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  • Corsa nostra

    C'est une action symbolique mais une action qui fait du bruit.

    La villa de l'acteur français Christian Clavier a été occupée durant une heure par des militants indépendantistes corses.

    Ils étaient une cinquantaine de militants d'organisations indépendantistes corses à prendre possession du jardin de la villa de Christian Clavier à Porto-Vecchio.

    Une action pour protester contre « la spoliation foncière » de la Corse.

    Avant cette occupation pacifique, une centaine de militants de plusieurs organisations corses s'étaient réunis ce matin devant la mairie de Porto-Vecchio pour dire leur opposition au Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse.

    Un plan qui, selon les organisations indépendantistes, « privilégie l'économie résidentielle et encourage "la colonisation de peuplement" par de personnes non originaires de l'île.

    Ce plan devrait être approuvé par l'assemblée de Corse l'an prochain.

    Les militants ont hissé une banderole sur la façade de la mairie de Porto-Vecchio où l'on pouvait lire : « Honte à toi qui vend la Corse. »

    C'est après cette manifestation devant la mairie qu'une partie des militants indépendantistes se sont dirigés vers la villa de Christian Clavier pour une occupation symbolique.

    Reste à savoir si Christian Clavier va parler de ce problème foncier à son ami Nicolas Sarközy...

    (Source: Le Parisien)

  • RIVAROL (1753-1801)

    Rivarol dit le comte de Rivarol.jpg

    Gravure ancienne reproduite dans l'Histoire de la littérature française, d'Émile Faguet, Plon-Nourrit, 1916, 20e édition
    Antoine Rivaroli, dit le comte de Rivarol. Écrivain français. Burke l'appela «le Tacite de la révolution». Voltaire dit de lui: «C'est le Français par excellence».

    Notre époque se souvient de Rivarol pour sa célèbre apologie de la langue française : «1784 : le Discours sur l'universalité de la langue française est la réponse de ce publiciste originaire du Midi de la France, monté à Paris pour faire carrière dans le monde des lettres, à un sujet proposé par l'Académie de Berlin. C'est une étincelante apologie de la langue française, langue des échanges internationaux, langue universelle dont la perfection est insurpassable. Essayiste et pamphlétaire brillant, formé à l'école des Lumières, Rivarol ne comprendra pas la Révolution qu'il condamnera; il émigrera et mourra en exil.» (Célébrations nationales 2001, Ministère de la Culture et de la Communication, France)

    «Rivarol ravissait les suffrages par sa rapide et lumineuse éloquence. Mon imagination me retrace souvent cet homme rare dont la superbe figure et la voix harmonieuse embellissaient la diction, qui chez aucun autre n'atteignit à un si haut degré de perfection. Entraîné par un charme irrésistible, on ne se lassait pas de l'entendre. Dans sa bouche, les sujets les plus sérieux prenaient de l'intérét et les plus arides appelaient l'attention. Sa délicatesse ingénieuse donnait de la valeur aux choses ou légères ou frivoles. Un tact heureux des convenances le sauvait du pédantisme et l'éloignait de la présomption. Enfin, signe rare, mais incontestable, de sa supériorité, il faisait éprouver une satisfaction qui prévenait le développement des germes de la jalousie.» (Anne-Henri Cabet, vicomte de Dampmartin (1755-1825), Mémoires sur divers événemens de la Révolution et de l'émigration. Tome I. Paris, chez Hubert, 1825; cité par Remy de Gourmont)


    Vie et œuvre

    « Rivarol aimait l'ancien régime : il se croyait fait pour être la parure d'une monarchie et il voyait dans le parti contraire ceux qu'avait bafoués son Petit Almanach des grands hommes. Il collabora d'abord au Journal politique national, puis aux Actes des Apôtres.

    Ses articles du Journal politique national, recueillis en volume sous le titre de Mémoires, sont remarquables. Il y raconte les événements depuis la réunion des États généraux jusqu'au retour de Louis XVI à Paris. Le récit des journées d'octobre est dramatique par sa grave et sombre simplicité, par des traits concis et saisissants : l'attente de Paris et sa « curiosité barbare », l'Assemblée « anéantie devant quelques poissardes », la stupeur de l'entourage royal et « la défection de toutes les idées grandes et petites », l'avilissement du roi traîné lentement à Paris au milieu de la populace sous les yeux de Mirabeau « abusant de son visage » et du duc d'Orléans « se réservant pour dernier outrage ». Rivarol voit dans Louis XVI un homme « toujours irrésolu, toujours malheureux dans ses irrésolutions », et il lui souhaite le courage de la reine. Non qu'il loue Marie-Antoinette sans réserve : il reconnaît qu'elle a régné sur le roi « comme une maîtresse », qu'elle a fait des dons excessifs à ses amis, affaibli l'étiquette. Mais seule, la fille de Marie-Thérèse garde « une contenance noble et ferme parmi tant d'hommes éperdus et une présence d'esprit extraordinaire quand tout n'est que vertige autour d'elle ».

    Il se pique d'« impartialité », d'« austérité ». La Révolution, dit-il, ne pouvait s'éviter. Les griefs de la nation étaient à leur comble : impôts, lettres de cachet, abus de l'autorité, vexations des intendants, longueurs ruineuses de la justice. Des philosophes de génie avaient écrit pour corriger le gouvernement et les petits esprits qui les commentaient avaient mis leur oeuvre à la portée du peuple; l'imprimerie n'est-elle pas l'artillerie de la pensée? Mais de tous les griefs, le plus terrible était le préjugé de la noblesse : ceux qui n'étaient pas nobles trouvaient la noblesse insupportable et ceux qui l'achetaient, ne la détestaient pas moins, puisqu'ils n'étaient qu'anoblis et que le roi guérit ses sujets de la roture comme des écrouelles, à condition qu'il en reste des traces.

    Il insiste sur la défection des troupes. Qu'étaient les gardes françaises, sinon des bourgeois armés? Ne furent-ils pas fêtés et caressés à Paris comme jadis à Rome les gardes prétoriennes? Et devait-on compter sur des soldats indignés contre les faiseurs qui remplaçaient l'honneur par le bâton, désespérés par les coups de plat de sabre et la discipline du Nord, mécontents d'un roi qui ne montait pas à cheval, manquant de tout et nourris par ceux mêmes qu'ils venaient réprimer?

    Mais le grand coupable aux yeux de Rivarol, c'est la cour, c'est le ministère qui n'a fait que des sottises, c'est le conseil où il y eut un concert de bêtises. Pourquoi entourer l'Assemblée d'un appareil menaçant comme pour réduire tout le règne actuel à quinze ans de faiblesse et à un jour de force mal employée? Pourquoi n'avoir ni prévu ni compris ce que devaient être les États généraux? Pourquoi renvoyer Necker? N'était-ce pas agir aussi imprudemment que si la cour de Naples jetait à la mer l'ampoule de saint Janvier? Pourquoi le roi se mettait-il à la tête de la milice bourgeoise? Henri III, se déclarant chef de la Ligue, en était-il le maître?

    L'Assemblée n'est pas moins sévèrement traitée. Qu'elle prenne garde. Le peuple ne goûte de la liberté comme des liqueurs violentes que pour s'enivrer et devenir furieux. Malheur à ceux qui remuent le fond d'une nation! Le Palais-Royal qui joint les exécutions aux motions, qui transforme ses galeries en chambres ardentes où se prononcent des sentences de mort et ses arcades en gémonies où s'étalent les têtes des proscrits, le Palais-Royal est une seconde assemblée qui l'emporte sur la première par la vivacité de ses délibérations, par la perpétuité de ses séances, par le nombre de ses membres. La Révolution est déjà toute populaire. La lie de Paris entre dans l'armée démocratique, et les constituants tremblent devant cette armée. Pour la satisfaire, ils entassent décrets sur décrets et ruines sur ruines, et dans la nuit du 4 août, cette Saint-Barthélemy des propriétés, les députés de la noblesse « frappaient à l'envi sur eux-mêmes, comme les Japonais chez qui le point d'honneur est de s'égorger en présence les uns des autres".

    Les jugements de Rivarol ne sont pas toujours justes. L'esprit de parti l'entraîne, et il nomme Mme de Staël la Bacchante de la Révolution et Necker un impudent charlatan. Mais le style de ces Mémoires est énergique, vigoureux, plein de mots qui font penser.

    Les conseils qu'il donnait au roi par l'entremise de La Porte témoignent d'une grande sagacité. Que le roi, dit-il, sache bien que les aristocrates restés à Paris passent leur vie autour des tapis verts, et ceux qui sont mieux chez eux que dans la rue, doivent être battus par ceux qui sont mieux dans la rue que chez eux. Il recommande de travailler le peuple, de fonder un club des ouvriers. Selon lui, il faut se conserver par la partie forte, par les maximes populaires, par le corps législatif, et non par l'appui pourri des nobles et des prêtres; que le roi ne compte pas sur ces émigrés qu'il devra « remplumer » après la victoire; qu'il ne soit pas le roi des gentilshommes; qu'il soit roi.

    Lui aussi émigra. Mais dans sa Lettre à la noblesse française il donna, sous une forme oratoire et par instants trop pompeuse, les mêmes conseils de prudence et de modération. Pas de triomphe impitoyable. Pas de cruelle vengeance. On devra consolider par la sagesse le nouvel ordre des choses, et, après avoir usé de la force, user de la persuasion. On devra laisser faire le roi qui a vu le mal et le danger plus longtemps et de plus près : le roi, seul juge et médiateur, n'oubliera pas qu'il est père et que le peuple est enfant. »

    Arthur Chuquet, « Chapitre XIII : La littérature sous la Révolution », dans Louis Petit de Julleville (dir.). Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900. Tome VI. Dix-huitième siècle, Paris, Librairie Armand Colin, 1896-1899, p. 717-719 (domaine public)

    Source: Encyclopédie de l'Agora


  • Bayrou a des acouphènes

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    Invité du "GRAND-RENDEZ VOUS"  EUROPE 1 - LE PARISIEN - AUJOURD'HUI EN FRANCE ce 31 août, le président du Modem, François Bayrou, a notamment dénoncé «l'arbitraire politique» qui  «a imposé à l'Etat de gruger le contribuable français de 400 millions d'euros» dans l'affaire Bernard Tapie.

    Sur la politique internationale, il a indiqué qu'il votera en faveur de la poursuite de l'intervention française en Afghanistan, le 22 septembre à l'Assemblée nationale

     

    Affaire Tapie : «On est en train d'abuser le contribuable.»  François Bayrou juge qu'«il y a eu une atteinte totale aux principes républicains.» «On est en train d'abuser le contribuable en lui volant 400 millions d'euros d'argent public et normalement, les élus de la République ne devraient pas le laisser faire.» «On a écarté la justice - tous les magistrats qui m'entendent le savent - pour choisir un arbitrage privé rémunéré, et chacun des arbitres a touché 330.000 euros», a ajouté M. Bayrou à propos du contentieux concernant la vente d'Adidas par une filiale du Crédit Lyonnais.

    Le vote de Martine Aubry. Le président du Modem a laissé entendre que Martine Aubry lui avait avoué avoir voté pour lui. A la question «Martine Aubry vous a-t-elle confié avoir voté pour vous au premier tour de l'élection présidentielle plutôt que pour Ségolène Royal?», M. Bayrou a répondu: «Il arrive qu'on ait des manifestations auditives, on appelle cela des acouphènes, alors j'ai dû avoir des acouphènes».

     A La Rochelle, vendredi, Mme Aubry avait jugé cette assertion «lamentable». «La question qu'il faut poser, c'est : François Bayrou a-t-il voté pour Ségolène Royal au second tour ?».

    Embuscade en Afghanistan : «Ca m'étonnerait que le gouvernement ignore des détails» «La décision qui a été prise de maintenir notre participation à l'action internationale (en Afghanistan), oui je la voterai», a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques. Il estime que «la France doit tenir ses engagements»,  mais aussi «donner à ses soldats les moyens de sa sécurité». Mais, évoquant la mort des dix soldats français dans une embuscade le 16 août, il a déclaré: «Il y a des informations nombreuses qui indiquent qu'il y a beaucoup de zones d'ombre encore. Il y a sur l'embuscade, et sur ses circonstances, des choses à connaître qui pour l'instant ne me paraissent pas transparentes. Ca m'étonnerait que le gouvernement ignore des détails.»

  • L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat

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     CLICHY-LA-GARENNE (HAUTS-DE-SEINE), 30 août. Grâce à l’ARS, Lounès et Samira ont fait le plein de fournitures scolaires pour leurs quatre enfants, avant la rentrée des classes. - Edouard Courtial. (en médaillon)

    Il entend bien « jeter un pavé dans la mare». Pour Edouard Courtial, député (UMP) de l’Oise, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) doit profiter exclusivement aux enfants. Le jeune parlementaire de 35 ans déposera, au début du mois de novembre, un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale discuté alors à l’Assemblée.

    Il préconise l’envoi de « chèques achats rentrée scolaire » plutôt qu’un « simple virement » par les caisses d’allocations familiales.

    Pourquoi avez-vous des soupçons sur l’utilisation de l’allocation de rentrée scolaire ?

    Edouard Courtial . Personne ne contrôle rien aujourd’hui. L’ARS est parfois détournée pour des achats pour la famille. Il semblerait que certains distributeurs d’électroménager enregistrent des pics de vente d’écrans plats au moment de la rentrée. J’ai entendu récemment quelqu’un dire : « On s’offrira une nouvelle télé quand on aura touché l’ARS ! » J’étais atterré. L’ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat. Cette allocation doit permettre d’acquérir des fournitures scolaires, des baskets pour les cours de sport. Il est anormal que des enfants débarquent en classe avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés, mais disposent, à la maison d’une PlayStation toute neuve. Où sont les priorités ?

    Vous êtes favorable à l’instauration de « chèques achats rentrée scolaire ». C’est quoi au juste ?

    Ce sont des bons d’achats qui permettraient, dès la rentrée 2009, d’acheter uniquement ce qui est utile à une rentrée scolaire. Des agréments seraient donnés à certains distributeurs ou petits détaillants acceptant ce mode de paiement. Ceux-ci les renverraient ensuite à l’Etat qui les rembourserait sous forme de numéraire. Parallèlement, le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué.

    Cette mesure promet d’être impopulaire… Qui peut aller contre ?

    Ceux qui détournent l’allocation ne seront, sans doute, pas satisfaits. Cette pratique existe depuis toujours. C’était une question taboue. Mais les temps changent. Mon initiative est dans la même philosophie que le contrôle des chômeurs avec l’offre valable d’emploi (NDLR: offre ne pouvant être refusée plus de deux fois par un chômeur sous peine de sanction). Il est temps de contractualiser l’aide sociale en France, évidemment nécessaire.

     

     


  • La dure vie d'une militante...

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    Il nique sa mère et cogne sur les femmes...

    Le rappeur Joeystarr, 40 ans, chanteur du groupe NTM, devra se présenter le 10 octobre prochain devant les juges du tribunal de Paris après s’en être violemment pris, à plusieurs reprises, à la mère de ses deux enfants. Déféré jeudi devant un magistrat du parquet de Paris, Didier Morville, plus connu sous son nom de scène, a été placé sous contrôle judiciaire avant de recouvrer la liberté.

    Sa compagne, Leïla Dixmier, s’est rendue le 23 août au commissariat du IVème arrondissement de Paris après avoir notamment reçu des coups au visage.

    « Elle a expliqué avoir été victime de ces faits le 23 août mais aussi le 6 mai »

    « Le dépôt d’une simple main courante indique que sa compagne ne souhaite peut-être pas qu’une procédure judiciaire aille trop loin », décrypte, avec prudence, Me Christian Saint-Palais, avocat de Joeystarr.

    Selon nos informations, la jeune femme a été frappée au visage, mordue à un doigt et s’est fait cracher dessus par le chanteur qui compte une dizaine de condamnations à son casier judiciaire. « Elle a expliqué avoir été victime de ces faits, le 23 août, mais aussi le 6 mai », précise une source proche de l’affaire. Alerté, un magistrat du parquet a ordonné le placement en garde à vue du prévenu qui ne vit plus avec sa compagne, domiciliée dans le quartier du Marais à Paris.

    Ancienne photographe de mode et journaliste, Leïla Dixmier préside le collectif Devoir de mémoire. Centrée au départ sur le thème de la question noire et de la préservation de l’histoire durant les périodes de l’esclavage et de la colonisation française, cette association a élargi ses interventions à la lutte contre le racisme et les discriminations raciales. Elle est parrainée par de nombreuses personnalités et Joeystarr en est le cofondateur.

    Ce dernier, qui vient de reconstituer le groupe NTM, a déjà été condamné dans deux affaires concernant des brutalités exercées sur des femmes. En 1998, le rappeur se moque de trois hôtesses de l’air dans un hôtel de Montpellier (Hérault). L’une d’elles réplique au chanteur et reçoit un coup de poing au visage. Joeystarr écope de deux mois de prison ferme. Début 1999, son ex-compagne, l’ancien mannequin Jennifer Galin, dépose plainte en déclarant qu’elle était régulièrement frappée par Joeystarr. Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) le condamne à six mois ferme pour « coups et blessures volontaires », le 16 juin 1999.

     

    Le Parisien -30 août 2008