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  • Les parents de Camille veulent comprendre pourquoi leur enfant est mort

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    Maître Aymeric Beauchêne

    La cour d'appel de Bastia a décidé lundi de remettre en liberté Antoine et Marc-Antoine, les deux adolescents mis en examen en Corse pour avoir provoqué début août la mort d'un bébé par un jet de pierre, à Bonifacio. "Les deux garçons âgés de 13 et 14 ans vont être libérés dans la soirée et placés dans un foyer éducatif, au Belvèdère à Bastia, et ce pendant toute la durée de l'instruction", a expliqué le procureur d'Ajaccio, José Thorel, joint par leParisien.

     
     
    "On ne parle pas d'une vraie remise en liberté, mais d'un régime de la liberté surveillée préjudiciaire", a-t-il précisé. Un "recadrage" qui devrait durer au moins six mois.  Ce centre d'action éducative de la Protection judiciaire de la jeunesse est un service placé sous l'égide du Ministère de la justice.  

     

    "Les deux cousins devront répondre à leurs obligations scolaires en attendant la fin de l'instruction. L'enquête a en effet révélé que les jeunes Corses étaient des adolescents livrés à eux-mêmes, " en carence de surveillance". "Ce sont des enfants dont les parents sont séparés. Leurs mères respectives travaillent toutes les deux. D'ailleurs, l'un des deux garçons rentrait assez tard au domicile familial", précise José Thorel.  

    La demande de remise en liberté des deux garçons de 13 et 14 ans avait été déposée par leur défense. Le parquet avait requis leur maintien en détention. «Le parquet a maintenu sa position», a déclaré à la sortie de l'audience Me Antoine Sollacaro, avocat des deux adolescents. «Nous compatissons, nous comprenons tout à fait la douleur des parents mais on ne répond pas au malheur par une injustice», a-t-il dit.

    Pour Me Aymeric Beauchêne du barreau du Val-de-Marne qui défend les parents de la victime, «il n'y a pas de haine particulière mais simplement la volonté de comprendre» de la part de ses clients.  «Les parents de Camille n'ont aujourd'hui qu'une intention, c'est la recherche de la vérité parce qu'ils sont venus dans cette région avec un enfant en pleine santé et qu'ils sont repartis avec ce même enfant dans un petit cercueil de 50 cm dans une soute d'avion», a poursuivi l'avocat.  «Concernant la détention des enfants, a-t-il poursuivi, il est bien évident qu'ils seront de retour chez eux pour Noël. Camille, il ne connaîtra jamais Noël».

     Leparisien.fr avec AFP - 18 août 2008

  • Bébé tué à Bonifacio: les deux ados corses sont libres

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    La cour d'appel de Bastia a décidé lundi de remettre en liberté les 2 adolescents mis en examen en Corse pour avoir provoqué début août la mort d'un bébé par un jet de pierre, à Bonifacio.

    Dans la matinée, le parquet avait requis le maintien en détention.

    "Je suis satisfait qu'ont ait mis un terme à la détention" réagit sur Le Post Maître Antoine Sollacaro, avocat des deux adolescents, à l'annonce de la nouvelle. "Nous passons d'une mesure coercitive à une mesure éducative. Je pense que c'est un sas nécessaire vers une remise en liberté totale" a-t-il ajouté.

    Quelle mesure éducative?
    "A partir de maintenant, ils sont tous les deux en liberté surveillée. Dès ce soir, ils vont être placés au foyer Belvédère de Bastia, un centre d'action éducative de la Protection judiciaire de la jeunesse. Après, reste à voir de quelle manière seront définis les droits de visites des parents..."

    Ils vont rester au foyer combien de temps?
    "Pour l'instant c'est pour 6 mois. Mais cette durée peut être prolongée ou abrégée" conclut l'avocat sur Le Post.

    Quoi d'autre?
    La décision de la chambre d'instruction prévoit aussi une enquête sociale. Les deux ados seront également suivis psychologiquement.

    Qu'en pensent les familles des deux ados?
    "Elles ne préfèrent pas s'exprimer directement de peur que leurs propos soient mal interprétés, mais elles sont satisfaites. Si elles ne se sont jamais opposées à une mesure éducative, elles estimaient en revanche que l'incarcération n'était pas nécessaire. Elles n'oublient pas la gravité des faits, et sont à moitié soulagées" rapporte leur avocat sur Le Post.



    C'était quoi l'histoire? Antoine et Marc-Antoine, 2 cousins de 13 et 14 ans, sont en prison à Borgo (Corse) depuis plus d'une semaine. Ils ont été placés en détention préventive après avoir lancé des pierres depuis le haut d'une falaise et dont l'une a tué un bébé sur le coup.

    Interrogée sur RTL, ce lundi matin, Nathalie, la mère d'un des ados, explique qu'un collectif a vu le jour pour demander la libération des deux adolescents, son fils Antoine et son neveu Marc-Antoine. "Il ne s'agit pas de les soustraire à la justice. Mais en France, la justice doit trouver une alternative. Je n'arrive pas à croire qu'en 2008, la justice en France n'ait pas une autre solution pour les cas comme celui-là..."

    Et à propos du bébé tué ?
    "Je me sens coupable", explique Nathalie. "Je passe mon temps à pleurer, à penser à cette famille, à écrire 10 lettres par jour qui leur sont adressées et que je détruis ensuite..." Mais cette mère ajoute: "Je n'ai aucun doute sur le fait que ce soit un accident, je connais très bien mes enfants et je sais que ce ne sont pas des voyous, qu'ils n'ont pas visé ces pauvres gens..."

    (Sources: Le Post, RTL) 18 août 2008
    La solidarité corse n'est pas un vain mot... On parlait d'une reconstitution pour savoir s'il y avait eu ricochet de la grosse pierre contre la falaise... On n'en parle plus maintenant. Ils sont libres, ils ont tué un bébé non-corse, le bébé d'un couple de touristes français, mais ils sont LIBRES!
    La dénommnée Nathalie, mère du petit voyou, ne peut pas autant pleurer que la maman du bébé de 8 mois dont le crâne a été fracassé! On ne veut pas de ces larmes hypocrites! Qu'elle pleure sur son fils qu'elle a si mal élevé!


  • Les affaires sont les affaires

    Les combats qui ont éclaté ce week-end entre la Géorgie et la Russie risquent de refroidir les Israéliens qui souhaiteraient investir dans cette région instable. Les projets et les investissements en cours semblent cependant ne pas souffrir de la situation.

    "La crise actuelle entre la Géorgie et la Russie aura une influence sur le nombre de nouveaux investissements israéliens en Géorgie", affirme en effet Itsik Moshé, le président de la chambre de commerce israélo-géorgienne.

    Et d'ajouter : "Les combats n'ont pas particulièrement surpris les investisseurs israéliens actifs dans la région. Environ la moitié des 50 investisseurs israéliens ont décidé de rester sur les lieux, tandis que l'autre moitié a préféré partir. Nous ne pensons pas que la situation va nuire aux investissements actuels. Ici, à Tbilissi, l'atmosphère peut être comparée à celle qui règne à Tel Aviv : les affaires se poursuivent comme d'habitude – même lorsque Sdérot est touchée par des roquettes ou qu'Israël annonce une incursion dans la bande de Gaza."

    Moshé a ajouté que la chambre de commerce n'avait pas reçu la moindre demande d'Israéliens souhaitant annuler leurs investissements ou retirer leurs fonds des banques de Géorgie.

    Les investissements et projets israéliens en Géorgie sont évalués par la chambre de commerce à 700, voire 800 millions de dollars.

    "Les trois plus importants projets immobiliers israéliens en Géorgie se poursuivent, y compris celui d'Eyal Ofer qui travaille sur un centre commercial d'une valeur de 100 millions de dollars dans le centre de Tbilissi", ajoute Moshé.

    Le conseiller économique de l'ambassade de Géorgie à Tel Aviv, Alexander Kipiani, affirme que les activités économiques comme le traitement de divers produits se poursuivent autant que possible.

    "La situation est dure, mais nous espérons que c'est temporaire. Les investissements en Israël ne sont pas liés aux activités militaires", affirme Kipiani. Et d'ajouter : "Nous ne pensons pas qu'il y ait de risques. Nous sommes convaincus que ces investissements sont sûrs."

    D'après l'Institut israélien des exportations, le commerce bilatéral entre Israël et la Géorgie s'élevait à 56 millions de dollars en 2007, dont 54 millions de dollars d'exportations.

    AROUTS 7 - 18 août 2008

  • "Les Russes, nos frères, sont venus nous défendre"

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    Dans les décombres de Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud
    A Tskhinvali, les femmes parlent dans les gravats de leurs appartements des crimes commis par les soldats géorgiens. L'armée russe a emmené les journalistes occidentaux sur place en convoi pour qu'ils voient.
     

    Tskhinvali, capitale de l’Ossétie du Sud. Pour tous les habitants, les soldats géorgiens sont les seuls coupables.

    Dans des décombres, une vieille dame en noir vagabonde. «Pourquoi ne suis-je pas morte?» chuchote Verena, 70 ans. Encore sous le choc, elle cherche de l'aide. Tremblante, confuse, elle vient de sortir de la cave où elle a passé sept jours blottie dans le noir. A Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud attaquée par l'armée géorgienne puis reprise par les forces russes, les combats ont cessé deux jours plus tôt. «Mais j'avais peur», sanglote Verena qui n'a retrouvé la lumière du jour que samedi matin. «Regardez ce que Saakachvili (ndlr: le président géorgien) a fait pour moi...»

    Devant la vieille dame, dans son petit appartement près du centre de Tskhinvali, vêtements, photos et boîtes de médicaments se perdent dans les gravats. Le mur extérieur est crevé. Il donnait sur la place de la Gare où les combats ont fait rage. Ce trou a sans doute été causé par un tank. Le tir a été si puissant qu'à l'intérieur, un deuxième mur a été percé. Derrière, le piano est défoncé. «Les Russes, nos frères, sont venus nous défendre», tente de rassurer une voisine auprès de Verena. «Maintenant, ils vont nous aider à tout reconstruire...»

    Il est impossible de dire qui est responsable de chacune des destructions, résultats de combats de rue entre forces géorgiennes d'un côté, russes et sud-ossètes de l'autre. Mais, pour tous les habitants, les soldats géorgiens sont les seuls coupables. Pourquoi avoir visé ce quartier résidentiel situé près de la place de la Gare mais aussi d'une des bases militaires russes? «Ce sont des fascistes...» répond Mzia Mameeva, 40 ans, une autre voisine. Chez elle, les murs sont démolis, les vitres brisées, les sols couverts de débris, les meubles partiellement détruits.

     

    Comme la veille dans un camp de réfugiés près de Vladikavkaz, la plus proche ville en Russie, ces femmes dénoncent les crimes commis par les soldats géorgiens contre les civils.  es grenades auraient été lancées dans les sous-sols des immeubles pour tuer ceux qui s'y étaient blottis.  «Il y a des preuves d'un nettoyage ethnique. Les Géorgiens voulaient chasser les Sud-Ossètes pour occuper leur territoire», affirme un enquêteur du Parquet russe dans un camp de réfugiés.

    Pour toutes ces femmes, il n'est «plus jamais question» de faire partie de la Géorgie. «Nous voulons être le plus loin possible d'eux. Comment faire confiance à Saakachvili? Quinze minutes avant l'attaque, il avait publiquement dit qu'il n'utiliserait pas la force... Nous ne croyons que les Russes», explique Manana Tedeeva, 35 ans. Avec un sourire glacial, elle prévient: «Aux Géorgiens, nous leur rendrons la monnaie!» Un désir de revanche à peine voilé chez cette jeune femme qui, avec fierté, parle de son frère parti «pour défendre notre territoire».

    (Source: la Tribune de Genève - 18 août 2008)

  • Des mercenaires à l'apparence slave...

    Ossétie du Sud: Tbilissi se livre à la subversion (armée russe)

    17:44 | 18/ 08/ 2008
     

    MOSCOU, 18 août - RIA Novosti. La Géorgie a intensifié ses activités de sabotage sur le territoire de l'Ossétie du Sud et semble recourir à des mercenaires à l'apparence slave, a affirmé lundi à Moscou un haut responsable de l'armée russe.

    "Les forces armées géorgiennes prennent des mesures pour rétablir leur capacité opérationnelle. Parallèlement, les activités subversives et terroristes s'intensifient contre les militaires russes et les civils en Ossétie du Sud", a souligné le général Anatoli Nogovitsyne, chef adjoint d'Etat-major général des forces armées russes, lors d'une conférence de presse.

    "Nous n'excluons pas des provocations de la part de mercenaires à l'apparence slave et vêtus d'uniformes russes qui semblent se livrer à la subversion aussi bien sur le territoire ossète que sur le territoire géorgien", a souligné le général russe.


  • Sarközy hausse le ton avec la Russie...

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    Bâtiments détruits par la Géorgie à Tskhinvali (Ossétie du Sud)

    Le président français Nicolas Sarközy a prévenu dimanche son homologue russe Dmitri Medvedev, lors d'un entretien téléphonique, des "conséquences graves qu'une non-exécution rapide et complète de l'accord de paix aurait sur les relations de la Russie avec l'Union européenne", a indiqué la présidence française.

      M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), a souligné que "la signature de l'accord de cessez-le-feu en six points signé par toutes les parties concernées, en dernier lieu par le président de la Fédération de Russie, doit se traduire par un retrait sans délai de toutes les forces militaires russes entrées en Géorgie depuis le 7 août".

    En réponse, le président Medvedev a annoncé à son homologue "que le retrait des troupes russes commencera demain lundi 18 août en milieu de journée", ajoute le communiqué.

    Les deux chefs d'Etat "se sont accordés sur le déploiement dans les meilleurs délais d'observateurs internationaux de l'OSCE".

    Ils sont également convenus d'"avoir chaque jour un entretien téléphonique concernant la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu", ajoute le communiqué.

    L'accord de cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie, obtenu à l'initiative de M. Sarkozy, prévoit le retour des forces géorgiennes dans leurs cantonnements et le retrait des troupes russes sur leurs positions d'avant le début du conflit en Ossétie du Sud le 8 août. AFP. 17.08.08