Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le bataillon français n'avait pas demandé de reconnaissance aérienne

    Selon nos informations, le bataillon français (Batfra) n'avait pas demandé de reconnaissance aérienne avant d'engager la colonne dans la vallée d'Uzbin, au nord du 35ème parallèle.

     Il s'agissait pourtant d'un secteur dans lequel les militaires français ne s'étaient pas encore aventurés, depuis leur arrivée à Surobi début août. Contrairement à la plaine de Shamali, au nord-ouest de Kaboul, que les Français parcourent depuis des années, cette région est considérée comme dangereuse.

    Si la France ne dispose d'aucun drone en Afghanistan, elle maintient deux hélicoptères à Kaboul, en l'occurrence deux EC 725 Caracal de l'Armée de l'air. Ceux-ci n'ont reçu aucune demande de la part du commandement français pour éclairer l'itinéraire. Arrivés sur place depuis avril, ils avaient pourtant déjà rempli des missions de ce type pour les Italiens déployés précédemment dans le secteur.

    Les hélicoptères ne sont pas rattachés directement au Batfra et c'est l'ISAF (l'Otan en Afghanistan) qui décide de leur emploi. Au vu du faible nombre de voilures tournantes sur le théâtre, il est possible qu'ils aient été jugés plus utiles ailleurs. Rien ne dit même qu'un vol de reconnaissance aurait permis de détecter le groupe de talibans embusqués. Mais cela valait sans doute la peine d'essayer.

  • VIDEO Le "printemps de Prague" il y a 40 ans

    http://www.dailymotion.com/video/x6i7ol_printemps-de-prague-ecrase-40-ans-n_news

  • Les troupes étaient-elles bien préparées pour l'Afghanistan?

    Paras afghanistan.jpg
    François Géré, directeur de l'institut français d'analyse stratégique, un centre d'études, répondait aux auditeurs d'Europe 1 ce midi. Il nous livre quelques clefs pour mieux comprendre comment ces soldats - dont certains avaient à peine un an d'expérience - se sont retrouvés en plein coeur d'un conflit interminable.

    "Ce coin d'Afghanistan, c'est un territoire qui n'a jamais été maîtrisé par une puissance étrangère: les Britanniques s'y sont cassé les dents au XIXème siècle, les Soviétiques au XXème. C'est une guerre de contre-guerilla. C'est très différent d'une guerre classique, et beaucoup plus méchant. C'est un affrontement permanent qui suppose un renseignement de terrain très fin."

    "On n'est plus au temps de la guerre froide!"
    "Les soldats du rang, engagés volontairement, sont souvent des gens jeunes. Sont-ils entraînés à la contre-guerilla? Ont-ils une bonne doctrine stratégique? Disposent-ils du matériel adapté? La réponse est non. On est plus au temps de l'intervention en Europe centrale et orientale du temps de la guerre froide! En Afghanistan en ce moment, il fait une chaleur épouvantable. Le terrain n'a rien à voir avec l'Europe: c'est une succession de vallées encaissées... Y-a-t-il eu une véritable adaptation? La réponse est non."

    "Quand ils sont envoyés en opérations extérieures, les soldats touchent 10.000€/mois. Ce n'est pas une prime de risque, c'est une échelle de salaire totalement différente. On n'envoie pas n'importe qui n'importe où juste à cause de l'appât du gain. Ce sont des volontaires, pas des mercenaires!"

    "On a attendu quatre heures des renforts!"
    Même son de cloche dans le Monde, où l'envoyé spécial du journal a recueilli les témoignages des soldats blessés lors de l'embuscade. L'un deux raconte qu'ils ont attendu "quatre heures" les renforts, et qu'ils étaient presque à court de munititions. "Les tirs n'ont pas cessé pendant six heures, explique un autre. Parmi les attaquants, il y avait des tireurs d'élite, ils étaient plus nombreux que nous et nous attendaient."
    Un dernier souligne le fait que l'embuscade était organisée de longue date: "il faut près de trois heures pour arriver au col, suffisamment de temps pour que les talibans soient prévenus par des complices de notre arrivée."

    (Sources: Europe 1, Le Monde) - 21 août 2008

  • L'heure des vraies questions a sonné

    afghanistan-PARAS.jpg
    On leur fait même étudier l'anglais pour la communication

    La mise au point musclée de Nicolas Sarközy à Kaboul, hier matin, n'a pas suffi à étouffer les polémiques. Même atténuées par la compassion et le respect aux victimes, les questions se sont succédé, tant à propos de la présence française en Afghanistan que sur les circonstances de l'accrochage.

     

    Avant l'arrivée du président sur place, quelques-uns des soldats blessés lundi ont confié leur version de l'embuscade, mettant à mal les affirmations du général Georgelin, lors de la conférence de presse de la veille.

    C'est l'envoyé spécial du journal Le Monde qui a pu s'entretenir avec eux à leur retour au camp. Contrairement à ce qu'avait dit le chef d'état-major des armées, ils racontent que leurs camarades ne sont pas tous morts dès le début de l'accrochage, mais au fil de combats qui ont duré plus de six heures.

    On apprend également que les hommes du 8e RPIMa (1) sont restés « plus de quatre heures sans renfort », qu'ils n'avaient plus de munitions pour se défendre contre un ennemi supérieur en nombre et qu'ils auraient enfin été touchés par des tirs de l'aviation américaine, venue en renfort pour leur permettre de se dégager, voire par des soldats de l'armée afghane positionnés en aval.

    En filigrane, ces témoignages mettent en cause des défauts de communication et la lenteur de réaction du commandement.

    La veille, c'est le manque d'expérience des soldats français (la majorité des victimes avaient entre vingt et vingt-deux ans) qui avait été évoquée, ainsi que la qualité du matériel mis à leur disposition, qui serait mal adapté au terrain spécifique des montagnes afghanes.

    Depuis la base avancée de Morales-Frazier, le colonel Jacques Aragones, commandant du 8e RPIMa, a répondu que ses hommes étaient « prêts, plus que prêts. » « Je ne connais pas d'unité de l'armée française qui se soit mieux préparée que nous », a-t-il martelé, précisant que « la section la plus jeune ici a au moins un an de service. »

    Devant l'Assemblée

    À Lille, où la force d'action terrestre est chargée de préparer, de coordonner ces unités, on tient le même discours : « Jamais on n'avait conduit une préparation spécifique aussi poussée. Pendant cinq mois, les hommes ont étudié le terrain, les IED - engins explosifs improvisés -, toutes les formes d'attaques - de l'assaut kamikaze à l'embuscade classique - et même l'anglais, pour éviter les problèmes de communication. » Toutes ces questions seront sans doute abordées par la commission défense de l'Assemblée nationale, devant laquelle Hervé Morin viendra s'expliquer lundi après-midi ou mardi matin.

    Le ministre devra en outre répondre aux députés de gauche, et même à quelques voix qui s'élèvent à droite, pour demander si la stratégie suivie depuis 2001 par les forces de l'OTAN, inspirée de l'élan américain, n'est pas à reconsidérer.

     Après tout, la reconstruction n'a toujours pas avancé dans ce pays voué à la misère et la corruption, et les talibans reprennent du terrain chaque année, malgré soixante-dix mille hommes en soutien de l'armée nationale afghane...

    1. - Sur les dix tués, huit appartenaient à ce régiment, de même que dix-sept des vingt et un blessés.

    La Voix du Nord - 21 août 2008

     

  • Le "fardeau de l'homme blanc"

    RPIMA.jpg
    Par Altermédia

    Dix jeunes français sont morts dans ce que les services de communication officielle appellent en vocabulaire contrôlé un « incident majeur » et qu’il serait plus conforme de dénommer une « bataille sanglante». Ils sont morts pour Kaboul, ville bunker d’un pouvoir fantoche et narcomafieux. Morts pour que M. Bush puisse continuer à jouer encore quelques mois au petit général en chef des forces du bien. Morts pour que les Afghanes, ensevelies de leur plein gré sous des burqas, découvrent les boîtes de nuit ou, selon le vœu même du président de la République, le vernis à ongles.

    M. Sarközy dont il est peu fait mention des états de service, a décidé de se battre jusqu’à la dernière goutte de sang des enfants des autres. Pour sa part, il a cantonné le fils qui fait sa fierté et les couvertures de magazines glamours, à mener bataille, entre Neuilly et Nanterre, pour le conseil général des Hauts de Seine.

    Dans un pays moyenâgeux comme l’Afghanistan qui n’a jamais connu et ne connaîtra que la loi primitive des chefs de guerre, il prétend pouvoir calquer notre modèle institutionnel d’état nation. A des populations qui vivent non seulement dans un autre lieu mais aussi dans un autre temps, il croit pouvoir fourguer les valeurs occidentales que, naïvement, il tient pour universelles. Il faut se rendre à l’évidence : ces gens qu’il veut sauver de la lapidation ou du tranchage de mains ne nous aiment pas. Il y a cinquante ans, les indépendances africaines nous ont enseigné que s’obliger à porter le prétendu « fardeau de l’homme blanc » était source de sacrifices aussi coûteux qu’inutiles.

     

    Dans ce pays fier et rustre, notre présence est contreproductive : elle est vécue comme un affront qui légitime, renforce et réimplante les talibans.

    Mais Nico l’américain n’a pas peur du paradoxe.
    D’un côté, ses analyses géostratégiques embourbent nos troupes dans une hasardeuse croisade contre l’islam radical dans un pays que personne ne situe même sur une carte. Il engage dans cette aventure sans issue des soldats qu’il a désarmés et qui sont vraisemblablement infiltrés de l’intérieur.
    D’un autre côté, l’état ruiné dont il est le chef, finance, contre notre modèle laïc, la construction d’une mosquée dans chaque ville et villages français.
    Le stratège calamiteux de la campagne de Balladur ignore-t-il que chacune de ses constructions sera la base avancée d’un islam politique dont le but est la conquête religieuse et territoriale de l’Europe ?

    20 août 2008

    On oublie trop que l'Afghanistan est un des plus gros producteur d'opium et d'héroïne de la planète!

  • Des soldats français tués par des tirs de l'aviation alliée?

    afghanistan-300x204.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    L’Otan annonce une enquête sur les informations selon lesquelles les soldats français tués en Afghanistan auraient été touchés par des «tirs amis», en l’occurence de l’aviation alliée.

    L’Otan va «examiner» des informations de presse selon lesquelles certains des dix soldats français tués lundi en Afghanistan auraient été touchés par des frappes aériennes de l’Alliance, a indiqué ce mercredi un de ses hauts responsables.

    L’information, passée sous silence à la télévision, est en tout cas révélée par le journal Libération.

    AMI-France 20 août 2008