C'est ce qu'aurait dit Nicolas Sarközy en apprenant que des nationalistes corses occupaient la villa de son copain. A-t-il fait virer le chef des policiers corses ?
L'acteur a été entendu par la police mardi après-midi, ainsi que le gardien de sa villa.
Officiellement...
L'ordre émanerait de Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur. "Monsieur Rossi n'a pas été limogé, il a été muté", insiste le porte-parole du ministère de l'intérieur. Dominique Rossi travaillera désormais à l'IGPN, la police des polices
Mais en coulisses, la version est différente...
Nicolas Sarkozy a-t-il eu un coup de sang ? Ça se pourrait, à en croire Le Canard Enchaîné. "Je ne supporte pas qu'on s'en prenne à mes amis parce que ce sont mes amis. C'est ce qui s'est passé pour Christian (Clavier, ndlr). "Quel est le con qui a merdé ?" : voilà ce qu'a dit le président à la police locale selon l'hebdo satirique.
Une fois "le con qui a merdé" identifié - à savoir Dominique Rossi - le chef de l'Etat aurait demandé sa mutation. Le Canard confirme ainsi les informations d'autres médias qui visent l'Élysée.
Plusieurs médias visent Nicolas Sarkozy
France 3 Corse annonce mardi soir que "selon ses informations", l'ordre proviendrait de l'Elysée.
"Dans un premier temps, le Président envisage de limoger le Préfet de Corse. Problème, celui-ci n'est pas encore entré en fonction. Tant pis, c'est le chef de la police qui sera sanctionné", affirme le journaliste, dans cette vidéo.
Que répond l'Elysée ?
"Il a commis une erreur, il a été sanctionné", confie un proche de Nicolas Sarkozy à RTL. Cette même source affirme que l'occupation n'a pas été si calme que le prétend la police. Les nationalistes auraient bousculé le gardien, jeté un faux coq en plâtre (le coq gaulois?) dans la piscine et vidé la cave.
L'Elysée reconnaît que le chef de l'Etat a téléphoné à Christian Clavier pour qu'il lui raconte les événements. Toutefois, l'Elysée refuse de voir un lien entre leur amitié et le limogeage.
François Fillon se défile... L'opposition mitraille...
"Le gouvernement décide des fonctions des hauts-fonctionnaires et ne rend pas de comptes sur ces questions", a déclaré le premier ministre.
François Bayrou dénonce "le fait du prince".





