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  • Abomination: un sacrifice rituel?

    Un appel à témoin a été lancé mercredi par le procureur de la République de Versailles, après la découverte vendredi du cadavre d'une petite fille de 4 à 6 mois retrouvé «lourdement brûlé» en forêt de Saint Arnoult-en-Yvelines.

    «Il s'agit d'une affaire dramatique et très particulière», a estimé Michel Desplan lors d'une conférence de presse où il a appelé toute personne susceptible d'apporter des détails à se signaler auprès des gendarmes.

    Le cadavre de la fillette, «vraisemblablement blonde» et de type européen, a été retrouvé par le chien d'une promeneuse au pied d'un arbre, dans le bois de Bréau, à la frontière des Yvelines et de la forêt de Dourdan (Essonne), à environ 150 mètres de la route D 936.

    La victime, dont «le visage est méconnaissable», aurait été déposée il y a une semaine à dix jours, et brûlée après sa mort, a révélé une autopsie pratiquée samedi matin.


    Les restes d'une salopette bleue et d'un sac dans lequel l'enfant a été glissé ont été retrouvés sur place par les enquêteurs.

    Une information judiciaire pour «homicide volontaire sur mineur de 15 ans», sera ouverte mercredi après-midi, a précisé le procureur.

    L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Versailles.

    Téléphone: 0800 001 023. Le numéro, disponible 24 heures/24, sera mis en service à partir de mercredi 16H00.

  • Draguignan: le gendarme a été remis en liberté

    La justice a décidé mercredi de remettre en liberté le gendarme mis en examen pour «coups mortels», après la mort d'un homme qui s'évadait menotté vendredi de la gendarmerie de Draguignan (Var).

    Le juge des libertés et de la détention, auquel il était présenté, a également décidé de le placer sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du procureur de la République, Christian Girard.

    Peu avant 18Hh0, le gendarme se trouvait toujours dans les locaux du palais de justice.


    Il est accusé d'avoir tué vendredi soir un homme de 27 ans, Joseph Guerdner, qui s'enfuyait menotté de la gendarmerie de Draguignan où il était gardé à vue dans une affaire d'agression à main armée et de séquestration d'un chauffeur-routier.

    L'incarcération du gendarme avait provoqué l'indignation de ses collègues. A la suite de l'intervention du patron de la gendarmerie nationale, le général Guy Parayre, les gendarmes avait finalement renoncé à une manifestation intitialement prévue mercredi au Luc (Var).

    Le Parisien - 28 mai 2008

  • Répression religieuse en Algérie

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    Mosquée de Constantine

    Habiba Kouider, une Algérienne de 37 ans, convertie au christianisme, comparaissait hier devant le tribunal de Tiaret (sud-ouest de l'Algérie). Jugée « pour prêche d'un culte non musulman sans autorisation », cette éducatrice avait été arrêtée il y a quelques mois en possession d'une dizaine de bibles. Une peine de trois ans de prison ferme a été requise contre elle le 20 mai.

    Le jugement a été reporté, le tribunal ayant demandé un complément d'enquête. Dans un procès séparé du même tribunal, hier toujours, le procureur a requis deux ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars - 5 000 € - à l'encontre de six autres convertis, accusés d'exercice illégal d'un culte non musulman. Membres de l'Eglise évangélique (protestante), ils avaient été interpellés à la sortie d'une messe célébrée sans autorisation.

    Il ne fait pas bon, dans l'Algérie d'aujourd'hui, se détourner de l'islam.

    L'affaire Habiba Kouider, qui a soulevé une grande émotion dans les milieux intellectuels algériens, témoigne d'une intransigeance grandissante des autorités. La liste des tracasseries que subissent les chrétiens d'Algérie est longue : en 2007, les catholiques sont invités par les autorités locales à partir en raison des menaces d'Al-Qaïda, des écoles privées sont fermées, les visas sollicités par l'archevêché d'Alger pour des visiteurs sont délivrés au compte-gouttes. En janvier, Pierre Wallez, prêtre du diocèse d'Oran, est condamné à un an de prison avec sursis pour avoir prié avec des clandestins camerounais « hors d'un lieu de culte ». En février, la carte de résident de Hugh Johnson, président de l'Eglise protestante d'Algérie, n'est pas renouvelée. Le pasteur, âgé de 74 ans, habitait Alger depuis... quarante-cinq ans !

    Les cultes non musulmans restreints de manière drastique


    Le durcissement remonte à une loi votée en février 2006 qui restreint de manière drastique la pratique des cultes non musulmans. En ligne de mire des autorités algériennes, les Eglises protestantes évangéliques, au prosélytisme ardent et efficace. Le ministère des Affaires religieuses a ordonné la fermeture de vingt-cinq lieux de culte appartenant à des « communautés chrétiennes » non autorisées relevant de l'Eglise protestante. Et les catholiques et leurs prêtres, dont dix-neuf ont été tués entre 1994 et 1996 par des islamistes, sont les victimes collatérales de cette campagne contre les évangélistes, des missionnaires très actifs venus d'Amérique du Nord. Hier, le président de l'Eglise protestante d'Algérie, le pasteur Mustapha Krim, a demandé l'abrogation de la loi de 2006.

    Le Parisien - 28 mai 2008

  • Les commentaires injurieux

    Les commentaires injurieux, insultants, voire orduriers, ne sont pas acceptés sur ce blog.

    "Pour ce qui est des commentaires injurieux, vous pouvez saisir la justice, ou demander à ces personnes de cesser toute activité sur votre blog sous peine de poursuites" (Hautetfort)

    28 mai 2008