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  • Les bien-logés...

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    Jean-Pierre Chevènement à Belfort le 6 juin 2007

    Jean-Pierre Chevènement a dénoncé samedi des "polémiques de caniveau" liées aux élections municipales après que l'adjoint PS en charge du logement à la mairie de Paris l'eut mis en cause pour la location d'un appartement de la Régie immobilière de la Ville de Paris.

    Jean-Yves Mano avait jugé "regrettable", dans une interview au Parisien de samedi, que M. Chevènement "ne quitte pas" l'appartement qu'il occupe dans le Ve arrondissement.

    L'ex-ministre est locataire "d'un logement social déconventionné, à loyer libre", avait-il précisé, ajoutant que la RIVP n'avait "aucun moyen" de réclamer son départ.

    "Je n'entends pas servir d'otage à travers des polémiques de caniveau aux négociations pour les élections municipales à Paris", écrit M. Chevènement dans un communiqué.

    Il fait ainsi référence aux litiges qui opposent la municipalité socialiste de Paris au MRC, parti dont M. Chevènement est président d'honneur, dans la capitale avant le scrutin de mars. Ce litige se cristallise notamment autour du XIe arrondissement, où le PS présente un candidat contre Georges Sarre, maire sortant d'arrondissement et dirigeant du MRC.

    Dans son communiqué, M. Chevènement souligne être "locataire de la RIVP depuis 1971 et acquitter un loyer qui correspond à la prestation fournie".

    "Je consacre 25% de mes revenus au paiement de mes loyers. Je suis dans une situation parfaitement légale", poursuit l'ancien ministre.

    M. Chevènement est également l'objet de critiques dans son fief de Belfort où un candidat divers droite aux municipales a dénoncé l'occupation depuis 1988 par l'ancien maire d'un logement HLM de la vieille ville.

    Cette nouvelle polémique survient après celle qui a conduit à la démission Jean-Paul Bolufer, l'ex-directeur de cabinet de Christine Boutin, à la suite de la révélation par le Canard Enchaîné qu'il était logé depuis 1981 dans un appartement appartenant à la RIVP, à un prix nettement inférieur au marché.

  • SDF: brève occupation de la cathédrale de Strasbourg

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    L'association Don Quichotte a monté des tentes pour les sans-abri à l'intérieur de la cathédrale de Strasbourg, le samedi 22 décembre 2007 Après avoir occupé la cathédrale de Strasbourg, ce samedi, la quinzaine de sans-abri qui avaient déployé leurs tentes ce samedi matin au cœur de la cathédrale de Strasbourg ont levé leur campement vers 14h30.

    Répondant à l’appel de l’association locale Les Enfants de Don Quichotte et de son président Alexandre Glardon, ils protestaient contre «le manque» de places d’accueil pour les mal-logés dans la ville. Ils réclament, notamment, la création d’une structure permettant à leur collectif de gérer directement une douzaine d’appartements afin de loger vingt-cinq SDF pendant leur processus de réinsertion sociale et professionnelle.

    En échange du retrait de leurs tentes, Les Enfants de Don Quichotte ont obtenu des autorités une solution d’hébergement temporaire d’une quinzaine de personnes, et ce dès ce soir. Une trentaine de places devraient encore être débloquées d’ici à lundi. Enfin, plusieurs de leurs membres, dont Alexandre Glardon, vont être reçus à Paris par Eric Etienne, conseiller technique en charge de la lutte contre l’exclusion auprès du Premier ministre, François Fillon. Le rendez-vous a été fixé au vendredi 28 décembre.

     

  • Procès ADZ: Eric Breteau se défend et accuse

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    Emilie Lelouch, Eric Breteau et leur défenseur Me Gilbert Collard

    La voix est forte, la réponse claire: « Non », Eric Breteau ne reconnaît pas les faits pour lesquels il est poursuivi. Appelé en premier à la barre, le chef de mission de l'Arche de Zoé est un homme sûr de lui qui, d'emblée, prouve qu'il est bien décidé à ne pas se laisser faire face à la « cabale politico-médiatique » dont il dit être la victime. Sa défense est prête : elle tient sur un document dactylographié de quatorze pages que l'accusé lit sans bafouiller à la cour. Un argumentaire où le prévenu entend répondre « point par point » à tous les chefs d'accusation portés contre lui. Un plaidoyer contenant certaines omissions au cours duquel il ne se contente pas de plaider la bonne foi, mais joue clairement la stratégie de la défausse sur ses intermédiaires.

    Longuement, Eric Breteau s'attache d'abord à réfuter les accusations de clandestinité qui pèsent sur son opération. En France, l'ancien pompier d'Argenteuil affirme avoir averti, pêle-mêle, la présidence de la République, le ministère de la Justice ou bien celui des Affaires étrangères. Il omet toutefois de préciser que ces mêmes autorités ne voyaient pas d'un bon oeil cette opération, une enquête préliminaire ayant même été ouverte à Paris. Et si, au Tchad, où l'Arche de Zoé s'était muée en Children Rescue, l'organisation avait fait le choix de la confidentialité aussi bien vis-à-vis de son staff local que de ses partenaires onusiens, c'était, explique Breteau, « afin d'éviter toute fuite d'informations qui aurait pu mettre en danger la mission ».



    Selon le chef de mission, cette discrétion aurait pris fin le 23 octobre, soit deux jours avant l'évacuation avortée, lorsqu'il s'est rendu à l'aéroport pour y remettre officiellement les documents de vol au responsable de l'aviation civile. « Les autorités tchadiennes étaient donc parfaitement informées de notre opération aérienne », soutient-il. Un peu brouillons dans leurs questions, les magistrats de la cour ne parviendront jamais à mettre l'accusé en défaut sur ce point-là.

    Le second combat d'Eric Breteau consiste ensuite à défendre la bonne foi de son organisation quant au recueil des 103 enfants. Procès-verbaux à l'appui, il insiste sur le fait que Children Rescue n'avait ciblé qu'une seule population : « des orphelins du Darfour ». Et si, aujourd'hui, plusieurs enquêtes tendraient à prouver que ces enfants n'étaient ni orphelins ni soudanais, la responsabilité en incombe uniquement, selon Breteau, à deux de ses intermédiaires. Le premier, Souleyman Ibrahim Adam,  est lui aussi dans le box des accusés et aura le loisir de se défendre. Le second, Mahamat Eritero, cité comme témoin, ne s'est pas présenté hier. Prenant le rôle du juge d'instruction, Breteau regrettera même publiquement que ce dernier ne soit pas inculpé. Sur l'état civil des enfants, assailli de questions pas toujours bien ciblées, tout juste Breteau reconnaîtra-t-il avoir été « naïf ».

    Concluant son intervention d'un « j'espère que vous nous libérerez rapidement », Eric Breteau se sera aussi servi de l'audience pour réaffirmer sa vision politique de la crise du Darfour, moteur de toute son opération. En effet, il le reconnaît, sa mission humanitaire avait aussi des objectifs politiques. « Nous voulions obliger la France à intervenir un peu plus dans le drame », dit-il par exemple avant d'ajouter : « Les autorités françaises préfèrent laisser mourir ces enfants au Darfour, tout le monde le sait. »

    (Source: Le Parisien 22.12)

     

  • Polémique sur "Mein Kampf" vendu en ligne

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    Edition de 1925 - Munich

    Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) s'apprête à saisir le procureur de la République de Paris sur la vente en ligne de « Mein Kampf ». Le site de téléchargements d'ouvrages Tousvoslivres.com, propose le texte d'Hitler au prix de 1,80 €, avec photo à l'appui sur la page d'accueil du site. Lequel annonce que « Mein Kampf » est en seconde position au « top des ventes ». « Nous signalons simplement ce fait au procureur et lui demandons de vérifier que la première page du livre proposé à la vente contienne les mises en garde légales sur le nazisme » , précise le président du BNVCA.

     

  • Le Soudanais inculpé reconnaît qu'il a menti à l'ADZ

    Le principal intermédiaire de L'Arche de Zoé au Tchad a reconnu samedi devant la Cour criminelle de N'Djamena qu'il avait bien amené à l'organisation à Adré, dans l'est du pays, 63 enfants tchadiens sur les 103 enfants qu'elle s'apprêtait à exfiltrer le 25 octobre en France.

    Souleïmane Ibrahim Adam est accusé de "complicité de tentative d'enlèvement de 63 mineurs et de faux et usage de faux en écritures publiques". Il comparaît avec neuf autres accusés, six Français et trois Tchadiens.

    Face à l'interprète,  un géant barbu, Souleïmane Ibrahim Adam, 57 ans, apparaît à la barre comme un homme frêle à la barbichette grise. Avant d'entamer sa déposition, il récite un verset du Coran, puis explique qu'il s'est réfugié il y a six ans dans l'est du Tchad pour fuir les combats de la région voisine soudanaise du Darfour.

    L'intermédiaire soudanais nie tout d'abord avoir signé les 63 attestations en français et en arabe certifiant que chaque enfant était bien orphelin et qu'il venait du Darfour.

    Pressé de questions par les avocats des parties civiles et de la défense, il finit par reconnaître à deux reprises, sur les copies d'attestations qu'on lui présente, qu'il est bien l'auteur de la signature portée au bas des 63 attestations.

    Dans le box des accusés, Emilie Lelouch, l'assistante d'Eric Breteau responsable de L'Arche de Zoé, exulte. Depuis le début du procès, les six Français, accusés de "tentative d'enlèvement", affirment qu'ils étaient persuadés que les 103 enfants étaient des "orphelins du Darfour".

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    L'intermédiaire assure que l'on a "trompé sa vigilance" lors de sa signature car lui savait que la quasi totalité de ces 63 enfants avaient des parents tchadiens vivants.

    Souleïmane Ibrahim raconte être venu, courant 2007, à Adré où L'Arche de Zoé venait d'installer un bureau. Dans un premier temps, il confie à l'organisation quatre membres de sa famille - un petit-fils et trois neveux - pour y "apprendre le Coran et le français".

    "Ces Blancs disaient, explique-t-il, être venus pour aider les enfants pauvres".

    Il ajoute que des familles tchadiennes, apprenant que L'Arche de Zoé devait construire une école pour enseigner le Coran et le français, lui ont alors amené leurs enfants à Adré.

    "Mais, jure-t-il je ne suis jamais allé chercher d'enfants dans les sept villages d'où ils viennent".

    "Pourquoi avez-vous confié des enfants tchadiens, vous ressortissant soudanais, à des étrangers que vous ne connaissiez pas?", demande le président Ngarhondo Djidé.

    "Je ne savais pas qu'ils seraient ensuite emmenés à Abéché" (ville la plus importante de l'est d'où auraient dû s'envoler les enfants pour la France le 25 octobre, ndlr), répond l'accusé, qui reconnaît que les 63 enfants étaient tous "en bonne santé".

    Eric Breteau soutient que les 103 enfants étaient tous "dénutris ou sous nutris" et que certains nécessitaient des soins en France.

    A une suspension d'audience, Me Jean-Bernard Padaré, l'un des défenseurs de L'Arche de Zoé, s'est interrogé : "Les parents des enfants savaient-ils qu'ils seraient emmenés en France et les membres de L'Arche de Zoé savaient-ils que ces enfants étaient Tchadiens?"

  • L'espace Schengen élargi à 24 pays européens jeudi à minuit

    Des barrières et des panneaux installés aux frontières de la Pologne et devenus inutiles depuis vendredi après l'élargissement de l'espace Schengen seront mis aux enchères au profit des réfugiés, a annoncé vendredi le site internet du quotidien Gazeta Wyborcza.

    Les organisateurs mettront en vente des fragments des barrières frontalières, des plaques "Frontière d'Etat - passage interdit", "Interdiction de photographier" ou "Le commandant des gardes-frontières reçoit les plaintes et les demandes le lundi de 13H00 à 17H00".

    Au total une trentaine d'objets ont été mis en vente. Le prix minimum d'un objet a été fixé à 300 PLN (83 euros).

    Organisée par Gazeta Wyborcza et une ONG, Action humanitaire polonaise, la mise aux enchères se déroulera du 27 au 31 décembre sur le principal site d'enchères polonais allegro.pl.

    L'argent recueilli servira à financer les bourses d'études pour enfants des réfugiés en Pologne.

    Cette année, plus de 7.000 personnes, à 90% Tchétchènes, ont demandé asile en Pologne.

    L'espace Schengen de libre circulation a été élargi à 24 pays européens, jeudi à minuit, permettant désormais à quelque 400 millions de personnes de voyager librement de l'Est à l'Ouest de l'Europe et du cercle polaire, en Norvège, au Portugal.

    Attendons-nous à recevoir toute la misère de l'Est européen: des ouvriers qui accepteront de bas salaires, des proxénètes bulgares et leur cheptel, des Roms roumains... Tour de babel et confusion des langues, dernière étape avant la mort de la France et de son indépendance nationale.  Au bonheur des apatrides!

    Une nation sans frontières n'est plus qu'un terrain vague...

     

     

  • Hommage au SDF inconnu

    Une soixantaine de personnes, dont des politiques, se sont rassemblées vendredi soir 21.12 Place de la Concorde à Paris à proximité de l'endroit où un SDF anonyme avait été retrouvé mort la veille, pour un hommage et une interpellation du gouvernement.

    Le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, s'est mêlé à la petite foule de militants associatifs, simples citoyens ou personnalités comme Augustin Legrand des Don Quichotte ou Denis Beaupin adjoint Vert au maire de Paris, qui ont répondu à l'appel du "Collectif des Morts de la Rue".

    «La rue a encore tué», a déclaré Christophe Louis au nom du collectif, «nous ne savons presque rien de cet homme mais une chose est sûre, il est mort dans la solitude et l'abandon».

    Une minute de silence a été observée pour «le SDF inconnu», âgé d'une quarantaine d'années, qui s'était réfugié pour la nuit de mercredi à jeudi dans un espace clôturé réservé aux agents de la Ville de Paris, sur une contre allée à quelques mètres du début des Champs Elysées.