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  • Un mariage dégradant pour 1/3 des Français

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    Il est sur la pointe des pieds!
    Au château de Versailles, dimanche 3 février . Première sortie des époux Sarközy après leur mariage samedi matin à l'Elysée. « Je veux avoir un homme qui a le pouvoir nucléaire »*, a déclaré récemment Carla Bruni.  (LP/AURELIE AUDUREAU.)
    Que c'est con!
    Entre l'annonce de sa liaison avec l'ex-mannequin et celle de leur mariage, les Français ont changé d'avis. Pour 31% des Français, leur image de Nicolas Sarközy "s'est détériorée" depuis son mariage samedi avec Carla Bruni, selon un sondage exclusif IFOP (*) diffusé mardi. C'est 20 points de plus qu'à la même question lors d'un précédent sondage effectué après l'annonce de sa liaison avec la chanteuse et ex-top model en décembre dernier. 4% estime que leur image du président "s'est améliorée" depuis le mariage et 65% qu'elle "n'a pas changé".
     
    Pour 79% des personnes interrogées, il s'agit d'"une affaire privée qui ne concerne que
    Nicolas Sarkozy et Carla Bruni". 21% estiment au contraire qu'il s'agit d'une "affaire publique, car la vie du Président concerne aussi les Français". Là encore, la proportion a changé : ils sont près de deux fois plus en six semaines à trouver qu'il s'agit d'une affaire publique. 
     
    (*) Sondage IFOP pour le JDD.fr réalisé auprès d'un échantillon de 1.023 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
    (LCI.fr)

  • LA FRANCE NE SERA PLUS QU'UNE PROVINCE EUROPEENNE

    Députés et sénateurs réunis hier à Versailles ont approuvé la révision de la Constitution. Cela ouvre la voie à l'adoption du traité de Lisbonne. Les partisans du non ont, sans conviction, manifesté.

    La révision de la Constitution est passée comme une lettre à la poste. Elle a été approuvée, hier à Versailles (Yvelines), par 560 voix. Ont voté contre, 181 parlementaires, et 152 se sont abstenus. Plus rien n'empêche désormais la ratification du traité de Lisbonne par le Parlement, conformément au souhait de Nicolas Sarközy, hostile au référendum. Ce sera chose faite jeudi.

    En montant à la tribune, peu après 16 heures, le Premier ministre François Fillon rappelle le rejet par les Français de la Constitution européenne, le 29 mai 2005. Mais, dit-il, « nous ne pouvons pas ignorer que nous avons alors jeté une Europe qui espérait en nous dans l'étonnement et dans le trouble. Il n'y avait pas de plan B ».

    Quelques grognements se font entendre ici ou là dans l'hémicycle où sénateurs et députés siègent par ordre alphabétique. « Le traité de Lisbonne redonne corps au rêve français d'une Europe agissante et efficace », se réjouit Fillon.

    L'affrontement entre le camp du « non » et celui du « oui » est finalement plus feutré que prévu, comme si les « héros » étaient fatigués. Installé à l'extrême gauche de l'hémicycle, Laurent Fabius lit paisiblement le journal. Le front entre les mains, Arnaud Montebourg reste silencieux tout comme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Les représentants des groupes politiques du Sénat et de l'Assemblée se succèdent à la tribune pour expliquer leur vote, cinq minutes montre en main.


    Partisan de l'adoption du traité, Pierre Moscovici (PS) estime qu'il a « le mérite de sortir l'Europe institutionnelle de l'ornière, il ne condamne pas l'Europe, il ne la sauve pas non plus ». Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, lui, y va au canon et raille « le numéro d'équilibriste » de son prédécesseur à la tribune. Difficile, il est vrai, de trouver dans les couloirs du Congrès deux socialistes d'accord. Il y a les « deux fois oui », comme Jack Lang ou Robert Badinter ; les « deux fois non », comme Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli ou Michel Charasse ; et ceux qui préfèrent se ranger, sans enthousiasme, à la consigne du parti : abstention à la révision constitutionnelle préalable et oui au traité.

    Un sénateur PS explique qu'il a voté non à la ratification tout en étant pour le traité... Combien de positions au PS ? « C'est le Kamasutra ! » répond en éclatant de rire Jean-Marie Le Guen. Finalement, il y aura presque autant de socialistes à voter contre (121) que de parlementaires PS disciplinés (143).

    A droite, il y a une quinzaine de francs-tireurs qui refusent d'approuver la révision. Outre l'ex-UMP souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, le député bayrouiste des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle se dit « très malheureux. On ne peut pas défaire ce que le peuple a dit en 2005 ».

     Dernière étape mercredi à l'Assemblée (à partir de... 21 h 30 !) et le lendemain au Sénat pour l'adoption définitive du traité. « Dès jeudi, on va pouvoir oublier ça et replonger dans nos municipales », soupire un élu PS.

    (le Parisien 05.02.08)

  • Les jeunes filles en fleur de Chelles...

    Une soixantaine d'adolescentes de 15 et 16 ans, habitant les unes Noisiel, les autres Meaux, s'apprêtaient à en découdre lundi soir à Chelles (Seine-et-Marne) quand elles en ont été empêchées par la police .

    Les jeunes filles armées de bâtons, couteaux de cuisine et tournevis s'étaient donné rendez-vous à la gare routière vers 17H30. Sept d'entre elles ont été placées en garde à vue. Mardi, les deux plus jeunes, âgées de moins de 16 ans, ont été remises en liberté, les autres voyant leur garde à vue prolongée.

    Cette tentative de règlement de comptes ferait suite à une bagarre survenue dans un établissement scolaire.

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    On n'en dit pas davantage dans le Parisien! 

  • LE MEMORIAL NATIONAL DE LA GUERRE D'ALGERIE DEGRADE

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    Le pauvre Monument de quatre sous pour nos soldats morts en Algérie... Sans doute juge-t-on que c'est bien suffisant pour cette Mémoire-là?

    Le Mémorial national de la guerre d'Algérie, quai Branly à Paris (VIIème), a été tagué et dégradé mardi, a-t-on appris auprès du ministère des Anciens combattants qui a condamné «cette insulte à la mémoire» des combattants.

    Le «Mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie» a été maculé de tags «sans signification particulière», selon la même source. !!!

    Dans un communiqué mardi, Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, s'est indigné de cette dégradation.

    «Il s'agit d'une insulte à la mémoire des ces 22.000 combattants tombés au champ d'honneur», a-t-il déclaré en souhaitant «que toute la lumière soit faite sur cet acte».

    Le monument - trois grands tubes de néon sur lesquels défilent les noms de victimes ainsi qu'une plaque - avait été inauguré le 5 décembre 2002 par le président Jacques Chirac.

    La plaque a dû être ôtée et devra sans doute être remplacée.

    Et si on construisait un Mémorial plus digne de leur sacrifice?

    Mais dans la France pourrissante, il ne faut pas l'espérer...

  • Il casse la main à sa prof d'EPS!

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    Les profs n'ont pas tellement peur des élèves, ils ont surtout PEUR de parler...

    "Ce qui se passe au collège Lakanal n'a rien à voir avec ce que l'on peut voir parfois à la télévision dans d'autres établissements". Mais que se passe-t-il donc au collège Lakanal à Aubagne?

    La voix douce et le verbe serein, Véronique Dufourq, professeur d'EPS depuis 20 ans à Aubagne ( Bouches-du-Rhône), refuse que l'agression dont elle a été victime soit montée en épingle et généralisée. Oui, il existe des incivilités dans ce collège, "comme partout ailleurs", dit-elle, mais ce qui s'est passé mercredi dernier est l'acte "d'un élève isolé", réputé difficile.

    Blessée à la main, elle souffre d'une fracture du métatarse et a une interruption de travail de 20 jours. L'incident s'est déroulé mercredi matin à 9 heures en début de cours. Véronique Dufourq arrive dans le gymnase Maurin avec sa classe quand elle aperçoit un groupe d'élèves installés dans la salle de gym. "Ils faisaient des bêtises, ils fumaient, attendaient l'heure des cours, rien de grave dans l'absolu", témoigne le professeur.

    En la voyant, les collégiens s'enfuient en courant pour éviter une punition évidente, abandonnant dans la précipitation quelques-unes de leurs affaires : téléphones, briquets, casques… "Je les ai ramassés pour les apporter au bureau du principal quand un des élèves est revenu et m'a réclamé son téléphone portable. Je lui ai répondu "non" et qu'il devrait aller le récupérer chez le principal."

    C'est alors que l'adolescent, élève de quatrième, s'en prend violemment à l'enseignante et lui arrache l'appareil des mains. "Son geste a été violent, j'ai trébuché sur un tapis, l'ai entraîné dans ma chute, ensuite il a tiré sur cordon d'une clé USB que j'avais autour du poignet, c'est à ce moment-là que j'ai été blessée." Sous le choc, tout comme ses élèves, Véronique Dufourq alerte la principale adjointe.

    La police puis les pompiers arrivent rapidement sur place et la conduisent à l'hôpital. L'enseignante a hésité à porter plainte, "mais il le fallait car ce n'est qu'un incident mais un incident grave. On a tendance à dire que les enseignants sont des privilégiés, mais notre métier est difficile. De plus en plus d'élèves ont des problèmes avec l'autorité". Le jeune élève, exclu du collège pour l'heure, passera en conseil de discipline. Il sera, en présence de sa mère, entendue par la police d'Aubagne aujourd'hui dans le cadre de la plainte déposée.

    (La Provence.fr. 05.02.08)

  • En français, l'écart se creuse...

    Le rectorat de l'académie Aix-Marseille a rendu publics les résultats des évaluations nationales de 6e , CE1 et CM2 subies début septembre 2007. Les scores ont été envoyés aux parents d'élèves et aux établissements scolaires. " Il ne s'agit pas d'établir un classement, mais une base de travail pour faire progresser tout le monde", explique Brigitte Jauffret, inspecteur pédagogique régional (IPR) de mathématiques.

    Seule l'évaluation des acquis des élèves de 6e - environ 20 000 l'ont passée- peut être comparée avec les précédentes, en particulier depuis 2005 , date à laquelle a été standardisé le test au niveau national.

     Il s'agit de 57 questions en français et autant en mathématiques. Exemple: "Tu as une droite AB avec un centre X, tu dois tracer le cercle de diamètre": 14% seulement y parviennent...

    En français, l'écart se creuse

    Un indicateur a été élaboré, celui de la "très grande difficulté" (qui correspond à moins de 30% de réponses correctes). En français, au niveau académique, 12% des élèves sont dans ce cas. Afin de les aider, des Programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE) sont mis en place en 6e depuis l'an passé, souvent sous forme de cours supplémentaires. Un premier bilan reste à faire, la communauté éducative souhaitant "qu'on invente des méthodes".

     "S'agit-il d'un groupe de filles ou de garçons?" : il faut trouver trois mots justifiant l'hypothèse. 12,8% les dénichent. Plus de 45% arrivent à accorder un verbe avec un sujet pluriel.

    "Les résultats d'ensemble de l'académie ont légèrement été améliorés", présentait Philippe Desvaux, IPR de français. "Et cela grâce au département des Bouches-du-Rhône qui a obtenu de meilleurs résultats. En revanche, ce qui est inquiétant, c'est que, malgré ces résultats légèrement améliorés, l'écart se creuse entre les collèges "normaux" et les collèges Ambition réussite(21 établissements présentant le plus d'élèves en difficulté)."

    Les cancres sont las...

    (Source La Provence.fr  05.02.08)

  • "Je ne serai pas le bouc émissaire"

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    Jérôme Kerviel le 5 février 2008 

     Le trader Jérôme Kerviel est sorti mardi de son silence en accordant un entretien exclusif à l'AFP dans lequel il refuse le rôle de "bouc émissaire" tout en reconnaissant sa "part de responsabilité" dans les pertes record de la Société Générale.

    "J'ai été désigné comme unique responsable par la Société Générale. J'assume ma part de responsabilité mais je ne serai pas le bouc émissaire de la Société Générale", explique à l'AFP le trader, lors d'une rencontre d'un quart d'heure au cabinet parisien de son avocate, Me Elisabeth Meyer.

    Chemise blanche à carreaux et jeans, le trader le plus connu de la planète, yeux clairs et cheveux très courts, s'exprime d'une voix timide et douce, assis au côté de son avocate autour d'une table de réunion.

    "Je n'ai jamais eu d'ambition personnelle dans cette affaire. L'objet, c'était de faire gagner de l'argent à la banque", déclare-t-il.

    "On perd la notion des montants quand on est engagé dans ce genre de métier. C'est dématérialisé. On se laisse un peu emporter", insiste le jeune homme de 31 ans qui a engagé au nom de la Société Générale des positions dépassant les 50 milliards d'euros.