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  • Gilad, Salah et les candidats du CRIF

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    Emotion et  scènes de liesse symétriques en Israël et dans les territoires palestiniens après la libération du soldat israélien Gilad Shalit, par ailleurs titulaire d’un passeport français, enlevé par le Hamas et retenu en otage depuis 2006 à Gaza, en échange de l’élargissement à terme de plus d’un millier de prisonniers Palestiniens. Difficile d’échapper à cette information littéralement matraquée par tous les médias.

    Nicolas Sarkozy et son entourage ne manquent pas de rappeler en ce début de campagne le rôle essentiel joué par la France dans ce retour au bercail du jeune tankiste de Tsahal  qui sera reçu prochainement par le chef de l’Etat. 

    Le président de la république a d’ailleurs tenu à le faire savoir plus spécifiquement en intervenant hier soir à ce sujet sur deux radios communautaires juives RCJ et Radio J. Une première pour un chef d’Etat français.

     En février 2008, lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), M. Sarkozy s’était engagé solennellement en faveur de  la libération du soldat Shalit, alors que la famille de ce jeune homme a rappelé Le Monde, débutait   « un effort de mobilisation d’opinion menée en Europe » en engageant à cette fin « un cabinet d’avocats français ». Toujours devant le  Crif, en février 2011, Nicolas Sarkozy affirmait : « dès mon élection j’ai dit que Gilad Shalit, je le voyais comme un Français et que toucher à Gilad Shalit, c’était s’attaquer à la France ».

    Les militants de la cause palestinienne, la gauche antisioniste et/ou droit de l’hommiste, et bien évidemment les sites communautaires musulmans, n’ont pas manqué de faire un parallèle entre la médiatisation de l’affaire Shalit et le silence entourant la détention du franco-palestinien Salah Hamouri, emprisonné en Israël depuis 2005. Questionné ce matin sur France-Inter à ce sujet, le ministre de la Défense Gérard Longuet a affirmé ne pas avoir connaissance de l’existence même de cette affaire !

     Pour être tout à fait juste soulignons que le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, avait refusé en aout 2009 de donner suite à la demande de Nicolas Sarkozy, qui lui avait écrit afin d’obtenir la  libération anticipée de ce détenu alors âgé de de 24 ans.

     Né d’une mère française originaire de l’Ain, professeur de son métier, et d’un père palestinien restaurateur à Jérusalem-Est, Salah Hamouri a été scolarisé dans une école privée catholique de garçons à Jérusalem-Est. Il a été arrêté une première fois, à l’âge de 16 ans, pour « propagande anti-israélienne » et libéré plus de trois mois plus tard. Etudiant à l’université de Bethléem, il est arrêté une seconde fois à cause de ses fréquentations de militants anti-israéliens et rendu à ses proches au bout de quatre mois de détention.

     Le 13 mars 2005, il est arrêté une troisième fois, accusé d’avoir participé à un complot visant à éliminer le rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti fondamentaliste et extrémiste SHAS. Il lui est aussi reproché d’appartenir à une association proche du Front populaire  de libération de la Palestine (FPLP). Condamné à 7 ans de prison lors de son procès en avril 2008,  M. Hamouri aurait plaidé coupable pour éviter une peine plus lourde mais n’a jamais reconnu les faits, ni présenté d’excuses. D’après ses avocats, le projet d’attentat n’a pas été mis à exécution, l’accusation ne disposerait d’aucune preuve tangible. Salah Hamouri est potentiellement libérable le 28 novembre prochain.

     Une affaire qui a embarrassé un PS tiraillé entre une direction historiquement très pro-israélienne, et une base électorale notamment dans les « quartiers populaires », selon la terminologie socialo-médiatique, qui ne l’est pas du tout pour les raisons que l’on sait. Déjà tricards aux dîners du Crif, il n’y a guère que des membres du Front de gauche et des Verts pour avoir osé évoquer le cas Hamouri…

     On notera aussi que le Crif ne s’est pas contenté de dire son émotion, bien compréhensible, à l’annonce de la libération de Gilad Shalit. Il a aussi félicité François Hollande pour sa victoire face à Martine Aubry, cette dernière étant jugée trop pro-palestinienne et trop pro-arabe en France même par beaucoup au sein de la « communauté ».

     A contrario, « le CRIF, qui connaît de longue date le profond attachement de François Hollande au respect des individus dans leur diversité, espère qu’il fera valoir au cours de sa campagne présidentielle les sentiments d’amitié pour la communauté juive de France et de compréhension empathique vis-à-vis de l’Etat d’Israël qu’il a toujours manifestés jusqu’à maintenant. »

    Richard Prasquier, président du CRIF a affirmé en effet que M. Hollande « figure parmi ceux au parti socialiste qui ont une sympathie ancienne envers Israël ». Michel Zerbib, directeur de l’information de Radio J, a manié l’euphémisme en soulignant que l’entourage de ce dernier est constitué de pro-israéliens – Pierre Moscovici, Vincent Peillon…  Pour ne rien dire d’un Manuel Valls qui a déclaré « (être) lié de manière éternelle à Israël. »

    « Entre un François Hollande et un Nicolas Sarkozy il n’y aura pas une différence fondamentale sur la question israélienne ,ce qui n’aurait sans doute pas été le cas avec Martine Aubry notamment par les alliances qu’elle allait opérer» a relevé encore  M. Zerbib. Un constat que Bruno Gollnisch fait  sien. Quand on vous dit que ces deux là sont interchangeables…

    Blog de Bruno Gollnisch - 19/10/11

  • Carla Bruni a accouché d'une fille

    Selon son entourage, l'épouse du chef de l'Etat a donné naissance à une petite fille vers 20 heures mercredi, à la clinique de la Muette, dans le 16e arrondissement de Paris. Une déclaration qui vient confirmer les informations distillées précédemment par Europe 1 et BFMTV. « Pour l'instant on ne connaît pas le prénom », a précisé la source proche de la première dame. Nicolas Sarkozy serait actuellement de retour d'un déplacement à Francfort où il a participé à une réunion avec Angela Merkel.
    Il s'était déjà rendu à la clinique en fin d'après midi, avant de s'envoler pour l'Allemagne. Carla était prise en charge depuis le milieu de la matinée. C'est la première fois dans l'histoire de la République française qu'un président en exercice s'apprête à devenir père. L'Elysée a assuré qu'il ne communiquerait pas sur la naissance du bébé présidentiel.

    Depuis le début du mois d’octobre, la rue Nicolo et les abords de la clinique ont été bouclés en prévision de l'événement, au grand dam des habitants du quartier qui commençaient à trouver le temps long. « Cela fait quinze jours que le quartier est truffé de forces de police et de paparazzi », commentait mardi soir, lasse, une riveraine.

    Selon une source policière contactée par le Figaro, un doublement des effectifs de police aurait été décidé mardi soir autour de la clinique en prévision du séjour de Carla Bruni-Sarkozy.

    Un peu plus tard dans la journée de mardi, Nicolas Sarkozy de retour de Nice à l'issue d'une visite sur l'emploi et la formation, aurait dit à des journalistes qu'il espérait « que Carla n'accoucherait pas dimanche », comme l'ont révélé nos confrères du JDD.fr. Les chefs d'Etats européens se retrouvent en effet dimanche pour évoquer l'avenir de la zone euro.

    La naissance du quatrième enfant de Nicolas Sarkozy devrait affoler la toile. Internet a en effet bruissé de rumeurs et de contre-rumeurs depuis le début du mois d'octobre. Il y a quinze jours, des internautes ont même annoncé sur Twitter la naissance de Vadim Sarkozy, 2,9 kilos pour 52 centimètres. Un canular qui a fait le buzz et qui en dit long sur ce qui attend Carla Bruni-Sarkozy à la sortie de la clinique dans quelques jours.

    Agé de 56 ans, Nicolas Sarkozy a déjà trois fils (Pierre, 26 ans, Jean, 25 ans, et Louis, 14 ans). Il est également une fois grand-père. Carla Bruni-Sarkozy, 43 ans, a eu un fils avec le philosophe Raphaël Enthoven : Aurélien, 10 ans.

    Fabrice Amedeo et Le Figaro.

    19/10/11

  • Au lycée Mariette de Boulogne-sur-mer (62), enfin une promesse de Sarkozy tenue

     

    Communiqué du Front National de Boulogne-sur-Mer

    Et pour preuve : L’enseignement de l’arabe est désormais accessible depuis la rentrée au lycée Mariette de Boulogne-sur-mer !

    De plus ce lycée public boulonnais est en pointe dans ce domaine pour le Pas-de-Calais.

    Lors des assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes en France qui se sont tenues le 9 octobre 2008 à l’Assemblé nationale. Dans un message lu à la tribune, Nicolas Sarkozy avait alors fait de grandes déclarations : « La langue arabe est une langue d’avenir et de progrès, de science et de modernité. Il n’y a pas de contradiction entre préparer l’avenir et investir dans la langue arabe. » Avant de conclure : « Je souhaite que ces assises débouchent sur des pistes concrètes de développement de l’enseignement de l’arabe en France. »

    Ajouter à cela l’obsession des socialistes à donner le droit de vote aux étrangers, rien ne s’annonce de bon sous les bannières funestes de l’UMPS.

    Le Front National de Boulogne-sur-Mer dénonce cette inversion totale des valeurs et le parti pris maintenant systématique de l’UMP et du PS pour les populations immigrées au détriment des fondements de l’identité française.

    Voir l’article de La Voix du Nord

    19/10/11

  • Pétition contre le droit de vote des étrangers: la Droite populaire sort ses gros sabots électoralistes et feint d'oublier les convictions de son mentor Sarkozy

     

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    Créée et programmée dans ce but, la Droite populaire nous fait un nouveau numéro électoraliste, cette fois en lançant une pétition contre une mesure prônée par le Parti socialiste : le droit de vote des étrangers aux élections locales.

    Avant de se lancer dans cette nouvelle croisade à visée médiatique, la Droite populaire serait bien inspirée de relire les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le sujet.

    C’était le 23 décembre 2005, dans Libération : « J’ai écrit dès 2001, dans mon livre Libre, que j’étais favorable au droit de vote des étrangers aux municipales ».

    Ou dans Le Monde du 24 octobre 2005 : « Je ne trouve pas anormal qu’un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter lors des élections municipales. J’ouvre un débat en faveur d’une mesure que je pense juste ».

    En réalité, Nicolas Sarkozy n’est pas du tout au clair sur la question du droit de vote des étrangers. Ses convictions sur le sujet ne portent pas à lui faire confiance pour être le meilleur barrage contre cette mesure anti-républicaine.

    Seule Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle de 2012, a une position claire, ferme et précise : citoyenneté et nationalité ne peuvent être dissociées : le droit de vote à toutes les élections doivent être réservé aux citoyens français.

  • Après Guilad Shalit, le franco-palestinien Salah Hamouri sera-t-il libéré?

    Nicolas Sarkozy espère la libération de Salah Hamouri en prison en Israël depuis 2005.

    Mardi, le soldat franco-israélien Gilad Shalit a enfin retrouvé sa famille après avoir passé plus de cinq ans aux mains du Hamas. C’est l’issue qu’espère Nicolas Sarkozy pour Salah Hamouri, ce Franco-Palestinien détenu en Israël depuis 2005. Le président français a exprimé, lors d’un entretien accordé mardi à Radio J, RCJ, et l’AFP, sa volonté de voir Salah Hamouri faire partie des prisonniers palestiniens libérés en échange de Gilad Shalit. "Nous l'avons demandé avec insistance" aux Israéliens car "comme tout citoyen français", Salah Hamouri "a le droit à la protection et à l'attention du gouvernement de la République française", a affirmé Nicolas Sarkozy.

    477 prisonniers palestiniens, dont 27 femmes, en majorité des condamnés à perpétuité, ont été libérés mardi en même temps et en échange de Gilad Shalit. 550 autres doivent être libérés dans les deux mois, conformément à l'accord conclu le 11 octobre entre Israël et le Hamas, sous l'égide de l'Egypte. C’est parmi cette seconde vague de libération que Nicolas Sarkozy espère voir celle de Salah Hamouri.

    Double accusation

    Salah Hamouri est né en 1985 d’une mère française, née dans l'Ain, et d’un père palestinien. Étudiant en sociologie, il avait intégré l’université de Bethléem après son baccalauréat obtenu dans un établissement chrétien de Jérusalem.

    En 2005, il a été inculpé par Israël, accusé d’avoir projeté un attentat contre le rabbin Ovadia Yossef ainsi que d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Selon l’accusation, Salah Hamouri connaissait Moussa Darwish qui, lui, avait reconnu le projet de passer devant la maison du rabbin en moto et d'ouvrir le feu. Dans un premier temps, Salah Hamouri avait nié les faits qui lui étaient reprochés. Mais, après trois ans de détention, sur les conseils de son avocate israélienne, il a finalement négocié afin d’obtenir une peine moins importante malgré l’absence de preuves sur son implication dans le projet d’assassinat. Il a donc plaidé donc coupable et a été condamné à sept ans de prison le 17 avril 2008 quand Moussa Darwish, lui, a écopé de douze ans de prison.

    "L’armée cherchait des armes, des plans"

    La mère de Salah pour qui le procès a été partial s’est confiée au micro d’Europe 1 : "Il a été arrêté à un check-point à Ramallah. Il est resté en interrogatoire pendant près de trois mois. Et c’est au bout d’un mois qu’on a su par la presse de quoi il était accusé. Entre temps, l’armée israélienne avait fouillé notre maison de fond en comble mais sans rien trouver. Ce qu’ils cherchaient, c’était des armes, des plans ou je ne sais quoi. Mais rien n’a pu être trouvé"

    En 2009, Salah Hamouri avait demandé une libération anticipée qui lui a été refusé par la commission israélienne chargée de statuer sur son sort.

    Europe1 - 19/10/11

  • Shalit: le Consistoire "choqué" par le PS !

    Le président du Consistoire Central Joël Mergui, se dit "particulièrement surpris et choqué" par la teneur du communiqué publié par le Parti Socialiste suite à la libération de Gilad Shalit dans lequel il dit se "réjouir" de la libération des prisonniers palestiniens. Joël Mergui déplore que "ce communiqué mette sur le même plan la libération d'un jeune Israélien, innocent, enlevé sur le sol de son pays et retenu en otage depuis plus de cinq ans dans des conditions inhumaines par des terroristes, et des assassins ayant pour la plupart d'entre eux du sang sur les mains et condamnés à la prison à perpétuité par des tribunaux réguliers".

    "Une telle comparaison, souligne le président du Consistoire, constitue un choc et une offense à la mémoire des victimes des attentats. Les auteurs et les complices de ces crimes n'ont pu bénéficier que de la seule volonté des autorités israéliennes de sauver une vie humaine, celle de Gilad Shalit". "

    Joël Mergui "espère que le candidat socialiste à l'élection présidentielle, ainsi que les principaux élus et maires de ce parti, se démarqueront publiquement de cette déclaration éthiquement condamnable".

    Hier, le Parti Socialiste s'était réjoui de la libération de Gilad Shalit, indiquant que "de nombreux élus socialistes se sont mobilisés partout en France pour appuyer le combat digne et inlassable de sa famille".

    Dans son communiqué, le PS ajoutait: "Nous nous réjouissons de la libération dans le même temps de prisonniers palestiniens qui vont pouvoir retrouver leur famille".

    Le Figaro - 19/10/11

  • Une pétition contre le droit de vote des étrangers...

    19/10/11 – 13h50
    PARIS (NOVOpress) –
    Le collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers » a lancé hier une pétition pour s’opposer à l’instauration du droit de vote des étrangers en France.

    Les auteurs de la pétition rappellent que :

    “Le droit de vote est la manifestation politique la plus importante de l’appartenance d’une personne à sa collectivité nationale.
    Comme citoyens français, nous pouvons voter aux élections locales, régionales et nationales.
    Comme citoyens européens, depuis le traité de Maastricht de 1992, nous pouvons voter aux élections locales et aux élections au parlement européen quel que soit notre pays de résidence.
    Par ces gestes citoyens nous donnons une réalité à notre triple espace d’appartenance, la région, le pays et l’Europe.”

    Le collectif appelle à se mobiliser d’urgence pour éviter que la “Gauche xénophile” “avec l’aide de centristes, régularise massivement les clandestins et les pseudo-réfugiés, et fasse adopter le droit de vote aux étrangers comme préambule au grand remplacement dont rêvent les idéologues du Parti socialiste ou leurs alliés de SOS Racisme : comme le peuple ne vote plus à gauche, changeons le peuple.
    Ce ne sont pas des mots en l’air, Martine Aubry a déclaré publiquement que c’était un objectif prioritaire du Parti socialiste si la gauche reprend le pouvoir en 2012.

    Le collectif souhaite que la pétition soit signée “pour démontrer qu’au-delà des appartenances partisanes et des divergences idéologiques” le peuple français “ne veut pas se voir diluer dans un magma multiculturel où la nationalité française ne serait plus qu’une qualité administrative lorsque l’on voyage, ou un titre honorifique.”

    Le texte complet de la pétition est lisible ici.

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • La prostitution étudiante: un phénomène bien réel


    "Quand on se regarde dans la glace" par Europe1fr

    "Au début, c’est léger, c’est sympa"

    La prostitution étudiante est difficile à quantifier mais le phénomène est bien réel.

    Les étudiants reprennent actuellement le chemin de l’université et, comme à chaque rentrée, la question du coût des études refait surface. Une partie des étudiants se financent grâce à des petits boulots. D’autres, garçons et filles, se retrouvent contraints de faire le trottoir. Un phénomène difficilement quantifiable mais bien réel.

    "Le phénomène de la prostitution étudiante n'est pas nouveau (mais) les personnes concernées ne se reconnaissent pas en situation de prostitution", se déclarant "’escort’, hôtesses, etc.", souligne Philippe Andrès, de l'Amicale du Nid à Montpellier, une association de prévention.

    Ainsi Morgane, "escort" depuis deux ans via un site Internet, ne se considère pas comme prostituée. "Pour moins d'heures de travail, on gagne beaucoup plus. Ça s'accorde bien avec des études", estime cette étudiante de 24 ans en master de lettres à Grenoble.

    "Entre 2.000€ et 3.000€ par mois"

    Marie confirme sur Europe 1. "Je gagne entre 2.000€ et 3.000€ par mois, selon les périodes. Je n'ai pas fini mes études, je suis obligée de continuer si je veux plus tard une vie et un métier stable", commente-t-elle. "Même si cela restera un traumatisme, je pense que je contrôle cela. Je choisis mes clients, je fixe les prix", explique cette étudiante en droit qui passe des annonces sur le site leboncoin.fr pour proposer des "massages".

    Le cas de Marie, qui a été conseillée par une amie qui parvenait ainsi à payer ses études, n'est pas isolé. "Je ne pensais pas qu'il y en avait autant. Il y a une quinzaine de personnes dans ma fac. Des filles, des garçons aussi".

    Très vite, "la descente aux enfers"

    Lydia Guirous, la fondatrice de l’association "Future, au féminin" et qui milite "pour un féminisme modernisé, pragmatique, avec des hommes, qui place les femmes dans la société", raconte comment des étudiantes finissent par se prostituer. "Au début, c’est léger, c’est sympa. On gagne énormément d’argent, on apporte une certaine forme de confort à son quotidien", détaille-t-elle sur Europe 1, avant de montrer l’envers du décor : "mais ensuite, quand on se regarde dans la glace après avoir accepté certaines choses, on comprend qu'on est devenue une 'pute'… et à partir de là, la descente aux enfers commence. Une exclusion sociale se met en place".

    "Un phénomène qui n'est pas marginal"

    Très peu d'études existent pour évaluer l'ampleur de la prostitution étudiante, notamment parce que la plupart des personnes travaillent via Internet, rendant ce phénomène peu visible. Mais le syndicat Sud étudiant l’affirme : "le phénomène n'est pas marginal".

    D’après les chiffres d’un rapport parlementaire, "le nombre des jeunes de 18 à 25 ans se prostituant serait de l'ordre de 7.000 à 10.000, sur une base de 5 millions de jeunes appartenant à cette tranche d'âge. Cela n’inclurait pas les cas qui ne sont pas connus", détaille Jean-Sébastien Mallet, expert européen sur les questions de prostitution.

    "J'ai pu reprendre mes études"

    Chloé, 32 ans, "revendique" de son côté son choix : "c'est parce que j'ai commencé la prostitution, que j'ai pu reprendre mes études", affirme cette étudiante dans le secteur médico-social. Mais, à Bac +3, faire le trottoir la nuit porte Dauphine rend les réveils plus difficiles et ses feuilles de notes moins brillantes.

    Selon Sud Étudiant, un étudiant qui travaille a 40% de chances en moins d'obtenir son diplôme qu'un étudiant non salarié, ce qui expliquerait, selon le syndicat, que certains se tournent vers la "prostitution".

    L’association "Future, au féminin" organise mercredi une conférence-débat "Étudiante et prostituée : état d’urgence".

    19/10/11

  • Bientôt des yaourts certifiés halal fabriqués en Bretagne

    18/10/2011 – 12h30
    RENNES (NOVOpress Breizh) – Après la viande halal, le cidre halal, un groupe laitier devrait bientôt produire des yaourts « certifiés halal » en Ille-et-Vilaine. Un choix économique qui est aussi un choix de collaboration économique avec l’Islam.

    C’est le Télégramme qui donne l’information. Selon le quotidien breton un « grand groupe laitier de la région Ouest » serait sur le point de se lancer dans la production de yaourts halal. Bien sûr les regards se dirigent vers le géant de l’agroalimentaire Lactalis, basé à Laval, qui possède plusieurs usines en Ille-et-Vilaine et qui produit déjà des fromages halal. Pour l’heure, la direction du groupe n’a pas confirmé la nouvelle.

    bientôt des yaourts halal fabriqués en Bretagne

    Sultine, le yaourt halal belge

    Lors de sa visite à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lorient en février dernier, Bruno Bernard, un consultant extérieur de la Chambre de commerce de Bruxelles, avait insisté auprès de ses interlocuteurs bretons sur les grandes opportunités qu’offre en effet le marché du halal en Europe (60 millions de musulmans) et dans le reste du monde (1,2 milliard de fidèles). Incitant les producteurs bretons à se lancer dans un marché selon lui très porteur : « Et pourquoi pas les crêpes, les biscuits ou le cidre sans alcool halal ? » déclarait, toujours selon le Télégramme, l’expert bruxellois qui fait observer que « la Bretagneest l’une des grandes régions agroalimentaires européennes. Des concurrents européens se sont déjà lancés sur le vaste marché du halal, il ne faut pas se laisser distancer».

    En Belgique, la société Pure Nature-MIK SA, une PME employant 90 salariés, vient de mettre sur le marché un yaourt maigre baptisé (si l’on ose dire) Sultine. « Nous nous sommes rendus compte qu’il y a une demande pour ce type de produits sur le marché et fort de notre expérience dans la production de yaourt de qualité, nous nous sommes lancés dans la recherche d’un produit qui réponde aux attentes des consommateurs de produits halal. Sultine est un yaourt sans gélatine, produit par notre entreprise qui a été certifiée par un Imam », a déclaré à l’Echo Annick Goeminne, responsable marketing de Pure Nature.

    Excellent lobbyiste du halal, Bruno Bernard multiplie les contacts avec les entreprises agro-alimentaires de Bretagne. «Je leur explique que les contraintes techniques sont minimes, c’est bien moins compliqué qu’avec l’abattage des viandes» (sic) précise-t-il au quotidien de Brest. Pour le Belge, la procédure de certification halal ne pose aucune difficulté : un expert réalise un audit industriel, un imam vient sur place pour vérifier que le procédé de fabrication est aux normes, et le tour est joué.

    « Il n’est pas question de prière dans l’usine, comme on l’entend souvent», rassure Bruno Bertrand, qui se garde bien d’évoquer la redevance payée aux organismes certificateurs. Car les entreprises qui font le choix économique de produire halal font aussi le choix de financer le culte musulman et les communautés musulmanes qui s’implantent en Europe. Une collaboration économique, en quelque sorte.

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [http://

  • Le droit de vote des étrangers: le piège de la "libanisation" par les urnes

    François Mitterrand a fait semblant de le vouloir, François Hollande le veut vraiment : l’octroi du droit de vote pour les immigrés aux élections locales est désormais une véritable menace.
    Avec des conséquences insoupçonnées, même par La Droite Populaire ou le Front national, sur le pouvoir législatif. Et même sur l’élection du président de la République.

    Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

    Un des dessins d'Aramis dans Minute du 19 octobre 2011.

    Longtemps, le droit de vote des étrangers extra-européens aux élections locales a été le chiffon rouge agité par la gauche (socialistes, communistes et écologistes réunis) à la veille de scrutins importants pour faire monter le FN ou Jean-Marie Le Pen lui-même, ce qui avait pour effet, dans le cadre de la désunion de la droite obtenue par la diabolisation du FN, d’empêcher le RPR et l’UDF de l’époque d’accéder au pouvoir. L’orfèvre en la matière fut François Mitterrand, qui s’empressait d’enterrer l’idée sitôt l’élection gagnée, comme il l’avait fait dès 1981, alors que le droit de vote des immigrés était la 80e des 110 propositions pour la France défendues par le candidat socialiste.

    Cette fois, c’est différent. Il y a trente ans, « le droit de vote aux élections municipales après cinq ans de présence sur le territoire français » figurait à la rubrique: « De nouveaux droits pour les immigrés ». Dans le Projet socialiste pour 2012, validé par tous les dirigeants du PS, dont François Hollande, « le droit de vote aux étrangers aux élections locales » (27e des « 30 engagements pour 2012 » – sans mention de durée de présence sur le sol français – se trouve au chapitre: « Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaine ». L’octroi du droit de vote aux étrangers sous couvert de « rassembler les Français », il fallait y penser! Pardonnez-leur, ils ne savent même plus ce qu’ils écrivent…

    Vers une « libanisation » de la France

    Le problème, qui constitue la différence majeure entre 1981 et 2011, est que cette fois, les socialistes sont décidés à mettre en œuvre cette disposition. Ils croient, vraiment, que ce serait faire œuvre de justice (citoyenne ou républicaine comme ils disent). La Droite Populaire se mobilise contre ce projet funeste (ainsi que La Droite libre, électron plus ou moins libre situé à côté de l’UMP, qui lance elle aussi une pétition), et c’est heureux. Ne serait-ce que pour rappeler à Nicolas Sarkozy, qui lui aussi y est favorable « à titre personnel », qu’il n’aura pas de majorité pour le faire s’il était réélu.

    La Droite populaire n’a toutefois pas travaillé son argumentation en y intégrant tous les effets que l’octroi du droit de vote aux immigrés aux élections locales entraînerait. Pour s’en tenir à l’exemple le plus emblématique, celui de la Seine-Saint-Denis, la conséquence serait une véritable « libanisation » de la France. La Seine-Saint-Denis compte, officiellement, 1,5 million d’habitants (en réalité, plus de deux millions en raison de la présence de 700000 à 800000 clandestins!). Ce million et demi se dé compose en trois tiers: un tiers de Français ayant des ancêtres français; un tiers de Français n’ayant aucun ancêtre français; et un tiers d’étrangers en situation régulière. Aujourd’hui, le corps électoral des scrutins organisés dans le « 9-3 » est donc composé pour moitié de Français de fraîche date et pour moitié de « Français de souche ». Si les étrangers avaient le droit de vote, le rapport de forces serait de deux tiers/un tiers… Et encore, n’est-ce qu’une moyenne départementale !

    Fermer à tout jamais les portes de l’Elysée à la droite

    Ce que La Droite populaire n’a pas vu non plus, ce sont les conséquences nationales de tous les scrutins locaux. Le basculement à gauche du Sénat vient d’en apporter la preuve. Si la gauche a gagné des sièges, c’est principalement parce que les « grands électeurs » qui élisent les sénateurs se sont gauchis au fil des scrutins régionaux et départementaux mais aussi et surtout municipaux. Accorder le droit de vote aux immigrés, ne serait-ce qu’aux élections municipales, ce serait donc leur donner le pouvoir, non seulement de peser plus ou moins lourdement sur la composition du conseil municipal, mais aussi d’influer sur la composition du Sénat, donc sur le pouvoir législatif !

    Et ce serait aussi leur donner le pouvoir d’influer tout aussi directement sur le pouvoir exécutif! Pour être élu président de la République, il faut pouvoir se présenter aux suffrages des Français. Pour cela, il faut recueillir les fameux cinq cents parrainages d’élus, recueillis pour l’essentiel auprès des 36000 maires de France. On sait l’affaire déjà très difficile pour qui n’appartient pas à l’un des deux partis dominants, particulièrement pour les candidats de droite. Si d’aventure (ou de mésaventure) demain, le droit de vote était accordé aux étrangers extra-européens, quel maire élu avec les suffrages osera accorder son parrainage à Marine Le Pen, à Christine Boutin ou à Frédéric Nihous ?

    On voudrait que les élections présidentielles à venir se résument à un combat entre candidats de gauche et d’extrême gauche aux petits soins pour la population nord-africaine et sub-saharienne qu’on ne s’y prendrait pas autrement…

    Antoine Vouillazère

    Article de l’hebdomadaire “Minute” à paraître demain mercredi 19 octobre. En kiosque ou sur Internet.

    Le droit de vote des étrangers : le piège de la libanisation par les urnes

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • Diverses réactions à la libération de Shalit contre 477 Palestiniens, dans un premier temps

    L’ONU s’inquiète du lieu de libération des prisonniers palestiniens
    Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme craint que certains des prisonniers palestiniens libérés mardi par Israël n’aient pas choisi le lieu de leur libération, ce qui pourrait constituer des cas de transfert forcé ou de déportation, a indiqué un porte-parole. "C’est avec un sentiment de grand soulagement que nous avons reçu l’annonce d’un échange de prisonniers", a déclaré Rupert Colville. "Cependant, nous avons des préoccupations concernant des rapports selon lesquels des centaines de prisonniers palestiniens de Cisjordanie pourraient être libérés dans la bande de Gaza ou à l’étranger", a-t-il ajouté. "Nous ne savons pas dans quelle mesure ils ont consenti à cela", a-t-il poursuivi.
    Le porte-parole a ainsi expliqué que, si les autorités israéliennes avaient dans certains cas agi sans le "consentement libre et éclairé" des détenus, alors "cela pourrait constituer un transfert forcé ou une déportation au regard de la législation internationale".

     De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué avoir contribué au bon déroulement de la libération des prisonniers en tant qu’"intermédiaire neutre et impartial". Des délégués du CICR se sont entretenus en privé avec chacun des détenus avant leur libération pour s’assurer qu’ils acceptaient d’être libérés, assure un communiqué.
    Un porte-parole de l’organisation basée à Genève, Marçal Izard, a toutefois précisé que le CICR ne pouvait pas dire si certains détenus avaient choisi ou non le lieu de leur libération. Le CICR a facilité le transport de détenus vers la Cisjordanie et à partir du point de passage de Kerem Shalom vers la bande de Gaza.
    Un premier groupe de 477 prisonniers a été remis en liberté mardi par Israël, tandis qu’un second groupe de 550 personnes doit être libéré dans les deux mois à venir. Gilad Shalit a, quant à lui, regagné Israël après avoir été transféré de la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas, vers l’Égypte.

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    Moussa Abou Marzouk, numéro deux du Hamas, demande à Israël de relâcher plus de prisonniers
    Le numéro deux du Hamas a déclaré qu’Israël allait assouplir son blocus de Gaza après l’échange de prisonniers survenu mardi entre le mouvement palestinien Hamas et l’État hébreu, et a appelé à la libération de tous les Palestiniens encore détenus. "Israël doit réaliser qu’il doit libérer nos prisonniers restants. S’ils ne sont pas remis en liberté normalement, ils le seront par d’autres voies", a déclaré Moussa Abou Marzouk.
    Le responsable du Hamas s’exprimait dans la partie égyptienne de la ville de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza, où il était présent pour l’échange entre le soldat israélien Gilad Shalit, détenu pendant plus de cinq ans par le Hamas, contre des prisonniers palestiniens détenus en Israël. Le soldat israélien a été remis à l’Égypte avant de revenir en Israël, en échange de la libération de 477 prisonniers palestiniens détenus dans des prisons israéliennes. Un nouveau groupe de 550 prisonniers palestiniens doit être libéré dans les deux mois qui viennent.
    Moussa Abou Marzouk a également indiqué que l’accord d’échange prévoyait un allègement du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis la capture de Gilad Shalit en juin 2006, renforcé un an plus tard à la suite de la prise de contrôle du territoire par le Hamas. "Il a été inclus (dans l’échange de prisonniers) un accord pour que des mesures prises après la capture de Shalit soient levées", a-t-il dit en réponse à une question sur la levée du blocus.

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    Sarkozy : "La libération de Gilad Shalit est un immense soulagement pour la France""
    Nicolas Sarkozy a exprimé mardi son soulagement à propos de la libération de Gilad Shalit et exprimé l’espoir qu’elle permette une reprise des négociations de paix au Proche-Orient. "C’est un très grand soulagement que de savoir que Gilad Shalit va retrouver sa famille", a-t-il dit en marge d’un déplacement à Nice consacré à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes.
    Le chef de l’État a arraché symboliquement devant la mairie de Nice une affiche représentant une photo du soldat franco-israélien marquée "Liberté pour Gilad Shalit". "Le jour de mon élection, j’avais dédié cette élection aux infirmières bulgares retenues par Kadhafi depuis huit ans et demi, à Ingrid Betancourt qui entamait sa sixième année dans la jungle, et bien sûr Gilad Shalit. Aujourd’hui il est libéré", a-t-il déclaré. "Voilà, les trois engagements du soir de mon élection sont aujourd’hui tenus, c’est un grand soulagement, on a été très inquiets pour Gilad Shalit", a-t-il ajouté.
    Pour Nicolas Sarkozy, qui recevait régulièrement à l’Élysée le père du soldat, "le fait que Gilad ait été reconnu français depuis le début a beaucoup contribué, je pense, à le préserver en vie". "On le recevra à Paris bientôt", a-t-il encore dit. Le président français a déclaré penser à tous ceux qui ont aidé à sa libération, notamment les Égyptiens, et a rendu hommage au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, "qui a pris une décision dont je comprends la difficulté, puisqu’elle consiste à libérer plus de 1 000 détenus dont certains ont du sang sur les mains".
    "Pour la France, c’est un très grand soulagement, c’est une grande joie et ça prouve que même aux moments les plus difficiles il peut y avoir de l’espérance et de l’espoir", a-t-il poursuivi. "Je veux croire que ça va permettre de reprendre des discussions" entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il souligné, "quand tout le monde se parle, ça facilite quand même les choses."

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    La Turquie confirme qu’elle accueillera des Palestiniens
    Le ministère turc des Affaires étrangères a confirmé mardi que la Turquie allait accueillir plusieurs prisonniers palestiniens libérés mais bannis à l’étranger dans le cadre d’un échange avec le soldat israélien Gilad Shalit, a rapporté l’agence de presse Anatolie.
    Les autorités turques ont répondu favorablement à une demande écrite des responsables palestiniens concernant ce transfert, considéré par Ankara comme une question d’ordre humanitaire, affirme l’agence, citant des sources diplomatiques parlant sous le couvert de l’anonymat. Ces sources ne précisent pas le nombre de prisonniers accueillis par la Turquie. Le Hamas a annoncé lundi que 40 prisonniers seraient transférés vers la Turquie, le Qatar et la Syrie.
    Selon la chaîne d’information NTV, ce sont 10 prisonniers qui doivent être acheminés par avion à Istanbul depuis l’Égypte. Un haut responsable du Hamas a rencontré lundi à Ankara des responsables turcs pour finaliser les détails du transfert en Turquie des détenus palestiniens, a indiqué Anatolie, citant des sources diplomatiques. La Turquie devait envoyer un avion en Égypte pour transporter les Palestiniens, a précisé l’agence turque.

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    Téhéran félicite "la nation palestinienne"
    L’Iran a félicité mardi la "nation palestinienne" pour la libération d’un millier de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, détenu par le mouvement islamiste Hamas à Gaza. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramine Mehmanparast "a félicité la nation palestinienne pour la libération des Palestiniens détenus par le régime illégitime sioniste", a rapporté le site de la télévision d’État. "Nous espérons qu’un jour toute la terre de Palestine reviendra à ses vrais propriétaires", a-t-il ajouté.
    L’Iran ne reconnaît pas Israël, dont il souhaite la disparition, et soutient les mouvements islamistes palestiniens, notamment le Hamas. Le jeune soldat israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de cinq ans par le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, a été libéré mardi dans le cadre d’un accord entre le Hamas et Israël prévoyant en échange la libération de 1 027 prisonniers palestiniens. Dans un premier temps, Israël a libéré 477 détenus palestiniens, les autres devant l’être dans les deux mois.

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    Le Crif fait part de sa "très grande émotion"
    Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a fait part mardi de sa "très, très grande émotion" à l’annonce du retour en Israël du Franco-Israélien Gilad Shalit. "Je pense très, très fort à sa famille, j’ai envoyé un SMS à son père, a déclaré le président du Crif, Richard Prasquier. C’est une très grande émotion qui a parcouru l’ensemble de la communauté juive en France, comme en Israël."
    "Gilad Shalit est devenu l’enfant de tout le pays, en Israël. On peut aussi le dire pour nous, en France, puisqu’il est à la fois français et israélien." "Il faut penser à sa reconstruction, qui sera longue après cinq années passées dans des conditions d’incarcération intolérables puisqu’il n’a eu aucun contact avec sa famille", a-t-il ajouté.

    Richard Prasquier "trouve choquants les amalgames" entre la "situation (de Shalit), celle d’un otage et celle des prisonniers palestiniens qui, eux, ont bénéficié de toutes les assurances internationales en matière de détention, qui ont pu suivre des études". "Gilad Shalit n’a pas été arrêté, a souligné le président du Crif. Il a été kidnappé. Ceux qui l’ont pris en otage sont des criminels. Or ils disent qu’ils vont continuer de le faire, parce que c’est très rentable." "Reste qu’aujourd’hui, c’est le sentiment de réjouissance qui domine, même si l’on sait qu’il lui faudra faire un gros travail pour se reconstruire", a conclu Richard Prasquier.

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    Le PS espère que l’échange sera un "pas vers la paix"
    Le Parti socialiste s’est "réjoui" de la libération mardi du soldat israélien Gilad Shalit, qui a également la nationalité française", et de la "libération dans le même temps de prisonniers palestiniens", espérant que l’échange constitue un "pas vers la paix". Dans un communiqué, le PS "se réjouit que Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis juin 2006, soit enfin libéré et puisse retrouver les siens. Nous pensons en ce moment à la joie des parents de Gilad Shalit, reçus à plusieurs reprises au Parti socialiste."
    "De nombreux élus socialistes se sont mobilisés partout en France pour appuyer le combat digne et inlassable de sa famille", affirme le parti. "Nous nous réjouissons de la libération dans le même temps de prisonniers palestiniens qui vont pouvoir retrouver leur famille", ajoute-t-il. Le PS "souhaite que cet accord entre le Hamas et Israël constitue un pas vers la paix qui sera suivi d’autres pour mettre fin durablement aux souffrances des deux peuples et assurer leur droit de vivre dans deux États qui se reconnaissent pleinement et dont la sécurité est garantie", conclut-il.

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    Bertrand Delanoë : la libération de Gilad Shalit est un "immense soulagement"
    Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a exprimé mardi matin son "immense soulagement" après la nouvelle de la libération de Gilad Shalit, qui avait été fait en décembre 2008 "citoyen d’honneur de la ville de Paris".
    "J’accueille avec un immense soulagement la nouvelle de la libération de notre compatriote Gilad Shalit. Ainsi s’achève une épreuve terrible d’inhumanité et d’injustice", a déclaré le maire dans un communiqué.
    Enlevé à 19 ans, sur le territoire d’Israël, "ce jeune soldat franco-israélien a été, pendant plus de cinq années, soustrait au monde et au droit" a-t-il rappelé, souhaitant à "Gilad Shalit un retour serein à la vie et à la liberté".
    Le soldat israélien Gilad Shalit est rentré mardi matin en Israël après avoir passé plus de cinq ans en captivité au secret aux mains du mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza, a annoncé le porte-parole de l’armée israélienne.

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