiscales sur les conseils de Mme Bettencourt, et sur Mme Bettencourt elle-même", affirme Eva Joly.

    "Il doit y avoir aussi une enquête fiscale immédiate sur le départ évoqué d'un compte vers Singapour. On ne peut pas s'abriter derrière le respect de la vie privée dans cette affaire, car le contenu des discussions est trop violent, dans ce qu'il nous dit des rapports entre pouvoirs financiers et politiques!", ajoute-t-elle.

    "Enfin, ces enregistrements mettent en lumière la valeur des paroles et de la rhétorique d'Eric Woerth (ministre du Budget entre 2007 et mars 2010, ndlr) sur les paradis fiscaux. Il y a une contradiction d'intérêts incroyable, par rapport à sa prétendue lutte contre les paradis fiscaux, alors même que sa femme a participé à l'évasion fiscale de la fortune Bettencourt", poursuit l'ex-juge d'instruction.

    AFP. 20.06.10