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  • Ségolène veut aller au Tibet pour faire bouger les choses

    Ségolène Royal a rencontré le dalaï-lama ce samedi matin à Nantes, "entre 8h40 et 9h30" précise au Post Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal et vice-président du groupe France-Tibet à l'Assemblée nationale.

    "L'échange était d'une très grande densité, très riche, vraiment" retient Jean-Louis Bianco.

    Qu'a dit le dalaï-lama?

    Il a souligné que la cause tibétaine était "une cause pour la vérité et la justice", lors d'un entretien accordé samedi matin à Nantes à l'ex-candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal.

    S'adressant brièvement à quelques journalistes présents à cette rencontre, le chef spirituel tibétain a affirmé qu'il "appréciait vivement" le soutien de Mme Royal, selon un enregistrement de ses déclarations obtenu par l'AFP auprès de l'un des rares médias admis à l'occasion de cette entrevue.

    "La cause du Tibet est une cause pour la vérité et la justice. Je considère que ceux qui soutiennent notre cause n'apportent pas un soutien pro-tibétain mais pour la justice", a ajouté le prix Nobel de la Paix avant son entretien avec Mme Royal qui s'est déroulé à huis clos.

    Qu'a dit Ségolène Royal?
    Elle a notamment annoncé son intention de se rendre au Tibet.

    Comment le dalaï-lama a -t-il réagi?
    "Quand elle lui a annoncé son souhait de se rendre au Tibet, le dalaï-lama a été un peu surpris. Il a eu un instant de surprise, et l'a ensuite chaleureusement approuvée" raconte au Post Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal et vice-président du groupe France-Tibet à l'Assemblée nationale, présent lors de la rencontre.
     
    "Il (le dalaï-lama ndlr) a trouvé que c'était une bonne idée" a ensuite déclaré Ségolène Royal sur France Info.

    La responsable socialiste a souligné de son coté que le dalaï lama était "un exemple pour la paix", selon le même enregistrement.

    "J'ai rencontré un homme qui souffre avec son peuple, le Tibet. Tous les pays démocratiques doivent bouger aujourd'hui" a aussi déclaré Ségolène Royal sur France Info.

    "Si très modestement ma présence peut servir à faire progresser la cause du Tibet, à faire reculer les souffrances, reculer la terreur, reculer la violence, je suis très très honorée qu'une éminente personnalité comme vous qui symbolise la paix et la non violence puisse m'accorder quelques instants", a-t-elle ajouté.

    "Dès la semaine prochaine je vais demander un visa pour me rendre au Tibet, je crois que les choses pourront ainsi bouger", a encore indiqué Mme Royal.

    "Nous allons effectivement déposer une demande de visa dès la semaine prochaine, après, nous verrons" poursuit Jean-Louis Bianco.

    Quoi d'autre?
    "Lorsque Ségolène Royal a demandé des conseils au dalaï-lama sur les éventuelles initiatives de pays démocratiques envisageables, il lui a répondu qu'il allait lui envoyer un de ses deux négociateurs, à ce sujet, pour la tenir informée de l'état des négociations. J'ai trouvé ça fort" poursuit sur Le Post le vice-président du groupe France-Tibet à l'Assemblée nationale.

    Et le fait que maintenant d'autres politiques veuillent le rencontrer après l'avoir boudé?
    "Si, du coup, ça débloque un peu tout le monde, tant mieux" confie au Post Jean-Louis Bianco.

    Qu'en pense l'UMP?
    "L'UMP constate avec surprise que madame Royal vient juste de découvrir le dalaï lama et qu'elle souhaite se rendre prochainement au Tibet, qu'elle avait superbement ignoré lors de son passage en Chine à l'occasion de sa campagne présidentielle", a déclaré samedi Dominique Paillé, un des porte-parole du parti présidentiel.

    Le dalaï lama se trouve depuis lundi en France pour une visite de douze jours présentée comme d'ordre "spirituel" durant laquelle il a déjà visité plusieurs centres bouddhiques en région parisienne et dans l'ouest. Il entame samedi à Nantes un cycle d'enseignements de cinq jours.

    (Sources: Le Post, AFP, France Info, France 2)

  • Les Blancs seront en minorité aux Etats-Unis

    Les "wasps" (pour white anglo-saxon protestants : protestants anglo-saxons blancs) seront minoritaires aux Etats-Unis d'ici à 2042, d'après une étude rendue publique, jeudi 14 août, par le Census Bureau (Office du recensement fédéral). Les prédictions précédentes tablaient sur 2050 comme échéance.

    La population des Etats-Unis est aujourd'hui d'environ 305 millions de personnes, dont deux tiers de "Blancs". Elle atteindrait 439 millions d'Américains d'ici à 2050, selon l'agence gouvernementale.
     Les Hispaniques passeraient de 15 à 30 %, les Noirs de 14 à 15 % et les Asiatiques de 5 à 9 %. Les "minorités" représenteraient donc au total 54 % de la population américaine.

    Ces nouveaux chiffres sont susceptibles d'être révisés, en fonction notamment des futures politiques d'immigration.

     

     

    La population américaine est par ailleurs vieillissante : le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus aura triplé d'ici à 2050, pour atteindre 19 millions.

    (Le Monde -14 août 2008)

  • Le PIB est en recul de 0,3%

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    Nulle...

    Le PIB français a reculé au deuxième trimestre pour la première fois depuis fin 2002, conséquence du ralentissement économique mondial, ce qui met à mal les prévisions de croissance du gouvernement et alimente les craintes de récession.

     Le produit intérieur brut s'est contracté de 0,3%, selon une première estimation de l'Insee annoncée jeudi et susceptible d'être révisée. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient une hausse de 0,2%.

    La croissance du premier trimestre a par ailleurs été revue en légère baisse, à +0,4%.

    "Ce sont des chiffres auxquels on s'attendait et qui ne sont pas bons", a commenté la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Mais "ce n'est pas un phénomène propre à l'économie française", a-t-elle ajouté.

    Subissant le ralentissement économique mondial, le PIB de la zone euro s'est aussi contracté de 0,2% au deuxième trimestre.

    Comme ses voisins, la France est frappée de plusieurs maux: un baril de pétrole tutoyant les 150 dollars en juillet, un euro élevé face au dollar, une dégradation du marché immobilier et une inflation à des niveaux record depuis près de vingt ans.

    "Ne le cachons pas, le risque d'une récession est désormais très grand pour l'économie française", estime Alexander Law, chez Xerfi.

    Une menace balayée par Christine Lagarde: "Toute personne qui crierait au loup et à la récession aurait un trimestre d'avance", a-t-elle déclaré, rappelant qu'une récession correspond à une contraction du PIB durant deux trimestres consécutifs. 

    La dernière récession en France remonte à l993.

    La hausse des prix explique en partie la stagnation de la consommation, premier moteur de l'économie française (+0,1%).

    "La dégradation du PIB tient surtout au plongeon de l'investissement" des ménages et des entreprises, souligne Marc Touati, chez Global Equities.

    L'emploi salarié dans les entreprises a diminué de 0,1% et le creusement du déficit commercial a ôté 0,5 point à la croissance entre avril et juin.

    "Ce qui m'intéresse, c'est ce qui va se passer demain", a dit Mme Lagarde, qui espère retrouver des marges de manoeuvre grâce au récent reflux des prix du pétrole.

    "Attention à ne pas sur-interpréter les chiffres", relativise Alain Chappert, directeur des synthèses économiques de l'Insee, qui souligne le caractère volatil de l'activité économique dans cette période.

    L'acquis de croissance, c'est-à-dire le niveau de croissance que l'économie française est garantie d'atteindre en 2008 si la croissance des deux derniers trimestres est au moins égale à zéro, s'établit pour le moment à 0,9%.

    "Notre prévision centrale d'une hausse du PIB de 1,7% pour 2008 n'est plus du tout tenable", en conclut Alexander Law, pour qui l'hypothèse sur laquelle a été bâti le budget (2,25% de croissance) est aujourd'hui "chimérique".

    Le gouvernement table désormais sur une croissance de 1,7 à 2,0%, et plutôt dans le bas de cette fourchette.

    Pour le premier secrétaire du PS, François Hollande, "ce n'est pas 2% de croissance que nous aurons", mais "au mieux un peu plus de 1%". "Les déficits publics seront en fin d'année au-dessus de 3% du PIB. Le gouvernement n'aura pas d'autre choix que de laisser filer les déficits, prendre des mesures de réduction des dépenses ou augmenter les impôts", a-t-il averti.

    Le Premier ministre François Fillon, selon qui "la portée de cette estimation provisoire d'activité ne doit pas être exagérée", réunira lundi les ministres de la sphère économique pour identifier les réponses à apporter au recul du PIB. AFP. 17.08.08

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