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  • Elie Cohen: risque d'une crise systémique si le plan Paulson n'est pas adopté

    Le risque d’une crise systémique augmente si le plan Paulson n’est pas adopté au plus vite selon Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS, professeur à Sciences Po Paris et membre du Conseil d’analyse économique (CAE).

    Le rejet du plan Paulson par la chambre des Représentants vous a t-il surpris ?

    Elie Cohen : Oui, ma surprise a été grande quand j’ai su dès lundi dans la matinée qu’il y avait des doutes sur le vote de ce plan. Le plan Paulson avait énormément de défauts. En reprenant les actifs toxiques des banques, le Trésor américain incitait les établissements financiers à charger leurs bilans d’actifs douteux pour se refinancer dans de bonnes conditions aux frais du contribuable. D’autre part, il ne réglait ni la question de la recapitalisation des banques ni celle du risque de défaut des ménages américains exposés à la crise immobilière. Il y avait donc une injustice particulière à faire un montage de ce type ! Malgré toutes ces critiques, tous les économistes soulignaient l’urgence de l’adopter rapidement pour éviter un risque systémique avéré.

    Une crise systémique devient donc probable ?

    E.C : Le rejet du plan a constitué un choc majeur et fait renaître les pires scénarios d’un effondrement des Bourses comme nous l’avons vu lundi mais aussi d’un gel total du marché interbancaire à l’origine de la chute de Dexia. Et la suite n'est guère réjouissante. L’étape suivante serait un effondrement de la pyramide des CDS (credit default swaps) qui mettrait en difficulté l’ensemble du système financier. Il est donc indispensable que le plan soit représenté et voté le plus rapidement possible. Plus le temps passe et plus il sera difficile d’éviter, même avec un plan amélioré, la crise systémique majeure.

    Après le renflouement en urgence de Dexia et la nationalisation de Fortis, va t-il falloir un plan à grande échelle pour sauver notre système bancaire ? La réaction des gouvernements européens est-elle à la hauteur ?

    E.C : Les responsables européens font appel aux Américains pour qu’ils adoptent le plan Paulson. C’est le signe de leur impuissance ! Nous dépendons tous de la gouvernance américaine pour sauver le système financier mondial. Quand des établissements européens sont en difficulté, chaque Etat impliqué intervient chacun de son côté dans des conditions qui mettent en cause à terme la survie même de ces groupes. Il n’y a pas de réelle volonté européenne cohérente. Les effets de l’édifice bancal de Maastricht sont de plus en plus visibles. D’un côté, nous avons une banque centrale européenne indépendante en charge de la politique monétaire mais de l’autre, on a laissé le pouvoir de supervision et de stabilité financière à vingt-sept autorités différentes. Nos dirigeants européens devraient se préparer à jeter les bases d’un vrai superviseur européen.

    L’appel à l’unité nationale du gouvernement français et les déclarations de Nicolas Sarkozy assurant que les dépôts des ménages seraient garantis vous paraissent-ils appropriés ? Faut-il craindre pour le système bancaire français ?

    E.C : Dès le discours de Toulon, j’ai fait part de ma perplexité après les propos de Nicolas Sarkozy. Personne ne considère que les banques de dépôts françaises sont en péril. Les expositions aux subprimes et les excès de levier ne sont pas les mêmes que pour les banques d’investissement. Même s’il faut prendre les dispositions nécessaires pour faire face à des risques de défauts, il n’y a pas aujourd’hui de risque sur les dépôts des épargnants.

    La crise actuelle aura tout de même des répercussions importantes sur l’économie réelle. Peut-on craindre un effet domino ?

    E.C : Cette crise financière est aussi une crise structurelle résultant des déséquilibres économiques majeurs (en terme d’échanges réels et financiers) qui se sont accumulés ces dernières années entre les Etats-Unis et la Chine. C’est également la fin d’un cycle de croissance. Avant même le début de la crise, on s’attendait à un atterrissage de l’économie. La conjonction de ces éléments fait que nous traversons une crise très sérieuse et qui sera durable.

    Le système financier vit-il une mutation historique ? Va t-on instituer de nouvelles régulations au niveau mondial ?

    E.C : Effectivement, nous allons assister à un redimensionnement de l’industrie financière qui s’était considérablement développé au cours des vingt dernières années. Si le rôle de l’Etat, en tant qu’ultime recours dans les situations de crise extrême, reste essentiel, je ne crois pas en revanche à un système de régulation au niveau mondial alors que nous sommes déjà incapables en Europe d’avoir notre propre système de régulation. (30 septembre 2008)


  • Immigration: lycées et collèges sont devenus des lieux d'affrontement

    "L'incident" s’est produit à 13 h 30, à l’heure où les élèves du collège Nelson-Mandela au Blanc-Mesnil regagnaient les classes. « Des jeunes qui se trouvaient dans le parc urbain ont jeté une bouteille dans la cour et ça a fait un gros boum, raconte un collégien. Beaucoup d’élèves étaient affolés.

     Par chance, aucun d’eux n’a été touché par le projectile qui, selon le principal, Malik Ndiaye, contient un mélange d’acide chlorhydrique et de déboucheur chimique.

    « Heureusement, il ne restait que deux classes dans la cour », poursuit-il. Les jeunes, cachés dans des bosquets derrière la grille, ont été reconnus comme d’anciens élèves par la conseillère principale d’éducation qui a prévenu la police.

    Quatre mineurs, âgés de 16 à 18 ans, qui ont été interpellés et placés en garde à vue par la brigade de sûreté urbaine du Blanc-Mesnil, saisie de l’enquête. Le principal avance une piste : « L’un d’eux avait un ami dans le collège qui passe en conseil de discipline demain (aujourd’hui) pour une agression le deuxième jour de la rentrée. » Jeudi dernier, une première bombe artisanale avait explosé à l’extérieur de l’établissement. « L’ambiance est délétère depuis le début de la rentrée », reconnaît le principal.

    Explosion de violence devant un lycée de Villepinte. Plus tôt dans la journée, entre midi et 14 heures, c’est, semble-t-il, une rivalité entre quartiers qui est à l’origine d’une rixe mettant aux prises une soixantaine de jeunes sur le parvis du lycée Georges-Brassens de Villepinte et le boulevard Robert-Ballanger. Un différend entre habitants de la Fontaine-Mallet à Villepinte, et de la Rose-des-Vents à Aulnay. Des heurts s’étaient déjà produits vendredi. Un professeur qui tentait de s’interposer a été aspergé de gaz lacrymogène. « C’était d’une extrême violence, témoigne une prof sous le choc. J’ai vu un jeune rengainer un pistolet dans son pantalon, d’autres avec des armes blanches, des marteaux… En sept ans, je n’avais jamais connu ça. » Par sécurité, le lycée a été fermé aux élèves hier après-midi et le sera aujourd’hui. Les professeurs déplorent "l’insuffisance du déploiement policier et le manque de moyens, notamment la suppression d’un poste de CPE et un manque d’assistants d’éducation". « Je comprends leur émotion : les abords d’établissement ne doivent pas devenir des lieux d’affrontement », reconnaît l’inspecteur d’académie Daniel Auverlot, qui annonce travailler avec le directeur de la sécurité publique, le procureur et le maire.

    Le Parisien - 30.09.08

  • Le Veau d'or pris dans la tempête

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    L'Adoration du Veau d'or par Nicolas Poussin (1594-1665)

    La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a dit mardi espérer que la Chambre des représentants américains accueillerait "favorablement" une nouvelle version du plan proposé par le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson pour sauver le système financier aux Etats-Unis.

    "Ce que nous espérons, c'est des modifications, des avenants, des points particuliers pourront être évoqués et que dès que la Chambre des représentants siègera de nouveau, elle réexaminera favorablement la nouvelle version du plan", a déclaré Mme Lagarde lors d'une conférence de presse.

    Le plan de M. Paulson, impopulaire auprès des contribuables américains car il prévoit le rachat par l'Etat de 700 milliards de dollars de créances douteuses détenues par les institutions financières présentes aux Etats-Unis, a été rejeté lundi par 228 voix contre 205 par la Chambre des représentants.

    Un nouveau scrutin éventuel ne devrait pas intervenir avant jeudi, après les fêtes du Nouvel an juif.

    Il est clair qu'il y a beaucoup d'espoir sur les différentes places financières pour que ce plan aboutisse", a estimé Mme Lagarde.

    La ministre de l'Economie a par ailleurs estimé qu'il fallait faire attention à "préserver le fonctionnement des systèmes financiers" et laisser "les opérateurs jouer leur rôle de financement de l'économie".

    "Il va peut-être falloir enrayer la machine à rumeurs, il faut être très attentifs à préserver le fonctionnement des marchés financiers qui innerve l'économie", a-t-elle déclaré.

     Les gouvernement belges et français sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi pour renflouer la banque Dexia, dont le capital est désormais détenu à plus de 50% par les pouvoirs publics de ces deux pays.

    Le bancassureur franco-belge, qui joue un rôle clé dans le financement des collectivités locales, avait vu la veille son cours en Bourse amputé de presque un tiers en raison de la crise de confiance qui agite actuellement les marchés financiers. AFP. 30.09.08

  • Croissant de lune et fin du ramadan

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    Mohammed Messaoui annonce la fin du Jeûne pour les musulmans vivant en France

    A l'entrée de la Grande Mosquée de Paris, hier à 18 h 45, les fidèles sont invités à donner 5 €, à s’acquitter de « la zakat », l’aumône servant à offrir des repas aux plus pauvres. Sur la table d’une longueur interminable de la salle d’honneur de l’édifice, des dattes, des morceaux de citron pour la chorba (soupe), des bouteilles d’eau, de soda et de jus de fruits…

    Quelques minutes avant la rupture du jeûne, en présence d’une cinquantaine de dignitaires musulmans réunis à l’occasion de la nuit du doute, Mohammed Moussaoui, le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), annonce le résultat des délibérations qui viennent de se tenir à huis clos dans la pièce à côté.


    « Après discussions et prise de connaissance des données astronomiques, le CFCM a décidé à l’unanimité que l’Aïd-el-Fitr aura lieu le mercredi 1er octobre », déclare-t-il sur un ton solennel. C’est donc demain que sera célébrée la fin du ramadan après un mois de jeûne du lever au coucher du soleil pour quelque 4 millions de musulmans de l’Hexagone.


    Ce choix est justifié par le fait qu’hier soir le croissant de lune n’était pas encore visible dans notre pays. La France se démarque ainsi de l’Arabie saoudite qui a fixé la date de la fête religieuse à… aujourd’hui. « Cela montre que l’islam de France est autonome », se félicite Mohammed Moussaoui qui en a profité pour présenter ses « meilleurs voeux à la communauté nationale dans son ensemble » et souhaiter « une bonne année à la communauté juive » qui célèbre aujourd’hui, jusqu'à mercredi soir, le Nouvel An juif (Rosh Hashana).

    L’Aïd-el-Fitr, appelée « la petite fête » par opposition à la « grande fête » de l’Aïd-el-Kébir marquée par le sacrifice du mouton (elle aura lieu cette année vers le 10 décembre), commence par une prière vers 9 heures. « On va à la mosquée avec ses proches. A l’issue du sermon d’une vingtaine de minutes, tout le monde se lève et s’embrasse », explique Kamal Chemini, président de la mosquée de Clamart (Hauts-de-Seine). La journée se prolonge par un repas en famille. Au menu, une soupe avec du poisson ou du mouton et des pâtisseries orientales. Des cadeaux, généralement des vêtements ou de l’argent, sont distribués aux enfants.
    Le parisien - 30.09.08
  • La crise: quel impact pour les particuliers?

    Le texte a disparu... je n'ai aucune explication! - Je ne supprime pas le titre, car je supprimerais également les commentaires. Sincèrement désolée, d'autant plus que le texte était intéressant. Mystère de l'informatique...

  • A 10 ans, il tabasse sa maîtresse, il n'est pas exclu de l'école

    "L'enfant ne sera pas exclu" annonce d'emblée au Post la directrice de l'école.

    Lundi matin, quand les parents ont accompagné leurs enfants à l'école primaire Jean-Jaurès, à Persan, dans le Val-d'Oise, ils ont pu découvrir une banderole accrochée à la porte d'entrée: "Droit au respect."

    Ce "droit au respect" est la conséquence d'un grave incident qui s'est déroulé vendredi, vers 16 h, dans la classe de CM1 B.

    Avant la sortie des cours, une enseignante fait une remarque à un de ses élèves de 10 ans. Il ne supporte pas la remarque et se déchaîne sur sa maîtresse.

    "Il l'a tapée. Il a donné des coups de pied dans les jambes. Après, elle saignait du nez" dit un élève au Parisien.

    "La maîtresse s'est enfermée dans sa classe. Elle ne voulait plus sortir" poursuit une maman.

    Des enfants témoins de la scène préciseront que leur institutrice aurait été également frappée au visage et au ventre.

    "Ce qui s'est passé vendredi est très rare" confie au Post l'inspection d'académie.

    Comment va l'instit?
    Encore "très choquée" selon l'inspecteur d'académie mardi, l'institutrice est
    très marquée par cette agression. Certains de ses élèves de la classe ont aussi très perturbés par la violence de la scène.

    "J'ai récupéré un gamin en pleurs qui ne voulait pas revenir en classe" dit une autre maman au Parisien.

    Celle qui a porté plainte souffre de contusions et est arrêtée pour 8 jours.

    Qui est cet enfant?
    "C'est un enfant perturbé", selon l'inspection d'Académie, qui précise qu'il s'agit d'une "situation peu courante dans le premier degré."

    L'enfant bénéficiait d'un suivi pédagogique particulier, a précisé ce mardi Patrice Garnier, l'inspecteur d'académie adjoint du Val-d'Oise chargé du 1er degré.

    Va-t-il être exclu?
    Non. "L'enfant, qui est toujours à l'école, ne sera pas exclu" affirme au Post la directrice de l'école Jeanne Brienne ce mardi midi. "Pour la simple et bonne raison que l'exclusion n'existe pas en tant que telle en élémentaire."

    L'élève continue donc à aller à l'école, où il est pris en charge, en dehors de sa classe, par un enseignant particulier.

    Une autre sanction est-elle prévue?
    Pas pour l'instant. "L'ensemble du personnel éducatif va se réunir pour trouver la solution la plus adaptée pour que l'école retrouve au plus vite sa sérénité. Nous cherchons une solution" poursuit l'inspection d'académie sur Le Post, en précisant que "c'est en cours."

    Que dit le ministère?
    Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a demandé mardi "au recteur de l'académie de Versailles d'accorder la protection juridique à l'enseignante", à laquelle il a exprimé sa "solidarité".

    30.09.08

     

  • Rosh Hachana 2008

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    Miel, pommes et Torah
    Rosh Hashana, le 29 septembre 2008

    De nombreux Juifs dans le monde fêtent chaque année Rosh Hashana, leur Nouvel An. Dans le calendrier hébraïque, la date correspond au 1er Tichri, c'est-à-dire le premier jour du septième mois. Comme le calendrier chinois, le calendrier hébraïque est soli-lunaire : chaque nouveau mois dépend de la rotation de la lune et s'étale sur 29 ou 30 jours. De ce fait, la date de Rosh Hashana dans le calendrier grégorien varie, mais tombe toujours entre le 5 septembre et 5 octobre. En 2008, les Juifs fêteront leur nouvelle année le 29 septembre.

    Entre solennité et festivités

    "Yom Terou'a" (Jour de la Sonnerie du Chofar), "Yom HaDin" (Jour du Jugement), "Yom HaZikaron" (Jour de la remémoration), "Rosh Hashana" (Tête de l'année) : cette fête juive a plusieurs noms et plusieurs significations. Elle commémore la création de l'homme sur la terre par Dieu, mais correspond aussi au jour où les hommes sont jugés pour leurs actes de l'année passée. Dieu donne, en fonction des mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d'existence pour l'année qui commence.
    Rosh Hashana précède une période de dix jours de pénitence avant Yom Kippour, le jour du Pardon. C'est pourquoi le Nouvel An juif revêt un caractère austère : la fête est plus solennelle que joyeuse.

    Cependant, comme pour les autres fêtes de fin d'année, l'optimisme est de mise pour célébrer le Nouvel An. Les festivités de Rosh Hashana débutent donc la veille au soir par un grand festin. Pour que l'année qui s'annonce soit douce, le miel est omniprésent à table, en accompagnement de tous les mets. La pomme est l'autre aliment principal du repas. Trempée dans le miel, elle est bénie pour apporter à la famille "une bonne et douce année". Les pois et les grenades sont, eux, les symboles d'une année prospère. Enfin, une tête de poisson est bénie, afin que "qu'Israël soit en tête des nations, plutôt qu'en queue", et serve d'exemple aux autres nations.

    Les fêtes de Roch Hachana s'étalent ensuite sur deux jours, consacrés en grande partie à la prière et à la lecture de la Torah.


  • Malgré l'urgence, le Sénat américain ne votera au plus tôt que jeudi après le Nouvel an juif

    "Notre stratégie est de continuer à nous attaquer de front à la situation économique et nous allons travailler à mettre en place une stratégie qui nous permette d'aller de l'avant", a déclaré Georges Bush, qui a prédit que les parlementaires finiraient par adopter le plan.

    La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a déclaré que le rejet du plan "ne peut rester en l'état". "Il faut aller de l'avant", a-t-elle dit devant la presse. "Notre travail ne sera pas fini tant que nous n'y serons pas parvenus".

    Selon un parlementaire qui a requis l'anonymat, rien ne devait se passer "avant jeudi au plus tôt" en raison notamment du Nouvel an juif (Rosh Hachana) mardi et mercredi, observé au Congrès.

    Un porte-parole de Mme Pelosi, Brandon Daly, estimait en revanche que "plusieurs options" étaient encore possibles, le Sénat, qui devait voter après la Chambre, étant censé siéger mercredi.

    AFP. 29.09.08

  • Lait frelaté chinois: Cadbury retire chocolats et confiseries

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    C'est le premier grand groupe international à retirer des produits du marché à la suite du scandale des laits contaminés à la mélamine en Chine.  Le géant de l'agro-alimentaire Cadbury a fait retirer des rayons des magasins de Hong Kong, Taïwan et d'Australie, onze de ses confiseries et chocolats. 

    Cadbury a effectué des tests dans son usine de Pékin.

    «Nous avons reçu des résultats qui jettent le doute sur la non-altération d'un éventail de produits fabriqués en Chine», indique le communiqué de la branche Asie-Pacifique du groupe. «Nous estimons donc qu'il est nécessaire de prendre des mesures préventives pour retirer du marché tous nos produits chocolatés fabriqués dans notre usine de Pékin», poursuit le texte.

    Au total, onze marques font l'objet d'un rappel parmi lesquelles les Cadbury Eclairs et les chocolats Dairy Milk.

    Quelque 53 000 enfants ont dû être soignés en Chine pour des problèmes rénaux après avoir consommé du lait à la mélamine, un produit chimique utilisé dans la fabrication de colles ou de résines. Quatre enfants au moins sont morts.
    Jusque là, seules des marques affichées comme chinoises avaient été interdites.
    Le parisien- 29.09.08