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  • VIDEO Betancourt reçoit la Légion d'Honneur sous les youyous!

    http://www.dailymotion.com/video/x64evn_betancourt-legion-dhonneur-sous-les_news

    14 juillet 2008 à la garden-party de l'Elysée

    Les youyous (ou you-you ou you you) sont de longs cris aigus et modulés, que poussent en chœur les femmes du Maghreb (musulmanes ou juives) et de certains pays d'Afrique sub-saharienne pour manifester une émotion collective lors de rassemblements : généralement la joie (dans les mariages et autres festivités), mais aussi le deuil.

    Ils sont désignés ainsi par onomatopée (ils ont d'ailleurs par le passé été orthographiés "ouloulou" ou "yiheyi ").

    C'est scandaleux d'entendre ces youyous arabes alors qu'on remet la Légion d'Honneur!  On est au Maghreb ou encore en France?

  • VIDEO Dati bourrée: à la porte!

    http://www.dailymotion.com/video/x62vk7_dati-chaude_news

    Rachida Dati le 10 juillet 2008, après le discours de Manuel José Barosso, célébrant le transfert la présidence française de l'Union Européenne.

  • VIDEO Le premier feu de l'été à La Ciotat

    http://www.dailymotion.com/video/x64laz_incendie-de-la-ciotat_news

    Le 14 juillet, incendie criminel à La Ciotat, rapidement maîtrisé grâce aux pompiers, aux hélicos et aux Canadairs. Les incendiaires choisissent les jours de fort mistral pour que le feu se propage rapidement dans les pinèdes et atteignent les constructions.

    Le blog de Marseille: http://www.tout-marseille.fr/blog/exclu-incendie-de-la-ciotat

    La Ciotat est une commune située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 31 kilomètres à l'Est de Marseille.

    Assise au fond d'une baie en croissant, la ville, adossée au Bec de l'Aigle et au Cap Canaille - point culminant de son territoire - fait face à la mer.

    Autour de la ville, d'ouest en est, on trouve :

    • Cassis que l'on peut rejoindre par la superbe "route des crêtes" offrant des points de vue magnifiques ;
    • Ceyreste, qui ne formait qu'une avec la ville avant que celle-ci ne prenne son indépendance ;
    • Saint-Cyr-sur-Mer-Les Lecques enfin, au bout de la baie, qui marque le début du Var.
  • Nicolas Vizioz, le tireur de Carcassonne

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    Balle réelle (g) et balle à blanc: il est impossible de les confondre.
    La thèse d'un tir par négligence ne convainc pas le Franco-Suisse Hans Wolf. L'ex-légionnaire, en retraite à Chêne-Bougeries, ne connaît pas le sergent du 3e régiment parachutiste de marine qui a tiré à balles réelles, faisant 17 blessés à Carcassonne. Mais il connaît les armes et l'armée. Et les explications du sergent Nicolas Vizioz qui dit avoir «inconsciemment complété un chargeur dans lequel restaient des balles réelles», le laissent perplexe.

    «Tout militaire vide totalement son chargeur avant de le compléter pour s'assurer que la plaque de poussée des balles affleure bien», explique-t-il. Le Parquet de Montpellier indiquait hier que le chargeur de 25 balles du fusil Famas a tiré «des balles à blanc, puis de 10 à 15 balles réelles». Ce fait est troublant pour Hans Wolf: «Les balles à blanc et les balles réelles ne sont pas de même couleur et ne peuvent être confondues. Les munitions remises pour l'exercice sont comptées et recomptées systématiquement.» Il s'étonne aussi que le sergent, bien noté, ait pu risquer de tirer à balles réelles avec «un bouchon de tir à blanc en plastique qui peut provoquer l'implosion de l'arme» et penche donc pour une malveillance.

    Au Service d'information de l'armée de terre, à Paris, le lieutenant-colonel Le Testu confirme toutes les objections techniques mais ne doute pas de la «faute professionnelle grave». «La particularité de l'affaire de Carcassonne, c'est que le tireur était le responsable munitionnaire des dix hommes de son commando.» Il était donc bien placé pour redoubler d'attention et connaître le règlement qui interdit toute possession de munitions, hors exercice.

     La Tribune de Genève

  • La blanche Colombienne et le soldat Shalit

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    Gilad Shalit, 19 ans, soldat de Tsahal
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    Ingrid Betancourt a été décorée lundi de la Légion d'honneur par Nicolas Sarközy, à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet. En lui remettant les insignes de chevalier de la Légion d'honneur lors de la traditionnelle garden-party de l'Elysée, le chef de l'Etat a rendu hommage à cette femme qui a su rester "digne, droite, fière et courageuse", pendant ses "six ans et cinq mois de captivité aux mains de tortionnaires moyenâgeux".

    "La République veut vous témoigner son admiration, sa reconnaissance", lui a dit Nicolas Sarközy. Il l'a invitée à rester encore en France, "où vous êtes bien, en sécurité, où l'on vous aime", lui a-t-il également assuré. Le président Sarközy a également parlé de "tous ceux, qui, dans le monde sont prisonniers", invitant à rester mobilisés pour eux, comme on l'a fait pour Ingrid Betancourt, "car ce qu'on fait, ça sert", a-t-il dit.

    "Je ne mérite pas cette décoration"

    Après s'être vu remettre par le président un gros bouquet de roses, Ingrid Betancourt, chignon haut et robe violette agrémentée d'une broche représentant une colombe de la paix, s'est exclamée d'une voix émue : "Habillée en femme, je redeviens peu à peu moi-même".
     
    "Je suis bien consciente que je ne mérite pas cette décoration mais elle me fait tellement plaisir", a expliqué l'ex-otage. "Mon coeur se serre" en pensant "à mes compagnons d'infortune encore en captivité" qui, après l'opération militaire colombienne qui l'a délivrée avec quatorze autres otages, "doivent être probablement encore moins bien traités". "Il faut qu'ils soient libérés très vite. Je compte sur vous, monsieur le Président", a ajouté Ingrid Betancourt, qui a prononcé une partie de son discours en espagnol.

    Nicolas Sarkozy n'oublie pas le soldat Gilad Shalit

    Le président Nicolas Sarközy a promis lundi de "se mobiliser pour faire sortir Gilad Shalit", le soldat franco-israélien détenu en otage par le Hamas à Gaza depuis plus deux ans. Samedi et dimanche, à l'occasion du lancement de l'Union pour la Méditerranée à Paris, la quarantaine de chefs d'Etat présents "ont beaucoup parlé de Gilad Shalit", a ajouté Nicolas Sarközy.

    LCI fr. 14 juillet 2008
    Ingrid Betancourt était une otage des FARC. Gilad Shalit, soldat de Tsahal, n'a pas été enlevé, mais fait prisonnier de guerre par le Hamas.
  • La Fête "nationale" dans les banlieues: l'assimilation n'est pas pour demain!

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    AFP.14.07.08.

    297 véhicules ont été incendiés en France, ainsi qu'un gymnase dans le Val-d'Oise, et 121 personnes ont été interpellées sur le territoire national dans la nuit du 13 au 14 juillet, selon un bilan dressé lundi à 08H00 par le ministère de l'Intérieur.

    Selon ce bilan, sur les 297 véhicules incendiés, la majorité l'a été en Ile-de-France avec 211 véhicules détruits par les flammes.

    Lors de cette nuit du 13 au 14 juillet, au niveau national, 121 personnes ont été interpellées, dont 102 en Ile-de-France, et 72 ont été placées en garde à vue, dont 52 en Ile-de-France.

    En 2007, un bilan arrêté plus tôt, à 06H00, par le ministère de l'Intérieur, avait fait état, pour la nuit du 13 au 14 juillet, de 266 véhicules incendiés dont 195 en Ile-de-France, 100 personnes interpellées, dont 89 en Ile-de-France, et 46 placées en garde à vue dont 43 en Ile-de-France.

    Dans les Hauts-de-Seine, à Asnières-sur-Seine, un commissaire de police a été blessé par le ricochet d'un tir d'un engin pyrotechnique. Son état de santé n'a pas été précisé.

    A Gonesse (Val-d'Oise), un gymnase de 8.000 m2 a été à moitié détruit par un incendie "d'apparence criminelle", avait indiqué dans la nuit une source policière.

     Dans l'Essonne, la police a essuyé plusieurs caillassages: entre 23H00 et 01H00 du matin dans le quartier Les Grands Ensembles à Massy, et aussi à Corbeil-Essonnes dans le quartier de Montconseil. A Grigny, les vitres d'un bus ont été brisées par des jets de projectiles et deux personnes ont été légèrement blessées, dont une hospitalisée.

    A Massy, la police a fait état d'attroupements "violents" qui se sont soldés par deux interpellations.

    Sept feux de véhicules, et 18 feux de conteneurs, "à peine plus qu'un samedi agité", ont été enregistrés dans le département.

    En Seine-Saint-Denis, la police a procédé à une trentaine d'interpellations, vingt voitures incendiées ayant été comptabilisées à 02H00 du matin.

    Dans les Yvelines, selon les pompiers, il n'y a pas eu d'incidents majeurs: une vingtaine de voitures et de poubelles ont été incendiées, principalement à Mantes-La-Jolie, Les Mureaux, Sartrouville et Elancourt. Les incendies ont eu lieu majoritairement peu avant minuit.

    Les pompiers des Yvelines ont envoyé vers minuit trois fourgons à leurs collègues de Paris pour éteindre des feux de véhicules et un fourgon à ceux du Val-d'Oise pour lutter contre un feu de pavillon.

    Une bagarre a éclaté à Achères (Yvelines) peu avant 22h00 sur la voie publique entre quatre personnes qui se sont intoxiquées avec des bombes lacrymogènes.

    Dans le Val-de-Marne, la police a fait état de divers incidents sans gravité, notant une très légère augmentation de leur nombre par rapport à l'année dernière.

    En Seine-et-Marne, 20 véhicules et 19 poubelles ont été incendiés dans la nuit, selon le bilan chiffré communiqué par la Préfecture à midi. Les communes les plus touchées ont été Emerainville et Noisiel où trois personnes ont été interpellées. Plus tôt, en début de matinée, la police avait signalé quelques "affrontements ici et là, mais sans gravité" dans la zone police.

    QUEL ECHEC POUR LE GOUVERNEMENT ! ET LES FRANCAIS CONTINUENT A PAYER POUR CETTE RACAILLE!

  • LE 14 JUILLET 1790

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    Fête de la Fédération le 14 juillet 1790, par Thévenin (Musée Carnavalet)

    Le 14 juillet 1790, à Paris, les Français commémorent en grande pompe le premier anniversaire de la "prise de la Bastille".

    La Fête nationale du 14 juillet perpétue le souvenir de cette fête, qui, elle-même, commémorait la prise de la Bastille.

    Les serments qui préludent à la Terreur - Louis XVI signe son arrêt de mort

    Des fêtes civiques spontanées organisées çà et là dans les départements ont inspiré l'idée de cette grande fête d'union nationale aux députés de l'Assemblée constituante et au marquis de La Fayette, homme de confiance du roi.

    Deux jours après le vote mémorable de la Constitution civile du Clergé, les députés et les délégués de tous les départements, les «Fédérés» forment un immense cortège qui traverse la Seine et gagne la vaste esplanade du Champ-de-Mars.

    Dans les tribunes, sur les côtés de l'esplanade, on compte 260.000 Parisiens auxquels s'ajoutent une centaine de milliers de fédérés, rangés sous les bannières de leur département.

    La tribune royale est située à une extrémité du Champ-de-Mars, sous une haute tente. À l'autre extrémité, un arc de triomphe. Au centre de l'esplanade, Talleyrand, évêque d'Autun (qui ne se cache pas d'être athée), célèbre la messe sur l'autel de la patrie, entouré de 300 prêtres en surplis de cérémonie.

    Ensuite vient la prestation de serment. La Fayette, commandant de la garde nationale, prononce celui-ci le premier, au nom des gardes nationales fédérées : «Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l'intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu'elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité».

    Après La Fayette, c'est au tour du président de l'Assemblée de prêter serment au nom des députés et des électeurs.

    Enfin, le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles : «Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir qui m'est délégué par la loi constitutionnelle de l'État, à maintenir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par moi et à faire exécuter les lois». La reine, se levant et montrant le Dauphin : «Voilà mon fils, il s'unit, ainsi que moi, aux mêmes sentiments».

    L'Europe se met au diapason

    À l'étranger, quelques privilégiés ont motif de se sentir lésés par la Révolution française, notamment les princes allemands qui ont perdu leurs possessions alsaciennes. Mais dans l'ensemble, surtout en Allemagne et en Italie, la Révolution française est plutôt bien accueillie à ses débuts par la bourgeoisie urbaine.

    Il faut dire que la philosophie des «Lumières» (Voltaire, Rousseau, Montesquieu,etc...) a profondément imprégné la pensée des Européens cultivés. D'autre part, des révolutions démocratiques ont déjà triomphé en Angleterre, aux États-Unis, en Hollande, tandis que l'Autriche est bouleversée par les réformes de l'empereur Joseph II, «despote éclairé».Comme en France, on plante ici et là des arbres de la Liberté.

    En Angleterre, le Premier ministre William Pitt le Jeune voit lui-même avec faveur ce mouvement généreux... qui affaiblit l'ennemie héréditaire, la monarchie française... Son rival, le libéral Charles Fox, montre un enthousiasme plus franc. Ne déclare-t-il pas au Parlement de Westminster à propos des événements de 1789 : «On n'avait jamais fait un si grand pas pour l'affranchissement de l'humanité» ?

    Et puis, pourquoi les Européens devraient-ils s'inquiéter ? Les députés de l'Assemblée constituante n'ont-ils pas proclamé dans un décret en date du 12 mai 1790 : «La nation française renonce à entreprendre aucune guerre dans le but de faire des conquêtes» ?

     83 DEPARTEMENTS CREES EN 1789 

    Avant 1790, le Royaume de France était organisé en provinces. Peu après le début de la Révolution française de 1789, la France fut découpée en départements à la suite du décret du 22 décembre 1789. Leur nombre exact (83) et leurs limites furent fixés le 26 février 1790, et leur existence prit effet le 4 mars 1790.

    À l'époque, chaque département possédait son assemblée, constituée de 36 membres élus, ceux-ci désignant à leur tour un président et un directoire exécutif permanent. Les départements étaient divisés en districts, cantons et communes. Il pouvait y avoir jusqu'à neuf districts par département et neuf cantons par district.

    Cette organisation proposée par Jean Cassini visait à homogénéiser le découpage du territoire français tout en conservant une administration locale, mais en retirant les spécificités des provinces, considérées comme provenant essentiellement des privilèges de l'aristocratie locale.

  • Ombres sur la Méditerranée

     

    Décidément, Nicolas Sarközy n’a pas fini d’essuyer des rebuffades avec son Union pour la Méditerranée (UPM) lancée à la va-vite en décembre dernier. Les premiers ennuis, on s’en souvient, étaient venus du « Nord ». La chancelière Angela Merkel n’avait pas apprécié une initiative française qui s’était arrogé le droit de choisir parmi les pays européens ceux qui seraient aptes à figurer dans cette nouvelle zone de libre-échange. Sarközy avait dû se replier en bon ordre : tous les pays membres feraient donc partie de la nouvelle Union, limitée au demeurant à une coopération sur quelques grands dossiers comme l’eau, l’énergie et l’environnement. Mais voilà à présent que les ennuis viennent du Sud.

     Un mois tout juste avant la proclamation de l’UPM, le 13 juillet à Paris, un vent de fronde souffle depuis l’Algérie. Les pays arabes, réunis vendredi à Alger pour préparer cette échéance, ont demandé à la France des éclaircissements sur la participation israélienne. La ficelle, en effet, est un peu grosse. En intégrant Israël à cette entité économico-politique, la France contraint les pays arabes à un partenariat qu’ils n’ont pas choisi. De fait, Nicolas Sarkozy obtiendrait, au plus grand profit d’Israël, une normalisation des relations entre l’État hébreu et le monde arabe. Et cela, sans contrepartie. Or, si cette normalisation est souhaitée depuis 2002 par la Ligue arabe, c’est en échange d’un retrait israélien des territoires palestiniens occupés depuis 1967.

    Cette proposition de troc diplomatique a encore été renouvelée par la Ligue arabe en mars dernier, n’obtenant guère plus qu’un haussement d’épaules des responsables israéliens. Non seulement il n’est pas question de décolonisation, mais nous évoquions ici même la semaine dernière un nouveau plan de constructions en Cisjordanie récemment rendu public par Ehud Olmert. La situation est si désespérée que même Mahmoud Abbas, d’un naturel si prudent, s’apprête à renouer le dialogue avec le Hamas, bravant l’interdit posé par les États-Unis. Façon pour lui de prendre acte (enfin !) de l’arnaque d’Annapolis, ce « processus de paix » mort-né initié par George Bush fin 2007. Est-ce donc vraiment le moment de donner à l’État hébreu tout ce qu’il peut souhaiter, et même davantage, sur la scène internationale ? De le récompenser pour bonne conduite ? L’invitation faite à la Syrie de participer à la réunion du 13 juillet s’inscrirait aussi dans cette stratégie qui solderait en quelque sorte le conflit israélo-palestinien sans tenir compte des revendications palestiniennes.

    Damas obtiendrait son intégration économique à une large zone incluant l’Union européenne en échange de son abandon de la cause palestinienne. Paradoxalement, ce seraient ainsi les Européens - notre Sarkozy en tête - qui porteraient l’estocade en retirant aux pays arabes et aux pays membres de l’Union les moyens de pressions diplomatiques et économiques qui restaient en leur possession. Tout cela serait d’ailleurs cohérent avec l’ordre du jour du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 16 juin à Luxembourg, qui prévoit un renforcement des liens avec Israël.

    L’aboutissement de cette stratégie d’ensemble se heurte toutefois aux réticences, pour ne pas dire plus, de plusieurs capitales arabes. Mais l’UPM disposerait de quelques arguments pour les « convaincre ». À la fin des années 1970, l’Égypte et la Jordanie ont été grassement récompensées par les États-Unis pour leur reconnaissance d’Israël aux dépens des Palestiniens. Certaines capitales pourraient aujourd’hui trouver intérêt à se montrer discrètes sur une normalisation des relations avec Israël qui passerait ainsi « en contrebande » de la proclamation de l’Union pour la Méditerranée. Après l’Égypte, la Tunisie pourrait par exemple obtenir une « sanctuarisation » de sa politique intérieure, de sa conception de la démocratie et des droits humains. Et cela au moment même où des mouvements de protestation sociale s’intensifient dans le Sud tunisien. En outre, on ferait miroiter à ces pays l’intégration dans un ensemble ultralibéral semblable à l’Accord de libre-échange nord-américain.

     Mais peut-on faire comme si la paix régnait au Proche et au Moyen-Orient ? Comme si le conflit israélo-palestinien n’existait plus ? À Damas, comme à Alger, comme à Tunis et au Caire, la question palestinienne reste le symbole de l’injustice à l’encontre du monde arabo-musulman. Ce déni international piégeant les capitales arabes dans un ensemble dont Israël serait un partenaire en vue aurait - à supposer qu’elles y consentent - un inconvénient de taille aux yeux des responsables occidentaux : plus que jamais, il consacrerait l’Iran comme le pays de la résistance. Est-ce souhaitable pour tout le monde ?

    par Denis Sieffert


    (Source: bilaterals.org -13 juillet 2008)