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  • La SOCGEN devrait remercier Jérôme Kerviel!

    Jérôme Kerviel avait fait gagner 1,4 milliard d'euros à la Société générale en 2007!

    Le trader à qui la Société Générale impute une perte de 4,9 milliards d'euros, avait réalisé un gain de 1,4 milliards d'euros à la fin de 2007, selon un responsable de la banque.

    Pendant les trois premières semaines de janvier 2008, il a accumulé pour 50 milliards d'euros de nouvelles positions.

    Le trader avait parié sur la hausse des indices boursiers, mais avec la baisse des Bourses européennes, ces positions se sont retrouvées perdantes.

    La liquidation de ces positions par la direction de la Société Générale s'est soldée par une perte de 6,3 milliards d'euros.

    La perte de 4,9 milliards d'euros annoncée au moment de la révélation de la «fraude» correspond donc à la différence entre la perte liée au débouclage des positions de Jérôme Kerviel (6,3 milliards) et le gain qu'il avait réalisé à la fin 2007 (1,4 milliard).

    La Société Générale va payer l'impôt sur les sociétés au titre de 2007 sur les 1,4 milliard d'euros gagnés fin 2007, a précisé ce responsable, sans en chiffrer le montant.

    En revanche, la perte qui résulte de la vente des montants investis par Jérôme Kerviel sera déduite de l'impôt que la banque devra acquitter en 2008.

    La banque a annoncé aujourd'hui que son résultat net 2007 devrait atteindre 947 millions d'euros.

    La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde avait indiqué que ses services allaient examiner le traitement fiscal de la perte attribuée aux opérations de Jérôme Kerviel, «pour vérifier si l'imputation des pertes doit être effectuée sur l'exercice 2007 ou sur la date à laquelle ont été constatées les pertes», soit en janvier 2008.

    Si la perte avait été imputée sur 2007, Bercy aurait dû rembourser à la banque un trop-perçu de l'ordre d'un milliard d'euros.

  • Sarközy: nouvelle chute

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    La cote de popularité du président de la République continue de s'effriter.

    Dans un sondage exclusif CSA/Le Parisien-Aujourd'hui en France/I-Télé*, à paraître demain dans notre journal, Nicolas Sarközy recule encore de six points par rapport au mois de dernier, avec 42 % des Français disant avoir confiance en lui pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays.

    Pour la première fois dans ce baromètre mensuel, ils sont même une majorité à affirmer qu'il ne lui font pas confiance (52 %, contre 45 % le mois dernier).

    A contrario, le Premier ministre François Fillon regagne des points de confiance (+ 5), avec 47 % ce mois-ci.

    *Baromètre exclusif réalisé les 6 et 7 février 2008 au domicile des personnes interviewées. Echantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas, après stratification par région et taille d'agglomération.

  • Révision des lois bioéthiques

    La décision de la Cour de cassation sur les "enfants sans vie" a suscité une petite tourmente dans les services d'état civil. Réunions, notes internes, échanges de mails : perplexes, magistrats et officiers d'état civil se sont longuement interrogés sur la portée des arrêts rendus le 6 février par la haute juridiction. Ces décisions permettent de déclarer à l'état civil, sous la forme d'un "acte d'enfant sans vie", tous les foetus mort-nés ou non viables, quel que soit leur niveau de développement.

    La notion d'"enfant sans vie" est apparue en 1993 : depuis cette date, les enfants mort-nés et ceux qui ne sont pas viables sont inscrits sur les registres de décès. "Ces "actes d'enfants sans vie" aident les parents à faire leur travail de deuil et permettent d'entretenir la mémoire familiale, note Frédérique Granet, professeure de droit à l'université Robert-Schuman de Strasbourg. Auparavant, ces enfants n'étaient pas enregistrés à l'état civil, comme si la grossesse et la naissance n'avaient pas existé."

    Les "actes d'enfants sans vie" ne sont pas des actes de naissance : ils se contentent d'énoncer le jour de l'accouchement ainsi que le nom, la profession et le domicile des parents, qui bénéficient dès lors d'un congé. Les "enfants sans vie" peuvent recevoir un prénom, figurer dans le livret de famille et être inhumés mais ils n'acquièrent pas pour autant une personnalité juridique : ils n'ont ni droits, ni filiation, ni nom de famille.

    Jusqu'à l'arrêt de la Cour de cassation, seuls les enfants viables au sens de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - les foetus de plus de 500 grammes ou de plus de 22 semaines - pouvaient être reconnus comme des "enfants sans vie". Parce que ces seuils étaient fixés par une simple circulaire, la Cour de cassation les a supprimés. Désormais, c'est donc aux parents, et à eux seuls, de décider s'ils souhaitent un "acte d'enfants sans vie".

    Cette décision a été saluée par les opposants à l'avortement. "Si l'on reconnaît à l'enfant mort-né une humanité intrinsèque, comment peut-on alors militer pour l'avortement ?", demande le député (UMP) Jean-Frédéric Poisson. "C'est une brèche importante dans le front du refus actuel de reconnaître un statut juridique au foetus", renchérit l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif).

    Le Mouvement français pour le planning familial se dit en revanche inquiet : "Si la douleur des femmes ou des couples vivant des fausses couches tardives doit être entendue, cela ne doit pas pour autant ouvrir la brèche aux dérives potentielles remettant en cause le droit à l'avortement pour l'ensemble des femmes." Quant à Choisir, le mouvement de Gisèle Halimi, il regrette que la Cour "semble indiquer que la vie commence à la conception de l'embryon".

    Cet arrêt permettra-t-il à des parents de demander un acte "d'enfant sans vie" pour une fausse couche ou un avortement, thérapeutique ou non ? Nul ne peut aujourd'hui l'exclure. Dans ses conclusions, Alain Legoux, avocat général près la Cour de cassation, l'a lui-même suggéré, évoquant de tels actes pour des foetus mort-nés, "mais également de simples embryons dans le même état, sans limite minimum de poids ou de durée d'aménorrhée".

    Ces hypothèses n'ont rien de fantaisistes : à Paris, les services d'état civil ont déjà été confrontés à des demandes d'actes d'"enfants sans vie" pour des avortements thérapeutiques. Le code civil précise que ces actes énoncent le lieu de l'"accouchement", ce qui semble exclure les fausses couches et les avortements, mais aucune définition de l'accouchement ne figure dans le code civil, ce qui rend la jurisprudence à venir très incertaine.

    Lors des débats à la Cour de cassation, l'avocat général a clairement appelé les parlementaires à intervenir dans ce débat : il invitait alors le législateur à "faire oeuvre d'harmonisation". Pour le moment, la chancellerie se montre prudente - "il faut se donner un peu de temps" -, mais la révision des lois de bioéthique offrira bientôt aux parlementaires une occasion de débat : un nouveau texte doit être rédigé en 2009.

    (Le Monde 11.02.08)

  • "Comme pour le Kosovo..."

    Sur le blog de Roberto Fiorini:

    Puisque le Kosovo  soutenu "officiellement" par la France et d'autres pays Européens  s'apprête  à déclarer son indépendance, demandons officiellement l'indépendance de la Seine St Denis, sur la base des mêmes critères que ceux retenus dans cette province Serbe, et qui sert de base à tout règlement Démocratique : la densité Ethnique, et le droit des peuples à disposer d'eux mêmes.

    Ainsi les populations lâches et "non concernées" par ce qui se passe là bas, commenceront à comprendre quel destin les attend !
    L'avenir de l'Europe connaîtra avec cette Indépendance "forcée" un tournant, qui éloignera la Russie de l'Europe, l'éloignant encore un peu plus de son destin CONTINENTAL.

    Elle replacera certainement la question énergétique au centre des préoccupations...

    Extraits d'un article qui laisse espérer qu'il n'y aura pas de violences entre communautés au moment de cette déclaration unilatérale :

    http://www.robert-schuman.eu/entretien_europe.php?num=22

    http://robertofiorini.blog4ever.com/blog/lirarticle-84180-640173.html

     

     

  • Discours de Poutine le 8 février 2008

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    Vladimir Poutine à Moscou le 8 février 2008

    MOSCOU (AFP) - Le président Vladimir Poutine, traçant la voie pour son successeur, a averti vendredi que la Russie répondrait au "défi" de la "course aux armements" et, louant la "stabilité" retrouvée sous sa présidence, a appelé à s'attaquer à "l'inertie" de l'économie russe.

    Prenant la parole dans le cadre solennel du Kremlin devant les plus hauts responsables politiques russes, des ministres aux gouverneurs, il a présenté la stratégie de la Russie à l'horizon 2020, en montrant au passage qu'il restait le chef à moins d'un mois de la présidentielle à laquelle il ne peut se présenter.

    "La Russie a et aura toujours une réponse aux nouveaux défis", a-t-il lancé dans un discours en forme de programme électoral pour son dauphin Dmitri Medvedev, sagement assis au premier rang au point d'en paraître effacé, et qui a construit toute sa campagne sur l'héritage Poutine.

    Le président sortant, qui a donné pendant 50 minutes l'impression d'être lui-même candidat, est d'autant mieux à même de parler d'avenir qu'il a promis de devenir Premier ministre de M. Medvedev, dont la victoire à la présidentielle du 2 mars ne fait guère de doute.

    "Une nouvelle spirale de la course aux armements est lancée dans le monde (...) La Russie doit développer de nouvelles armes dont les caractéristiques seront les mêmes ou plus sophistiquées que celles dont disposent plusieurs Etats", a-t-il dit.

    Artisan d'une politique étrangère russe musclée, un domaine dans lequel M. Medvedev reste pour l'heure très discret, M. Poutine a insisté sur "l'autorité internationale" retrouvée de Moscou après l'effondrement de l'URSS et la crise financière des années de son prédécesseur Boris Eltsine.

    Il s'en est pris aux Etats-Unis et à l'Otan qui étendent leur influence militaire aux portes de la Russie. "Nous avons liquidé nos bases à Cuba et au Vietnam. Qu'avons-nous eu en échange ? De nouvelles bases américaines en Roumanie, en Bulgarie", a-t-il lancé.

    Sur le front intérieur, M. Poutine s'est félicité d'avoir mis fin au "séparatisme", fait rentrer la Tchétchénie dans le giron de la Russie et mis fin à la toute puissance des oligarques. "On a rétabli l'état de droit dans tout le pays", a-t-il insisté.

    "Nous avons débarrassé le pays de la pratique vicieuse qui consistait à prendre des décisions étatiques sous la pression de monopoles financiers, de magnats des médias, de cercles étrangers et de populistes effrénés", a-t-il lancé.

    La Russie a retrouvé le chemin de la croissance -8% en 2007-, mis fin à l'évasion de capitaux et même dégagé dans ce domaine un flux positif net record de 82 milliards de dollars l'an dernier, a-t-il énuméré.

    Pour autant, l'équipe au pouvoir ne doit pas s'endormir sur ses lauriers, a-t-il averti. "On ne peut pas se contenter de ce qu'on a", a-t-il dit, en insistant sur la nécessité de poursuivre la "modernisation de l'économie".

    Dans un louable aveu d'impuissance au milieu d'un bilan élogieux, il a déploré que la corruption continue de gangrener la société, même s'il l'a avant tout liée à la difficulté de créer de petites entreprises.

    "Des mois sont nécessaires pour lancer sa propre affaire. Il faut se rendre partout avec un pot-de-vin: chez les pompiers, les services sanitaires, les gynécologues. C'est l'horreur!", s'est-il exclamé.

    Il a aussi déploré la faible productivité du travail et mis en garde contre une "inertie" qui laisserait le pays à la traîne de la concurrence mondiale et trop dépendant de ses hydrocarbures.

    "Si on suit un scénario d'inertie, nous ne pourrons garantir ni la sécurité du pays ni son développement normal. Nous mettrons en péril son existence même", a-t-il insisté.

    Fidèle à sa vision d'un système politique spécifiquement russe, loin de la démocratie à l'occidentale, il a prôné un "multipartisme" au service des citoyens, "sans démagogie" et surtout "sans ingérence étrangère", autre obsession des années Poutine.

    (YAHOO -11.02.08) 

  • Ayaan Hirsi Ali menacée de mort

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    Ayaan Hirsi Ali le 10 février 2008
    L'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort en raison de ses critiques de l'islamisme, a demandé, dimanche 10 février, à la France de lui accorder la nationalité française. "J'ai besoin d'aide", a déclaré l'ancienne députée à Paris lors d'un meeting de solidarité organisé en son honneur à l'Ecole normale supérieure, rue d'Ulm. Elle a cité la phrase de campagne qu'avait prononcée le candidat Sarközy :"A chaque femme martyrisée dans le monde, je veux dire que la France offre sa protection en lui donnant la possibilité de devenir française." "Je serais honorée d'avoir la possibilité de devenir française", a-t-elle ajouté, en français.

     Menacée de mort depuis l'assassinat en 2004 du réalisateur néerlandais Theo Van Gogh avec qui elle avait réalisé Submission, un film sur des femmes musulmanes, violent réquisitoire sur les excès de l'islam rigoriste, Mme Hirsi Ali a vécu ces dernières années sous protection judiciaire, protection offerte par les Pays-Bas. Mais elle a récemment décidé de partir vivre aux Etats-Unis. Les autorités néerlandaises ont alors mis fin à sa protection début octobre, en indiquant que celle-ci ne pouvait être assurée qu'à l'intérieur des Pays-Bas. "Les Américains ont pourtant expliqué qu'ils ne pouvaient prendre le relais : ils n'assurent que la sécurité des non-Américains dotés d'un statut officiel, pas celle d'une simple citoyenne", expliquait-elle à l'automne lors d'un entretien au Monde, dans lequel elle demandait déjà à la France d'intervenir. "Mais c'est aux Etats-Unis que je veux vivre aujourd'hui. Mon expression y sera plus libre et plus efficace. Car la vérité, c'est qu'il est devenu impossible de parler librement de l'islam sur le continent européen. L'état d'esprit actuel de l'élite implique d'éviter tout débat par peur d'offenser les musulmans, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s'il s'agit de faire taire les gens comme moi."

     

    Dimanche soir, le gouvernement français lui a alors apporté son "soutien", par la voix de Rama Yade, sans s'engager sur sa demande de naturalisation. "Nous sommes vos amis." La France éternelle, celle de 1789, de Hugo, de De Gaulle", vous a entendue", a assuré la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme. "Nous réfléchissons à la manière de vous faire accéder à la France, à la naturalisation", a-t-elle ajouté avant de lire un message personnel du président de la République. Dans ce message, M. Sarközy fait part de sa détermination à "agir avec les Européens pour que se mette en place un fonds communautaire pour assurer la protection des personnes menacées", lorsque la France prendra la présidence de l'Union européenne au second semestre 2008.

    Pour les organisateurs de la campagne de mobilisation (parmi lesquels des parlementaires européens, la journaliste Caroline Fourest et Bernard-Henri Lévy), Mme Hirsi Ali, qui défend le concept de laïcité à la française, incarne "la liberté d'expression et de conscience" menacée par les intégristes. Née en Somalie en 1969, excisée à 5 ans, exilée avec sa famille au Kenya, elle s'est réfugiée aux Pays-Bas en 1992 pour fuir un mariage forcé. Elle a obtenu l'asile politique, puis la nationalité néerlandaise cinq ans plus tard, et est devenue députée du parti libéral (VVD) en 2002. Elle n'hésite pas à qualifier l'islam de "culture rétrograde", ou à l'assimiler, dans un récent entretien avec le quotidien britanniqueThe Independent, à un "nouveau fascisme", ni à traiter, comme en 2004, Mahomet de "pervers" et de "tyran". Elle dit avoir conscience d'être souvent provocante, mais le faire pour "déclencher le débat".

    Dans une tribune publiée dans Le Monde du 5 février 2008, où elle plaidait pour que l'Europe soutienne Ayaan Hirsi Ali, Rama Yade (musulmane) écrivait  : "Elle vous enchante, Ayaan, autant qu'elle vous glace", soulignant qu'"on n'est pas obligé d'être en accord avec ses propos, mais qu'elle doit  avoir le droit de les tenir".

    (le Monde 11.02.08)

    Pour Rama Yade, l'histoire de la France  commence seulement en 1789! Mais le pavillon de la Lanterne à Versailles, où Sarközy abrite ses amours, a été construit avant la Révolution, sous cet Ancien régime qui leur fait horreur!

    Autre chose: Mme Ayaan Hirsi Ali veut être citoyenne française mais aller vivre aux Etats-Unis: la France "éternelle" n'est vraiment plus rien, juste un vieux parapluie!

  • HENRI-EDMOND CROSS (1856-1910)

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    Après-midi à Pardigon - 1907
    (Henri-Edmond Cross s'appelait de son vrai nom Delacroix)

  • Bush finance un logiciel de cauchemar

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    Un dangereux malade est le maître du monde... pour quelque temps encore

    Bush finance un logiciel pour traquer la presse anti-américaine

    10.10.2006


    (lexpansion.com) Les Etats-Unis financent le développement d'un logiciel capable de détecter les opinions exprimées contre eux dans des articles de presse parus à l'étranger. Un projet au nom de la lutte anti-terroriste et qui inquiète les associations de défense des libertés.

    Soucieux de protéger leur territoire, les Etats-Unis financent depuis l'été le développement d'un logiciel capable d'analyser les opinions exprimées sur eux dans les journaux ou d'autres publications à l'étranger, et bien sûr Internet. Le but: jauger la dangerosité de ces propos pour déceler le plus tôt possible les menaces qui pèsent sur un pays en guerre contre le terrorisme.

    Trois universités américaines, Pittsburgh, Cornell et Utah  ont reçu du ministère de la Sécurité intérieure une enveloppe de 2,4 millions de dollars sur trois ans. "Leur objectif est de développer des logiciels plus simples et plus efficaces, des algorithmes et des architectures mathématiques pour qu'ils soient utilisés dans une vaste gamme d'applications informatiques", explique Christophe Kelly, un porte-parole du ministère.

    Théoriquement, le programme pourra distinguer chaque nuance d'un article, de la haine à l'admiration. Un véritable défi pour les scientifiques qui s'essayent depuis des décennies à l'analyse informatique du langage humain et des sentiments. Pour s'aguerrir, l'université de Pittsburgh confrontera donc son logiciel à plus 270.000 articles parus entre juin 2001 et mai 2002 qui évoquent plusieurs sujets chauds, comme les discours de Georges Bush sur l'axe du mal, les détentions de détenus à Guantanamo, la ratification du protocole de Kyoto... Une fois sa fiabilité assurée, le logiciel notera chaque opinion détectée dans la presse. Un article clairement anti-américain pourra ainsi se retrouver rapidement sur le bureau des officiels.

    Mais le système ne se limitera pas à cette classification au coup par coup. En principe, le gouvernement américain pourra aussi sélectionner dans les archives toutes les données d'une source précise, qu'il s'agisse d'un forum de discussions, d'un organe de presse (180 dans le monde sont analysés pour l'instant)... ou d'un journaliste. Ce qui ne manque pas de susciter la polémique chez les associations de défense des libertés de la presse, qui craignent de voir certains journalistes catalogués "anti-patriotes". La loi interdit de constituer des données personnelles sur des citoyens américains, rétorque le ministère. En revanche, rien n'interdit les journalistes étrangers et, plus largement, toute parution, y compris américaine, d'être la cible du futur Big Brother de la revue de presse.
    Avec ce logiciel, le président pourrait savoir si c'est  bien "lui" qui a envoyé le SMS compromettant...  

                        


  • Une affaire bizarre qu'on a oubliée...

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    Louis Sarkozy, 10 ans, avec sa mère 
    Mercredi 9 janvier 2008, le jour même où sortaient en librairie les trois livres sur Cécilia, l'ex-épouse du président de la République était entendue au 36, quai des Orfèvres par la section antiterroriste de la brigade criminelle.

    Objet de cette audition : des menaces de mort proférées à l'encontre de son fils Louis, âgé de 10 ans. L'une de ses filles, Jeanne-Marie, sera également interrogée dans le cadre de cette affaire.

    Tout commence en août dernier, lorsqu'un salarié de la société de téléphonie Orange met la main sur la précieuse liste VIP de l'opérateur. Y figure le numéro de mobile de Cécilia. Pour fanfaronner, le jeune homme, rugbyman à ses heures, le communique à l'un de ses copains de vestiaire, sapeur-pompier de son état. Ce dernier compose le numéro, et, surprise, tombe sur Louis, à qui sa mère a donné le téléphone. Plusieurs fois de suite, le sapeur-pompier va rappeler l'enfant, qui finit par se confier à l'une de ses demi-soeurs, Jeanne-Marie, laquelle envoie un texto à l'importun pour lui dire "d'arrêter d'embêter" son petit frère. En vain.

    Le week-end du 5 janvier, tout s'accélère. Le sapeur-pompier rappelle Louis, alors en déplacement à l'étranger avec sa mère. Cette fois, il le menace : "Maintenant, tu vas mourir !" Paniqué, le petit garçon en parle à sa mère, Cécilia, qui lui demande d'envoyer un texto à son père. Dès que Nicolas Sarközy reçoit le SMS, c'est le branle-bas de combat : le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, saisit immédiatement la Crim', la brigade criminelle. Les fins limiers ne mettront que quelques jours pour identifier et interpeller l'employé d'Orange, ainsi que le pompier. Les deux hommes, âgés de 21 et 22 ans, doivent être jugés en comparution différée le mois prochain au TGI de Bobigny.
    (Source Le Point- 14 janvier 2008)
    Déjà, une affaire de portable...




  • Une affaire d'Etat - les "charognards" de Yade - Le portable est dangereux pour la santé

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    Le président de la République en plein travail !

    Une enquête de police préliminaire a été ouverte vendredi après la plainte du président Nicolas Sarközy contre Le Nouvel Observateur, auquel il reproche d'avoir fait état d'un SMS à son ex-épouse Cécilia qu'il n'aurait jamais envoyé, annonce le parquet de Paris.

    Cette procédure a été confiée à deux services de police, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne et la Brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information, ont précisé les services du procureur.

    Le second service est composé de spécialistes de l'informatique, ce qui suppose des investigations techniques poussées.

    L'enquête fait suite à la plainte déposée par le chef de l'Etat pour "faux, usage de faux et recel", inédite sous la Ve République.

    Nicolas Sarközy nie dans cette plainte avoir envoyé à son ex-épouse Cécilia un SMS lui proposant de revenir en échange de l'abandon du mariage avec Carla Bruni. Le SMS en question est un "faux", dit Me Thierry Herzog dans la plainte déposée au parquet de Paris jeudi, et l'hebdomadaire est selon lui juridiquement "receleur" de ce faux.

    C'est la première fois qu'un président de la République dépose plainte au pénal contre un organe de presse. Le "faux" est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.

    "On ne peut pas considérer que le président de la République doit être mieux traité qu'un autre citoyen, mais il ne doit pas non plus être moins bien traité", a déclaré Me Herzog sur RTL.

    Il accuse l'hebdomadaire de pratiquer "la calomnie pour vendre et pour obtenir des connexions".

    Dans un article publié sur son site internet mercredi 6 février, Le Nouvel observateur affirme que pendant les préparatifs de son mariage avec Carla Bruni, le chef de l'Etat a écrit à Cécilia dans un SMS : "Si tu reviens, j'annule tout."

    Le président de la République, qui a divorcé d'avec Cécilia en octobre, a épousé le top model devenu chanteuse samedi dernier lors d'une cérémonie civile à l'Elysée.

    "CHAROGNARDS!", DIT YADE DANS SON SAFARI CONTRE LES JOURNALISTES!

    Vendredi sur RTL, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, a vivement condamné ce qu'elle qualifie d'"attaques personnelles" de la presse contre Nicolas Sarközy.

    "On a l'impression de voir des charognards qui ont humé l'odeur de leur proie et qui fondent sur lui, qui s'acharnent, parce que je trouve que c'est une véritable chasse à l'homme", a-t-elle ajouté.

    "Il n'y a plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule, personne n'a rien appris, tout oublié du choix démocratique des Français. Ceux qui veulent la peau de Nicolas Sarközy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu'ils n'ont pas accepté qu'il préside aux destinées de ce pays", a-t-elle ajouté.

    En marge d'un déplacement à Astana, au Kazakhstan, François Fillon, s'est refusé à commenter les propos de Rama Yade, soulignant qu'il n'avait que des mots gentils pour la profession.

    "Je n'ai aucun mot dur à dire aux journalistes, je n'ai que des mots gentils", a déclaré le Premier ministre à des journalistes.

    Dans un communiqué, l'association Reporters sans frontières s'inquiète de la nature des poursuites engagées par le président.

    "Nous regrettons que Nicolas Sarkozy ait choisi la voie la plus dure pour attaquer en justice le site du Nouvel Observateur. Le chef de l'Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu'il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée", note RSF.

    "Le chef d'accusation de 'faux et usage de faux' retenu par son avocat prévoit une peine d'emprisonnement. Même si nous faisons confiance à la justice pour faire preuve d'équité, cette manière de procéder suscite notre inquiétude. En plus, engager une poursuite au pénal permet de faire convoquer le journaliste incriminé devant la justice et éventuellement de lui demander de révéler ses sources. Ce qui n'est pas le cas dans le cadre d'une affaire civile", ajoute l'organisation.