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  • Sarközy ne recevra pas le dalaï lama

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    Le  dalaï lama ne sera pas reçu à l'Elysée lors de sa visite en France fin août. Son épouse, elle, assistera à une cérémonie religieuse  qui marquera l'inauguration le 22 août d'un important temple bouddhique.

     A deux jours du début des Jeux olympiques de Pékin où il se rendra brièvement,  Nicolas Sarközy a confirmé qu'il ne rencontrera pas le dalaï lama lors de sa prochaine visite en France. 

    Au final, le chef de l'Etat n'aura pas à trancher l'épineuse question d'une rencontre avec le chef spirituel et politique des Tibétains en exil, qui aurait fort déplu aux autorités chinoises, sur fond de tensions persistantes entre les deux pays.

    Ces dernières avaient d'ailleurs brandi la menace «de conséquences graves».


    «Le président de la République comprend les raisons qui conduisent le dalaï lama, compte tenu des circonstances présentes, à ne pas solliciter un entretien durant son séjour au mois d'août en France», a déclaré l'Elysée dans un communiqué. Le plus proche conseiller du dignitaire tibétain avait indiqué plus tôt mercredi que le dalaï lama, qui doit se rendre en France la semaine prochaine, ne devrait pas rencontrer Nicolas Sarközy et n'avait pas demandé d'entretien avec le président français.

     

    L'épouse du président «sera présente à la cérémonie religieuse présidée par le dalaï lama qui marquera l'inauguration le 22 août d'un important temple bouddhique», ajoute l'Elysée. 

    Cet épilogue intervient à la veille du voyage express de douze heures du chef de l'Etat à Pékin, après qu'il eut longuement entretenu le suspense sur sa présence à la cérémonie d'ouverture.

    Dans une interview à Chine Nouvelle publiée mercredi, le président français célèbre «l'amitié historique, indéfectible et inébranlable» entre Paris et Pékin, à qui il décerne même une «médaille d'or» pour l'organisation des JO.

    Leparisien.fr avec AFP- 06 août 2008

    Honte à Sarközy!

  • Le taser version civile

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    Le Stoper C2 n'a qu'une portée de 4 mètres
    "Je mesure 15 cm et selon l'envie je me déguise en bleu, rose, métal ou léopard. Bien que je ressemble étonnamment à un rasoir électrique, les Américaines m'adorent. Dans l'Arizona, une dame me vend même à ses copines au cours de réunions style tupperware. Ah oui, je peux aussi faire MP3 et vous envoyer au tapis en moins d'une seconde... Qui suis-je ?" Réponse : l'iTaser, déclinaison branchée et grand public du Taser, ce pistolet qui d'un simple coup de gâchette plante ses deux dards électrifiés dans le corps des importuns et leur paralyse instantanément les muscles durant quelques secondes, histoire de leur apprendre les bonnes manières.
     
    Dans un pays où le port d'arme est inscrit dans la Constitution, le succès de cette arme dite non létale ne surprend guère. Mais pourrait-on imaginer sa vente en France ? Eh bien oui ! Après avoir équipé quelque 4000 policiers et gendarmes dans l'Hexagone, le groupe Taser France vend discrétement via son site Internet le Stoper C2, une version "soft" du Taser. Son prix : 499 euros. Mais attention, pas question de fioritures. La couleur Pink platinium est la seule excentricité, sinon il est vendu en noir, gris, bleu ou métal.


    Pas de MP3 mais un DVD

    "Il ne s'agit pas d'un gadget mais d'un système de protection personnelle, explique Antoine di Zazzo, patron de Taser France. Chaque pays a ses problématiques. Aux Etats-Unis, les services de police sont débordés. Pour les faire intervenir, il faut qu'un individu armé soit chez vous. De plus, ce pays a toujours eu la culture des armes. Il y a trois ans, lors du lancement du Stoper C2, le groupe Taser a fait une opération "donnez nous votre arme, on vous offre un taser". Personne n'a voulu ! Là-bas, acheter un Taser est d'une banalité aussi affligeante que d'acheter un pistolet. En France on ne peut pas imaginer cela. Alors, la peau de panthère ou le MP3 sur ce genre d'appareil, ce n'est pas envisageable dans la culture française. En tout cas pour l'instant".
     
    Par ailleurs, une formation est obligatoire pour obtenir le code de déblocage de l'appareil. Par petits groupes de 5-6 personnes au siège de Taser France pour les Parisiens. Ou par DVD pour les provinciaux, qui doivent ensuite répondre à un test par téléphone.
     
    Une arme destinée aux femmes
     

    Avec le Stoper C2, Taser France vise une cible bien particulière : les femmes. "En France, elles sont 2,2 millions à se plaindre de violences, une femme est tuée tous les deux jours, 150 000 sont hospitalisées tous les ans, 48 000 autres violées, égrène Antoine di Zazzo. C'est intolérable. Tout comme il est intolérable qu'une femme n'aille pas au cinéma le soir parce qu'elle a peur de descendre la nuit dans le RER ou dans un parking pour récupérer sa voiture". Avant de cibler sa campagne sur les femmes, Taser affirme avoir réfléchi avec de nombreuses associations du 93 et du 95. "C'est pour cela par exemple que nous ne recommandons pas le Stoper aux femmes battues par leur maris, de peur que ces derniers ne se vengent avec".
     
    Polémique sur la dangerosité
     
    N'est-ce pas inconscient de mettre une telle arme entre les mains de civils, alors même que la polémique enfle aux Etats-Unis et au Canada sur sa dangerosité ? Amnesty International a ainsi recensé près de 300 personnes décédées après avoir été "tasées" entre 2001 et 2007. En France, Olivier Besancenot, s'appuyant sur les rapports d'Amnesty, s'est fait depuis deux ans le pourfendeur du X26, la version professionnelle du Taser. De quoi mettre en pelote les nerfs de Taser France qui attaque le porte-parole de la LCR en diffamation. Le procès, plusieurs fois reporté, a été fixé au 10 mars prochain.
     
    "Le tir est spectaculaire, c'est sûr. Mais il ne provoque qu'une simple contracture musculaire. Techniquement, le Taser X26 ne peut pas tuer, et encore moins le Stoper qui est deux fois moins puissant et a une portée de 4 mètres au lieu de 11",  affirme Antoine di Zazzo. "Aucune étude n'a pu démontrer jusqu'à présent l'existence d'un lien de causalité entre l'utilisation du Taser et un arrêt cardiaque, confirmait Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu à Paris, lors d'une interview à LCI.fr le 3 décembre dernier. C'est l'état d'excitation aigüe dans lequel se trouve l'individu tasé qui peut, par contre, causer des désordres qui peuvent être mortels".
     
    Faisant fi des polémiques, plus de 2000 personnes auraient déjà commandé des Stoper, dont les premiers exemplaires seront distribués à partir du mois prochain. Parmi elles figurent évidement quelques stars françaises à qui le pistolet électrique a été présenté en avant-première lors d'une soirée VIP le 29 mars dernier.

  • Le taser va-t-il être interdit en France?

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    Le taser envoie une décharge non létale de 50.000 volts

    Les faits se sont déroulés vendredi soir alors que des policiers de la Brigade anti criminalité (BAC) de Vernon, dans l'Eure, procédaient à un contrôle d'identité. "Un des policiers a fait usage de cette arme à l'occasion de faits de rébellions et outrages et blessé un homme qui est parti se faire soigner aux urgences à Vernon avant d'être transféré à Rouen", a détaillé Marie Suzanne Le Quéau, procureure de la République d'Evreux, précisant qu'il enquête avait été ouverte.
      
    Selon sa famille, qui a annoncé son intention de porter plainte, la victime, âgée de 26 ans, a été atteinte à la tête par les électrodes lancées par le pistolet et qui auraient pénétré de huit millimètres dans la partie droite du front. Le jeune homme devait sortir mardi de l'hôpital.
      
    La procureure qui estime "prématuré" à ce stade de l'enquête de tirer des conclusions de cette affaire a précisé qu'elle avait ordonné une expertise médicale de la victime et son audition "quand son état de santé le permettra".
      
    Le Taser X-26 utilisé dans la police française vise à neutraliser la personne visée en lui envoyant via deux électrodes une décharge de 50.000 volts qui doit la tétaniser quelques secondes. Arme non-létale selon ses promoteurs, le taser est contesté par des organisations de gauche et humanitaires qui réclament un moratoire sur son utilisation.  

                                                                                                                                                    D'après agence

  • Un éditorial de Pierre Vial - Terre et Peuple

    TERRE ET PEUPLE MAGAZINE N° 36 - Eté 2008

    Droits dans nos bottes

    "Un véritable sida mental empoisonne l’âme de nos frères européens : c’est l’esprit de démission et de soumission. Ce sida mental a des conséquences biologiques puisque l’empoisonnement de l’âme conduit à l’empoisonnement du sang, quand les peuples oublient que leur bien le plus précieux est leur identité ethnique.

    Face à cette épidémie, voulue et véhiculée par tous ceux, détenteurs des différentes formes de pouvoir (politique, économique, culturel) qui constituent le Système en place, officiel ou officieux, il faut réaffirmer sans cesse notre mission : incarner, devant l’Histoire, la Fidélité absolue à la cause identitaire ethnique. Ce dernier mot – ethnique – est fondamental car il écarte toute ambiguïté. Ambiguïté d’autant plus dommageable quand elle se manifeste parmi ceux qui sont censés appartenir au même camp que nous. Ne voit-on pas, en effet, un FN qui fut longtemps en pointe contre l’immigration extra-européenne, prétendre maintenant qu’il faut faire avec (puisque "les jeunes", c’est à dire la racaille, sont, paraît-il, "les branches de l’arbre France" …) ?  Ne voit-on pas, aussi, certaines personnes se disant "identitaires" accepter des métis dans leurs rangs sous prétexte qu’ils ont besoin de colleurs d’affiches pour leurs campagnes électorales ? L’argument mis en avant est que ces métis sont très gentils. C’est certainement vrai. Mais là n’est pas le problème. A partir du moment où on transige sur les principes en invoquant des cas individuels ("moi, vous savez, je connais un immigré très sympa"), on ouvre la porte à n’importe quoi. C’est une faiblesse d’âme et une faiblesse d’esprit qui n’est pas tolérable.

    Car nos frères gaulois ont besoin de repères simples et clairs, aujourd’hui où on les matraque mentalement tous les jours, à l’école, à la télé, à l’église (pour ceux qui y vont encore…), dans leur profession, sur le thème : tout se vaut, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tous les hommes sont semblables, ils sont tous frères, donc embrassons-nous et faisons des enfants de toutes les couleurs.

    Nous, nous disons non. Nous disons que le grand magma universel n’apportera le bonheur à personne mais sera au contraire source de beaucoup de larmes et de beaucoup de sang. A cause de cela, les apprentis sorciers de tous poils nous haïssent. Non seulement nous n’en avons rien à faire mais, comme dit l’un de nos chants,  "c’est là notre fierté".

    Droits dans nos bottes, nous disons, sans haine mais sans crainte, que la situation est parfaitement claire. Hélas. Mais la lucidité est la condition première de toute prise de conscience. Et il est des évidences qu’il faut dire et redire sans cesse, sans se lasser (certains, pour nous décourager, nous disent que nous clamons dans le désert. Peut-être. Mais est-ce une raison pour se taire ? Car se taire c’est accepter, c’est abdiquer, c’est se soumettre. Et nous serons toujours des insoumis) .

    Voici donc où nous en sommes :

    • Une partie de la population installée sur le territoire dit français est de nature non-européenne (qu’elle ait des papiers d’identité français ou non, qu’elle soit "régularisée" ou non ne change rien à la réalité) et constitue, de fait, une masse d’envahisseurs, dont certains (en particulier parmi  les "jeunes") se comportent en conquérants, avec une attitude systématiquement agressive.
    • Les communautarismes, provoquant des affrontements ethniques dont l’actualité se fait l’écho quasiment tous les jours, sont une réalité incontournable. L’école est un terrible révélateur : dans une cour de récréation, chaque gosse sait très bien qui est black, qui est maghrébin, qui est juif, qui est gaulois (ce terme englobant, de fait, tous les Européens). Et le prêchi-prêcha des instits, ces indécrottables aveugles et sourds volontaires, n’y change et n’y changera rien (nous ne versons pas une larme sur ceux de ces crétins qui, au passage, se font casser la tête par leurs chers élèves si gentils).  


    Face à ces réalités, la population européenne adopte, selon les individus, l’une des trois attitudes possibles :

    1 - Certains jouent la collaboration avec les envahisseurs, soit par conviction idéologique (mondialistes, "antiracistes" de tous poils, droitsdel’hommistes, ethnomasochistes) soit, pour la plupart sans doute, par lâcheté, pour se faire bien voir, ou au moins accepter, par les futurs maîtres. Ce sont des collabos et il faut les appeler ainsi.

    2 - La masse des attentistes (la fameuse "majorité silencieuse"), qui peut-être n’en pensent pas moins mais qui, surtout, ne veulent pas d’ennuis, de complications et trouvent, qu’après tout, la situation n’est pas si grave – aussi longtemps qu’ils peuvent mettre un peu d’essence dans la voiture, remplir de choses inutiles au supermarché le caddie de bobonne et s’abêtir chaque soir un peu plus devant  une télé débile. Ce sont les zombies – et heureux de l’être. Qui voleront toujours au secours de la victoire, style résistants du 9 mai 1945, quel que soit le vainqueur.

    3 - Ceux qui refusent d’accepter l’inacceptable, la démission et la soumission, la lâcheté et la honte. Ce sont les résistants et il faut les appeler ainsi.

    Les résistants se reconnaissent entre eux. Ils savent ne pouvoir compter que sur eux-mêmes puisque la justice, la police, l’armée, l’école, les églises, les media, les partis politiques sont infiltrés et noyautés par les collabos. Ils savent que leur sort, celui de leur famille, de leurs amis repose entre leurs seules mains. Ils ne font et ne feront plus confiance, jamais, aux institutions et aux hommes du Système. L’Histoire dira s’ils réussiront ou s’ils échoueront. Mais au moins pourront-ils regarder en face leurs enfants. A qui ils auront appris à vivre – et peut-être aussi, qui sait – à mourir debout, le glaive à la main."

    Pierre VIAL

  • A Besançon, Victor Hugo est un Black

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    Victor Hugo est né à Besançon le 26 février 1802

    Statue de Victor Hugo (2002): par l'artiste sénégalais Ousmane Sow, elle est située sur l'Esplanade des Droits de l'Homme. Créée pour la Journée mondiale du refus de la misère à la demande de Médecins du Monde, elle fut commandée par la ville à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo et installée le 17 octobre 2003. C'est une statue de bronze de 2.30 mètres de hauteur représentant l'écrivain avec une main dans la poche et l'autre main tenant une montre qu'il regarde. Besançon possède le bronze n°1 de cette œuvre, une copie se trouvant au Sénat à Paris.

     

     

  • Pourquoi n'était-il pas interné? Fallait-il attendre le meurtre barbare d'un enfant?

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    Photo "La Nouvelle République"

    Leurs 48 heures de garde à vue s'étaient achevées mardi en début d'après-midi. Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, soupçonnés du meurtre de Valentin, 11 ans, le 28 juillet à Lagnieu, ont été aussitôt transférés, cachés sous des couvertures par les gendarmes, au palais de justice de Bourg-en-Bresse afin d'être présentés à un juge.

    L'homme de 39 ans, dont l'ADN a été retrouvé sur le corps de l'enfant, s'est vu notifier sa mise en examen pour "homicide avec préméditation sur mineur de 15 ans avec actes de barbarie", a annoncé peu après 17 heures le procureur de Bourg-en-Bresse, Jean-Paul Gandolière, précisant qu'il encourait pour ce fait une "réclusion criminelle à perpétuité incompressible". Sa compagne est elle poursuivie pour "non empêchement de la commission d'un crime, soustraction de preuves et non-dénonciation", a ajouté le magistrat, avant de dénoncer un "acte d'une gravité extrême". "Quarante coups de couteau portés à un enfant plus dix coups de défense, c'est-à-dire 54 coups de couteau, c'est une véritable immolation d'un enfant", a déclaré Jean-Paul Gandolière. Ces mises en examen sont intervenues au moment même où se déroulaient les obsèques du jeune garçon en présence de centaines de personnes. Plus tard dans la soirée, Stéphane Moitoiret a été transféré vers le Service  médico-psychologique régional (SMPR) de la maison d'arrêt de Saint-Paul à Lyon. Et Noëlla Hégo a été écrouée à la maison d'arrêt de Montluc  à Lyon.

     
    Sa compagne savait qu'il allait "commettre un acte irréparable"

    Durant sa garde à vue, Stéphane Moitoiret, a tenu des propos très incohérents, sans jamais reconnaître les faits, a indiqué M. Gandolière. Il avait cependant "avoué les faits" à sa compagne avant leur arrestation, et c'est elle qui a parlé aux enquêteurs, a précisé le magistrat. Elle a indiqué que "depuis un mois, Stéphane Moitoiret était devenu irritable, plus intolérant, plus violent verbalement, et qu'elle n'arrivait plus à le maîtriser". Le soir des faits, il était "particulièrement énervé".

    Après avoir trouvé refuge dans la salle paroissiale de Saint-Sorlin (Ain), à quelques kilomètres de Lagnieu, selon les déclarations de Noëlla Hégo, Stéphane  "a décidé en milieu de soirée de 'faire un retour en arrière' selon son  expression, c'est à dire 'faire un incident', ce qui signifie aller tuer quelqu'un", a rapporté M. Gandolière. Il est parti armé d'un couteau qu'il avait sur lui depuis un certain temps. "Noëlla Hégo a raconté que quand Stéphane Moitoiret part de cette façon, elle sait qu'il va commettre 'un acte irréparable'", a ajouté le procureur, ce qui laisse entendre qu'il était déjà passé à l'acte. Les enquêteurs procèdent "à un certain nombre de vérifications pour essayer de savoir si d'autres faits ont pu être commis, de cette gravité ou d'une gravité moindre," a déclaré M. Gandolière.

    Le suspect "pleinement conscient" ?

    Ce soir-là, Moitoiret est effectivement rentré "couvert de sang, en lui  disant qu'il venait de tuer un petit garçon". "C'est en plein conscience qu'il s'est nettoyé, qu'il a lavé une partie de ses vêtements, qu'il s'est changé, et qu'il a placé toute sa tenue dans un sac de plastique", a souligné le magistrat. Le couple a quitté Saint-Sorlin le lendemain mardi matin, abandonnant dans la commune le sac contenant les vêtements ensanglantés, qui a été retrouvé sur  les indications de Noëlla. Ils se sont débarrassés du couteau un peu plus loin. Celui-ci n'a pas encore été retrouvé, selon M. Gandolière.

    Stéphane Moitoiret a lui déclaré qu'il se sentait "étranger à cette affaire", que "quelqu'un d'autre a commis le fait à sa place". Des expertises psychiatriques devraient être rapidement menées pour déterminer le degré de responsabilité de ce marginal et décider de la tenue ou non d'un procès.

             Le suspect a-t-il commis des meurtres à l'étranger?

    Les enquêteurs qui travaillent sur l'assassinat de Valentin ont saisi  Interpol afin de demander aux états frontaliers de la France de vérifier si le meurtrier présumé a pu commettre d'autres crimes. Les enquêteurs souhaitent "faire des recoupements au niveau national voire  international" après l'arrestation du couple de marginaux, Stéphane Moitoiret,  et Noëlla Hégo, 48  ans. Le bureau central national d'Interpol pour la France a donc transmis une demande, via l'institution policière internationale, notamment à la Belgique, l'Italie et  la Suisse, afin que les forces de police de ces Etats fassent des comparaisons  avec des affaires non résolues. Selon la soeur de Noëlla, Chantal Hégo, qui vit à Clary dans le Nord, les deux  routards vont "de droite à gauche" ensemble depuis vingt ans dans toute la  France, mais aussi en Italie. Le couple a été vu dans plusieurs départements de Rhône Alpes. Au niveau français, des investigations sont menées par le service technique  de recherche judiciaire et de documentation (STRJD) de la gendarmerie, à  Rosny-sous-Bois. Le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) va en outre être à nouveau interrogé afin d'établir si leur ADN a été  relevé sur d'autres scènes de crime.

    LCI.fr - 5 août 2008