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  • Marseille : Le Front national n’est pas invité à la table ronde organisée par Manuel Valls

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    Le Front national n’a pas été convié à la table ronde organisée ce samedi par Manuel Valls pour tenter de trouver des solutions à la violence endémique qui se déchaîne à Marseille.

    Une absence qui lui permet de se poser en seul recours, face à une « union sacrée » de façade. Le 15e règlement de comptes mortel depuis le début de l’année, celui, jeudi, d’Adrien Anigo, fils de José Anigo, directeur sportif de l’emblématique Olympique de Marseille, semble avoir provoqué un électrochoc qui a stoppé net les querelles politiques agitant la cité phocéenne à l’approche des municipales de 2014, pour céder la place à une union sacrée, du moins en apparence. (…)

    Seule voix dissonante, celle du FN et d’abord de sa chef de file Marine Le Pen qui a dénoncé « de la poudre aux yeux » : « Les grandes déclarations disant on va augmenter le nombre de policiers, on va se réunir autour d’une table, c’est de la poudre au yeux pour calmer les impatiences d’une opinion publique qui se Lire la suite…

    Défrancisation

  • Syrie : l’appel du pape au jeûne et à la prière recueille des adhésions au-delà de l’Église

     

    L’appel du pape François à jeûner et prier samedi contre toute solution armée en Syrie a déjà recueilli des adhésions au-delà de l’Eglise catholique, parmi les musulmans et non croyants et au sein du gouvernement italien.

    Selon plusieurs grands journaux italiens, le grand mufti Ahmad Badreddin Hassoun, chef de l’islam sunnite en Syrie, a accueilli favorablement l’appel : il voudrait même se rendre sur la place Saint-Pierre - même si sa présence est peu probable - et a demandé aux fidèles musulmans de s’associer à la prière du pape.

    Une autre adhésion insolite a été enregistrée : celle de la ministre italienne des Affaires étrangères, Emma Bonino, une athée convaincue membre du Parti radical connu pour d’âpres luttes dans les années 70 pour le divorce et l’avortement, qui s’est dite prête à jeûner aussi pour la paix.

    "Il y a des prières laïques auxquelles je tiens énormément. La non-violence est dans mon ADN, et je ne me défile jamais devant une initiative non violente", a-t-elle expliqué, alors que l’Italie s’est positionnée contre une intervention militaire en Syrie.

    Le ministre italien de la Défense, Mario Mauro, un catholique conservateur, a indiqué vouloir participer au jeûne.

    D’importants mouvements catholiques comme les Focolari et Sant’Egidio - très engagés dans les négociations discrètes de paix sur divers continents - ont affirmé leur plein soutien à l’initiative du pape.

    François avait demandé aux chrétiens de toutes confessions, aux croyants des autres religions, aux athées de s’associer à son appel. Il a appelé les catholiques à jeûner et organiser des veillées de prière samedi.

    Lui-même présidera une veillée de 19H (17H00 GMT) à 23H qui réunira des milliers de fidèles sur la place Saint-Pierre : la récitation du Rosaire, une bénédiction et un temps d’adoration du Saint-Sacrement (l’Eucharistie), avec probablement un discours du pape, sont prévus lors de cette cérémonie très sobre, indique-on au Vatican.

    "Nous voulons que dans notre société, déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix", a encore tweeté mardi le pape François.

    Sans faire aucune allusion à la Syrie, dans son homélie quotidienne à la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, François a fait remarquer mardi : "Jésus n’a pas besoin d’armées pour vaincre le mal, sa force est l’humilité".

    La diplomatie vaticane a actionné tous ses canaux, avec tous les instruments possibles, a commenté le quotidien du Vatican, l’Osservatore romano.

    La Secrétairerie d’Etat a convié jeudi matin tous les ambassadeurs accrédités auprès du Vatican à un briefing pour expliquer le sens de l’initiative.

    Le Vatican a aussi entrepris d’informer les conférences épiscopales, les autres Eglises chrétiennes et les autres religions.

    Dans une interview diffusée dans les nombreuses langues de Radio Vatican, le secrétaire du Conseil pontifical Justice et paix, Mgr Mario Toso, a évoqué le risque d’une guerre de dimension mondiale et ajouté : "comme l’a fait comprendre le pape François, on peut être angoissé face aux développements qui s’annoncent, à la vue de la façon dont réagissent les grands de la terre".

    Une claire allusion notamment aux Etats-Unis et à la France.

     

    E&R

  • Robert Schuman, démocrate-chrétien et "père fondateur" de l'UE

     

    Robert Schuman est décédé le 4 septembre 1963, il y a cinquante ans. L'Action Française 2000 écrit :

    S"Consacré par l'histoire officielle "père de l'Europe" – au même titre, si l'on peut dire, que Jean Monnet et Alcide De Gasperi – Robert Schuman fut assurément plus européen, au sens lotharingien du terme, que français, en un temps où cette distinction revêtait encore une acuité certaine pour l'esprit public. Allemand de naissance du fait des caprices de l'histoire, ce Mosellan put se prévaloir de deux fidélités incontestables – la Lorraine et la démocratie chrétienne – avant de se consacrer passionnément, après la Seconde Guerre mondiale, au rapprochement franco-allemand, pierre angulaire de la "construction" européenne. En 1945, il a déjà derrière lui une longue carrière politique, à vrai dire sans grand relief, mais orientée par ses années de formation au Luxembourg, où il est né en 1886, et en Lorraine alors annexée par l'Allemagne. Sa première langue est le luxembourgeois, la seconde l'allemand. Avocat à Metz en 1912, donc sous administration allemande, il milite dans des organisations catholiques. Une fois l'Alsace et la Lorraine revenues à la France au terme de la Grande Guerre, il se fera élire député de la Moselle ; durant ce mandat, qu'il conservera jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, il plaidera pour le maintien du Concordat.

    La cinglante défaite de la France en 1940 bouleversera la vie de Robert Schuman et fera vaciller les convictions de ce député élu sous l'étiquette démocrate-populaire, camouflage démo-chrétien. Le 10 juillet de cette année-là, il fait partie des cinq cent soixante-neuf parlementaires qui votent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Un imprudent retour en Lorraine lui vaudra une arrestation par la Gestapo, qui le considère sans doute comme un traître à sa patrie d'origine. Grâce à des complicités religieuses, il parvient à s'évader et à rejoindre en août 1942 la zone française encore non occupée. Bientôt commencera la seconde vie de Robert Schuman. La IVe République, fondée sur les décombres de la guerre et néanmoins peu soucieuse d'unité nationale – comme en témoigne d'emblée l'Épuration –, lui offrira alors des institutions conformes à sa nature et à ses ambitions. Durant une décennie, il collectionnera les maroquins : ministre des Finances dès 1946, puis président du Conseil (premier ministre), ensuite ministre des Affaires étrangères de 1948 à 1953 ; il finira son parcours ministériel dans un cabinet Edgar Faure en janvier 1956. Pur produit de la démocratie chrétienne, alors baptisée Mouvement républicain populaire (MRP), Robert Schuman ne tardera pas à trouver un point de chute providentiel : de 1958 à 1960, quand la Ve République naissante commence à brader nos départements d'Algérie, il est le premier à occuper la présidence de l'Assemblée parlementaire européenne, prototype du Parlement européen que l'on connaît aujourd'hui. C'est cette assemblée qui lui décernera, ainsi qu'à une dizaine d'autres personnages de l'époque, le titre de "père de l'Europe".

    Il est vrai qu'au ministère des Affaires étrangères Robert Schuman avait manifesté une rare énergie pour donner un contenu à son idéologie européiste. À l'instigation de son complice Jean Monnet, il avait lancé en 1950 l'idée d'une Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) qui sera à l'origine de l'actuelle Union européenne. On l'aura compris, Robert Schuman ne fut guère préoccupé par la médiocrité du système politique et pas davantage par les drames de l'outremer français – qu'il s'agisse du désastre de Diên Biên Phu et de la perte de l'Indochine ou de la tragédie algérienne. Son regard ne portait pas vers ces horizons où s'était autrefois déployée la grandeur française. C'est un homme couvert d'honneurs officiels qui s'est éteint en 1963. Mais moins de dix ans après, le mythe sera entamé par d'embarrassantes révélations consécutives à la déclassification d'archives américaines. Selon ces documents, Robert Schuman et d'autres acteurs majeurs de la "construction" européenne auraient été financés par la CIA agissant par le truchement des fondations Rockefeller et Ford. Ce qui n'empêche pas aujourd'hui la fondation Robert Schuman présidée par Jean-Dominique Giuliani – un habitué des plateaux de télévision – de continuer à répandre la vulgate européiste. Un discours qui a toutefois beaucoup perdu de son pouvoir de persuasion."

    Michel Janva

    Le Salon Beige

  • 1000 rabbins posent la question à Obama: peut-on compter sur vous pour agir en Syrie ?

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    On peut supposer que si le président Barack Obama faisait une téléconférence avec 1 000 curés ou 1 000 imams en simultané, il y aurait quelques remous dans les médias et qu’on s’interrogerait pour savoir si ce dirigeant a toute sa tête.

    Qu’on se rassure, ce n’est pas à mille curés ou imams que le président des Etats Unis vient de s’adresser mais à mille rabbins à qui il a adressé, comme il le fait chaque années, ses vœux pour le nouvel an juif.

    Mais pas seulement puisque Barack Obama a déclaré aux rabbins que la conclusion de la crise syrienne, c’est-à-dire le rôle de son action, allait montrer qu’on ["on", c’est l’Etat prétendu juif] pouvait compter sur lui.

    Un propos qu’il a tenu en réponse à une question qui liait Syrie et Iran

    Quelqu’un disait qu’Obama était le premier président juif des Etats Unis. Il ne s’était apparemment pas trompé.

    Obama souhaite shana tova à 1 000 rabbins

    Dans sa téléconférence annuelle avec  des rabbins, le président des Etats Unis declare que la conclusion de la crise syrienne montrera qu’on peut compter sur lui pour freiner le programme nucléaire de l’Iran

    Par Yitzhak Benhorin, Yrediot Aharonoth (Sionistan) 21 août 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

     WASHINGTON – Le président américain Barack Obama a abandonné quelques minutes la crise syrienne pour souhaiter à quelque 1 000 rabbins un heureux Rosh Hashana (nouvel an juif).

    Un des rabbins qui a participé à la téléconférence annuelle a dit qu’Obama avait été interrogé sur la façon dont on pouvait compter sur le gouvernement des Etats Unis pour stopper le programme nucléaire iranien s’il ne réagissait pas à l’utilisation d’armes chimiques par la Syrie. Obama a refusé de dire aux rabbins ce qu’il envisageait de faire en ce qui concerne la Syrie, mais il a affirmé que la conclusion de la crise actuelle montrerait qu’on peut compter sur lui.

    Le dirigeant des Etats Unis a aussi évoqué le lien inaltérable entre les Etats Unis et Israël ainsi que les valeurs partagées par les deux pays, dont les valeurs juives de justice sociale. Obama a aussi mentionné la participation des Juifs à la lutte pour les droits civiques menée par Martin Luther King Jr. Les USA viennent de commémorer le cinquantième anniversaire du discours de King «J’ai fait un rêve.»

    Pendant la téléconférence, Obama a aussi parlé des efforts de son administration pour promouvoir la réforme de la protection sociale et la paix entre Israël et les Palestiniens.

    les mêmes valeurs

    Vaut mieux l’écrire: Obama et moi, nous partageons les mêmes valeurs



    http://mounadil.wordpress.com/

     
    ALTERINFO.NET - 02/09/13
  • Rationalité occidentale, par Thierry Meyssan

     

    Vous avez aimé l’incident du golfe du Tonkin et la guerre du Vietnam, les couveuses koweïtiennes et la première guerre du Golfe, le massacre de Racak et la guerre du Kosovo, les armes de destruction massive irakiennes et la deuxième guerre du Golfe, les menaces sur Benghazi et la guerre de Libye, vous allez adorer le gazage des civils de la ghouta et le bombardement de la Syrie.

    | Damas (Syrie) | 7 septembre 2013
      
     
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    Contrairement aux commentaires de l’Armée syrienne libre, les victimes du massacre de la ghouta sont des enfants de familles alaouites loyalistes de Lattaquié qu’elle avait fait prisonniers début août et dont elle a massacré les familles

    Dans une note diffusée par la Maison-Blanche, le directeur US du Renseignement James Clapper affirme que 1 429 personnes ont été tuées lors d’une attaque chimique massive sur une douzaine de localités, le 21 août 2013, dans la ghouta de Damas [1].

    Les services français n’ont pas pu procéder sur place à un décompte des victimes, assure une note déclassifiée du coordinateur du Renseignement Alain Zabulon [2]. Cependant, ils en ont vus 281 sur des vidéos, tandis que l’organisation « non-gouvernementale » française, Médecins sans frontières, en a comptés pour eux 355 dans des hôpitaux.

    Les services alliés se référent tous à des vidéos. Ainsi les États-uniens en ont collecté une centaine sur YouTube, tandis que les Français n’en ont trouvé que 47. Washington et Paris les considèrent toutes comme authentiques. Pourtant, certaines d’entre elles ont été postées à 7h00 du matin, heure de Damas (ce qui explique qu’elles soient datées du 20 août sur YouTube qui est basé en Californie), mais avec un soleil presque au zénith, ce qui implique qu’elles ont été tournées à l’avance [3].

    Tous les observateurs ont noté la forte proportion d’enfants parmi les victimes. Les États-Unis en ont comptés 426, soit plus d’un tiers. Certains, mais ni les services états-uniens, ni leurs homologues français, se sont inquiétés de constater qu’ils avaient presque tous le même âge et qu’ils étaient sans famille pour les pleurer. Plus étrange encore, les gaz auraient tué des enfants et des hommes adultes, mais auraient épargné les femmes (sauf 2).

    La large diffusion sur les chaînes satellitaires des images des victimes a permis à des familles alaouites des environs de Lattaquié de reconnaître leurs enfants, enlevés deux semaines auparavant par des « rebelles ». Cette identification a été longue car il reste peu de survivants du massacre perpétré par les alliés des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France dans des villages loyalistes où l’on a découvert, après leur passage début août, plus d’un millier de corps de civils loyalistes dans des charniers.

    États-uniens, Britanniques et Français s’accordent à dire que les victimes ont été tuées par un gaz neurotoxique qui pourrait être du sarin ou contiendrait du sarin. Ils déclarent se fonder sur leurs propres analyses, réalisées dans leurs laboratoires sur des échantillons prélevés par chacun de leurs services. Cependant, les inspecteurs de l’Onu, venus sur place récolter d’autres échantillons, ne donneront leur verdict que dans une dizaine de jours. En effet, les analyses pratiquées par les États-uniens, Britanniques et Français sont inconnues du monde scientifique pour lequel la culture des échantillons nécessite un délai beaucoup plus long.

    S’il est clair que des enfants sont morts d’intoxication chimique, il n’est pas du tout certain qu’ils aient été gazés. Les vidéos qui les montrent agonisants laissent voir une bave blanche alors que le sarin en provoque une jaune.

    Les trois grandes puissances occidentales s’accordent également pour faire porter la responsabilité de cet événement à grandeur variable à l’armée arabe syrienne. Le directeur US du Renseignement précise que ses services ont observé les militaires syriens, durant les quatre jours précédents, en train de mélanger les composants chimiques. Le président du Comité britannique du Renseignement, Jon Day, assure que l’armée arabe syrienne n’en est pas à son coup d’essai et qu’elle a utilisé des gaz en 14 occasions depuis 2012 [4] c’est-à-dire autant que de cas répertoriés d’usage d’armes chimiques par les États-Unis durant le Seconde Guerre du Golfe.

    Les révélations des services états-uniens, britanniques et français sont corroborées par une interception téléphonique. Un haut fonctionnaire de la Défense syrien aurait appelé paniqué le chef de l’unité des gaz chimiques à propos du massacre. Toutefois, cette interception n’a pas été réalisée par les États-uniens, Britanniques ou Français, mais leur a été fournie par l’unité 8200 du Mossad israélien [5].

    En résumé, les services états-uniens, britanniques et français sont à 100 % certains que l’armée arabe syrienne a gazé un nombre indéterminé de civils :
    -  1. Elle a pour cela utilisé une nouvelle sorte de vieux gaz sarin qui ne touche pas les femmes.
    -  2. Les États-Unis ont observé durant quatre jours la préparation du crime sans intervenir.
    -  3. La veille de son utilisation, ce gaz magique a tué des enfants qui avaient été enlevés par des jihadistes deux semaines plus tôt à plus de 200 kilomètres de là.
    -  4. Les événements sont connus grâce à des films authentiques tournés, et parfois postés, à l’avance sur YouTube.
    -  5. Ils sont confirmés par une interception téléphonique réalisée par l’ennemi israélien.
    -  6. Les services occidentaux ont un procédé secret pour identifier le gaz sarin sans avoir à cultiver les tissus humains.
    -  7. Comme il s’agirait de la quinzième opération de ce type, le « régime » aurait franchi une « ligne rouge » et devrait être « puni » par des bombardements le privant de ses moyens de défense.

    En droit international, la propagande de guerre est le crime le plus grave car il rend tous les autres crimes possibles.

    Source
    Al-Watan (Syrie)

  • Histoire à l’école : le Grand Effacement s’accélère !

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    Le 6 septembre 2013

    Joris
    Karl
    Journaliste.

    Dans l’indifférence générale, le pouvoir continue son œuvre de destruction de la mémoire nationale. Logiquement, le Grand Effacement accompagne le Grand Remplacement…

    « Il n’y a pas d’ancêtres des Français. » C’est l’affirmation scandaleuse que l’on peut par exemple lire ce mois-ci dans le hors-série du magazine L’Histoire, « Atlas de France ». La phrase est signée Dominique Borne, ancien doyen de l’Inspection générale de l’Éducation nationale. Ce magazine, pourtant de qualité, a dû satisfaire la ligne éditoriale obligatoire. Depuis quelques années, c’est partout la même antienne, du cours dispensé dans une classe de CM2 aux émissions diffusées à la télé : nous sommes un pays d’immigration depuis la nuit des temps, les Français de souche n’ont jamais existé, etc.

    Comme si cette histoire génétiquement modifiée ne suffisait pas, en haut lieu, on a décidé de pratiquer le Grand Effacement. Renaud Camus ne m’en voudra pas de relooker sa célèbre expression. Car le Grand Remplacement n’est possible qu’accompagné du Grand Effacement. Et dans ce présent orwellien, force est de constater que tableaux anciens, livres d’histoire de France et statues de toutes nos places sont une insulte à l’idéologie dominante. Affreusement monochrome, cet insupportable jadis… Comme une grande claque au mensonge ambiant, l’immensité iconographique est une preuve accablante : non, le passé de la France n’est pas métissé ; oui, il est grandiose. Ceux qui veulent la « France d’après » à marche forcée vont devoir pratiquer un véritable mémoricide.

    Il faut aller vite avant que le peuple ne réagisse : pour cette rentrée 2013, on prétexte donc la « surcharge » des programmes d’histoire (en troisième et en terminale) pour les réduire drastiquement. Il est vrai qu’avec l’étude de la civilisation islamique ou des royaumes africains, il avait déjà fallu quasiment supprimer Clovis, Louis XIV et Napoléon. Rien que ça ! Maintenant, c’est au tour du général de Gaulle de passer à la trappe…

    Le Monde annonce l’ampleur de la boucherie : « Ce n’est pas de petites coupes qu’il s’agit. En Troisième, trente à trente-six heures seraient économisées – soit près du quart du programme, selon le SE-UNSA. En histoire, la première partie sur le XXe siècle qui correspond à 15 % du temps deviendrait une « introduction » réduite à 5 % du temps. L’évolution du capitalisme, du système de production, disparaîtrait pour laisser plus de place aux guerres mondiales et aux régimes totalitaires. »

    La situation actuelle est paradoxale jusqu’à la folie : jamais il n’y a eu autant de revues historiques dans les kiosques ou de documentaires à la télé ou la radio, jamais les musées n’ont été aussi pleins. Le public français est affamé de son propre passé, comme si les gens souffraient d’un manque. Pourtant au même moment, l’enseignement de l’histoire est réduit presque à néant…

    Comprenne qui voudra !

    BOULEVARD VOLTAIRE

  • La sécurité des canailles n’est plus assurée en France... Par Philippe Randa

     

    Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

     On ne s’en lasse pas de cette histoire…

    C’est celle d’un jeune Syrien, de 18 ans, prodige de football recruté par l’Olympique de Marseille dans le plus grand secret. Lors de son premier match, son club est mené 3 à 0. Il entre alors sur le stade à vingt minutes de la fin et avant que ne résonne le fatidique coup de sifflet de fin de match, marque 4 buts coup sur coup ! Après avoir été ovationné par un stade en liesse, il peut enfin téléphoner à sa mère pour lui raconter son exploit et celle-ci le félicite d’une voix un peu lasse… Un peu refroidi et avant de raccrocher, il lui demande comment sa journée à elle s’est passée…

    — Rien de spécial aujourd’hui, mon fils… On a volé la voiture de ton père, il a du rentrer par le bus ; moi, on m’a bousculé à la sortie de la boulangerie pour me voler mon porte-monnaie, j’ai un peu mal à l’épaule… et ta sœur a été violée dans l’après-midi, elle n’ira pas à l’école demain…

      Ah ! Je suis désolé, maman.

    — Désolé ! rugit-elle. Mais c’est quand même à cause de toi qu’on a dû quitter Damas pour venir habiter Marseille… Tu peux l’être, désolé, c’est trop tard maintenant !

    Une histoire qui fait un tabac sur la Canebière en cette fin d’été… Un peu aussi à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, quoique forcément, ça « le fait moins », vu que le club de foot local, évidemment, n’a pas la même notoriété !

    Toute cette violence quotidienne, tous ces cadavres qu’on ramasse à la pelle alors qu’on n’est même pas encore en automne, ont tout de même permis une belle unanimité de la classe politique. Il paraît que « ça suffit ! »

    Quoi ? La violence quotidienne, ordinaire, banale – vol de voiture, de porte-monnaie et viol de gamine ? – que les medias rapportent plus ou moins systématiquement, à tel point que l’Opinion publique n’y prête plus grande attention, forcément ! C’est tellement répétitif… D’ailleurs, à notre époque où l’on zappe d’une chaîne de télé à l’autre (et on a le choix !), on finit facilement par confondre JT et séries policières… Ils ont cela en commun que même si on rate un épisode, on peut quand même suivre…

    Ou alors, que les voyous s’entretuent les uns les autres ? Alors là, on se demande bien pourquoi ! Et qu’on ne nous parle pas d’éventuelles victimes innocentes quand il s’agit de professionnels de la gâchette… Ils ciblent leur proie et l’exécutent proprement. Sans bavure.

    Jeudi dernier, par exemple… Adrien, le fils de José Anigo, directeur sportif, ex-joueur et entraîneur de l’Olympique de Marseille, s’est fait trouer « à la gorge et à la tête » par deux motards. Ce fut net, sans dommages collatéraux. Un peu comme la guillotine d’antan.

    Évidemment, cet Adrien-là est désormais une victime. De ce règlement de comptes ? Pas seulement : d’abord de sa remise en liberté en 2010 suite à une erreur de procédure ; comme on l’a rappelé, outre son très lourd passé judiciaire, il devait comparaître sous peu aux Assises, pour une série de braquages en 2006 et 2007… Un brave gars, quoi !

    Quel pays, vraiment où la sécurité des canailles n’est plus assurée en dehors des prisons qui sont, comme Dame Taubira ne cesse de le marteler,  tellement surchargées !

    Alors, faut-il que cela cesse, finalement ? Et si on se hâtait lentement…

      

    © Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com). Ses chroniques sont libres de reproduction à la seule condition que soient indiquée leurs origines, c’est-à-dire le site www.francephi.com, « Espace Philippe Randa ».