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  • Le "troisième oeil"

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    Danse de Shiva
    "Je ne pourrais croire qu'à un Dieu qui saurait danser."

    Ainsi parlait Zarathoustra - Friedrich Nietzsche 

    Cette marque rouge sur le front représente « le troisième œil » de Shiva. Autrefois dessinée d'un geste religieux avec le majeur de la main droite, le tilak est aujourd'hui plus décoratif mais est toujours censé porter bonheur.
    Le tilak est une marque de bon augure que l’on appose sur le front lors des cérémonies religieuses ou en guise de bienvenue. Il est dit dans les textes sacrés, qu’un front sans tilak est comme une maison sans toit, un village sans temple, une fleur sans parfum ou un cœur sans pitié.

    Dessiné avec de la pâte de santal, il est appliqué entre les deux sourcils, au niveau du chakra du troisième œil (âjnâ-chakra) Symbolisant alors le troisième œil de Shiva, il éveille la conscience, incarne la connaissance spirituelle, celle qui transcende tout.
    Les dévots de Shiva appliquent sur leur front un tilak particulier, le "tripundraka". Tracé avec des cendres,
    rappelant les cendres du bûcher funéraire, ces trois barres horizontales apaisent l’esprit durant la méditation. Les vishnuites apposent sur leur front un autre signe particulier à leur secte. Il s’agit de lignes verticales rouges et blanches. Les femmes, quant à elles, appliquent sur leur front un cercle rouge, réalisé avec de la poudre rouge de curcuma, appelé "kumkum".

    Enfin, le terme tilak est utilisé pour désigner le rituel qui a lieu avant le mariage. Au cours de cette cérémonie, le frère de la fiancée applique le tilak sur le front du futur époux, rendant ainsi la promesse de mariage officielle. Cela confère au fiancé le statut de "var", prêt pour le mariage.

  • Les forces de la Nature

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    Vue aérienne de l'ouragan Gustav

    L'ouragan Gustav, qui a déjà fait au moins 85 morts dans les Caraïbes, a atteint samedi soir une puissance inégalée depuis sa formation, en frappant avec des vents de 220 km/h l'île cubaine de la Jeunesse, aux portes de la grande île de Cuba placée en état d'alerte maximal. Plus de 200.000 personnes vivant dans des zones exposées de l'île ont été évacuées depuis vendredi. 1200 touristes étrangers, essentiellement des Canadiens et des Italiens qui se trouvaient près de l'île de la Jeunesse, à Cayo Largo del Sur, ont également été transférés en lieux sûrs, selon les autorités cubaines.

    Les vents sont passés au cours de la journée de samedi de 185 km/h à 220 km/h, une puissance jamais atteinte jusqu'ici pour Gustav, qui est devenu samedi un ouragan "extrêmement dangereux" de catégorie 4 sur l'échelle Saffir-Simpson qui en compte 5. Le Centre américain des ouragans, basé à Miami, indique même que Gustav pourrait se transformer en ouragan de catégorie 5 dans la nuit de samedi à dimanche. La province de Pinar del Rio et l'île de la Jeunesse avaient été placées dès vendredi en état d'alerte cyclonique maximal. A La Havane, les autorités ont commencé à évacuer les habitants des quartiers situés au-dessous du niveau de la mer et ceux des immeubles délabrés qui pourraient ne pas résister au passage de l'ouragan. La capitale cubaine ne devrait toutefois pas être directement touchée par l'ouragan.

    Un oeil de 60 km

    Gustav, qui s'étend sur un vaste rayon de 520 km et dont l'oeil couvre un diamètre de 60 km, doit poursuivre sa route dimanche matin vers le Golfe du Mexique et la Louisiane, qui avait particulièrement souffert il y a trois ans, presque jour pour jour, de l'ouragan de catégorie 5 Katrina.

    La Nouvelle-Orléans, qui avait été en grande partie noyée sous les eaux de Katrina en août 2005, se prépare actuellement à l'arrivée de Gustav, probablement mardi, en  procédant à l'évacuation volontaire de certains quartiers. Les habitants avaient attendu en 2005 jusqu'à la dernière minute pour quitter la ville avant l'arrivée de Katrina qui avait fait quelque 1500 morts en Louisiane et dans les Etats voisins. Dès vendredi, George W. Bush, très critiqué en 2005 pour la lenteur des moyens fédéraux mis en oeuvre pour venir au secours des populations frappées par l'ouragan Katrina, a placé la Louisiane en état d'"alerte ouragan". Ceci permet notamment de débloquer des aides fédérales pour venir en aide aux potentielles victimes. 

    La convention républicaine reportée ?

    Alors que plusieurs responsables républicains ont assuré samedi qu'il n'y avait pas de projet de repousser la date de la convention républicaine, qui doit débuter lundi à St Paul, dans le Minnesota, John McCain a lui indiqué que son parti pourrait être amené à suspendre la convention en raison de l'ouragan Gustav qui s'apprête à frapper le sud des Etats-Unis. "Il ne serait pas convenable d'avoir un événement festif alors qu'une tragédie ou un défi terrible sous la forme d'un désastre national se déroule près de nous", a déclaré le candidat républicain sur Fox News. 

  • L'ouragan Gustav inquiète les candidats

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    John McCain, 72 ans, avec sa femme Cindy, 54 ans, (et Sarah Palin, à Pittsburg le 30 août 2008)
    Les candidats à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, flanqués de leur colistier, ont repris la campagne samedi dans les Etats clefs de l'Ohio et de Pennsylvanie, à 66 jours seulement de l'élection présidentielle.Evénement
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     Barack Obama et sa femme Michelle prennent le petit-déjeuner (avec Joe Biden et sa femme Jill, dans un restaurant à Boardman, dans l'Ohio, le 30 août 2008)
    Mais les deux camps suivent avec inquiétude l'avancée du dangereux ouragan Gustav, désormais de catégorie 4, qui menace les côtes sud des Etats-Unis et pourrait créer une catastrophe majeure comme Katrina en 2005. Gustav pourrait toucher le sol américain lundi soir ou mardi, au moment où débutera à St Paul (Minnesota, nord), la convention républicaine.

    En campagne samedi à Youngstown (Ohio, nord), M. Obama a affirmé qu'il espérait que le gouvernement américain avait tiré les leçons de Katrina. Son colistier Joe Biden a demandé aux Américains de prier pour que les digues qui protègent La Nouvelle-Orléans résistent aux intempéries.

    M. McCain avait jugé "honteux" la réaction de l'administration Bush au passage de Katrina en 2005.

    Le président George W. Bush devait s'exprimer à la convention républicaine lundi soir. Mais, avec l'arrivée imminente de Gustav, sa présence n'est pas certaine.

    Le choix audacieux de John McCain de choisir comme candidate à la vice-présidence la novice Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska depuis deux ans et auparavant maire d'une ville de 9.000 habitants, continuait par ailleurs samedi d'agiter les commentateurs.

    Le choix d'un colistier est considéré comme la décision la plus importante d'un candidat à la présidence. Des éditorialistes suggéraient samedi que ce choix soulignait la propension du sénateur de l'Arizona (sud-ouest) à prendre des décisions impulsives, voire téméraires.

    Le sénateur républicain n'avait rencontré Sarah Palin qu'une seule fois --en février-- avant de la convoquer cette semaine à sa résidence de Sedona, en Arizona, où il lui a offert de rejoindre le ticket républicain.

    Dans un courriel envoyé à ses partisans, Mme Palin affirme que "les grandes occasions de la vie arrivent parfois par hasard et c'est le cas pour moi". "John McCain et moi allons bousculer le statu quo en vigueur à Washington", a-t-elle promis.

    La désignation de Mme Palin, farouche adversaire du droit à l'avortement, a été saluée par la droite chrétienne. En choisissant une femme, M. McCain espère aussi attirer à lui des électrices qui soutenaient Hillary Clinton.

    La sénatrice de New York a exhorté samedi les électeurs américains, et notamment les femmes, à voter pour le ticket Obama-Biden le 4 novembre.

    Dans un spot télévisé, le camp Obama a minimisé le choix d'une femme comme colistier de M. McCain. L'essentiel reste que M. McCain est d'accord "à 90% avec George W. Bush" et est prêt à continuer à dépenser 10 milliards de dollars par mois en Irak. "Qui que soit son colistier, l'Amérique sait quel est le programme de M. McCain. Nous ne pouvons pas nous permettre quatre ans de plus de la même politique", relève le spot démocrate.

    Selon un sondage Gallup publié samedi, M. Obama bénéficie d'une avance de huit points sur M. McCain (49% contre 41%).

    Mais les républicains espèrent rattraper leur retard, voire devancer les démocrates à l'issue de leur convention de St Paul.

    La femme du candidat républicain qui a fêté ses 54 ans vendredi, Cindy McCain, y était attendue dès samedi soir.

    Le candidat démocrate faisaient de son côté campagne samedi dans plusieurs zones économiquement sinistrées de l'Ohio.

    En 2000 et 2004, M. Bush s'était imposé dans l'Ohio et cet Etat constitue encore un enjeu majeur en 2008. M. McCain et Mme Palin y sont attendus avant de se rendre à St Paul.

    Dans la soirée, MM. Obama et Biden seront à Dublin (Ohio) tandis que McCain et Mme Palin seront ensemble à Washington (Pennsylvanie).

     

  • Sortez vos mouchoirs!

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    Après son arrivée dans l'archipel, Ingrid Betancourt a été reçue par le président des Seychelles, James Alix Michel (au centre), en présencede l'ambassadeur de France (à droite). Au second plan : ses enfants, Mélanie et Lorenzo, avec l'épouse du chef d'État.
    "PLUS SEYCHELLES LA VIE"!

    C'est, toujours, la première chose que l'on se jure de faire sitôt rentré. Ce dont on rêve les yeux fermés faute de pouvoir l'imaginer, vraiment, les yeux ouverts. Retrouver leur visage, forcément changé, glisser instinctivement sa main juste derrière leur nuque. Les embrasser, les respirer, savoir qu'ils sont encore, enfin, et de nouveau, un peu à soi. Leur parler et les faire se raconter, même sans très bien savoir par où commencer. «Je vais être comme un chewing-gum pour mes enfants dans les prochains jours, collée à eux. Ils pourront m'enlacer, me mastiquer à volonté», avait confessé Ingrid Betancourt en foulant le tarmac de l'aéroport militaire de Catam, à Bogota, le 3 juillet dernier. L'ex-otage des Farc aurait-elle, dès lors, pu donner à son été de femme libre, le premier depuis six ans et quatre mois, un autre goût que celui d'une promesse tenue ? «Non», répond en chœur son entourage. «C'était un vrai besoin, intense et intime», «quelque chose de fondamental pour elle», insistent ses proches. «Son premier et immense bonheur était de pouvoir passer du temps avec ses enfants», conclut Fabrice Delloye, ex-époux de la Franco-Colombienne, père de Mélanie et Lorenzo.

    Eux, les fils et fille en manque de mère, n'ont pas imaginé la quitter davantage que l'espace d'une douche chaude. Lorsque, le vendredi 4 juillet, Ingrid Betancourt et les siens poussent les portes de l'hôtel Raphaël, le personnel du palace parisien se fait tout petit. Ingrid qui n'aspirait qu'à un lit, un lit tout bête avec des draps, sans feuilles mortes ni insectes rampants, se voit confier les clés d'«une suite, avec toute sa famille installée autour». L'adresse n'a pas été choisie au hasard par les autorités françaises, en quête pour leur invitée à bout de souffle d'«un endroit le plus intimiste possible». Dans le hall qu'elle traverse chaque jour, sans chercher à se cacher, on remarque «sa sensibilité», «sa grande humanité». L'icône respire l'apaisement mais tout lui donne le vertige, jusqu'à ce luxe soudain inouï de pouvoir décider, le matin, de l'heure de son petit déjeuner. «Les plaisirs que redécouvre Ingrid vont des plus petites aux plus grandes choses, raconte son amie Anne-Colombe de la Taille. Il n'y a de place que pour les moments de vraie vie.» Ceux partagés au Fouquet's, du 7 au 17 juillet, prennent parfois corps à travers un odorant morceau de fromage au lait cru, péché mignon le plus susceptible d'arracher un sourire gourmand à l'ancienne captive.

     

    «Des moments merveilleux»

     

    Pourtant, lorsqu'elle déjeune au restaurant, l'idée ne vient à personne de vérifier son appétit d'oiseau ou sa faim de loup. Quand elle prie à Saint-Sulpice avec ses enfants, se recueille à Lourdes avec Yolanda, sa «Mamita Linda», nul ne cherche à mesurer sa foi, que l'on sait ardente. Dans les salons du Meurice et d'ailleurs, les interviews et les rencontres informelles, elles, se succèdent. Ingrid a du temps. Pour tout et pour tout le monde. Vite, chacun en profite. Elle, n'en abuse jamais. Au milieu des journalistes, la popstar Shakira se faufile en compatriote, verse quelques larmes de joie. Son éditeur, Bernard Fixot, la serre dans ses bras à plusieurs reprises. Les membres de son comité de soutien, qui l'ont apprise par cœur mais qu'elle ne connaît guère, préfèrent «la retrouver au calme». Ingrid Betancourt repart avec un book de photos, compilation de clichés pris sur le vif lors des manifs, genèse exhaustive de leur combat pour sa liberté.

    Puis, enfin, elle ouvre sa parenthèse. Pour ses enfants comme pour elle, le «chewing-gum» devient bulle. Le 21 juillet, Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo s'envolent pour les Seychelles. Dans ses valises, une garde-robe complète offerte en toute discrétion par une créatrice française de prêt-à-porter. Un vanity de crèmes onctueuses, aussi, cadeau d'un fabricant de cosmétiques haut de gamme. La marque a hésité, se demandant si ce «geste de femme à femme» n'était pas «un peu futile». Le petit mot de remerciement envoyé peu après par l'intéressée s'est voulu rassurant. «Dans la jungle, je pensais souvent à mes enfants en me disant qu'ils allaient retrouver une vieille maman, a écrit Ingrid Betancourt. Grâce à vous, je vais pouvoir me faire belle pour eux !»

    Surtout, le voyage sur l'archipel de l'océan Indien se veut symbolique. Ingrid Betancourt y a vécu trois ans, de 1985 à 1988, à l'époque où Fabrice Delloye occupait le poste de conseiller économique au sein de l'ambassade de France à Mahé. Derrière les murs de l'hôpital de Victoria, elle a donné naissance à sa fille. Puis nourri de son lait maternel l'enfant d'une femme qui n'en avait presque pas. Un enfant du pays, un fils de ministre : celui de Jacques Hodoul, ex-leader de l'opposition locale. De quoi faire d'Ingrid une citoyenne seychelloise à part entière, sur décret présidentiel. Cet été, avant son arrivée sur l'île, une photo d'elle est parue dans le quotidien Nation. On l'aperçoit, à peine trentenaire, accroupie dans les escaliers de la petite École française, un caméscope à la main. C'est le Noël des écoliers et Ingrid ne veut pas en manquer une miette. «Là-bas, nous avons passé des moments absolument merveilleux, confie Fabrice Delloye. Je comprends qu'elle ait choisi les Seychelles, un pays qu'elle aime infiniment, pour appréhender de nouveau les espaces, la vie pleine et entière.»

    Invitée du gouvernement, elle séjourne quinze jours durant avec ses enfants dans l'une des trente villas du luxueux Hôtel Maia, implanté sur une péninsule privée de Mahé. Sa «très grande simplicité» ne fait pas d'elle une VIP ; et ce jusque sur les coussins du spa, où les massages sont pour elle aussi bons que le simple plaisir de s'enrouler dans un drap de bain immaculé. Pour mieux reconnaître ses enfants, elle ferme les écoutilles. «Elle a éteint son téléphone portable. Même l'Élysée n'arrivait pas à la joindre», s'amuse un proche. Seul l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, son professeur à Sciences Po, la rencontre le temps d'une escale vers le Kenya. Car le repli se veut total, presque animal, mu par une envie de tenir contre soi l'essentiel. De Mélanie et Lorenzo, elle veut plus encore que leur voix, celle que RFI lui envoyait sur les ondes trois fois par semaine. Elle veut pouvoir mémoriser le visage de son «Lolli» autrement que par le biais d'une publicité qu'elle avait découpée dans un journal, il y a longtemps, en s'imaginant que son fils pouvait désormais bien ressembler au mannequin.

    Avec eux, elle file escalader la montagne Trois Frères. Du sommet, on voit Victoria et le port, Praslin et la Digue. «Je me pince parfois pour me demander si je ne rêve pas», confie-t-elle le 23 juillet, reçue à State House par le président James Michel. Elle peut tout, à présent. Prendre soin d'elle, s'étonner encore et encore du confort d'un matelas, mettre une paire de boucles d'oreille, marcher sans chapeau, sur le sable, pieds nus de préférence, mais pas parce qu'on lui a confisqué ses croquenots.

    Le 17 août, le premier fils de Fabrice Delloye, Sébastien, les rejoint. C'est un peu le sien aussi. Ensemble, ils prolongent les retrouvailles à 80 kilomètres de là, sur l'île Desroches. Une maison, construite au cœur d'un resort 5 étoiles, leur a été prêtée. Quinze jours de plus s'écoulent. Ingrid Betancourt n'attendait rien d'au­tre que cet heureux huis clos. «Ce sont mes tout-petits, ma fierté, ma raison de vivre, ma lumière, ma lune, mes étoiles», dit-elle.

     

    "Agir avec Ingrid"

     

    Depuis, Mélanie est retournée à New York, pour suivre ses études de cinéma. Sébastien a regagné la Belgique et sa boîte de production. Lorenzo est à Paris, avec sa mère mais plus à l'hôtel. Mercredi dernier, Ingrid Betancourt était reçue à l'Élysée par Nicolas Sarkozy. Sans doute lui a-t-elle parlé de ses différents projets de livre et de cette pièce de théâtre qu'elle aimerait écrire. Une histoire à raconter sur les planches, pour dire «ce qu'elle a vécu sans le revivre elle-même». Lundi au plus tard, elle quittera la France pour l'Italie et Castelgandolfo, où elle sera reçue par le pape Benoît XVI. Dans la foulée, elle rejoindra sa fille à Manhattan, ignorant encore tout de sa future adresse. Probablement n'y en aura-t-il pas qu'une seule.

    D'ici là, des dizaines d'autres colis auront afflué dans les bureaux parisiens du comité de soutien rebaptisé Agir avec Ingrid. Pour l'ex-otage, des centaines d'anonymes ont déjà envoyé «un nombre incalculable de bibles, d'images et de médailles pieuses». Sans oublier ces dessins d'enfants, confiés par sacs postaux entiers à Ingrid Betancourt. Tous, ou presque, représentent la même scène : une famille se tenant par la main, avec un prénom et une flèche pour chaque personnage. Et plein de soleil autour.

    Le Figaro - 30.08.08

  • Sarközy rétropédale en vitesse...

    MARCHE ARRIÈRE, TOUTE ! Bien décidé à calmer le jeu avec la Russie, Paris a pris hier ses partenaires européens de court en annonçant avec trois jours d’avance que le sommet européen extraordinaire prévu lundi à Bruxelles sur la crise dans le Caucase ne prendrait aucune sanction contre Moscou.

    Les Vingt-Sept sont pourtant plus que divisés sur le sujet, entre les tenants d’une ligne dure, dont les anciens satellites de l’Union soviétique (Pologne et pays baltes notamment), et les partisans du dialogue (France, Italie ou Allemagne).

     
      « L’heure de prendre des sanctions n’est certainement pas venue », martèle l’entourage de Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’Union européenne. Un rétropédalage ?

    Jeudi, Bernard Kouchner avait pourtant jeté un pavé dans la mare en prononçant le mot qui fâche « sanctions » , provoquant une petite montée de température avec le Kremlin. A Paris, on préfère afficher des ambitions relativement modestes pour le sommet de lundi. Il s’agira surtout, dit-on, d’afficher « l’unité » des Européens sur la crise russo-géorgienne en parlant d’une seule voix. « Déjà, si nous arrivons à cela, ce sera un joli succès », expliquait hier un Kouchner un peu embarrassé.
    Concrètement, l’Elysée espère repartir de Bruxelles avec un texte portant la signature des Vingt-Sept qui condamnerait « fermement » la décision « unilatérale » et « inacceptable » de la Russie de reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes de Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

    Discussion franche avec le président Medvedev

    Lundi, l’UE devrait également rappeler la Russie à ses promesses en réclamant l’application « intégrale » de l’accord de cessez-le-feu du 12 août, négocié par Sarkozy. Un accord que Moscou persiste à interpréter à sa guise, profitant de ses zones d’ombre. Mercredi, Sarkozy a d’ailleurs eu un échange assez vif sur la question avec son homologue russe, Dmitri Medvedev. Une discussion « franche », comme on dit en langage diplomatique. « Nous sommes dans une phase de dialogue, ferme certes, mais de dialogue sur l’application de l’accord », explique Paris. Enfin, les Vingt-Sept devraient annoncer une aide économique et humanitaire à la Géorgie.
     Sur le terrain, les ONG rapportent en effet que des milliers de Géorgiens ont été chassés de la zone tampon sous contrôle russe, autour de l’Ossétie du Sud. Déjà, certains craignent que le sommet extraordinaire de Bruxelles, sans précédent depuis la crise irakienne de 2003, n’accouche d’une souris.
     Mais, à l’Elysée, on veut croire que la stratégie qui consiste à maintenir le fil du dialogue avec Moscou portera ses fruits. Un premier signe ? Hier, dans un geste d’apaisement, le Kremlin a promis qu’il ne couperait pas le robinet de gaz et de pétrole aux Européens.

     

    Le Parisien - 30.08.08

  • Carla avait dit que...

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    Elle avait assuré qu'elle ne chanterait jamais en public tant qu'elle serait Première dame de France. Et pourtant... Carla Bruni, épouse du président français Nicolas Sarközy, chantera en direct sur la chaîne BBC2 le 16 septembre, dans une émission où sont aussi programmés Metallica et Paul McCartney.

    «Carla Bruni chantera une ou deux chansons de son troisième album qui vient de sortir, Comme si de rien n'était dans l'émission Later. », a annoncé la BBC dans un communiqué reçu samedi.

    Le groupe de heavy metal américain Metallica se produira également dans cette émission à l'occasion de la sortie de son neuvième album en studio, «Death Magnetic».

    L'ex-Beatle Paul McCartney sera également de la partie pour présenter de nouveaux morceaux en collaboration avec le musicien Youth avec qui il forme le groupe «The Fireman».

    Les rockeurs Kings of Leon et la chanteuse américaine Nicole Atkins sont également invités pour cette émission enregistrée dans un petit studio et qui commence d'habitude avec une jam session incluant tous les invités et le présentateur Jools Holland au piano.

     

    Leparisien.fr avec AFP -30.08.08

     

  • Un caniche élu à la Maison Blanche

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    Avant d'élire en novembre leur président, les Américains ont déjà choisi le caniche comme le chien idéal pour entrer à la Maison Blanche au côté du démocrate Barak Obama, a annoncé jeudi l'American Kennel Club (AKC) à l'origine de ce sondage.

    L'AKC avait lancé cette consultation nationale destinée à savoir quel animal conviendrait le mieux à la potentielle future "Première famille", après la promesse du candidat démocrate à la Maison Blanche et de son épouse Michelle à leurs deux filles qu'elles pourraient avoir un chien après l'élection présidentielle.

    Aucun sondage similaire n'a été réalisé pour le candidat républicain. Tout simplement, assure l'AKC, parce que John McCain possède déjà 24 animaux de compagnie, dont quatre chiens !

    Plus de 42.000 personnes ont voté au cours de cette consultation de sept semaines et le populaire caniche a devancé d'un museau le moins connu "Terrier irlandais à poils doux" (ou "soft-coated Wheaten terrier").

    "Dans cette compétition, presque aussi féroce qu'entre Hillary Clinton et Barack Obama" lors des primaires, le caniche blanc a gagné d'un cheveu (ou plutôt d'un poil), avec seulement quelques centaines de voix d'avance, note l'association sur son site.

    Le choix du caniche, un chien "exceptionnellement intelligent et athlétique", comme hôte canin idéal de la Maison Blanche n'est pas surprenant, a relevé la porte-parole de l'AKC Lisa Peterson.

    Les caniches tiennent la première place dans le coeur des Américains depuis plus de vingt ans, selon les statistiques du club, a-t-elle ajouté.

    Les autres chiens en compétition étaient le Schnauzer miniature, le bichon frisé et le chien chinois à crête.

  • Radovan Karadzic refuse de se prononcer sur sa culpabilité ou non-culpabilité

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    Au TPI

    Face à son silence, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a plaidé «non coupable» au nom de l'ancien chef des Serbes de Bosnie.

    L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a refusé vendredi de plaider coupable ou non des accusations de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie.

    «Conformément à ce que j'ai dit auparavant, je refuse de me prononcer», a déclaré l'ex-fugitif, alors que le juge britannique Iain Bonomy lui déclinait les onze chefs d'accusation retenus contre lui (lire l'acte d'accusation). «Dans ce cas, conformément à la procédure, je plaide non coupable en votre nom», a rétorqué le juge, conformément à l'article 62 du Règlement de procédure et de preuve du TPIY. Lors de sa comparution initiale le 31 juillet, l'inculpé avait choisi d'utiliser le délai légal de réflexion de trente jours auquel il avait droit. Il devrait également contester la légalité du TPI durant le procès

    Par ailleurs, Karadzic, apparu seul devant le juge, a confirmé qu'il avait «renoncé» à son droit d'être représenté par un avocat. «Je n'ai pas encore composé mon équipe d'associés et d'aides» juridiques, a précisé Karadzic, tout en expliquant qu'il ne voulait pas plaider car il attendait une nouvelle version de son acte d'accusation annoncée par le procureur. Lors du transfert de Radovan Karadzic au centre de détention du TPI à La Haye, le procureur du TPI, le Belge Serge Brammertz, avait annoncé qu'il travaillait à une nouvelle version de l'acte d'accusation contre lui, la dernière datant de 2000.

    Radovan Karadzic, 63 ans, est considéré comme un des cerveaux du «nettoyage ethnique» lancé, avec l'appui de Belgrade selon le procureur du TPI, contre les Musulmans et Croates durant la guerre de Bosnie. Outre le massacre de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica, dans l'est de la Bosnie, en 1995, il devra également répondre du long siège meurtrier de Sarajevo et de la détention de milliers de civils dans des camps, notamment dans la région de Prijedor (nord-ouest de la Bosnie).

     

  • Antoine Rivarol

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    Rivarol  (1753-1801)

    Son Discours sur l'universalité de la langue française fut couronné, le 3 juin 1784, par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Berlin et lui valut une grande célébrité. Frédéric II de Prusse fit de l'auteur un membre associé de l'Académie.

    Rivarol insistait sur la qualité principale du français, la clarté, et lui prêtait les qualités qui semblaient alors appartenir à l'esprit français :

    « Dégagée de tous les protocoles que la bassesse invente pour la vanité et le pouvoir, elle en est plus faite pour la conversation, lien des hommes et charme de tous les âges, et puisqu'il faut le dire, elle est de toutes les langues la seule qui ait une probité attachée à son génie. Sûre, sociale, raisonnable, ce n'est plus la langue française, c'est la langue humaine. »

  • Le levier énergétique russe

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    MOSCOU, 28 août - RIA Novosti. La Russie n'a jamais utilisé le levier énergétique pour influer sur l'Occident et elle n'a pas l'intention de le faire, a assuré jeudi le premier ministre russe Vladimir Poutine.

    "Nous ne l'avons jamais fait. La construction du premier système de gazoducs a été lancée pendant les années 1960, au plus fort de la guerre froide, et la Russie a respecté ses obligations contractuelles jusqu'à ce jour, indépendamment de la conjoncture politique", a indiqué M.Poutine dans une interview à la chaîne CNN.

    La Russie n'a jamais politisé ses relations économiques, selon M.Poutine. "Nous sommes étonnés par la position de certains responsables de l'administration américaine qui se déplacent en Europe pour persuader les Européens de ne pas acheter nos produits, notamment notre gaz. C'est une politisation inouïe du secteur économique qui est très préjudiciable", a noté le premier ministre russe.

    "Certes, les Européens dépendent de nos exportations. Mais nous dépendons aussi de ceux qui achètent notre gaz. Cette dépendance mutuelle garantit la stabilité", a conclu M.Poutine.

     


  • Un drone géorgien abattu en Ossétie du Sud

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    TSKHINVALI, 28 août - RIA Novosti. Un avion sans pilote géorgien a été abattu la nuit dernière au dessus de Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud, a annoncé jeudi aux journalistes le ministre sud-ossète de l'Intérieur, Mikhaïl Mindzaïev.

    L'appareil volait du sud vers le nord en direction de la capitale sud-ossète. Les unités du ministère de la Défense ont ouvert le feu, abattant l'appareil mercredi soir vers 20h00 GMT, a fait savoir le ministre de cette république autoproclamée en territoire géorgien, dont l'indépendance a été reconnue cette semaine par Moscou.

    "Afin de contrer les actes de sabotage et les attentats, les forces de l'ordre de la républiques et le ministère de la Défense sont en train de constituer des unités et des brigades spéciales", a fait remarquer M. Mindzaïev.

    Plusieurs scandales liés à des drones géorgiens abattus en Ossétie du Sud, dénoncés par Tbilissi devant l'ONU, ont contribué à l'escalade de la violence autour de la république séparatiste, qui a atteint son comble le 8 août lors de l'attaque de l'armée géorgienne.

    Celle-ci a provoqué une riposte massive de l'armée russe qui s'est soldée par l'occupation d'une partie du territoire géorgien, suivie dans la foulée par la reconnaissance, le 26 août, de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.