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ONU: la minute de silence pour Kim Jong-il a été boycottée
La minute de silence demandée par des diplomates nord-coréens à l'Onu en mémoire de Kim Jong-il a été boycottée par les Etats-Unis, le Japon et plusieurs partis européens.
En Corée du Nord, l'heure est encore au recueilllement SIPALes Etats-Unis, le Japon et plusieurs pays européens ont refusé ce jeudi de participer à une minute de silence observée à l'Assemblée générale de l'ONU. Celle-ci avait été demandée par des diplomates nord-coréens en mémoire de leur défunt dirigeant Kim Jong-il. Minute de silence purement « protocolaire » pour le président de l'Assemblée Nassir Abdulaziz al-Nasser, elle a été jugée « inappropriée » par d'autres diplomates, à l'image du Japon, des Etats-Unis, et de certains pays européens. Des diplomates occidentaux ont jugé que cet hommage était "inapproprié" et ont précisé que le Conseil de sécurité de l'ONU avait refusé une demande de la Corée du Nord d'honorer la mémoire de son dirigeant décédé.
Les Etats-Unis inquiets
La minute de silence s'est déroulée vers 15 heures en suivant la procédure au sein de l'Assemblée générale. Quelques remarques ont été prononcées mais aucun discours n'a été prononcé. La mort de Kim Jong-il inquiète par ailleurs les Etats-Unis. Hillary Clinton a ainsi déclaré lundi soir espérer que la Corée du Nord va emprunter « la voie de la paix ». La secrétaire d'Etat américaine a souhaité que le régime nord-coréen puisse sortir de son isolement international. Un peu plus tôt dans la journée de lundi, les Etats-Unis ont fait miroiter la perspective d'une relance des relations avec la Corée du Nord si cette dernière saisissait l'occasion de la mort de Kim Jong-il pour s'engager sur la voie de la dénucléarisation. Des responsables américains disent toutefois s'attendre à peu de changements dans un premier temps en raison de la période de deuil qui sera observée par ce régime quasiment coupé du monde, hormis de la Chine.
Actu France-Soir - 22/12/11
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Présidentielle: Guéant planche sur des "mesures spécifiques" à la délinquance étrangère...
Un nouveau cheval de bataille pour Claude Guéant ? Le ministre de l'Intérieur réfléchit en tout cas à un texte pour étendre l'application de peines plancher et lutter contre la délinquance commise par des étrangers.
Il l'avait évoqué mardi avec des parlementaires UMP, il l'a confirmé ce jeudi en fin de journée, au micro d'Europe 1 : un texte «sera déposé avant l'élection» présidentielle.
Rappelant que «l'extension des hypothèses de peine plancher n'a rien à voir avec la délinquance étrangère», il a donné son objectif : que «de façon plus sûre les personnes qui commettent des crimes et délits soient sanctionnées». Selon les informations d'Europe 1, seraient envisagées une application plus large des peines plancher et, pour les étrangers fraîchement arrivés en France, une interdiction du territoire pour accompagner une condamnation pénale.
Guéant dément tout retour à la double peine
Un retour à la double peine ? «Non, a assuré le ministre de l'Intérieur. Je fais un constat, c'est que la délinquance étrangère est supérieure à la moyenne enregistrée dans notre pays. Il faut donc prendre des mesures spécifiques.» Claude Guéant a ironisé, expliquant qu'il lui semblait «normal» qu'un étranger «ne prouve pas sa bonne insertion par de la délinquance». D'où cette idée de le priver «de l'autorisation qui lui a été donnée de séjourner dans notre pays pour un certain temps au moins».
Une interdiction de séjour qui viserait, a-t-il précisé, les étrangers installés en France «depuis peu de temps» et sans «attache familiale». «Il n'est pas question d'appliquer ce régime à des personnes qui disposeraient d'une carte de séjour en France, qui auraient une famille, des enfants, etc», a dit le ministre.
«On a évoqué des pistes pour améliorer la lutte contre la délinquance», confirme Ciotti
«On a évoqué des pistes pour améliorer la lutte contre la délinquance, notamment cette délinquance d'habitude. Ce sont des pistes pertinentes que je soutiendrai et que je suis prêt à porter à l'Assemblée nationale», avait de son côté déclaré Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et spécialiste des questions de sécurité à l'UMP, avant l'intervention du ministre sur Europe 1.
L'extension des peines plancher est «dans l'esprit de ce que propose l'UMP», avait également commenté Bruno Beschizza, secrétaire national du parti présidentiel. Il souhaite leur application aux réitérants et non aux seuls récidivistes, c'est à dire aux personnes condamnées pour d'autres délits que ceux pour lesquels elles sont de nouveau jugées.Le Parisien.fr - 22/12/11
