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30/03/2008

Athènes: la flamme olympique a été remise aux Chinois

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Sur l'Acropole d'Athènes
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La flamme olympique a été remise dimanche 30 mars au responsable chinois du Comité d'organisation des Jeux, au Stade de marbre d'Athènes, avant de s'envoler pour la Chine. Une cérémonie que des manifestants ont tenté sans succès de perturber. Une dizaine de personnes, qui avaient déployé une banderole à l'entrée du stade en criant "Libérez le Tibet", ont essayé en vain de forcer le cordon de sécurité pour interrompre la course du dernier porteur de la flamme. Elles ont été immédiatement interpellés par la police. Quelques minutes auparavant, trois membres du mouvement Falungong, interdit en Chine, ont été interpellés après avoir tenté d'entrer dans le stade. En tout, la police a interpellé 21 personnes.

Quelques milliers de personnes, sous la surveillance de centaines de policiers, en uniforme et en civil, avaient pris place un peu plus tôt dans le stade aux bancs très clairsemés où ont eu lieu les premiers Jeux modernes en 1896. Des fouilles systématiques avaient lieu à l'entrée du stade, survolé par des hélicoptères. Le centre d'Athènes avait lui été totalement bouclé à la circulation. En tout, plus de 2000 policiers ont été déployés, des mesures de sécurité comparables à celles adoptées lors des Jeux d'Athènes en 2004.

Avant la cérémonie, la flamme olympique avait quitté l'Acropole d'Athènes, où elle était arrivée samedi après-midi, pour un dernier relais dans les rues de la capitale grecque. Ce dernier relais devait avoir lieu dans la matinée mais le Comité hellénique olympique avait préféré repousser cette course de plusieurs heures et réduire l'itinéraire à quelques kilomètres dans le centre-ville. Vers 18h30, heure locale, la flamme olympique a quitté Athènes à bord d'un Airbus A330 spécialement affrété par la compagnie Air China, qui doit la transporter jusqu'à Pékin.

Depuis son allumage à Olympie lundi dernier, au cours d'une cérémonie perturbée par des militants de l'organisation française Reporters sans Frontières, la flamme a en effet été la cible d'opposants à Pékin, qui ont manifesté sur son parcours pour protester contre la répression chinoise au Tibet. Des manifestations qui pourraient continuer. Le 2 avril, la flamme démarrera en effet un périple de 137.000 km à travers le monde, notamment à Londres, Paris et San Francisco. Après son retour en Chine en mai, la flamme passera comme prévu au Tibet malgré les événements qui se déroulent dans la région, a assuré Pékin.

L'esprit des Jeux est définitivement  perdu, cette flamme ne signifie plus rien!

28/03/2008

Entente "amicale": déjà une divergence?

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Gordon Brown a affirmé que son pays ne boycotterait pas la cérémonie d'ouverture. Nicolas Sarközy, qui n'avait pas exclu cette possibilité mardi, indique désormais qu'il consultera ses partenaires européens avant d'agir...Pas un revirement, mais une "temporisation". Nicolas Sarközy a indiqué jeudi à Londres qu'il comptait consulter les autres pays de l'Union européenne avant un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques de Pékin, qu'il n'a pas exclu mardi.

«Moi je serai président de l'Union au moment de la cérémonie d'ouverture, il faut donc que je consulte les autres sur leurs positions pour savoir si j'irai à la cérémonie d'ouverture ou pas», a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse conjointe avec Gordon Brown. Avant de préciser : «J'espère bien qu'on va mettre à profit ces mois qui nous restent pour que la situation s'apaise et partant, en fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture et s'il y a lieu de prendre d'autres initiatives», a-t-il expliqué.

Réunion franco-britannique trimestrielle

 

La consultation par la France de ses partenaires européens pourrait se solder par la négative. De nombreux pays de l'Union ne comptent en effet pas boycotter la cérémonie. A commencer par la Grande-Bretagne. «Nous ne boycotterons pas les jeux Olympiques», a confirmé Gordon Brown. «La Grande-Bretagne participera à la cérémonie d'ouverture». Une divergence de vue assumée avec la France, donc, au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy sur «l'Entente amicale» entre les deux pays.

17/03/2008

Alerte à la bombe au Salon du livre...

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Les 20.000 à 25.000 visiteurs et exposants du Salon du livre de Paris, dont Israël est l'invité d'honneur, ont été évacués dimanche après-midi pendant plus d'une heure à la suite d'une "alerte à la bombe", a constaté un journaliste de l'AFP.
 
L'ambassadeur d'Israël à Paris, Dany Shek, a qualifié d'incident "malheureux, mais pas grave" l'alerte à la bombe, en soulignant qu'il ne fallait "pas se laisser intimider". "Ce genre d'incident d'un emmerdeur ne pourra pas perturber ce qui est une grande fête de la littérature. C'est malheureux, mais pas grave", a-t-il déclaré au cours d'un point de presse après la réouverture du Salon.
 
Selon Jean-Daniel Compain, directeur de Reed expositions, organisateur du Salon, un appel anonyme a fait état d'un risque d'"attentat" peu avant 17 heures. "Nous avons pris la décision d'évacuer et de vérifier qu'il n'y avait aucun colis suspect. On ne peut pas prendre le moindre risque", a-t-il ajouté. Il a souligné que les mesures de sécurité étaient "à un niveau très élevé".
 

L'évacuation, qui a débuté peu avant 17 heures, s'est déroulée dans le calme et assez rapidement: en un quart d'heure, la plupart des exposants et visiteurs avaient quitté le bâtiment, porte de Versailles. Les exposants avaient regagné leurs stands vers 18h30, suivis un peu plus tard par les visiteurs.
 
Comme les jours précédents, les visiteurs doivent franchir un portique de sécurité et faire fouiller leur sac avant de pouvoir pénétrer dans le Salon. De nombreux visiteurs ont renoncé à retourner au Salon et ont quitté les lieux au moment de l'évacuation.
 
Les services de déminage s'étaient rendus sur place, une fois le Salon entièrement évacué. Les organisateurs avaient demandé aux visiteurs d'évacuer le salon pour effectuer un "contrôle technique". La préfecture de police a indiqué ultérieurement qu'il faisait l'objet d'une alerte à la bombe.
 
Inauguré jeudi soir par le président israélien Shimon Peres et ouvert au public vendredi, le Salon du livre se déroule sous haute sécurité et sur fond d'appels au boycott de pays arabes et musulmans. Plusieurs pays, comme le Liban, l'Iran, l'Arabie saoudite, mais aussi l'Union des écrivains palestiniens, des éditeurs algériens, marocains ou égyptiens, ont appelé à le boycotter pour protester contre la politique d'Israël envers les Palestiniens. Une quarantaine d'écrivains israéliens, parmi lesquels de grandes figures de la gauche israélienne comme Amos Oz ou David Grossman, ont été invités au Salon qui se tient jusqu'à mercredi...