Les représentants de la communauté juive ont été reçus à l'Élysée dimanche matin, au lendemain du démantèlement d'un groupe islamiste notamment soupçonné d'une attaque antisémite en septembre. François Hollande leur a assuré une "mobilisation totale contre toutes les menaces terroristes", annonçant un renforcement de la sécurité des lieux de culte.
Sur le perron de l'Elysée, François Hollande a promis dimanche "la mobilisation totale de l'Etat pour lutter contre toutes les menaces terroristes", après avoir reçu des représentants d'organisations juives, au lendemain du démantèlement d'un groupe islamiste, soupçonné de l'attaque d'une épicerie juive en septembre.
François Hollande a souligné que le "projet de loi antiterroriste sera
soumis au Parlement dans les plus brefs délais", et permettra, a-t-il dit, de "renforcer encore les instruments pour être plus efficace contre ce fléau".
"Les lieux de culte seront encore davantage protégés ces prochains jours, ces prochaines heures" - François Hollande


Communauté juive "soulagée" mais "inquiète"
"Nous sommes soulagés par le fait que les pouvoirs publics ont véritablement pris la mesure du danger que représente l'islam radical en France", a indiqué Richard Prasquier, président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). "Etre complaisant vis-à-vis de l'islam radical, c'est être complaisant vis-à-vis du nazisme", a-t-il ajouté sur le perron de l'Elysée.
"Une idéologie de haine qui ne peut être comparée qu'à une idéologie nazie" - Richard Prasquier, président du Crif


"L'inquiétude que nous avions exprimé depuis Toulouse (et l'affaire Merah, ndlr), trouve aujourd'hui une sorte de concrétisation", a également déclaré Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France, à l'issue de la rencontre avec le président de la République.
"Nous devons entendre tous les responsables musulmans dans toutes les mosquées de France, redire leur condamnation de ce qui se passe, leur différenciation face à cet islam radical". "Car ces personnes tuent au nom de l'islam, donc il faut que l'islam dise clairement qu'il n'y a aucun lien", a-t-il indiqué.
"Est-ce que notre pays va trouver une solution à un mal qui s'appelle la haine des Juifs ?" - Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France


Hollande a ensuite appelé le président du CFCM
Le chef de l'Etat a appelé le président du conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, après son entretien avec les représentants de la communauté juive. "Les musulmans de France ne doivent pas pâtir de l'islamisme radical, ils en sont aussi victimes", a indiqué François Hollande sur le perron de l'Elysée.
"Les musulmans de France et du monde entier sont les premières victimes des actes terroristes commis au nom de l'Islam".
France Info