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  • Vient de paraître...

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    Paul-Georges Sansonetti, Les Runes et la Tradition primordiale, éditions Exèdre, 184 pages, 20 euros + 2 euros frais d'envoi, chèque à l'ordre de Crusoe

    Adresse:  BMB  BP 5016913795  Aix-en-Provence cedex 3.

      

    Désignant l’écriture des anciens Germains, le mot rune signifie « secret », « mystère », termes directement évocateurs d’ésotérisme et d’initiation. Si, dans leur ensemble, les universitaires concèdent qu’il existe un usage religieux ou magique des runes, il n’entre pas dans leur conception du sacré que cette écriture fasse référence à ce qui, constituant sans doute la plus grande énigme de l’Histoire, appartient aux profondeurs de l’âme européenne.

                S’écartant de la théorie officielle affirmant que les runes furent créées au premier siècle de notre ère à partir de lettres alpines ou nord-étrusques, le travail du professeur Paul-Georges Sansonetti propose un tout autre regard sur ces caractères présentant la singularité de privilégier les formes angulaires, comme pour transcrire une géométrie sacrée formatrice des structures mentales d’un être originel en résonance avec l’univers. Conséquemment à cela, le décryptage du système runique apporterait la preuve de l’existence de ce que l’on nomme, depuis René Guénon, la Tradition primordiale, source même des divers domaines initiatiques.

                En nos temps présents où la déliquescence des sociétés a principalement pour cause l’oubli total des origines, la connaissance des runes nous fait redécouvrir les fondements d’un monde occulté. Monde que l’ancienne sagesse du Nord savait adossé à l’éternité.

    Paul-Georges Sansonetti est diplômé de l’École du Louvre et de l’École Pratique des hautes Études (Sciences religieuses) où il a assuré pendant huit ans les fonctions de Chargé de conférence ; il a publié plusieurs ouvrages ainsi que de nombreux articles consacrés aux mythes et aux symboles, notamment dans la revue Hyperborée. Il est titulaire d’un doctorat de lettres traitant de l’ésotérisme des romans arthuriens. Ce dernier travail est enfin accessible au public sous le titre Chevalerie du Graal et lumière de Gloire.
  • Gendarmes menacés à Draguignan

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    Gendarmes face à la communauté gitane à Draguignan
    Joseph Guerdner, jeune gitan de 27 ans basé à Brignoles, est mort vendredi après son interpellation à la gendarmerie de Draguignan.

    Depuis, la situation est plus que tendue, dans le secteur, entre gendarmes et gitans.

    Samedi,
    plusieurs voitures de gendarmes ont été incendiées, et des incidents ont éclaté près du palais de justice.

    Les familles de gendarmes de la caserne de Draguignan ont aussi été "physiquement menacées" selon un gendarme, lundi, sur Le Post.

    Demain, le juge des libérés, saisi par le parquet, rendra la décision que tous attendent impatiemment: le maintien, ou non, du gendarme en détention.

    La gendarmerie de Draguignan répond au Post.

    Quelle est l'ambiance chez vous?
    "C'est le stress. On est stressés, nos femmes sont stressées, et nos enfants sont stressés. Ils ne sortent plus jouer dehors. On préfère être prudents."

    Pourquoi?
    "On a tous été menacés ici. C'est donc logique de faire attention, non? En plus, on ne maîtrise pas cette population."
    Quelle est l'ambiance à Draguignan?
    "C'est tendu-tendu. Il y a eu des incidents hier soir, et des familles de gendarmes sont menacées dans leur intégrité physique par des personnes de la communauté des gens du voyage. Elles leur ont dit qu'elles allaient violer leurs femmes, leurs enfants..."

    Allez-vous vous rassembler demain comme le disent certains?
    "Non, ce n'est pas prévu. Et je pense qu'un rassemblement de gendarmes ou une manifestation desservirait plutôt notre camarade. On doit être patient et attendre la décision de demain dans le calme. On est tous moralement avec notre camarade. Il sait qu'on le soutient."

    Craignez-vous des représailles si votre collègue est libéré?
    "Oui, bien sûr. Les gitans ne seront pas contents. Un dispositif de sécurité sera alors sans doute mis en place par la police. Déjà, ils seront sûrement devant le palais de justice demain pour tenter d'influencer la justice."

    Et si votre collègue est maintenu en détention?
    "On en restera pas là. On est soutenus par beaucoup de gens: population civile, magistrats,...On espère que ce soutien s'amplifiera. Nous n'avons qu'un souhait: que notre camarade soit dans les bras de son épouse et avec ses enfants demain soir."

    Où en est l'autopsie?
    "Elle a dû commencer ce matin à 11h. Je n'en sais pas plus, j'aimerais bien."

  • Le monde à l'envers

    Le gendarme qui avait abattu un homme tentant de s'évader à Draguignan a été mis en examen et placé sous mandat de dépôt.

    Le gendarme soupçonné d'avoir abattu vendredi un homme qui fuyait durant sa garde à vue à Draguignan (Var) a été mis en examen dans la nuit de dimanche à lundi pour coups mortels, a annoncé à la presse le procureur de la République de Draguignan, Christian Girard.

    Dimanche en fin d'après-midi, le gendarme avait été entendu par les magistrats instructeurs Pascale Cina et Marine Bruneu.

    Il a été placé sous mandat de dépôt et doit être à nouveau présenté devant le juge des libertés et de la détention dans quatre jours car il a demandé, comme l'y autorise la procédure, un délai pour préparer sa défense, a précisé le procureur.



    Parallèlement, des incidents qui n'ont pas fait de victime ont émaillé la soirée devant le palais de justice de Draguignan où les gendarmes mobiles ont chargé et utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser une cinquantaine de membres de la communauté du voyage, à laquelle appartenait la victime, qui ont allumé un feu, renversé deux voitures et en ont brûlé une troisième.

    Après sa mise en examen le gendarme a été évacué du palais de justice sous escorte renforcée aux alentours de 01H15 lundi, vers une destination qui n'a pas été précisée.

    La qualification retenue par les deux magistrates instructeurs, à savoir des coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner, est moindre que celle d'homicide volontaire qu'avait retenue pour l'ouverture de son information judiciaire le procureur.

    «J'ai ouvert une information judiciaire d'homicide volontaire et je vais prendre des réquisitions de mandat de dépôt», avait en effet déclaré à la presse le procureur de la République de Draguignan, Christian Girard.

    M. Girard a néanmoins souligné qu'il s'agissait toujours d'une qualification criminelle.

    La mère de la victime a été reçue à 01H00 par le procureur. «Elle s'est déclarée satisfaite de la décision de justice même si c'est peu par rapport à sa douleur», a déclaré le procureur.

    «Elle était apaisée d'avoir pu se recueillir sur le corps de son fils», a ajouté M. Girard qui avait autorisé la famille à voir dimanche la dépouille à la morgue avant l'autopsie prévue lundi à Toulon,

    Joseph Guerdner, 27 ans, père de trois enfants, avait été abattu vendredi soir alors qu'il s'enfuyait menotté de la gendarmerie de Draguignan où il était gardé à vue dans une affaire d'agression à main armée et de séquestration d'un chauffeur-routier. Il avait été interpellé alors qu'il était sous contrôle judiciaire.

    La sécurité avait été renforcée autour des gendarmeries de Draguignan et de Brignoles, où avait été interpellée la victime jeudi avant son transfert à Draguignan, de crainte d'incidents, a-t-on indiqué auprès des gendarmes.

    Dans la nuit de samedi à dimanche, trois véhicules avaient été incendiés dans la cour de la gendarmerie de Brignoles. Des morceaux de tissu ont été retrouvés sous les véhicules, confirmant une piste criminelle, selon la gendarmerie.

    Outre une autopsie prévue lundi à Toulon, des expertises balistiques et une reconstitution, le procureur a demandé des examens radiologiques pour savoir si la mort pouvait également avoir été causée par le saut de 4,60 m effectué par le fuyard.

    Le Parisien - 26 mai 2008

  • Qui sont ces faux taxis violeurs?

    En plein Festival de Cannes, un chauffeur de taxi clandestin a été interpellé après avoir abusé d'une cliente suédoise. La victime et sa soeur avaient embarqué dans le véhicule à la sortie d'une discothèque avant de mystérieusement s'endormir à l'arrière de la voiture.

    C'est une sordide agression qui en rappelle une autre encore plus tragique.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, à Cannes (Alpes-Maritimes), un chauffeur de taxi clandestin a violé une jeune touriste suédoise de 30 ans qui avait pris place dans son véhicule alors qu'elle sortait d'une boîte de nuit. Le suspect, un père de famille d'une trentaine d'années mis en examen et écroué hier, s'était fait passer pour un taxi privé auprès de sa victime.

    Un fait divers qui évoque cruellement le souvenir de l'affaire Bruno Cholet. Ce quinquagénaire est soupçonné d'avoir assassiné, le 19 avril, Sussanna Zetterberg, une étudiante suédoise installée en France. La jeune fille sortait d'une boîte de nuit parisienne et, là aussi, l'agresseur s'était fait passer pour un chauffeur taxi afin d'attirer sa proie.

    L'agression de la semaine dernière s'est déroulée en plein Festival de Cannes.

    Ce soir-là, la jeune victime avait passé la soirée en compagnie de sa soeur de 34 ans dans un club de la Croisette, le Bâoli. Alors qu'elles recherchaient un moyen de transport, les deux festivalières ont été trompées par un homme d'une trentaine d'années se faisant passer pour un taxi privé. Après avoir embarqué dans son 4 x 4, les jeunes femmes expliquent avoir sombré dans une profonde léthargie. L'agresseur présumé en aurait profité pour abuser de la plus jeune des deux. Des analyses sont en cours pour savoir si elles ont été droguées. Toujours est-il que la plus âgée des deux passagères explique être revenue à elle tandis que le chauffeur abusait de sa jeune soeur inconsciente. Les jeunes femmes ont finalement réussi à prendre la fuite, non sans avoir eu le bon réflexe de relever le numéro d'immatriculation du véhicule. Un élément déterminant qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à son propriétaire, interpellé vendredi.

    Après avoir vainement tenté de nier les faits, le suspect, qui a admis jouer les taxis clandestins, a reconnu avoir « profité de la situation ». Domicilié à Vallauris, le faux taxi a en revanche contesté avoir administré la moindre drogue aux deux Suédoises. Il a été mis en examen pour viol et exercice illégal de la profession de taxi. Dépourvu de casier judiciaire, il est également poursuivi pour le vol des deux montres de marque de ses passagères.

    Deux autres touristes braqués

    Cette agression pose une nouvelle fois le problème des taxis clandestins. « Pendant le Festival, les faux taxis pullulent. La clientèle est nombreuse donc les clandos en profitent », enrage Christian Taricco, le président de la chambre syndicale des taxis de Cannes qui rappelle la dangerosité potentielle de ces agissements. Pour preuve, jeudi soir également, un couple de touristes a été agressé après avoir embarqué dans un faux taxi conduit par deux hommes à la sortie du palace le Palm Beach. Alors qu'ils étaient en route, un des deux hommes les a menacés avec une arme pour leur soutirer le contenu de leurs portefeuilles. Les infortunés fêtards ont ensuite été abandonnés à Théoule-sur-Mer. Les deux agresseurs sont recherchés.

    Le préfet de police Michel Gaudin a annoncé hier devant le conseil de Paris un renforcement des moyens de lutte contre les faux taxis dans la capitale. Selon lui, ils seraient environ « 200 ».

    Le Parisien - 27 mai 2008

  • FRANCAISE

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    Française
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    Un film français de Souad El-Bouhati avec Hafsia Herzi, Maher Kamoun, Aymen Saïdi, et Farida Khelfa

    Genre : Drame

    Française est le premier long métrage de Souad El-Bouhati, auteure en 1999 d'un court métrage très remarqué, Salam. Dans ce coup d'essai présenté à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs et primé à Clermont-Ferrand, la cinéaste évoquait déjà le thème du tiraillement entre les cultures, puisqu'il était question d'un vieil homme, immigré à la retraite qui veut quitter la France pour retourner au Maroc, son pays d'origine.

    Partir, revenir

    Souad El-Bouhati revient sur la genèse du projet : "J'ai toujours vécu en France. Mais le point de départ du scénario remonte à une expérience de mon enfance qui m'a énormément marquée. j'avais une petite copine algérienne qui, du jour au lendemain, a disparu. Aux nombreuses questions que je posais, la seule réponse qui m'était faite était : "Elle est retournée dans son pays." Pour moi, c'était l'incompréhension : elle était bonne élève, elle était née en France, elle ne m'avait jamais parlé de l'Algérie. Pour l'enfant que j'étais, c'était un paradoxe insoluble : comment peut-on avoir un pays qu'on ne connaît pas ?"

    Souvenirs d'en France... et d'enfance

    Souad El-Bouhati précise ses intentions : "Sofia est victime d'un traumatisme d'enfance. Elle a été enlevée, arrachée par une séparation brutale et inexpliquée à son monde, ses amis, à l'univers qui était le sien depuis sa naissance. Le pays d'origine qui lui manque tant n'est pas la France, c'est son Enfance. Française est l'histoire d'une jeune fille en quête d'elle-même qui se réalise. L'enjeu pour elle est de comprendre que l'Enfance est un "pays", qui est une part d'elle-même, et qu'elle devra quitter pour se construire en tant qu'adulte. Sofia n'est ni française ni marocaine, elle est les deux. Et cette double appartenance n'a pas de nom. Si pour la plupart des gens l'identité est liée à un territoire, pour moi l'identité est celle que l'on se construit, elle est devant soi. Comme le dit Elias Sanbar, nos racines sont aussi devant nous..."

    Copyright © Allociné 2008.