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  • Les mystères de l'opération Jaque...

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    Extrait vidéo - 2 juillet

    Une rançon a-t-elle été versée ? La libération des otages a-t-elle été mise en scène ? Trois jours après le dénouement, la polémique continue malgré les démentis colombiens. Pendant ce temps, Ingrid Betancourt peut enfin se reposer.

    «LES médecins m'ont comblée de bonnes nouvelles. J'avais pendant toutes ces années une série d'inquiétudes. Là, bonheur total » : Ingrid Betancourt, hier soir sur France 3, a assuré que ses examens médicaux étaient satisfaisants.

    L'ex-otage a passé plusieurs heures hier à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, afin d'y subir un check-up approfondi, en particulier des bilans sanguins. Si Ingrid, âgée de 46 ans, paraît en pleine forme depuis sa libération mercredi, affiche un sourire radieux et fait preuve d'une intense activité, il ne faut pas oublier qu'elle vient de passer six ans et quatre mois aux mains de la guérilla des Farc, en pleine jungle amazonienne.

    Personne n'a oublié les photos, rendues publiques en novembre, de l'otage émaciée et visiblement à bout de forces, qui avaient fait craindre le pire. En début d'année, des informations très alarmantes avaient circulé sur son état de santé et des maladies graves, comme une hépatite B, une amibiase et une leishmaniose avaient été évoquées, rumeurs qui avaient entraîné l'envoi par la France, début avril, d'un avion médicalisé en Colombie.

    Le contraste est aujourd'hui saisissant. A mettre au compte de l'euphorie qui caractérise bien l'état des ex-otages dans les heures et les jours qui suivent leur libération ? Car il n'y a pas que les séquelles physiques à redouter, de possibles traumatismes psychologiques dus à des années de traitements humiliants sont également à craindre.

     Reste à élucider les conditions exactes de la libération de la Franco-Colombienne. Hier soir, le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a révélé que l'opération Jaque (qui signifie Echec et Mat) avait été avancée de dix jours par crainte de fuites. En réponse aux accusations de versement d'une rançon de 20 millions de dollars et de mise en scène, évoquées très précisément par la Radio suisse romande, Bogota dément formellement et riposte en diffusant des extraits d'une vidéo réalisée par un membre des commandos spéciaux de l'armée colombienne lors de l'opération. Les images correspondent exactement - trop peut-être - à la version officielle. On y voit les « humanitaires » arriver, un bref échange avec César, le commandant en charge des otages. Les captifs, dont Ingrid, sont menottés et entraînés vers l'hélicoptère. Bousculade dans l'appareil, explosion de joie des prisonniers. Ingrid laisse couler ses premières larmes...

    Le quotidien suisse « le Temps » affirme dans son édition d'hier que César, comme son second, Enrique, ont trahi. Et que Doris Adriana, la compagne du « commandante », arrêtée en février et emprisonnée dans une prison de Bogotá, aurait été la cheville ouvrière du retournement des deux guérilleros. Autres indices : Juan Carlos Lecompte, l'époux actuel d'Ingrid, s'attendait, depuis quelques semaines, à une « bonne nouvelle » rapide. Par ailleurs, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, ancienne médiatrice entre la guérilla et le président vénézuélien Hugo Chávez, affirme tranquillement et publiquement qu'il s'agit d'une « opération de remise d'otages pour laquelle une rançon a été versée ».

    Le Parisien- 07.07.08

  • Ingrid pense aux otages restés dans la jungle

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    Ingrid Betancourt et son ami Dominique de Villepin

    Rassurée sur son état de santé par les médecins à Paris, l'ex-otage Ingrid Betancourt a tenté dimanche de prendre un peu de temps pour elle, avec ses amis et sa famille, mais elle a du mal à s'extraire du tourbillon médiatique déclenché par sa libération.

     Désireuse de se "déconnecter un petit peu", la Franco-Colombienne a déjeuné dans un restaurant parisien avec l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, son ami et ancien professeur à Sciences-Po Paris.

    Ce dernier, qu'elle avait remercié après sa libération mercredi, n'avait participé à aucune réception officielle en l'honneur de l'ex-otage depuis son arrivée à Paris vendredi.

    "Cette joie, si je voulais la partager avec quelqu'un, c'est évidemment avec lui", a déclaré Ingrid Betancourt, avant d'aller prier dans l'église Saint-Sulpice, non loin du restaurant.

    Elle désirait assister à une messe au Sacré-Coeur de Montmartre, mais elle a dû y renoncer et rentrer, épuisée, à l'hôtel Raphaël où elle a encore répondu aux sollicitations de plusieurs médias.

    Mais dans la soirée elle s'est finalement rendue au Sacré-Coeur avec ses enfants, Mélanie et Lorenzo. Entrés par l'arrière de la basilique, ils ont discrétement visité le déambulatoire pendant la fin de la messe et sont restés environ une heure avant de ressortir, entourés d'une forte présence policière.

    Dans la matinée, Ingrid Betancourt avait tenu à s'adresser aux otages toujours détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans la jungle.

    Elle s'exprimait en direct sur radio Caracol, dans l'émission que les otages peuvent entendre de minuit à cinq heures du matin et grâce à laquelle elle a pu recevoir quotidiennement, durant six ans et quatre mois de captivité, des messages de sa mère.

    Ingrid Betancourt affirme désormais vouloir passer plus de temps "toute seule" avec ses enfants, Mélanie, 22 ans, et Lorenzo, 19 ans. "On a soif d'être ensemble pour avoir des heures devant nous, à nous raconter plein de choses", a-t-elle déclaré.

    Déclarations publiques, multiples interviews, réceptions officielles: depuis qu'elle a quitté la jungle grâce à une opération de l'armée colombienne, l'ex-otage ne cesse de raconter sa détention, sa joie face à la liberté retrouvée, et de remercier ceux qui l'ont soutenue.

    "Je voulais dire aux Français combien je les aime, pouvoir physiquement être là avec eux. J'en avais besoin, tout autant que de repos", a-t-elle confié.

    Les médecins, qui l'ont examinée samedi à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, lui ont fortement recommandé de se reposer. Pour le reste, ils "m'ont comblée de bonnes nouvelles", a assuré Ingrid Betancourt.

    Mais l'emploi du temps d'Ingrid Betancourt, qui pense "rentrer en Colombie dans quelques jours", devrait rester chargé. Elle pourrait être reçue rapidement à l'Assemblée nationale. Elle a également émis le souhait de se rendre la semaine prochaine au Vatican et d'aller au site marial de Lourdes.

    L'ex-otage a aussi été conviée par le président Nicolas Sarközy à assister au défilé du 14 juillet. Elle devrait être décorée ce jour-là de la Légion d'Honneur.

    A plus long terme, Ingrid Betancourt assure vouloir en priorité "lutter pour faire libérer les otages en Colombie et dans le reste du monde".

    Enfin, la chaîne de télévision colombienne a annoncé dimanche qu'un réalisateur colombien, Simon Brand, allait tourner un film sur l' opération militaire qui a permis la libération de la Franco-Colombienne et de 14 autres otages. De son côté, Mme Betancourt pense écrire une pièce de théâtre sur ses six ans de captivité. (AFP.07.07.08)

    Ingrid Betancourt loge dans une suite à l'hôtel Raphael, un des plus beaux palaces de Paris, 17 avenue Kléber dans le 16ème arrdt. Au 7ème étage, son restaurant panoromique en terrasse, Les Jardins Plein Ciel, offre une vue admirable sur la capitale.

     

  • Crime de junkies?

    Petit à petit, l'unité de quarante policiers de Scotland Yard mobilisée sur cette enquête parvient à reconstruire ce qui s'est passé dimanche dernier au soir dans le petit studio qu'occupait Laurent Bonomo à Sterling Gardens, près de New Cross.

    « Pour nous, il ne fait aucun doute que le ou l'un des meurtriers est l'homme qui avait cambriolé l'appartement de M. Bonomo une semaine auparavant », confie une source policière. Lundi 23 juin, soit six jours seulement avant que les deux Français ont été massacrés, un homme avait en effet pénétré par la fenêtre entre 5 heures et 6 heures du matin, pendant que l'étudiant de 23 ans prenait sa douche, et avait volé un ordinateur portable et probablement une paire de clés, ce qui expliquerait pourquoi il n'y a pas eu d'effraction le soir des meurtres.

    « Il y a aux alentours des quartiers difficiles et du trafic de drogue »


    Scotland Yard a confirmé que la thèse du cambriolage était la plus sérieuse piste. Le fait que les deux jeux Sony PSP neufs que possédaient les deux Français, ainsi que leurs téléphones portables et leurs cartes bancaires aient disparu confirme que le ou les meurtriers venaient avant tout pour dépouiller le locataire. Il est aussi clair désormais que les deux hommes, ligotés sur des chaises, ont été torturés pour révéler les codes de leurs cartes de crédit qui, selon plusieurs sources, auraient été utilisés pour retirer de l'argent liquide dans les jours qui ont suivi.

    Grâce au travail de la police scientifique dans l'appartement incendié par les meurtriers pour effacer d'éventuelles traces, les policiers possèdent également plus de détails sur les homicides : les deux hommes ont été bâillonnés, torturés et poignardés au torse, au cou et à la tête, 196 fois pour Laurent Bonomo, dont 80 fois après son décès, et 51 fois pour Gabriel Ferez. La police n'exclut pas d'ailleurs que ce massacre ait été perpétré par un ou deux junkies en manque de drogue qui se serai(en)t acharné(s) sur les victimes.

    Laurent Bonomo et son ami Gabriel étaient venus à Londres pour trois mois dans le cadre de leurs études d'ingénieurs en biochimie. Le studio loué par Laurent Bonomo près de New Cross, dans le sud de Londres, est situé dans une impasse plutôt paisible. Mais depuis plusieurs semaines, les habitants du quartier avaient constaté des actes violents inhabituels. L'une des voisines, qui par peur de représailles préfère rester anonyme, a elle aussi été cambriolée récemment : « Je ne suis d'ailleurs pas la seule dans ce cas. On ne se sent plus tranquille ici. Il y a aux alentours des quartiers difficiles et du trafic de drogue », explique-t-elle, décrivant Laurent comme « un jeune homme charmant et bien élevé ».

    Une semaine après la découverte du drame, les familles des deux jeunes gens restent en état de choc. « Nous sommes complètement dévastés. Gabriel est, était le plus intelligent, le plus affectueux, le plus merveilleux fils dont on puisse rêver. Et maintenant, tout est fini », a déclaré Olivier Ferez, le père de Gabriel, hier dans le « Daily Mail » après être venu à Londres identifier le corps de son fils.

    Le Parisien 6 juillet 2008 

  • LONDRES: portrait-robot de l'homme "blanc"

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    Scotland Yard a diffusé dimanche après-midi le portrait-robot d'un homme qui aurait été aperçu par plusieurs témoins prenant la fuite au moment d'une explosion dans un appartement où deux étudiants français ont été tués la semaine dernière.

    Les témoins ont décrit cet homme comme ayant «la peau blanche, entre 30 et 40 ans, plutôt mince et portant une casquette de base-ball de couleur claire avec un haut sombre, un jean bleu et des chaussures de sport blanches», a précisé la police dans un communiqué.

    D'autre part, l'homme de 21 ans arrêté samedi dans le cadre de l'enquête, a été libéré.

    Il s'agissait de la première interpellation depuis le meurtre le 29 juin des deux étudiants français de 23 ans, Laurent Bonomo et Gabriel Ferez, qui ont été ligotés, bâillonnés et poignardés à plusieurs centaines de reprises au total avant que le studio, situé au rez-de-chaussée, où ils se trouvaient ne soit incendié.

    Scotland Yard a lancé depuis jeudi plusieurs appels à témoins pour tenter de retrouver cet homme que des témoins ont dit avoir vu partir en courant juste avant l'explosion, puis l'incendie du studio où ont été retrouvés le 29 juin les corps sans vie de deux étudiants français de 23 ans.

    (Le Parisien 6 juillet 2008)

    La rédaction de l'article est imprécise: l'homme "blanc"  a-t-il été vu prenant la fuite ou se mettant à courir "au moment de l'explosion" (ce qui serait normal!) ou bien "juste avant"? Ces témoins multi-ethniques selon ce que l'on a dit du quartier "défavorisé" de New Cross ont peut-être simplement vu un homme faisant son jogging! Il portait une casquette de base-ball, un jean et des chaussures de sport blanches: tenue banale mais qui évoque celle d'un joggeur ou d'un passant ordinaire. 

    Quant au visage, ce portrait-robot semble être celui d'un extraterrestre sorti tout droit d'un feuilleton télévisé...