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  • Les témoignages accablants des survivants de l'embuscade

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    Un taliban de l'embuscade vêtu de l'uniforme d'un soldat français mort au combat (Photo Véronique de Viguerie)
    Avec le journaliste Eric de Lavarène, Véronique de Viguerie a rencontré un des groupes de talibans responsables de l’attaque sur les soldats français les 18 et 19 août. Photographe indépendante, elle connaît bien l’Afghanistan où elle a résidé pendant plusieurs années. Ses contacts sur place lui ont permis d’organiser cette rencontre.
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    Témoignages de soldats  du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres, le 20 août 2008, au Camp Warehouse à Kaboul.
    Au lendemain de l’embuscade, notre reporter Caroline Fontaine a recueilli les récits bouleversants des survivants.

    Assis sur un muret devant l’hôpital militaire de Kaboul, cloîtrés dans leur deuil, ils ont d’abord refusé de parler. Six hommes, serrés les uns contre les autres. Six survivants, rescapés de la mortelle embuscade qui tua dix des leurs.

     Ces soldats sont jeunes, très jeunes. 20 ans en moyenne. «C’est notre histoire», assène l’un d’eux, blessé au ­visage. Puis, au fil de la pensée, malgré les réticences, les mots se forment, et là, le drame se dévoile.

    Pour l’armée, les récits sont souvent durs. Sans mettre en cause leur honnêteté, l’état-major à Kaboul rappelle que, dans le feu du combat, "la perception du temps est altérée. La compréhension des événements, réduite à un champ limité qui ne permet pas d’appréhender toutes les données, déforme parfois la réalité".


    C’est le besoin de rétablir leur vérité, de rendre hommage à leurs camarades «morts en héros» qui pousse ces rescapés à raconter. La colère, aussi. «Nous avons été lâchés», dénonce un soldat encore sous le choc, une perfusion dans le bras. Lâchés face à un ennemi qui est partout et peut, à tout moment, surgir là où on ne l’attend pas. Des talibans si proches qu’ils en distinguent parfois les visages. Et ce terrible témoignage : «Certains des nôtres ont été attaqués à l’arme blanche.» Ses camarades acquiescent.


    La trentaine d’hommes de Carmin 2, la 2e section de la 4e compagnie du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres (RPIMa), arrive au pied du col vers 13 h 30, «après deux heures de route difficile» depuis la base opérationnelle avancée (Fob) de Tora, leur camp, à une quinzaine de kilomètres. Derrière eux, entre le précédent col et le dernier village traversé, sont stationnés une section du régiment de marche du Tchad (RMT), deux sections de l’Ana (l’armée afghane) et un détachement des forces spéciales américaines. En tout, 61 Français. Face à eux : jusqu’à une centaine de talibans.


    «ON ENTENDAIT A LA RADIO :

    “UN MEC VIENT DE TOMBER.” MAIS LE FEU

    ETAIT TELLEMENT VIOLENT QU’EXFILTRER

    NOS CAMARADES ETAIT IMPOSSIBLE.

    ON ASSISTAIT, IMPUISSANTS, A LEUR MORT»


    Huit des trente hommes de Carmin 2 restent en bas du col avec leurs quatre Vab (véhicules de l’avant blindés). Les vingt-deux autres, accompagnés par l’auxiliaire sanitaire, Rodolphe Penon, un légionnaire du 2e régiment étranger de parachutistes (REP), commencent l’ascension. Plus de 600 mètres à gravir à près de 2 000 mètres d’altitude. Il leur a fallu, disent-ils, «entre trois quarts d’heure et une heure» avant d’atteindre le sommet tant le chemin est escarpé, la chaleur oppressante, leurs équipements encombrants, la poussière asphyxiante. Peu avant le col, ils essuient les premiers tirs. «Ils nous attendaient, raconte un des survivants. Ils étaient à 50 mètres de nous. Nous étions complètement dépassés en nombre, trop loin des Vab pour nous replier. Le piège s’est refermé.»
    Les talibans ont des kalachnikovs, des fusils de tireurs d’élite et des mitrailleuses lance-roquettes RPG pour frapper des véhicules, mais qu’ils utilisent aussi comme mortier. Très vite, le chef de section du 8e RPIMa, l’adjudant Evrard, est touché à l’épaule. L’interprète et un transmetteur radio sont mortellement blessés. Une deuxième radio est détruite. Il n’en reste plus que deux. C’est la confusion. Des hommes se dispersent à la recherche d’abris, très rares ici. «On faisait des bonds en arrière, on essayait de se sauver tout en tirant», raconte l’un d’eux. Un autre ajoute : «Neuf étaient directement au contact des talibans sur la ligne de crête.» Les soldats sont «fixés», dira à la radio l’adjudant Evrard pour signaler qu’ils ne peuvent plus se déplacer ni manœuvrer. Coincés, en sous nombre, isolés, ils sont éparpillés sur les 200 mètres qui les séparent du col. Ils tentent désespérément de survivre sous le feu ennemi. En théorie, chaque soldat dispose de six chargeurs de 25 cartouches – soit 150 coups –, de grenades à main et à fusil, et d’une mitrailleuse pour neuf personnes. «Très vite, on a manqué de munitions», affirment plusieurs hommes.


    Tous savent qu’il faut du temps aux renforts pour arriver : «A la base, témoigne un blessé, ils doivent être prêts à partir en cinq minutes. Mais comme il y a plus de deux heures de route...» Pourtant, assurent-ils, rien ne vient. «Nous n’avons jamais été soutenus par les appuis mortiers», disent-ils. Plus grave, «l’intervention aérienne n’est arrivée qu’au bout de deux heures et demie et a d’abord tiré à plusieurs reprises sur nous. On était à la radio, on ne comprenait pas ce qu’ils faisaient. Cela n’a fait ni blessés ni morts, mais c’était proche». Ils soutiennent aussi que «trois véhicules de l’Ana, venus en renfort», leur ont «tiré dessus».
    Selon l’état-major à Kaboul, les éléments de l’Ana restés au village avec un lieutenant français n’ont pas fait défection. Quant aux autres soldats afghans, postés plus en arrière, ils ont aussi essuyé des tirs des talibans. Toujours selon l’état-major, les soldats français et les talibans étant «trop imbriqués», ce même lieutenant a refusé d’utiliser les mortiers et a demandé aux premiers appuis aériens de ne pas intervenir. Vers 17 heures, officiellement, l’aviation de l’Otan n’aurait donc visé que les crêtes pour essayer, au moins, de neutraliser les tireurs rebelles qui y sont postés.


    Mais les soldats français, piégés aux abords du col, ont le sentiment d’être abandonnés «sous le feu ennemi pendant six heures. Les talibans utilisaient des techniques de combat à l’occidentale. Ils étaient parfaitement préparés». Pendant ces six interminables heures, avant que la nuit ne tombe, les soldats ont essayé de survivre. «On se cachait. On attendait qu’il fasse nuit, on rampait derrière les cailloux», raconte l’un d’eux. Le salut ne peut pas venir de leurs huit camarades restés 600 mètres plus bas, au pied du col, avec les quatre Vab. Car, à peine la section de tête attaquée, les talibans lancent l’offensive contre eux, les coupant des autres et des appuis arrière, pris également, à partie. Ces huit hommes se retrouvent aussi très vite à court de munitions «Pendant près d’une heure, dit l’un d’eux, nous n’avions plus que nos Famas. Or, leur portée est de 300 mètres.» Insuffisant. Mais, contrairement à leurs camarades bloqués sur le col, ils seront ravitaillés peu après 16 h 30 par Carmin 3, une autre section du 8e RPMIa venue en renfort, elle aussi attaquée.


    «ON DANSAIT AUTOUR DES VAB

    CAR ÇA TIRAIT DE PARTOUT»


    L’embuscade est parfaite. «La zone était comme un fer à cheval, décrit l’un des huit hommes. Nous étions en plein centre, encerclés.» Selon lui, «une roquette a touché un Vab», heureusement vide. «On dansait autour des Vab car ça tirait de partout, ajoute un autre. On se cachait derrière les véhicules, on faisait des tirs de saturation en essayant de maintenir une continuité des feux, pour permettre aux autres de descendre de la crête. Mais comme il y avait des roches, d’en bas, on n’arrivait pas à les voir.» Ce que confirme un gradé à Kaboul : «Le feu était tellement violent qu’il n’était pas possible d’exfiltrer nos camarades.» Ni de les ravitailler en munitions. Et ils assistent, impuissants, à la mort de leurs compagnons. «On entendait à la radio : “Un mec vient de tomber.”» Les survivants maintiennent que tous ne sont pas morts au début de l’affrontement. «Certains ont été blessés jusqu’à 19 h 30. Un est mort dans les premières heures du matin», affirme un blessé. Des témoignages corroborés par les soldats partis chercher les corps au petit matin. «Ils étaient encore chauds» dit l’un d’eux. Ce que le général français Michel Stollsteiner, confirme à demi-mot : «Vous savez, quand des blessés restent douze heures sans soins...»


    Il est 20 heures. La nuit est enfin tombée. Les blessés restés aux Vab sont évacués par hélicoptère. Au col, les survivants commencent à descendre. Ils rampent pour passer inaperçus. Ils mettront des heures, sentant parfois la présence des talibans à quelques mètres. «Je suis arrivé aux Vab à 2 h 30 du matin, confie un blessé. Plus loin, les hélicoptères nous attendaient.» En bas du col, dès 21 heures, les soldats de Carmin 3 commencent, eux, l’ascension. Avec une mission, confiera le général Stollsteiner : «Dégager nos hommes imbriqués avec la rébellion et les ramener morts ou vivants.» Ils atteignent le sommet, mardi 19 août à 5 heures du matin, après une nuit d’horreur à tenter de contourner les talibans, évitant de tirer pour ne pas attirer l’attention. Le col est enfin sous contrôle français. En tout, 400 hommes ont participé à l’opération, qui aurait fait entre 35 et 50 morts côté rebelles.

     Depuis, les survivants de Carmin 2 ont été rapatriés en France. Et les missions des forces françaises ont repris.

     «Aujourd’hui, déclare le général Stollsteiner, le plus important c’est ressouder autour de ces morts l’ensemble de la compagnie. Et prouver que leur sacrifice n’a pas été inutile.»

    PARIS MATCH  (4-10 septembre 2008)

  • McCain appelle à la domination mondiale des Etats-Unis

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    Dans son discours d’investiture aux accents guerriers, le candidat républicain à la Maison-Blanche a invité les Américains au combat.

    «Combat» et «changement». Tels ont été les maîtres-mots de John McCain qui s'est adressé jeudi soir durant plus de 50 minutes à quelque 20.000 de ses partisans réunis au Xcel Center de St Paul (Minnesota) pour la convention républicaine. «En tant que président, je vais combattre tous les jours pour ma cause. Je vais combattre pour être sûr que chaque Américain remerciera Dieu comme je le remercie pour être un Américain, un fier citoyen du plus grand pays du monde. Battez-vous à mes côtés», a exhorté l'ex-pilote de chasse de la Navy, âgé de 72 ans, dans un discours aux accents guerriers, placé sous le signe du «pays d'abord».

    «Combattez pour ce qui est juste pour notre pays, combattez pour les idéaux et la force de caractère d'un peuple libre, combattez pour l'avenir de nos enfants, combattez pour la justice et les mêmes chances pour tous, levez-vous pour défendre notre pays de ses ennemis, levez-vous chacun pour l'autre, pour l'Amérique belle, bénie et généreuse. 
    Rien n'est inévitable ici. Nous sommes Américains et nous ne renonçons jamais. Nous n'abandonnons jamais. Nous ne fuyons jamais l'histoire. Nous faisons l'histoire», a dit McCain, la voix couverte par ses supporteurs scandant: «USA, USA, USA» à s'en faire éclater les poumons.

    John McCain a aussi promis d'apporter le «changement» à Washington, un slogan déjà largement utilisé au cours de sa campagne par son adversaire démocrate Barack Obama. «Laissez-moi donner un premier avertissement au Washington usé, dépensier, qui ne fait rien, qui pense moi d'abord et le pays après : le changement arrive», a-t-il dit. Le candidat républicain a assuré qu'il travaillerait au-delà des lignes partisanes. «Encore et encore, j'ai travaillé avec des membres des deux partis pour régler les problèmes qui avaient besoin d'être réglés. C'est comme cela que je travaillerai en tant que président», a-t-il dit. Mais quand il a cité le nom d’Obama, les délégués ont copieusement sifflé.

    «J'étais une part de mon pays»

    Le candidat républicain n'a pas manqué de rappeler ses années de captivité dans une geôle du Nord-Vietnam. «Je suis tombé amoureux de mon pays quand j'étais prisonnier dans un autre pays», a-t-il dit. «Je n'étais plus le même homme. J'étais une part de mon pays», a dit le sénateur de l'Arizona, ancien pilote de chasse de la Navy, dont l'appareil fut abattu au dessus de Hanoï en 1967. Au cours de son allocution, McCain a promis qu'il s'efforcerait d'établir de bonnes relations avec la Russie s'il est élu, mais a prévenu que Washington ne resterait pas «aveugle» en cas d'agression.

    Première à réagir à ce discours, Hillary Clinton a estimé que McCain ne proposait rien de moins que de poursuivre la même politique que ces huit dernières années. Le porte-parole de Barack Obama a lui estimé qu'avec John McCain, ce serait «toujours la même chose» qu'avec George W. Bush.

    Le début du discours de McCain a été brièvement interrompu par deux manifestants antiguerre qui ont été rapidement évacués par la police tandis que les délégués républicains scandaient le mot-clef de la convention: «USA, USA».
    Le Figaro - 05.09.08

  • L'enfant inconnu: Fatma ne cesse de mentir, les autres aussi...

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    La cité Fonscolombes à Marseille
    Récupéré par des riverains alors qu’il errait seul dans la cité Fonscolombes le 5 août, personne n’était venu le réclamer pendant douze jours, malgré un appel à témoins largement diffusé. Le 17 août, Khaldia Dussourt, une cousine de Fatma, s’était manifestée auprès de la brigade des mineurs, affirmant avoir reconnu le garçonnet. Il s’appellerait Mohamed, serait âgé de 2 ans et demi et souffrirait d’un léger retard mental, ce qui expliquerait son mutisme. Khaldia Dussourt avait alors contacté Fatma, en voyage en Algérie depuis le 9 juillet, pour lui demander de rentrer, ce qu’elle avait fait deux jours plus tard. A son retour, elle avait expliqué à la brigade des mineurs avoir confié l’enfant contre rémunération à une connaissance nommée Naïma. Cette nounou, sans papiers, l’aurait égaré et n’aurait pas osé aller le réclamer. La jeune femme, qui pourrait détenir une partie de la solution de l’énigme, s’est depuis évaporée et est toujours activement recherchée

     Un mois après la découverte de Mohamed dans la cité Fonscolombes à Marseille, beaucoup d'interrogations pèsent encore sur les raisons qui ont poussé Fatma à mentir.

    L'affaire du petit Mohamed connaît chaque jour son lot de rebondissements, de mystères entretenus et de mystères rompus. On a appris mardi que la mère prétendue n'était pas la mère génétique. D'autres informations se sont fait jour hier.

    1 Pourquoi Mohamed n'a-t-il pas pu être adopté ?
    "L'adoption n'est pas reconnue en Algérie", a indiqué hier le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest. Seule existe la "kefala", sorte de délégation temporaire de l'autorité parentale, qui permet de recueillir un enfant devant notaire, en cas de difficulté financière ou de maladie. Mais cette procédure n'est pas reconnue en France.

    2 Pourquoi Fatma a-t-elle menti ?
    "On a beaucoup de doutes sur ses changements de versions", a indiqué hier le procureur, qui a évoqué "trop d'interrogations". Fatma a affirmé avoir menti pour conserver l'enfant de peur qu'il lui soit retiré. Mais elle est incapable de donner le nom de la mère biologique, celui du tribunal qui aurait statué en Algérie et de dire quand la prétendue adoption aurait eu lieu.

    3 Quel est le parcours de la fausse mère ?
    Elle serait arrivée en France, par bateau, peu de temps après la naissance de Mohamed, sans fournir de date précise. Elle est originaire d'Ain Temouchent, à 70 km au nord sud-ouest d'Oran. Elle a eu ses quatre premiers enfants avec deux pères différents. La jeune femme vit avec le RMI et des allocations familiales.

    4 Pourquoi d'autres expertises ADN ont-elles été ordonnées ?

    Les magistrats avaient immédiatement décidé de faire procéder à ce test génétique pour authentifier la filiation avec Mohamed après le retour de Fatma. Une fois le résultat connu, il devenait primordial de faire pratiquer ces mêmes examens pour les quatre autres enfants. Dans l'attente des résultats, connus en début de semaine prochaine, ceux-ci ont été placés dans un foyer.

    5 Quelles obligations la fausse mère a-t-elle désormais ?
    Depuis sa mise en examen, elle a été placée sous contrôle judiciaire. Elle ne peut plus quitter le pays et doit pointer à l'hôtel de police une fois tous les deux mois à partir d'octobre.

    6 Quelles autres investigations ont été diligentées ?

    Le juge a adressé une commission rogatoire internationale à l'Algérie pour retrouver ses parents biologiques, mais elle pourrait durer plusieurs mois. "On continue de rechercher la nounou, qui détient une partie de la vérité de ce dossier", a insisté le procureur. La justice enquête aussi sur des voyages en Espagne que son frère aurait financés.

    7 Quelles sont les autres pistes à l'étude ?
    Le parquet s'interroge sur les motivations de cette prétendue adoption et n'exclut pas qu'elle puisse être liée à la recherche d'allocations familiales supplémentaires, voire à un trafic d'enfantsD'autant qu'elle ne percevait aucune indemnité en tant que "maman" de Mohamed.

    8 Quel est l'avenir immédiat de Mohamed ?
    Aussitôt après sa découverte le 5 août, le petit garçon a été confié aux services sociaux. Il se trouve depuis dans un foyer pour mineurs en situation difficile, à l'extrême sud de Marseille. D'après certains témoignages, son adaptation a été très difficile au départ, mais il semble aujourd'hui avoir retrouvé un certain équilibre. D'ici quelques mois ou quelques semaines, le juge des enfants décidera d'un placement éventuel dans une famille d'accueil. Sauf si, d'ici là, sa mère biologique décide de le faire revenir auprès d'elle.

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    L'insaisissable Fatma nourrit la polémique

    Une mauvaise mère, Fatma ? S'il ne fallait s'en tenir qu'aux faits depuis le début de "l'affaire Mohamed" et à la description que font d'elle ses voisins ou ceux qui l'ont côtoyée, le tableau reste très noir. Depuis sa mise en examen, mercredi soir, la mère de famille de 34 ans s'est comme volatilisée. À Saint-Mauront (3e), boulevard de la Révolution, dans la cité où elle logeait juste avant son départ pour l'Algérie, au mois de juillet, l'appartement familial a gardé ses volets clos. Mais il y a du linge étendu sur le balcon.

    À quelques mètres de là, Mireille, une voisine, donne des précisions, sévères: "C ela fait plus d'une semaine que ces vêtements n'ont pas bougé de là. De toute façon, c'est une famille à problèmes. Les enfants, ils étaient livrés à eux-mêmes. Le petit Mohamed, il pleurait du matin au soir. Je n'ai jamais vu que ses soeurs le promener. Elles allaient et elles venaient dans le jardin et, malgré ça, il avait toujours les larmes."

    Dans le logement apparemment vide, une voix finit néanmoins par répondre, derrière la porte close. Mais pour mieux refuser le dialogue: "Je suis de la famille, mais Fatma, elle est pas là. Laissez-moi, je ne veux rien dire, allez plutôt voir à la Rose, chez sa cousine, elle est là-bas." Sur place, l'ambiance est différente. La résidence beaucoup plus cossue est protégée par un portail électrique. Là encore, c'est une inconnue qui répond, depuis l'interphone. La situation semble compliquée.

    La cousine, celle qui avait reconnu le petit Mohamed dans La Provence et alerté la police, n'est qu'hébergée dans cet immeuble qui a accueilli Fatma et ses enfants, quelques jours seulement. "La cousine, elle veut plus la voir Fatma. Elle a fait trop de problèmes ici, surtout avec les enfants. Je ne sais pas du tout où vous pourrez la trouver. Vous êtes allé chez elle?" Le jeu de piste ne mène plus nulle part. Même les services sociaux de la ville, un temps contactés par la cousine, afin de lui trouver un appartement, n'ont plus aucune nouvelle de la famille...
     La Provence - 05.09.08
    On n'ose imaginer qu'elle a abandonné l'enfant parce qu'il souffre d'un léger retard mental  et qu'il aurait été refusé par d'éventuels adoptants... Mais cette hypothèse n'est pas à écarter.
  • L'embellie, c'est fini...

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    Après l’embellie de l’été, les cotes de confiance de Nicolas Sarközy et de François Fillon fléchissent. Dans un paradoxe apparent, le chef de l’Etat voit certes grossir d’un point par rapport au mois d’août le nombre de ceux qui lui font « confiance » (41 % contre 40 %), mais dans le même temps, les Français qui ne lui font « pas confiance » passent de 51 % à 55 % (+ 4).

     
      La raison : ceux qui jusque-là ne se prononçaient pas sont moins nombreux... Un effet de l’affaire Clavier ? Et leur jugement est globalement plutôt négatif envers Nicolas Sarközy. En particulier, ne lui font pas confiance : les employés (68 %), les cadres (67 %), les salariés du secteur public (72 %), les chômeurs (70 %), les banlieusards (59 %). Quant à son Premier ministre, il perd, lui, un point de confiance (44 % contre 45 %) et ceux qui ne lui font « pas confiance » passent de 45 % à 48 % (+ 3).
    Les Français doutent de plus en plus de l’exécutif

    Le parisien - 05.09.08

  • Le procès d'un braqueur renvoyé pour cause de ramadan!

    Les défenseurs d'un braqueur estiment que l'observation du jeûne rituel place leur client dans une position de «faiblesse physique». Les avocats des parties civiles dénoncent une décision aberrante.

    L'ordonnance mentionne simplement que «dans le souci d'une bonne administration de la justice», le procès d'assises concernant plusieurs braquages commis à Rennes et St-Malo en 2000 et 2001, est renvoyé au 19 janvier 2009. Pourtant, selon plusieurs avocats rennais, ce renvoi est dû… à l'observation par l'accusé du jeûne traditionnel musulman du ramadan.

    Selon la demande de renvoi qu'ils ont rédigée, «les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s'imposent» à leur client musulman, qui aura «déjà vécu 14 jours de jeûne» au début de son procès - il doit se tenir le 16 septembre - l'empêcheraient de pouvoir se défendre correctement.

    Ce rite, quatrième pilier de l'Islam, est une obligation religieuse pour tous les fidèles en âge et en condition de l'observer. Du lever au coucher du soleil, il leur est interdit de manger ou boire, à quelques exceptions près.

     

    Une «première» en France

     

    L'un des avocats, Me Yann Choucq, explique que «les contraintes du ramadan, d'un point de vue physiologique, mettent les gens en état de faiblesse physique». Mais, ajoute-t-il, «ce n'était pas le seul motif de renvoi». Le fait est que le juge leur a donné raison et a accepté le renvoi du procès.

    A la fureur des avocats des parties civiles. Me Pierre Abegg, avocat de plusieurs d'entre elles, trouve ce renvoi «aberrant, c'est la première fois qu'on voit cela en France, nous ne sommes plus dans une République laïque». Même colère de Me Dominique Briand, pour qui cette décision «ouvre la porte à des choses qui ne sont pas souhaitables».

    Le ramadan a commencé le 1er septembre, selon le Conseil français du culte musulman, qui définit cette date, basée sur le calendrier lunaire et souvent objet de controverses entre grandes mosquées. Il se terminera le 30 septembre.

    Le Figaro - 04.09.08 

  • Provocation? Tags racistes et croix gammées au collège d'Agde

    Croix gammée collège d'Agde.jpg

    Des tags et une dizaine d'inscriptions antisémites, anti-islamiques et nazies ont été peints à la bombe sur les murs d'un collège d'Agde, dans l'Hérault. Une plainte a été déposée.

    L'indignation le dispute à l'incompréhension dans le collège René-Cassin à Agde, dans l'Hérault. Des croix gammées de toutes tailles certaines de plus d'1 mètre- et des injures telles que «Mort aux arabes», «Fuck islam», «W.P.» (pour «White power», NDLR) et «White front» - ont été peintes à la bombe dans la cour de l'établissement, dans les escaliers, sur des portes et sur des murs, dans la nuit de mercredi à jeudi.


     

    «Il est très vraisemblable qu'il ne s'agit pas seulement d'un événement à caractère complètement personnel, il ne s'agit pas d'un acte isolé», a indiqué Xavier Darcos. «Une plainte a dès à présent été déposée», a précisé le ministre de l'Education. L'enquête est menée par le commissariat d'Agde et le SDIG (Service départemental de l'information générale), sous l'autorité du parquet de Béziers.

    Les associations SOS Racisme et MRAP ont également porté plainte. Dans un communiqué, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, «dénonce et déplore ces actes dégradants, demandant à la police ainsi qu'au parquet d'agir afin de retrouver les responsables de ces agissements à caractère raciste et antisémite».

    Le secrétaire national à l'égalité du Parti socialiste, Faouzi Lamdaoui a renchéri : «J'exprime mon indignation face à cette attaque contre un symbole de la République et demande la plus grande fermeté contre les nostalgiques du IIIe Reich qui s'attaquent à nos enfants».

         Le Figaro - 04.09.08 
  • Sarah Palin électrise l'Amérique!

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    John McCain, 72 ans, a été désigné officiellement comme candidat par les délégués républicains réunis en convention à St Paul (Minnesota, nord). Ils ont également été enthousiasmés par la performance de Sarah Palin, la colistière de John McCain. Celle-ci a attaqué de front et sans ménagement mercredi soir le démocrate Barack Obama laissant présager deux mois de rudes affrontements d'ici la présidentielle du 4 novembre.

     

    Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, l'élection présidentielle opposera deux tickets où se trouvent d'un côté un Noir, M. Obama et de l'autre une femme, Mme Palin.

    Quel que soit le résultat de l'élection, elle sera historique.

    «Voici un homme (Obama, ndlr) qui a écrit deux mémoires mais n'a pas rédigé une seule loi ou présenté une seule réforme, même pas quand il était parlementaire du parlement local de l'Illinois», a dit Mme Palin.

    «Voici un homme qui peut délivrer un discours entier sur les guerres menées par l'Amérique et ne jamais utiliser le mot victoire... excepté quand il parle de sa campagne», a ajouté Mme Palin.

    «En politique, il y a des candidats qui utilisent le changement pour promouvoir leur carrière. Et il y en a d'autres, comme John McCain, qui utilisent leur carrière pour promouvoir le changement», a dit Mme Palin, follement ovationnée par les délégués républicains.

    Ala fin de son intervention, alors que Mme Palin avait été rejointe sur scène par toute sa famille, dont sa fille enceinte âgée de 17 ans, John McCain a fait une apparition surprise sur la scène du Xcel Center. «Quelle belle famille», s'est exclamé le sénateur de l'Arizona.

    Mme Palin a affirmé qu'elle n'irait pas à Washington pour rechercher l'approbation des médias mais «pour servir le peuple de ce pays».

    Mme Palin a pris soin également de mettre en valeur son expérience de maire et de gouverneure. Elle a accusé ses adversaires de vouloir «dénigrer» son travail d'élue. «Je suppose qu'être maire d'une petite ville ressemble à la fonction de travailleur social... sauf que vous avez de vraies responsabilités», a dit Mme Palin, visant encore une fois M. Obama qui a été travailleur social dans un quartier déshérité de Chicago, avant de se lancer en politique.

    «Le discours de la gouverneure Palin était bien prononcé mais a été écrit par le rédacteur de George W. Bush», a estimé Bill Burton, porte-parole de M. Obama.

    Ce discours reprend «les mêmes attaques partisanes entendues de la part de George Bush au cours de ces huit dernières années», a ajouté le porte-parole. «Si la gouverneure Palin et John McCain définissent le changement comme le fait de voter avec George Bush 90% du temps, c'est leur choix mais nous ne pensons pas que les Américains sont prêts à n'accepter que 10% de changement», a dit M. Burton.

    Au-delà des délégués républicains, c'est une nation entière que Mme Palin, quasiment inconnue hors de son Etat, devait s'efforcer de convaincre.

    Dans son discours, Mme Palin a également plaidé pour davantage de forages pétroliers et gaziers. «Nos adversaires répètent, encore et encore, que les forages ne résoudront pas tous nos problèmes énergétiques... comme si nous ne le savions pas déjà. Mais le fait que les forages ne résoudront pas nos problèmes, ce n'est pas une excuse pour ne rien faire», a-t-elle dit.

    Alors que M. McCain est opposé aux forages pétroliers dans la réserve naturelle arctique (Arctic National Wildlife Refuge), Mme Palin en est une farouche avocate.

    La gouverneure de l'Alaska a promis la construction «de davantage d'oléoducs, de davantage de centrales nucléaires» en cas d'élection du ticket républicain en novembre. Elle a également évoqué le développement des énergies renouvelables sans donner de détails précis.

    De nouveaux sondages publiés mercredi accordent une large avance au candidat démocrate Barack Obama dans les Etats clefs de l'Iowa (centre) et du Minnesota. M. Obama est également crédité d'une légère avance dans l'Ohio (nord).

     

    Leparisien.fr avec AFP - 04.09.08