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  • Eric Raoult ose proposer Sarkozy pour le prix Nobel de la Paix !

    Par Ivan Valerio

    | 04/06/12 - 16:26

    Le député UMP de Seine-Saint-Denis propose que l'ancien président de la République soit candidat pour le prix Nobel de la Paix. Eric Raoult souhaite que soit "reconnue la part essentielle de (son) action internationale durant son quinquennat pour le maintien de la paix dans le monde".

    Une "campagne de soutien"à cette proposition sera organisée par le maire du Raincy dans les prochaines semaines.

    Pour reconnaître son action "pour le maintien de la paix dans le monde"

      Nicolas Sarkozy, prix Nobel de la Paix. C'est le souhait d'Eric Raoult, député UMP, qui a proposé la candidature de l'ancien président de la République pour cette distinction.

      Dans un communiqué, Eric Raoult affirme avoir envoyé une lettre aux parlementaires afin de soutenir sa proposition :

     Dans une lettre adressée à l'ensemble de ses collègues parlementaires, aux responsables du Comité Nobel et au Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, l'ancien ministre et député UMP de Seine-Saint-Denis vient de proposer la candidature de l'ex-président à ce prix international, pour voir reconnue la part essentielle de l'action internationale de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat pour le maintien de la paix dans le monde.

     

    Le député de Seine-Saint-Denis précise qu'une "campagne de soutien"à cette proposition sera organisée dans les prochaines semaines.

     

    Le Lab - 04/06/12

     

  • À Marseille, une femme de 83 ans séquestrée, dépouillée et violée

    L'agression s'est produite dans l'un des bâtiments de la rue d'Aix. Le suspect est activement recherché.

    L'agression s'est produite dans l'un des bâtiments de la rue d'Aix. Le suspect est activement recherché.

    Photo Thierry Garro

    Que peut-il bien se produire dans l'esprit d'un individu prêt à abuser d'une vieille dame de 83 ans ? Les experts qui auront à se prononcer sur celui qui a sévi dans la nuit de samedi à dimanche, rue d'Aix (1er), sauront vraisemblablement répondre à cette question. Mais, pour l'heure, la priorité est de le trouver. De découvrir l'affreux personnage coupable de faits d'une cruauté sans nom.

    Il est environ une heure, dimanche matin, lorsqu'une dame âgée, qui vit seule dans son appartement de la rue d'Aix, rentre chez elle. Soudain, alors que la porte du hall d'entrée commence à peine à se refermer, elle sent une silhouette se glisser dans l'encadrement. C'est un garçon plutôt jeune, de corpulence mince. Immédiatement, il se montre menaçant.

    Selon les premiers éléments livrés par la victime, toujours extrêmement choquée, il ne porte pas d'arme. Mais ses propos se font suffisamment violents pour que l'octogénaire se laisse impressionner. Terrorisée, elle ne peut pas compter sur la présence de témoins, voire de voisins en mesure de faire cesser l'agression.

    L'homme arrache les fils du téléphone pour mieux assurer sa lâche cavale.

    Inexorablement, le scénario se poursuit. Le jeune homme oblige la victime à monter chez elle et à le laisser entrer. Ce qu'il cherche, ce sont les bijoux. Le voleur questionne l'octogénaire, tout en fouillant dans le logement. Après quelques minutes, il tombe enfin sur ce qu'il cherchait, quelques colliers ou des bagues en or, le trésor d'une vie qu'il est désormais prêt à faire disparaître avec lui. Mais il n'en a pas fini. Pris d'une pulsion aussi soudaine qu'insoutenable, il décide d'imposer une relation sexuelle à la vieille dame.

    Avant de s'enfuir avec son butin, l'homme arrache les fils du téléphone, pour mieux assurer sa lâche cavale.

    En état de choc, traumatisée, l'octogénaire trouve la force d'appeler à l'aide. Elle se rend chez un voisin pour alerter la police. Mais le violeur-voleur est déjà loin. Même s'il a laissé des traces dans l'appartement, il demeure introuvable. D'autant que la victime, trop faible pour livrer un signalement précis de son agresseur, ne facilite pas les investigations.

    Tous les espoirs des policiers se fondent désormais sur des éléments ADN, voire des empreintes digitales abandonnés par le suspect. L'enquête doit être confiée à la brigade criminelle de la Sûreté départementale.

    La Provence - 04/06/12

     

  • Scandaleux! Hollande reçoit tous les chefs de parti à l'Elysée sauf Marine Le Pen

    François Hollande s’envole pour Los Cabos, au Mexique, où se tient le sommet du G20. Dans la foulée, le président de la République rejoindra Rio pour la conférence sur le développement durable.

    Pour préparer ces sommets, François Hollande recevra cette semaine les chefs de parti à l’Élysée ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), et du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS). Seule Marine Le Pen, pour le Front national, n’a pas été conviée. Aujourd’hui, c’est le communiste Pierre Laurent qui inaugure cette série de rencontres. Suivront François Bayrou (MoDem), Jean-François Copé (UMP) et Jean-Pierre Chevènement (MRC). Mardi, ce sera le tour de Jean-Luc Mélenchon (PdG), et mercredi celui de Martine Aubry (PS). Enfin, Cécile Duflot (EELV) et Jean-Michel Baylet (PRG) concluront ces rencontres jeudi et vendredi.

    Suite et source : Le Figaro

    Défrancisation - 04/06/12

  • Législatives - Guerre totale entre Marine Le Pen et Mélenchon qui installe un climat de terreur

    Le FN a qualifié Jean-Luc Mélenchon d'homme "dangereux" après un meeting où il a appelé à "éradiquer politiquement" les électeurs de Marine Le Pen.

     
    Rien ne va plus entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
     

    A une semaine du premier tour des élections législatives, la guerre des Fronts a atteint son paroxysme dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Dans un virulent communiqué, Steeve Briois a estimé lundi que Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, était « un danger pour notre circonscription, pour notre République et pour notre démocratie ». Il « s’est illustré hier (dimanche, ndlr) lors de son meeting de Montigny-en-Gohelle par des propos particulièrement inquiétants », a précisé le secrétaire général du Front national.

    Cliquez ici !

    Dimanche, le co-président du Parti de gauche a en effet violemment attaqué Marine Le Pen et ses électeurs à l'occasion d'un meeting qui venait conclure une « marche contre l'austérité et le fascisme ». Une manifestation qui a officiellement rassemblé entre 3.000 et 6.000 personnes (selon la police et les organisateurs), mais seulement 800 selon le décompte réalisé par le FN qui parle d'un « fiasco » « annonciateur du dégonflement inéluctable de la baudruche Mélenchon ».

    Appel au "châtiment physique des électeurs" marinistes

    « Ici, il faudrait que nous subissions la honte, sur la terre initiale de la classe ouvrière et du socialisme, ce serait paraît-il le fief des abjects descendants de ceux qui nous ont envahis, occupés et trahis », a déclaré dimanche l'ex-prétendant à l'Élysée. « Dorénavant, ce n'est pas nous qui rasons les murs, c'est eux qui vont les raser, nous allons les faire partir, les chasser et avant, nous allons les éradiquer politiquement », a-t-il ajouté.

    Des termes qui ont choqué Steeve Briois. « La sémantique de Jean-Luc Mélenchon doit nous alerter et nous conduire à la plus grande vigilance », a prévenu le suppléant de Marine Le Pen dans son communiqué. « Après ces multiples appels à la haine durant la campagne présidentielle, le leader du Front de Gauche récidive gravement et montre son vrai visage. Son hypothétique victoire ne lui suffira pas. Il en appelle clairement au châtiment physique des électeurs de Marine Le Pen ».

    Nettoyage, ségrégation et éradication

    Le conseiller municipal d'Hénin-Beaumont va même plus loin et met en garde les partisans de la présidente du Front national : « Cet homme est de plus en plus manifestement dangereux. Le vocabulaire qu’il utilise traduit une envie viscérale et pulsionnelle de nettoyage, de ségrégation, d’éradication ».

    « Il n’est pas tolérable, dans une démocratie, que des citoyens soient menacés parce que le choix d’un tiers d’entre eux s’est porté sur Marine Le Pen, et qu’un candidat se permette d’instaurer un tel climat de Terreur », a conclu Steeve Briois qui affirme que l'ancien trotskiste « ne semble plus pouvoir masquer sa haine et ses pulsions staliniennes ».

    Mélenchon attaque en justice

    Palpables depuis plusieurs semaines, la tension régnant dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais avait franchi un cap mardi dernier après la diffusion par des proches du Front national d'un faux tract reprenant une citation de Jean-Luc Mélenchon et invitant les électeurs, en français et en arabe, à voter pour le candidat du Front de gauche. Une attaque qui a été vécue comme une insulte par l'ancien sénateur socialiste qui est par ailleurs entré depuis plusieurs mois dans une guerre totale contre le FN et sa présidente, désignée comme l'ennemie publique numéro 1.

    Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs annoncé lundi après-midi dans un communiqué qu'il avait décidé de citer Marine Le Pen devant le tribunal correctionnel de Béthune pour « délits de manœuvre frauduleuse au sens de l’article L.97 du code électoral et pour publication d’un montage fait sans le consentement de M. Mélenchon (art. 226-8 du code pénal) ».

    Par Philippe Peter
     
    France-Soir - 04/06/12
  • Un convoyeur de fonds grièvement blessé dans l'attaque d'un fourgon blindé à Aubervilliers

      

    Un fourgon blindé a été attaqué à l'arme de guerre et un convoyeur de fonds grièvement blessé lundi à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par des malfaiteurs qui ont pris la fuite avec un butin après un braquage spectaculaire, d'une rare violence, dans un quartier populaire.

    Cette attaque survient dans un contexte de recrudescence des braquages de fourgons, qui inquiète la profession.

    Le fourgon blindé, de la société TAS, a été attaqué vers 05H30 par trois malfaiteurs alors qu'il se trouvait près d'une banque BNP Paribas, dans le quartier des Quatre Chemins, à la sortie du métro "Aubervilliers-Pantin", a indiqué la préfecture de Seine-Saint-Denis. Lors de l'attaque, des coups de feu ont été échangés et l'un des convoyeurs de fonds a été blessé, a ajouté la préfecture.

    Selon Christophe Ragondet, secrétaire départemental du syndicat policier Alliance, "le blessé a été très gravement touché". "Son pronostic vital est engagé. Il a été touché au flanc. C'est une zone où il y a beaucoup d'organes vitaux", a précisé M. Ragondet sur les lieux du braquage.

    Les malfaiteurs ont réussi à prendre la fuite en emportant une partie de l'argent transporté par le fourgon, soit environ 200.000 euros. "Ils ont pris la fuite à bord d'un 4x4 qui a été retrouvé incendié à quelques kilomètres d'ici, à La Courneuve", a précisé M. Ragondet.

    Preuve de la violence de l'attaque, de nombreux impacts de balle étaient visibles sur le fourgon pris pour cible par les malfrats ainsi que sur une Renault Kangoo garée à proximité.

    "Les malfaiteurs étaient équipés d'armes de guerre, visiblement des kalachnikov", a raconté M. Ragondet. Selon la préfecture, une dizaine de douilles ont été retrouvées sur les lieux de l'attaque, autour desquels un important dispositif de sécurité a été déployé.

    Plusieurs témoins interrogés sur place ont également fait état de la violence du braquage.

    "J'ai entendu des rafales de tirs, ça m'a réveillé, c'était impressionnant", a déclaré un habitant du quartier qui n'a pas souhaité donner son nom. "Cette attaque nous a surpris. On a eu peur", a renchéri le propriétaire du véhicule touché par un impact de balle, qui se trouvait dans une brasserie située face au métro au moment des faits.

    "Je prenais un café avant d'aller au travail. Quand on a entendu les tirs, on s'est tous cachés derrière le mur", a raconté ce jeune homme. "J'aurais pu être dans ma voiture et prendre la balle en pleine tête", a-t-il ajouté, se disant "choqué".

    Selon une employée du bar, Christine Fernandez, arrivée une vingtaine de minutes après l'attaque, "ce n'est pas la première fois" qu'un braquage a lieu sur cette avenue, proche du périphérique et de la porte de la Villette. "Il y en a déjà eu un l'année dernière", a-t-elle poursuivi.

    Le nombre de vols à main armée visant les entreprises de transports de fonds a augmenté de 75% entre mai 2011 et avril 2012, par rapport à la même période un an auparavant, selon le bilan mensuel de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

    "L'attaque aurait pu faire des victimes civiles", a estimé Christophe Ragondet. "A partir du moment où on fait usage d'une arme de guerre en pleine ville, on peut toucher n'importe qui", a-t-il conclu.

    La brigade de répression du banditisme (BRB) est chargée de l'affaire.

     

    La Voix Du Nord - 04/06/12

  • Un projet pédagogique pourfendu par des négationnistes

    « Si vous êtes confrontés à un négationniste, vous avez le devoir de le signaler. Ne pas le dire, c'est être complice. Vous y êtes allés, vous avez aussi un devoir de citoyen. » Ces mots, Frank Gilson les a prononcés devant les élèves du collège Jean-Monnet de Caudry, près de Cambrai, qu'il a emmenés à Auschwitz au mois de février 2012 (photo), quelques jours après leur retour. Il ne pensait pas alors être lui-même victime de ce qu'il dénonçait. Car le projet initié par ce professeur d'histoire géographie a suscité la vindicte d'internautes mettant en doute l'existence de la Shoah, et de deux particuliers qui se sont fendus de courriers dénonçant la « vision partiale (sic) de l'histoire » qu'il a professée à ses classes de 3e.

    « le projet initié par ce professeur d'histoire géographie a suscité la vindicte d'internautes mettant en doute l'existence de la Shoah »

    Sur Internet, ce sont deux sites négationnistes qui ont repris des articles de presse relatifs au projet pédagogique mené à Monnet. L'un d'entre eux tourne en dérision, à l'aide notamment d'un montage photo, le projet comme la personne de l'enseignant, à coup d'allusions nauséabondes sur ses supposées origines ou d'assertions selon lesquelles on chercherait à « embrigader » les jeunes. Quant aux missives expédiées suite au voyage en Pologne, elles sont signées de particuliers habitant « en région parisienne », qui considèrent, sans injures ni menaces, voire fort poliment, « qu'il devrait enseigner une autre lecture de l'histoire »

     

    À lire également : le récit du voyage des élèves du collège Jean-Monnet de Caudry à Auschwitz, sur http://webcahier.fr/index.php (onglet projets pédagogiques).

     

    Crif - 01/06/12

     

  • Italie - Une rixe entre immigrés ravage un hôpital

    03/06/12
    CÔME (NOVOpress) –
    L’hôpital, nouveau champ de bataille de la guerre ethnique entre immigrés en Italie ? C’est en tout cas ce qui s’est passé dans la nuit de jeudi à vendredi à Erba (dans la province de Côme en Lombardie), à l’hôpital de la Sainte-Famille, tenu par les Frères de la Charité (ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu).

    Jeudi soir, vers 22 heures, deux Albanais d’une trentaine d’années, Ibrahim Zapzuni, résident dans la région, et Enea Ahmet, sans domicile fixe, se sont battus avec un Syrien du même âge, Hani Ajaj, officiellement résident à Rome mais en fait sans domicile fixe. La rixe a eu lieu « pour des motifs futiles », écrit l’édition locale du Corriere, mais en plein centre ville, sur la place principale. Les Albanais ont blessé le Syrien à coups de couteaux ou, peut-être, avec des tessons de bouteilles. Le Syrien a pu s’enfuir. Plus tard, vers quatre heures du matin, il s’est présenté tout en sang aux urgences de l’hôpital.

    Il a été rejoint dans la salle d’attente par les Albanais, décidés à lui régler son compte et qui s’étaient munis d’une bouteille d’essence. Ils en ont aspergé leur ennemi et, devant les patients et les médecins terrifiés, ont tenté de lui mettre le feu avec un briquet qui, heureusement, n’a pas fonctionné. Une lutte violente a alors repris entre les trois immigrés et ne s’est interrompue qu’à l’arrivée des carabiniers, qui sont parvenus à grand-peine à les séparer et les ont emmenés au poste.

    Le bâtiment a été dévasté par la fureur des immigrés et a dû être fermé pendant plus de deux heures. Le service des urgences a été complètement interrompu.

    [cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • Liste des participants à la conférence de Bilderberg

    qui se déroule actuellement en Virginie (Etats-Unis).

    Le groupe de Bilderberg (aussi appelé conférence de Bilderberg ou club Bilderberg) est un occulte et puissant cénacle mondialiste qui rassemble annuellement et informellement environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias. S’y décident les chemins que doit prendre l’humanité pour aller vers le nouvel ordre mondial, notamment dans le domaine géopolitique.

    Ci-dessous la liste des Français (ou prétendus tels) qui y participent, puis la liste complète :
    Lire la suite

     

    Contre-info.com - 02/06/12

  • Melting pot

  • Jean-Marie Le Pen apporte son soutien à Marion Maréchal

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    L'ISLE-SUR-LA-SORGUE, Vaucluse (Reuters) - Jean-Marie Le Pen s'est rendu dimanche dans le Vaucluse pour apporter son soutien aux candidats du Front national pour les élections législatives, notamment sa petite-fille Marion dont les chances de succès sont réelles dans la troisième circonscription de ce département fortement ancré à droite.

    A 22 ans, la fille de Yann, soeur de Marine, et de Samuel Maréchal, ancien cadre frontiste, en est à sa troisième campagne électorale après les municipales de Saint-Cloud et les régionales en Ile-de-France.

    Dans la 3e circonscription du Vaucluse, sa tante, Marine Le Pen, a réalisé son meilleur score au premier tour de l'élection présidentielle le 22 avril : 31,5% des voix.

    "Je suis ici plus par envie que par devoir, même si cette deuxième notion existe. Du fait du nom que je porte, j'ai le devoir de montrer l'exemple", explique Marion Maréchal-Le Pen. "Je ne suis pas ici en simple spectatrice".

    Si l'on en croit son grand-père, la candidature de la jeune femme n'était pas acquise. « Elle est en quatrième année de droit et en période d'examen. J'ai dû insister en lui disant que c'était un devoir de se battre sur le plan politique », glisse-t-il en marge d'une réunion politique.

    Devant les 150 personnes d'une salle conquise à l'avance, la jeune femme prononce un discours avec l'aide de notes qu'elle a pris soin de préparer car, confie-t-elle, elle est "moins rodée à cet exercice que ses aînés".

    Entre "sbires de l'UMP" et "tricératops du PS", Marion Maréchal-Le Pen cherche encore le sens de la formule que maîtrisent parfaitement le fondateur du Front national et sa fille Marine.

    Qu'importe, Jean-Marie Le Pen ne boude pas son plaisir et, devant les nombreuses caméras de télévision dont plusieurs chaînes étrangères, il répète à l'envi la fierté qui est la sienne de voir la tradition familiale se perpétuer ainsi dans la sphère politique.

    "C'EST UNE BONNE RACE"

    "La politique peut être génétique comme peuvent l'être les arts et la musique. Cela prouve que c'est une bonne race. Ceux qui nous accusent de népotisme sont des imbéciles », dit-il.

    Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard.

    Sur un territoire qui englobe Carpentras, la jeune femme est ici en mission, sur ordre direct du patriarche du clan qui veut à travers elle « laver l'affront » fait aux siens quand, en 1990, le FN a été accusé d'être indirectement responsable de la profanation du cimetière juif de la ville.

    « Une victoire de Marion aurait une signification de reconnaissance particulièrement symbolique », estime Jean-Marie Le Pen.

    Les coupables, démasqués six ans plus tard, étaient des néo-nazis sans lien avec le parti d'extrême droite.

    Marion Maréchal-Le Pen, qui n'avait que six mois au moment des faits, se pose en victime collatérale.

    "Le nom de mon grand-père a été sali et on ne l'a jamais lavé sur la place publique », explique-t-elle, ajoutant que son élection serait « un clin d'oeil à l'Histoire ».

    Dans un scrutin législatif dont le mode ne favorise pas le FN, Marion Maréchal-Le Pen a une réelle carte à jouer face au sortant, l'UMP Jean-Michel Ferrand, l'homme aux six mandats successifs de député.

    "Les députés, quand ils sont incrustés dans leur fauteuil, finissent par croire que c'est une propriété privée », lance Jean-Marie Le Pen. "M. Ferrand est tellement bien implanté qu'il va finir par se planter!"

    Au premier tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen a fait quasiment jeu égal avec Nicolas Sarkozy en obtenant 27,03% des voix contre 27,44% en faveur de l'ancien président.

    C'est aussi dans ce département que le FN a fait élire ses deux conseillers généraux en 2010, même si l'élection de l'un d'eux a depuis été invalidée.

    Edité par Sophie Louet

    Yahoo!Actu - 03/06/12