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  • Pourquoi Eliot Spitzer a été contraint de démissioner

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        Le scandale a éclaté lundi lorsque le "New York Times" a révélé qu'Eliot Spitzer, ancien ministre de la Justice de l'Etat, était impliqué dans une affaire de prostitution. Selon des documents judiciaires, des écoutes téléphoniques ont établi que le gouverneur avait dépense 4.300 dollars (2.800 euros) auprès du service de call-girls Club Emperors VIP, notamment pour les faveurs d'une prostituée nommée Kristen en février à Washington. Les enregistrements suggéraient également qu'il avait déjà eu recours à ce service.

    Le FBI a placé Spitzer, présenté comme le "Client 9" par les enquêteurs, sous surveillance au moins à deux reprises -le 26 janvier et le 13 février- pour confirmer qu'une prostituée l'avait rejoint dans un hôtel de Washington, selon un responsable des forces de l'ordre ayant connaissance du dossier.

    Les écoutes téléphoniques ont été présentées comme nécessaires par les enquêteurs pour établir si Eliot Spitzer avait enfreint le "Mann Act", une loi qui punit comme crime fédéral le fait de faire voyager une personne dans un autre Etat à des fins de prostitution, selon ce responsable. Les autorités fédérales doivent maintenant décider de poursuivre ou non l'ex-gouverneur pour avoir sollicité et payé une prostituée, un crime dans l'Etat du District de Columbia.

    Toujours selon la même source, Eliot Spitzer n'a pas encore finalisé sa stratégie -coupable ou non coupable- auprès des procureurs fédéraux. Peu après l'annonce de sa démission, le procureur fédéral Michael Garcia a affirmé qu'aucun accord n'avait encore été conclu avec Eliot Spitzer. "Il n'y a aucun accord entre ce bureau et le gouverneur Eliot Spitzer en ce qui concerne sa démission ou tout autre sujet", a-t-il déclaré dans un communiqué.

    Autrefois connu comme le "shérif de Wall Street", Eliot Spitzer, né en 1959 dans le Bronx de parents juifs-autrichiens, a bâti sa carrière politique sur la lutte contre la corruption et la délinquance financière, notamment lorsqu'il était ministre de la Justice de l'Etat. Le magazine "Time" l'avait baptisé "Croisé de l'année" à l'époque. Il a été élu au poste de gouverneur en 2006, il y a 16 mois.

    Son mandat a notamment été marqué par les critiques soulevées par son projet d'accorder des permis de conduire à des immigrés clandestins, et par un scandale dans lequel ses collaborateurs sont accusés d'avoir eu illégalement recours à la police de l'Etat pour obtenir des informations devant être utilisées contre son adversaire républicain, le sénateur de l'Etat Joseph Bruno.

     AP

  • HISTOIRE: Alsaciens sur le front russe

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    Le programme de la visite le 26 février 2008 de l'ambassadeur de France Stanislas de Laboulaye dans la région de Tambov comportait, outre les cérémonies habituelles, une visite du mémorial des prisonniers de guerre morts dans un camp local dans les premières et les dernières années de la Grande guerre patriotique (Seconde Guerre mondiale). Pour les Russes, cet événement a été quelque peu équivoque: en effet, les honneurs officiels sont d'habitude réservés aux aviateurs de l'escadron Normandie-Niemen qui ont combattu de façon héroïque dans le ciel russe. Ici, il est question de combattants faits prisonniers les armes à la main par des soldats soviétiques sur le champ de bataille.

    D'où viennent donc ces Français morts dans la région de Tambov? On pense évidemment à la Division Charlemagne (33e Waffen-SS), si souvent évoquée par les historiens, mais celle-ci ne fut utilisée qu'en hiver 1945 et ne put par conséquent participer à aucun combat sur le front de l'Est, qui avait déjà avancé jusqu'en Poméranie.

    "Mon grand-père français a été fait prisonnier par les Prussiens en 1870; mon père allemand a été fait prisonnier par les Français en 1918; moi, Français, j'ai été fait prisonnier par les Allemands en juin 1940, puis enrôlé de force dans la Wehrmacht en 1943, j'ai été fait prisonnier par les Russes en 1945 (Mémoires d'un mineur lorrain, recueillies par Jean Hurstel): c'est ainsi qu'a commencé ses mémoires l'un de ceux qui a dû passer quelque temps dans ce camp de prisonniers situé à la station Rada, à 20 kilomètres de Tambov.

    Le début de l'occupation nazie en France a été marqué par l'annexion par l'Allemagne de l'Alsace et de la Moselle, vieux casus belli entre les deux rivaux continentaux, qui avaient été rendues à la France victorieuse en 1918, au grand dam de sa voisine d'outre-Rhin.

    Dans l'attente des combats avec l'armée du IIIe Reich, le gouvernement français organise dès l'automne 1939, parfois par la force, l'évacuation des populations frontalières vers l'intérieur du pays. Sur un million d'habitants, 300.000 quittent alors l'Alsace lors de cet exode encore peu étudié par les historiens. Les relations entre les déplacés et la population locale des régions d'accueil sont tendues. Pour eux, la tentation est grande de rentrer chez eux, où ils ont laissé la plupart de leurs biens. La propagande nazie ne manquera pas d'exploiter, par la suite, ces difficultés. Presque tous les réfugiés rentrent "au pays" en 1940, à la suite du rattachement de ces territoires à l'Allemagne. Ils sont accueillis en grande pompe, pour marquer le contraste avec l'accueil qui leur avait été réservé lors de leur évacuation.

    En juin 1940, sans rencontrer sur leur chemin de trop grande résistance, les forces allemandes pénètrent de plus en plus profondément en France, et le 4 juillet, la frontière de 1871 entre les deux Etats est rétablie. Ainsi, le 2 août 1940, l'Alsace cesse d'être un territoire français. Dans le même temps, les Alsaciens, bien que devenus citoyens de plein droit du Reich, ne sont pas considérés par les autorités allemandes comme une population "allemande". 

    Puis les troupes nazies entrent en URSS. Sur le front de l'Est, les pertes se font de plus en plus importantes. Afin de renforcer les unités décimées, la décision de mobiliser tous les habitants de l'Alsace et de la Moselle est prise. Mais dans la mesure où, jusque-là, les Alsaciens n'étaient pas considérés comme "allemands", un décret en date du 25 août 1942 établit que toutes les personnes habitant en Alsace depuis trois générations, ou dont les parents ou grands-parents sont originaires d'Allemagne, sont désormais considérées comme des Allemands à part entière, et doivent donc servir dans la Wehrmacht. La population, naturellement, ne voit pas d'un très bon oeil cette mobilisation. En 1944, l'armée allemande compte tout de même environ 100.000 Alsaciens. Mais, craignant les désertions, la direction de la Wehrmacht répartit ces soldats particuliers par petits groupes au sein d'unités allemandes. Et comme il est pour le moins "délicat" de les envoyer en France, on leur donne un aller direct pour "l'enfer de glace" sur le front russe. Là-bas, c'est le peloton d'exécution qui les attend en cas de désertion. De son côté, l'armée Rouge, on le comprend, a d'autres priorités que de prendre en compte l'origine de chacun des soldats capturés.

    C'est bien en tant que prisonniers allemands que beaucoup d'Alsaciens se sont retrouvés dans la région de Tambov. En fait, les autorités soviétiques avaient créé ce camp spécialement pour y installer les ressortissants de pays du Sud. Il comptait des prisonniers de 29 nationalités, qui s'étaient retrouvés, pour une raison ou pour une autre, à combattre aux côtés de l'Allemagne nazie contre l'Union soviétique (par la suite, des généraux et officiers japonais y furent également installés).

    La France, partiellement occupée, avait tout de même réussi à prendre une part active dans la coalition antihitlérienne. Ainsi, 1.500 volontaires, prisonniers alsaciens ou qui s'étaient déclarés français, furent envoyés par l'URSS en Algérie, où ils rejoignirent les armées du général de Gaulle. Les autres durent goûter pleinement aux cruelles réalités de la condition de prisonnier, en tant que soldats du Reich. En accordant aux habitants de l'Alsace et de la Lorraine les mêmes droits que les Allemands, Hitler avait en quelque sorte scellé juridiquement leur sort avec celui de l'Allemagne, ce qui les condamnait à supporter avec tout le pays les conséquences de la participation aux combats, et de la défaite.

    On sait de façon certaine que 1.500 soldats originaires d'Alsace et de Lorraine, décédés des suites de leurs blessures ou de maladies, sont enterrés dans la région de Tambov. Les autorités russes, en mémoire du rôle particulier de la France dans la lutte contre le fascisme, ont accepté en 1998 d'installer, en plus du mémorial commun du camp de la station Rada, un monument particulier à l'endroit des "sépultures françaises". En outre, les autorités de Tambov ont permis l'ouverture des archives sur les prisonniers de guerre, ce qui a permis aux familles de retrouver la trace de leurs proches.

    Des délégations françaises visitent régulièrement Tambov depuis 1992. Pour la France, reconnaître ces Alsaciens et Mosellans, alors allemands, comme les siens est un pas important vers l'unité et la réconciliation entre les nations après la Seconde Guerre mondiale.

    (Source: RIA Novosti)

  • Le gouverneur de New York

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    Eliot Spitzer, 48 ans

    Après avoir admis ses liens avec un réseau de prostitution de luxe, Eliot Spitzer a présenté de «sincères excuses».

    Le «shérif de Wall Street» a rendu les armes. Deux jours après avoir été mis en cause dans une affaire de prostitution, le démocrate Eliot Spitzer a annoncé mercredi qu'il quittait ses fonctions de gouverneur de l'Etat de New York.

    Après quarante-huit heures de flottement et d'appels à la démission, l'étoile montante du Parti démocrate a formalisé son annonce dans une sobre déclaration à la presse.

    «Je porterai toujours les remords que je ressens. Je suis désolé, et je présente de sincères excuses», a déclaré cet ancien ministre de la Justice de l'Etat de New York, au côté de son épouse. «Je ne peux pas permettre que mes défaillances privées perturbent le travail des gens», a-t-il ajouté. 

    A 48 ans, ce père de trois enfants avait été piégé par le FBI à au moins six reprises, en train d'organiser des rendez-vous facturés 1.000 dollars de l'heure, avec une prostituée de luxe, dans un hôtel de Washington.

    Sa démission était devenue d'autant plus inévitable qu'une autre affaire l'accable : malgré sa réputation de «Monsieur Propre» de la politique et des milieux financiers, il fait lui-même l'objet d'une enquête sur des transactions financières douteuses.

    Son successeur sera dès lundi prochain son adjoint actuel, David Paterson, qui, à 53 ans deviendra le premier gouverneur noir de New York et le premier gouverneur aveugle aux Etats-Unis.

    Lundi, lorsque le scandale était sorti, Eliot Spitzer, fervent partisan d'Hillary Clinton, avait convoqué la presse avec, avec son épouse déjà à ses côtés, pour présenter des excuses à ses proches et à ses administrés en évoquant, sans plus de précisions, «une affaire privée».

    Le lendemain, le parti Républicain de l'Etat de New York a menacé de lancer une procédure de destitution («impeachment») contre le gouverneur s'il s'accrochait à son poste.

    (le Figaro - 12 mars 08)

     

         
  • Mort à 95 ans du cofondateur du CRIF

    Mort du cofondateur du Crif

    Le résistant d'origine juive polonaise Adam Rayski, ancien dirigeant de la section française de la MOI (Main d'oeuvre immigrée), est mort hier à son domicile parisien à l'âge de 95 ans, ont annoncé mercredi le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et son fils l'historien Benoît Rayski.

    Il était le dernier survivant des fondateurs du Crif, créé en 1943 par les responsables de la communauté juive, en pleine période d'Occupation.

    Né à Byalistok en Pologne, engagé très jeune dans les rangs du parti communiste clandestin, il émigra en France dans les années 30, où il devint rédacteur en chef d'un quotidien communiste en langue yiddish.

    Il était arrivé en 1932 à Paris et avait entrepris des études de journalisme à la Sorbonne. En 1934 il entre au quotidien yiddish "La presse nouvelle" avant de rejoindre la rédaction de l'Humanité.

    Source : AFP- 12 mars 08

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  • VIDEO Discours de Sarközy à Toulon

    http://www.dailymotion.com/video/x1djxc_discours-de-toulon-de-nicolas-sarko

  • Sarközy drague l'électorat "populaire" à Toulon

    Nicolas Sarközy le jure : il n’était pas en campagne hier mardi à Toulon, sa seule sortie en province de la semaine, à cinq jours d’un second tour mal engagé pour l’UMP. « Le président de la République n’a pas à 's’impliquer' dans les élections municipales. Il ne s’agira pas dimanche prochain de décider de la politique de la nation », a-t-il assuré, avant de consacrer cinq minutes au scrutin au beau milieu d’une cérémonie de naturalisation de nouveaux Français à la préfecture du Var. Ce n’était donc pas pour « s’impliquer » que le chef de l’Etat avait choisi l’ancienne place forte du Front national pour ressortir des placards le thème favori de Jean-marie Le Pen: l’immigration. Pas d’annonce de nouvelles mesures, juste une piqûre de rappel de ses propositions phares : « la France ne peut pas accueillir tout le monde », a-t-il tempêté, paraphrasant Michel Rocard. « Les quotas, moi, je suis pour », a-t-il poursuivi, renouant avec ses accents décomplexés de la campagne présidentielle, ou encore « l’identité (nationale) n’est pas une pathologie », citant l’anthropologue Claude Lévi-Strauss.


    « Toulon ne sera pas une ville laboratoire pour la politique de M. Hortefeux ! »


    Dans son entourage, on reconnaît qu’il s’agit d’un clin d’oeil appuyé à un électorat « populaire », ­ comprendre celui qui vote très à droite ­ qui a tendance à fuir vers le FN après avoir voté Sarkozy le 6 mai. « C’est un message à destination des électeurs du FN », lâche sans complexe un conseiller. Sarközy lui-même ne s’en est pas caché : « Il faut parler des sujets qui préoccupent les Français. » Les électeurs d’extrême droite pourraient faire pencher la balance en faveur de Jean-Claude Gaudin à Marseille et de Christian Estrosi, secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, à Nice. Deux villes fort opportunément situées à équidistance de Toulon, où le maire Hubert Falco a été réélu au premier tour avec un score écrasant de 65,2 %.


    Mais cette chasse aux voix d’extrême droite n’est pas du goût de tout le monde. « Toulon ne sera pas une ville laboratoire pour la politique de M. Hortefeux ! » a hurlé un homme âgé, vite maîtrisé par la sécurité, à l’arrivée du président et de son ministre de l’Immigration au palais Neptune. C’est toujours sans « s’impliquer » dans la campagne que Sarkozy a également « félicité » ses treize ministres déjà élus en y voyant un « encouragement », et qu’il a appelé les Français à la mobilisation « civique » après le piètre taux de participation de dimanche (66,54 %). Selon les experts électoraux de l’UMP, ce sont d’abord les électeurs de droite qui ont boudé les urnes.
    Enfin, seuls les esprits chagrins auront vu un message électoral dans la promesse qu’a faite hier le président de « tirer les leçons » du scrutin. « Le peuple aura alors parlé, je tiendrai naturellement compte de ce qu’il aura exprimé », a-t-il assuré, sibyllin.
    Dans son entourage, on laisse entendre qu’il pourrait « réajuster » sa politique en fonction des résultats. Sarkozy devrait en dire plus la semaine prochaine. Il a déjà programmé deux déplacements, au plateau des Glières et à Cherbourg.

    (Le Parisien - 12 mars 08)

  • Le dernier Poilu de la Grande guerre est mort

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    Le dernier Poilu de la Grande guerre, Lazare Ponticelli , est décédé à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée.

    "J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale", a déclaré le président Nicolas Sarközy, dans un communiqué.

    "Je salue l'enfant italien venu à Paris pour gagner sa vie et qui choisit de devenir Français, une première fois en août 1914, lorsque, trichant sur son âge, il s'engagea à 16 ans dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption. Une deuxième fois en 1921, lorsqu'il décida de s'y établir définitivement", a ajouté M. Sarközy.

    Lazare Ponticelli, qui vivait au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), près de Paris, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.

    L'avant-dernier survivant français de la Grande guerre était Louis de Cazenave, mort le 20 janvier, également à l'âge de 110 ans.