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Un voleur de 13 ans a disparu après s'être jeté dans la Loire...
Les recherches, en hélicoptère ou en Zodiac à «repérage thermique», n’ont rien donné. Un adolescent de 13 ans a disparu à Nantes (Loire-Atlantique), dans la nuit de dimanche à ce lundi, après avoir sauté dans la Loire.
Au volant d’une Laguna volée la veille, il avait percuté juste avant un barrage de police qui l’attendait près du pont du Général-Audibert: lui et son passager de 16 ans avaient déjà été pris en «filature discrète» par la Brigade anti-criminalité. Quatre de leurs complices, qui les suivaient dans une Citroën Picasso volée, ont également foncé sur les policiers. L’un d’eux, âgé de 35 ans, a été grièvement blessé aux jambes et au bassin.
Tous déjà connus de la justice
Les quatre occupants de la Picasso ont finalement été interpellés à Chantenay, après avoir fui avec un pneu crevé. Au total, sept policiers ont été blessés dans ces arrestations mouvementées, subissant entre cinq et cinquante-et-un jours d’interruption de travail.
«Ce sont des faits d’une extrême violence», a réagi la nouvelle procureure de la République de Nantes, Brigitte Lamy, qui a ouvert une enquête pour «tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique» concernant les deux conducteurs. Leurs passagers, eux, sont poursuivis pour «vols» et «recel».
Tous mineurs, les protagonistes étaient déjà connus pour de précédents «home jackings». N’ayant pu être accueillis en centre éducatif fermé, faute de place, certains avaient fui des foyers où ils devaient être placés... «Une justice des mineurs qui ne peut faute de moyens prévenir de tels actes doit aujourd’hui prendre des sanctions exemplaires», a réagi Nicolas Comte, secrétaire du syndicat SGP-Police (FO) au niveau national.
A Nantes, Guillaume Frouin
Jean-Marc Ayrault
Le député-maire (PS) de Nantes a «salué le courage et le sang-froid» des policiers, qui n’ont pas fait usage de leurs armes. «Ce sont des faits graves, que je condamne avec la plus extrême vigueur», a déclaré Jean-Marc Ayrault dans un communiqué.
L'hommage que doit rendre François Hollande mardi après-midi à Jules Ferry fait débat. Le père de l'école publique était en effet également un colonialiste convaincu.
Première sortie officielle, première polémique. En choisissant de rendre hommage à Jules Ferry, le nouveau président de la République François Hollande a réveillé un vieux débat qui avait gangréné le camp républicain à la fin du XIX siècle. Pour sa première journée en tant que chef de l'État, l'ex-candidat du Parti socialiste à la course à l'Élysée, qui sera officiellement investi mardi matin, a en effet programmé une cérémonie tout en sobriété à partir de 13h45, aux Tuileries, devant la statut de l'ancien ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts de la IIIe République (poste qu'il a occupé à trois reprises entre 1879 et 1883).
François Hollande entend par ce geste imposer les « priorités de son quinquennat » - que sont « la jeunesse », « l'éducation » et le respect de la « laïcité » - dès le premier jour de sa prise de fonction, tout en saluant la mémoire d'un fondateur de la République. Selon Vincent Peillon, probable futur ministre de l'Éducation nationale, le nouveau locataire de l'Élysée honorera donc mardi le Jules Ferry « des grandes lois scolaires, de la lettre aux instituteurs, de la scolarité obligatoire, de la laïcité, de la gratuité de l'école ». « La France républicaine s'est toujours conçue dans un rapport (...) à son école, à la raison, à l'instruction, à la liberté du jugement », a expliqué dimanche l'eurodéputé sur Radio J.
Colonialiste et raciste
Pourtant, au-delà de l'image idéalisée de fondateur de l'identité républicaine se cache un personnage bien plus ambigu. Si Jules Ferry est aujourd'hui connu pour être le père de l'école gratuite, laïque et obligatoire, cet avocat de formation aux favoris foisonnants était également un ardent défenseur de la politique coloniale française. Pis, il l'avait même justifiée en s'appuyant sur des théories raciales déjà contestées à l'époque par une partie de la classe politique, en particulier la gauche républicaine et un certain Georges Clemenceau.
Surnommé le « Tonkinois » du fait de son implication dans la mise sous tutelle progressive de ce qui prendra plus tard le nom d'Indochine, Jules Ferry avait notamment déclaré qu'« il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ». L'obsession expansionniste de l'ancien ministre de l'Instruction publique lui sera finalement fatale puisqu'il est forcé de démissionner de son poste aux Affaires étrangères à la suite de l'affaire du Tonkin en mars 1885.
Luc Ferry outré
Pour Luc Ferry, dont le fondateur de l'école publique est un lointain ancêtre, Jules Ferry fut « non seulement un grand colonisateur, mais c'est quelqu'un qui fonde la colonisation sur une vraie théorie raciste. De même qu'il faut éduquer les enfants, il faut éduquer les Africains, c'est ça l'idée ». « Si j'avais à célébrer une grande figure de la République, malgré le nom que je porte, j'aurais plutôt célébré Clemenceau que Jules Ferry », a ajouté sur France Inter l'ancien ministre de l'Éducation nationale des gouvernements Raffarin I et II.
Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), a quant à lui estimé dans un communiqué que « François Hollande peut tout à fait saluer en Jules Ferry le fondateur de l'école républicaine, mais il devrait aussi rappeler en même temps la part d'ombre de cet homme, et de toute une partie de l'histoire de France ».
À noter que François Hollande visitera également mardi l'Institut Curie où il honorera Marie Curie, prix Nobel de physique (en 1903) et de chimie (en 1911). Il se rendra par ailleurs vers 15 heures à l'Hôtel de Ville de Paris.
Homme ! libre penseur - te crois-tu seul pensant Dans ce monde où la vie éclate en toute chose : Des forces que tu tiens ta liberté dispose, Mais de tous tes conseils l'univers est absent.
Respecte dans la bête un esprit agissant : ... Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ; Un mystère d'amour dans le métal repose : "Tout est sensible ! " - Et tout sur ton être est puissant !
Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie A la matière même un verbe est attaché ... Ne la fais pas servir à quelque usage impie !
Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ; Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières, Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !
Yvan, 83 ans, a confectionné une piscine pour Bamby./Photo DDM, B. Gay
Un octogénaire de Saint-Paul-d'Espis (82) menace de mettre fin à ses jours si on lui retire la garde du sanglier qu'il a recueilli voilà 14 mois lors d'une partie de chasse.
« De toute façon je serai mort avant qu'il ne tue mon Bamby ! » Après la visite de deux gardes- chasse, samedi dernier, venu lui signifier qu'il ne pourrait pas garder le sanglier qu'il a recueilli il y a 14 mois, Yvan Blaise, agriculteur retraité de 83 ans qui vit sur les coteaux de Saint-Paul-d'Espis (Tarn-et-Garonne), n'y va pas de main morte pour dire son attachement à son animal. « A mon âge vous savez, je suis capable de donner ma vie pour lui ». Carnet de santé de Bamby en main, l'octogénaire se remémore : « C'était le jour de la fermeture, le 26 février 2011, j'ai entendu comme des grognements. Je pensais à des rats et puis j'ai vu ce petit marcassin de 800g. Sa mère avait été tuée la veille. Je l'ai mis dans une chaussette et je l'ai ramené à la ferme ». Un premier hiver passé au chaud dans la cuisine, puis l'enclos électrifié de Bamby construit, avec piscine privée s'il vous plaît, la bête, stérilisée et qui fait aujourd'hui 86 kg, s'est épanouie en pleine campagne.
« Depuis cinq jours, mon mari est tout retourné. Lui qui a déjà de gros problèmes au cœur », appuie son épouse, Alice, 80 ans. Le couple en veut davantage à celui qui a dénoncé l'existence de Bamby. « Les gardes, ils font leur travail. Mais qui Bamby pouvait-il gêner ? »
Pour essayer de défendre son cas, Yvan et Alice sont d'abord allés voir l'UFC-Que Choisir à Moissac. « Depuis, on a déjà reçu un appel de la Fondation Brigitte Bardot. Et puis on a fait venir un vétérinaire de Lauzerte qui nous a fait une attestation comme quoi Bamby ne présentait aucune pathologie, ni parasitisme », poursuit Yvan qui espère aussi pouvoir s'appuyer sur la « jurisprudence Chipie ». Du nom d'une laie, hébergée depuis 12 ans par un particulier, dans le village voisin de Donzac.
Depuis leur exode, 50 ans ont passé sans toujours calmer la peine et les rancoeurs des Pieds-Noirs. Hier, ils étaient 1 500 à Marseille. Leur préoccupation commune : comment transmettre leur histoire aux jeunes générations ?
Trois générations dans la même procession : Jeannine Altea-Hernandez, sa fille et ses petites-filles, Marion et Virginie
Photo Cyril Sollier
Il suffisait hier à Marseille de se laisser glisser d'une église à l'autre, de Saint-Laurent à La Major. Cinquante ans après leur départ précipité d'Algérie, ils étaient encore près de 1 500 à oublier les douleurs de l'âge pour défiler en procession derrière les saints de leur jeunesse. Les Algérois derrière Notre-Dame d'Afrique, les Oranais, en nombre, avec Notre-Dame de Santa-Cruz. Pas d'élu mais au premier rang des processionnaires, des gosses et des minots en tee-shirts, représentants d'une génération que leurs parents et surtout leurs grands-parents aimeraient bien rattraper.
Manon a 17 ans. Elle vit à Grasse. Ce qu'elle sait de la guerre d'Algérie, c'est ce que "ma grand-mère m'a raconté". Au collège, c'était un chapitre du cours d'histoire de 3e. Elle a oublié ce que le prof lui en a dit. En revanche, elle sait tout du 19 juin 1962. Ce jour-là, Jeannine Altea, n'aurait pas dû partir de l'aéroport de La Sénia pour Marignane. "Un homme lui a donné sa place pour qu'elle parte." À son âge, "il y a des choses que je ne comprends pas. Mais c'est ma grand-mère, c'est mon histoire".
"Ne pas vivre dans le passé"
Une deuxième petite fille est présente dans la foule. L'Algérie de Jeannine, Virginie, 28 ans, Aixoise "en entend parler depuis toujours, surtout des souvenirs d'enfants, sur la façon dont on vivait là-bas, comparé à ici", dans cet immeuble du quartier de La Marine où la famille occupait tout un immeuble. "Ce serait difficile aujourd'hui de vivre les uns sur les autres. Mais nous restons avec un esprit de famille plus développé que les autres." Se sent-elle pied-noire ? "Je ne me suis jamais posée la question." Jeannine, heureuse de constater "qu'elles s'y intéressent" n'a rien gardé pour elle.
Elle en a toujours parlé aux plus jeunes. "Il ne faut pas lâcher ça. Je veux qu'on se rappelle toujours. Moi, je ne peux pas oublier." Ses petites filles compatissent mais la poussent à tourner la page : "Il faut aller de l'avant, ne pas vivre dans le passé" lui répète Virginie. Concédant : "Si mon gouvernement me demandait de tout quitter à mon tour, pour des raisons politiques, ce serait aussi très difficile."
"Transmettre la mémoire"
Plus haut dans la procession, Oriane Montaner, 17 ans, est entourée d'enfants et d'adultes dont aucun n'a tiré un trait sur l'Algérie. Pour un devoir de Première, elle a travaillé avec une copine algérienne, petite-fille d'un combattant FLN. Il était important pour elle de croiser "des points de vue différents" sur les violences et souffrances "qu'il est difficile d'imaginer aujourd'hui". La génération de ses grands-parents a disparu ou n'est plus en état de témoigner. Sa mère Ghislaine, née à Oran en 1957, a pris le relais. "Je fais partie de cette communauté de souffrance" qu'elle soigne par "une grande ouverture d'esprit". Si sa propre mère et toutes ses tantes sont atteintes d'Alzheimer, elle y voit la traduction physique des traumatismes qui les ont poursuivies toute leur vie.
Ghislaine est souvent retournée en Algérie. Après chaque voyage, "elle a parlé au fur et à mesure" à ses enfants de ce pays qui lui tient tant à coeur. Bientôt, elle emmènera Oriane là-bas. Muriel a déjà franchi le pas. Avec son père et son fils, alors âgé de 14 ans, elle est retournée à Oran. "Tous les rapatriés du groupe s'adressaient à lui comme à leur propre petit-fils." L'ado a beaucoup écouté, beaucoup visité. Devant l'émotion de ces papys et mamies se confiant à lui, il est resté silencieux. Un ado n'a pas l'habitude de voir les vieux pleurer. Les organisateurs du "cinquantenaire de l'exode" ont édité une médaille, remise hier à tous ces minots pour "transmettre la mémoire". Ils espéraient que cette cérémonie soit émouvante. Ils n'ont pas été déçus.
Un ministre israélien a suggéré dimanche d’interrompre la fourniture d’électricité à la bande de Gaza dans l’hypothèse où Israël serait confronté à une pénurie, probable, d’électricité cet été. La production d’électricité sera plus faible que la demande cet été.
Nous envisageons d’utiliser des moyens de production plus polluants et des sources d’énergie alternatives, comme l’énergie solaire, mais nous devrons peut-être aussi procéder à des coupures d’électricité, a déclaré Gilad Erdan, ministre israélien de l’Environnement, à la radio militaire.
Si nous sommes dans cette situation, il serait absurde que les Israéliens soient les premiers touchés alors que dans le même temps nous continuons à fournir gratuitement de l’électricité à Gaza, a expliqué M. Erdan, membre du Likoud (droite) et considéré comme un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Il a fait part de cette proposition dans une lettre adressée aux ministres qui devaient discuter dimanche des moyens de résoudre une possible pénurie d’électricité pendant l’été lors du conseil des ministres. M. Erdan a précisé que l’arrêt de la fourniture d’électricité à Gaza pourrait permettre à Israël d’économiser 4% de sa production.
La bande de Gaza, territoire palestinien contrôlé par le Hamas, a subi récemment une très grave pénurie d’électricité à la suite de l’interruption de la contrebande de carburant en provenance d’Égypte qui alimentait sa centrale. L’enclave a été privée d’électricité jusqu’à 18 heures par jour. Selon l’ONU, la demande maximale du territoire est estimée à 360 mégawatts, dont 120 fournis par Israël et 22 par l’Égypte.
Les dirigeants israéliens ont à plusieurs reprises dans le passé brandi la menace d’une interruption de la fourniture d’électricité, prévue dans les accords d’Oslo, comme un moyen de rétorsion politique contre le mouvement islamiste au pouvoir depuis 2007 dans l’enclave palestinienne.
Le mois dernier, l’Égypte avait décidé d’annuler ses exportations de gaz vers Israël en invoquant le non-respect de certaines clauses du contrat. Elle fournissait jusqu’alors 43% du gaz naturel consommé en Israël, où 40% de l’électricité est produite à partir de cette source d’énergie.