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  • Nanterre: condamnée pour avoir logé des Africains dans des conditions "indignes"

    Hier, le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné une femme médecin pour avoir hébergé des locataires dans des conditions indignes.

     LA PROCUREURE avait requis six mois ferme, le tribunal a finalement condamné Bernadette à un an de prison avec sursis. La décision rendue hier par la quinzième chambre du tribunal de grande instance de Nanterre contraint également la prévenue à payer 25 000 € d’amende et à dédommager les parties civiles à hauteur de 20 000 € .


    Bernadette, médecin généraliste de 66 ans établie à Châtillon, avait comparu le 3 juillet 2008 pour avoir soumis trois foyers à des conditions d’hébergement indignes. A l’époque de feu son mari, plusieurs locataires d’origine africaine s’étaient installés dans le pavillon aménagé à quelques encablures du cabinet médical : un couple et deux enfants, une mère et cinq enfants, et un célibataire. Les loyers avoisinent 600 € , mais question confort, le compte n’y est pas. « Moisissures, installation électrique dangereuse, pas d’eau chaude… » avait listé la présidente du tribunal à l’audience, en juillet dernier.

    « Je n’ai pas d’eau chaude depuis deux ans, confie Awa, mère de famille. Alors je fais chauffer l’eau en marmite. » Ali, quant à lui, occupe depuis plusieurs années un simple garage aménagé : « Au début, je pensais que c’était temporaire, en attendant qu’un studio se libère dans le pavillon… Mais cette attente s’est transformée en éternité. »

    En juin 2005, la préfecture des Hauts-de-Seine avait déclaré insalubre ce local, prenant un arrêté pour en interdire l’habitation. Cet arrêté contraignait notamment la propriétaire à reloger Ali. Mais depuis, faute de solution, ce salarié habite toujours le garage, sans s’acquitter de son loyer. L’avocat du médecin, qui a plaidé la relaxe, a rappelé que sa cliente héritait d’une situation gérée auparavant par son mari. « C’est lui qui a signé tous les baux, avait aussi insisté la prévenue. J’étais incapable de m’occuper de gestion, vu ma charge de travail au cabinet. »

    Selon la procureure, « choquée » par les faits, « contester que ces locaux sont indignes, c’est contester l’évidence ». Pour la magistrate, la prévenue était « dans le déni total de ses obligations de propriétaire ».

     

    Le Parisien-AFP - 06.09.08

  • Afghanistan: arrêté avec des photos de soldats...

     Des photos de soldats français tués lors de l'embuscade le mois dernier en Afghanistan, ont été trouvées sur un extrémiste présumé qui a été arrêté par la police afghane. Les photos numériques étaient stockées sur une clé USB qu'il portait sur lui lors de son arrestation. L'homme a été interpellé à Saroubi, la ville la plus proche du lieu de l'embuscade.

     

    «Nous avons trouvé une clé USB sur lui. Elle contenait des photos de soldats français morts et de civils exécutés ou décapités par les talibans,» a déclaré le gouverneur du district de Saroubi Sayed Sulaiman.
    Les soldats pouvaient être identifiés en tant que Français «d'après leurs uniformes»
    , a-t-il ajouté.

    D'autres photos trouvées montraient l'homme arrêté, identifié comme étant de nationalité pakistanaise, tirant une roquette et «entraînant des candidats à l'attentat-suicide».
    Selon le gouverneur du district, «des documents et des indices indiquaient que cet homme envisageait un attentat-suicide». 

    Une polémique est née ces derniers jours sur les circonstances précises de la mort de soldats, des journaux ou des témoignages de familles faisant état de plusieurs soldats égorgés. Le 18 août dernier, dix soldats sont morts et 21 autres blessés lors d'une embuscade tendue par les talibans à l'est de Kaboul. Le magazine français Paris Match a publié cette semaine des photos de talibans portant des uniformes de soldats français tombés au combat.  L'état-major des armées a indiqué qu'un seul des soldats était décédé d'une blessure à l'arme blanche.

    Quant aux «examens médicaux des huit autres militaires tombés dans la vallée d'Uzbeen, ils montrent qu'ils ont été tués par balles ou éclats», a-t-il spécifié.

    Le Parisien - 06.09.08

  • Ron Paul toujours écouté aux Etats-Unis

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    Ne demandez pas à Ron Paul ce qu'il attend de l'élection présidentielle américaine : entre Barack Obama et John McCain, l'ancien candidat à l'investiture républicaine ne voit aucune différence. "Ils sont en faveur des mêmes choses : un gouvernement important, avec beaucoup de dépenses, et qui s'en prend aux libertés civiles", déplore-t-il dans un entretien au Monde.fr. Ron Paul ne soutient donc aucun des deux candidats et préfère poursuivre son combat : celui pour la défense des libertés individuelles.

    Représentant du Texas au Congrès, il est proche des idées du Parti libertarien qui prône le moins d'Etat-providence possible, fait l'apologie des libertés individuelles, et souhaite mettre fin à l'envoi de troupes américaines à l'étranger.

    Après avoir abandonné la course à la Maison Blanche en juin, Ron Paul poursuit donc sa "campagne pour la liberté" ("Campaign for Liberty") afin d'influencer le Parti républicain. "Nous ne faisons pas les gros titres du journal du soir [des chaînes de télévision nationales], mais beaucoup de gens s'intéressent à nous sur Internet, tout comme le font des médias moins importants. (...) Et nous parvenons à faire autant parler de nous que durant les primaires."

    DES SUPPORTERS VENUS D'HORIZONS VARIÉS

    Malgré le peu d'attention qu'il reçoit de la part des grands médias, son message semble susciter l'intérêt. Pour preuve : les 35 millions de dollars récoltés jusqu'à présent. Avec cet argent qui continue d'affluer, l'ancien candidat a pu organiser, mardi 2 septembre, un meeting à Saint Paul (Minnesota), la ville où se tient la convention républicaine. Dix mille personnes étaient présentes, venues pour des motifs très variés : "Ils viennent de la gauche et de la droite, explique Ron Paul. D'autres sont là parce que je soutiens les libertés civiles et que je suis contre un gouvernement présent dans leur vie personnelle. Certains sont des ultralibéraux, ou des gens qui en ont simplement assez de notre politique étrangère et de notre manie d'envoyer nos troupes dans le monde entier."

    L'ancien candidat à la présidence des Etats-Unis peut donc compter sur des partisans qui n'hésitent pas à mettre la main à la poche. Ce qui lui permet de faire avancer sa "campagne pour la liberté" : "Nous utilisons cet argent pour promouvoir nos idées en réunissant des gens pour leur faire connaître ce en quoi nous croyons. Certains d'entre nous vont faire campagne pour être élus au Congrès, et les fonds seront dépensés dans un seul but : promouvoir les libertés individuelles." Même éloigné de la lumière médiatique, Ron Paul n'a donc pas fini de faire parler de lui.

    LE MONDE - 06.09.08

  • "Attention, Web! " - Darcos et Morano

    Attention, Web ! Le territoire numérique est celui de tous les dangers, les enfants ne peuvent y circuler que bien accompagnés. Voilà en substance ce qu'expose une plaquette, cosignée par Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, et Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille, et distribuée à l'occasion de la rentrée scolaire aux élèves de primaire.

    "Pornographie violente, pédopornographie, cyberdépendance, cyberchantage, cyberdiffamation", le réseau des réseaux serait miné de périls alors que "nos enfants passent mille deux cents heures devant leurs écrans".

    La secrétaire d'Etat dispense à l'intention des parents huit conseils destinés à protéger les écoliers de l'ogre Internet : "Activer le logiciel de contrôle parental", "Ne pas laisser les jeunes enfants seuls sur Internet", "Vérifier que le jeu vidéo est adapté à l'âge de l'enfant", "Limiter le temps consacré aux écrans...". Du bon sens imprimé à 4,5 millions d'exemplaires.

    Internet n'en est pas moins un "outil fabuleux", souligne le même document. Reste néanmoins à doter cet espace d'un "code de la route", explique Mme Morano. Et, pour faire respecter les limitations de vitesse sur la Toile, la secrétaire d'Etat à la famille se prononce, dans un entretien accordé le 2 septembre au Figaro, pour l'instauration d'une "police internationale de la Toile".

     

    FILTRAGE

     

    Une réflexion, au niveau européen, doit être menée le 18 septembre, assure-t-elle. "Une organisation commune de la sécurité sur Internet" sera à l'ordre du jour. Toutefois, un bémol atténue la portée de ce début de projet de "sécurisation" du Web européen : la très grande majorité des activités criminelles visibles sur les écrans sont hébergées loin des frontières du Vieux Continent. Les cyber-criminels s'activent dans les ex-républiques soviétiques, en Asie, en Amérique du Sud... Loin de toute juridiction communautaire.

    Néanmoins, à défaut de pouvoir encadrer la Toile, le gouvernement rappelle, par la voix de la secrétaire d'Etat, son intention de filtrer les réseaux nationaux "dès 2009".

    Déjà, le 10 juin, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur, avait annoncé le blocage des sites à caractère pédopornographique "en coopération avec les fournisseurs d'accès Internet (FAI)". Annonce démentie le lendemain par l'Association des fournisseurs d'accès et de services Internet (AFA).

    "Aujourd'hui les difficultés techniques d'un filtrage demeurent, explique-t-on du côté de l'AFA. Sur le plan juridique, seul un juge a l'autorité pour imposer un filtrage. Pour changer cette procédure, il faudra légiférer."

    LE MONDE -06.09.08

    On a compris qu'il ne s'agit pas que de protéger les enfants, mais de restreindre également la liberté des adultes! Sites et blogs "politiquement incorrects" sont visés par Nadine Morano.

     

  • VIDEO Jean-Marie Le Pen doute de la version officielle du "11 septembre"...

    http://www.dailymotion.com/video/x6nzhu_jm-le-pen-remet-en-cause-la-vo-du-1_news

  • La mère d'un soldat témoigne pour son fils engagé en Afghanistan

    soldat tué drapeau.jpg
    Hommage aux Invalides
    La mère d'un soldat français dans le Parisien-Aujourd'hui en France raconte ce que lui a dit son fils, au téléphone. "Que l'on nous dise la vérité. Nous sommes prêts à l'entendre. (...) Mon fils n'a pas envie de rentrer. Il n'est pas du tout dans cette optique. Il veut continuer à se battre pour ses copains qui sont tombés sur le front. Son retour est prévu dans quatre mois, peu avant Noël."

    Alors que l'opinion publique est toujours sous le choc de l'embuscade qui a coûté la vie à 10 soldats français en Afghanistan. Le reportage de Paris-Match hier sur les talibans qui paradent avec des objets pris aux soldats français a ravivé la polémique. Ce matin, dans Le Parisien, des proches de soldats survivant de l'embuscade témoignent. Dont cette mère de famille qui contredit la version officielle, selon laquelle aucun soldat français n'a été exécuté.

    "Les talibans ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés"selon un soldat français, dont le témoignage est rapporté par sa mère.

    Dans l'après-midi, l'armée a reconnu qu'un des soldats avait été tué à l'arme blanche. Ce qui ne veut pas dire qu'il ait été égorgé, mais du moins l'armée distille les révélations au compte-goutte.

    "Pour mettre fin aux rumeurs qui déstabilisent les familles, je peux déclarer qu'un de nos soldats, blessé par balle, est mort par arme blanche au cours des combats rapprochés de l'embuscade du 18, selon les témoignages de ses camarades que nous avons recueillis, confirmés par des examens médicaux", a déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major, sur RTL.