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  • VIDEO Invasion de rats à la gare Saint-Lazare

    http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafYxoS.html

    A la nuit tombée, ils sont des dizaines. On les voit traverser prestement les quais, se faufiler dans les sacs-poubelles abandonnés, courir entre les rails. Ces dernières semaines, les rats ont fait leur apparition dans la gare Saint-Lazare.

    Dérangés par les travaux de rénovation du site, en sous-sol, ils remontent des catacombes et caracolent désormais sur les voies de surface, au grand dam des quelque 450 000 voyageurs qui fréquentent quotidiennement la gare.

          
    « Il y en a de toutes les tailles, qui jaillissent de partout »

    « C’est l’horreur ! souligne Elodie, qui chaque soir croise les intrus en prenant vers 20 heures le train qui la ramène à Colombes (Hauts-de-Seine). Il y en a de toutes les tailles, qui jaillissent de partout. Le premier moment de surprise passé, c’est le dégoût qui prend le pas. »

    « Au début, témoigne un voyageur en partance pour Ermont (Val-d’Oise), ils restaient au loin, au bout des quais, mais on dirait qu’ils prennent de l’assurance : maintenant on les voit même près des distributeurs de nourriture, tout près des gens… »

    Impressionnés, des voyageurs ont même filmé les mammifères, diffusant leurs images sur deux sites de partage de vidéos, YouTube et Dailymotion. De leur côté, les responsables de la gare Saint-Lazare ont donc décidé d’agir, tout en restant conscients de l’impossibilité de l’éradication des rongeurs. « Une opération de dératisation est organisée chaque mois, mais, comme cela ne suffit plus, nous avons contacté trois autres sociétés spécialisées qui doivent nous soumettre leurs propositions, explique-t-on à la direction, qui affirme ne pas s’inquiéter outre mesure. La présence des rats en surface n’a été signalée qu’entre les voies 12 et 19 et ils ne se sont encore jamais attaqués à personne, ni même aux palettes de nourriture qui sont chargées dans les trains. Rien n’a été grignoté… »

    Néanmoins, il a été demandé au personnel chargé du nettoyage d’effectuer des tournées supplémentaires pour que les poubelles et les restes de repas soient aussitôt ramassés, les rats sortant essentiellement pour se nourrir.

    Pourtant, tant que dureront les travaux de rénovation de la gare, qui devraient prendre fin en 2011, il est fort probable que les rats continueront de faire partie du paysage nocturne. Leur brusque apparition a coïncidé avec l’arrivée des bulldozers dans les entrailles du site, qui, en cassant les derniers sous-sols de l’édifice, ont délogé des centaines de rongeurs à la recherche d’un nouveau nid.

     

     

  • BANKSTERS par Roberto Fiorini

    http://robertofiorini.blog4ever.com/blog/lirarticle-84180-984838.html

    Cet article-choc comporte trois vidéos passionnantes! 

    7 octobre 2008

  • Bourse de Paris: une éclaircie?

    La Bourse de Paris a terminé en léger rebond mardi, le CAC 40 reprenant 0,55% à 3.732,22 points au lendemain d'une débâcle historique, dans un marché toujours inquiet de la situation du secteur financier.

      L'indice vedette a repris 20,24 points à 3.732,22 points, dans un volume d'échanges élevé de 6,8 milliards d'euros, au terme d'une séance une nouvelle fois chahutée. Il avait dégringolé de 9,04% lundi, soit sa plus lourde chute quotidienne en vingt ans d'existence.

    La place parisienne a fluctué au gré des suspicions entourant les banques allemandes Deutsche Bank et Commerzbank et la britannique Royal Bank of Scotland, tandis que l'Islande nationalisait dans l'urgence une deuxième banque en l'espace de huit jours.

    La Réserve fédérale américaine a certes dopé les marchés l'espace de quelques heures, en annonçant qu'elle allait acheter des billets de trésorerie, ces instruments financiers qui permettent aux entreprises de faire face à leurs besoins imprévus de liquidités.

     Mais si ce geste inédit "limite la contamination de la crise du crédit à l'ensemble de l'économie", il ne "répond pas à la problématique bancaire", a souligné Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities. Insuffisamment rassuré, le marché parisien a donc atténué ses gains en fin de séance.

    Venant réconforter des marchés aux abois, six banques centrales ont publié mardi un calendrier de leurs opérations de refinancement, destinées à alimenter le circuit bancaire international en liquidités.

    La Réserve fédérale américaine va ainsi allouer aux enchères au moins 450 milliards de dollars de plus que prévu en décembre, la Banque centrale européenne ayant publié de son côté un calendrier d'enchères de refinancement en dollars à 28 et 84 jours jusqu'à la fin de l'année.

    La nouvelle dopait les valeurs financières: BNP Paribas s'envolait de 6,30% à 71,75 euros, tandis que Société Générale prenait 3,80% à 62,82 euros, Axa 2,39% à 20,55 euros, Crédit Agricole 1,41% à 14,04 euros. Seul Dexia continuait de plonger (-8,32% à 6,24 euros), l'incertitude pesant encore sur son avenir.

    Alors que les marchés se préoccupaient du durcissement des conditions de crédit, l'initiative des banques centrales est accueillie avec enthousiasme, bien que les inquiétudes persistent sur le développement de la crise parmi les établissements financiers européens.

    Le marché reste par ailleurs fébrile alors que plusieurs grandes entreprises américaines s'apprêtent à publier leurs résultats pour le troisième trimestre, à commencer ce mardi par le géant américain de l'aluminium Alcoa.

     

    Euronext (CAC 40)- 07.10.08

  • L'Allemagne garantit tous les dépôts des épargnants pour éviter la panique

    L'Allemagne espérait lundi éviter une ruée sur les banques après l'annonce par le gouvernement d'une garantie sur tous les dépôts des épargnants et l'adoption d'un plan de sauvetage pour la quatrième banque du pays, Hypo Real Estate.  Berlin espère avoir stabilisé la banque de crédits immobiliers Hypo Real Estate par un vaste plan de sauvetage ficelé tard dimanche soir et rassuré les épargnants sur le sort de leurs économies.


    En annonçant dimanche après-midi la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, c'est un total de 568 milliards d'euros que la chancelière Angela Merkel s'est engagée à garantir, soit «la plus grosse garantie de l'histoire mondiale», commentait lundi matin à la radio allemande Hans-Peter Burghof, professeur de finances à l'université de Hohenheim.

    «Jamais personne nulle part dans le monde n'a garanti une somme aussi élevée en deux phrases lapidaires», a-t-il noté. L'idée sous-jacente est «bien sûr qu'on n'ait pas à utiliser la garantie, par le fait même qu'on la donne», a ajouté M. Burghof.

    Selon le quotidien Sueddeutsche Zeitung de lundi, cette garantie dépasserait même 1.000 milliards d'euros.

    Le quotidien populaire Bild, dont la Une modèle souvent l'opinion, rassure lundi ses 12 millions de lecteurs: «votre argent est en sécurité». Un écho aux propos de la chancelière la veille: «Nous disons aux épargnants que leurs placements sont sûrs. Le gouvernement s'en porte garant», a-t-elle déclaré lors d'un court point-presse. 

     Outre le geste envers les épargnants, Berlin a cherché à éviter un effet de contagion de la crise en sauvant la banque immobilière Hypo Real Estate.

    Les besoins en liquidités de celle-ci, déjà miraculée la semaine dernière par la plus grosse opération de sauvetage de l'histoire allemande, avaient pris en une semaine des proportions faramineuses, et pourraient atteindre, selon certains, les 100 milliards d'ici l'an prochain...

    Les banques et compagnies d'assurance du pays ont donc consenti dimanche à remettre 15 milliards d'euros au pot, le gouvernement se montrant intraitable sur une augmentation de sa propre contribution. Berlin a déjà apporté une garantie d'environ 27 milliards d'euros.

    Ce sauvetage, destiné à éviter «un mouvement d'effondrement» de tout le système bancaire allemand, selon le ministre des Finances Peer Steinbrück, s'accompagne d'appels aux responsables et à tous les acteurs du secteur à prendre leurs responsabilités. Berlin a catégoriquement refusé de nationaliser la banque. M. Steinbrück a jugé «impensable de pouvoir continuer à travailler avec la direction actuelle» de la banque.

    Hypo Real Estate s'est félicitée lundi matin de «la stabilisation du groupe». Mais les investisseurs à la Bourse de Francfort ne semblaient pas partager l'optimisme de l'institut de Munich (sud). Avant l'ouverture de la Bourse, l'action perdait près de 50% dans les échanges électroniques de pré-séance. 

     Leparisien.fr avec AFP- 06.10.08

  • Le procès de l'Angolagate pourra-t-il avoir lieu?

    Angola guerre civile.jpg
    Angola, mars 1993: vaste trafic d'armes à destination d'un pays en pleine guerre civile

    Le procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes de guerre où sont jugées 42 personnes dont l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand, fils aîné de l'ancien président de la République, s'est ouvert ce lundi après-midi au tribunal correctionnel de Paris.

     Dès les premières heures des 58 audiences prévues jusqu'en mars, la défense devrait multiplier les recours pour tenter de faire capoter le procès.

       
    Pour elle, en effet, il n'a pas lieu d'être puisque les armes ne transitaient pas par la France, un argument récemment repris par le ministre de la Défense Hervé Morin. La République d'Angola elle-même veut empêcher la tenue du procès, au nom du «respect du secret défense» d'un pays étranger.

     

    C’est une lointaine guerre civile en terre africaine qui vaut aux quarante-deux prévenus de comparaître à partir d’aujourd’hui devant la 11 e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Parmi eux, une impressionnante brochette d’hommes d’affaires, politiques, célébrités et banquiers, coupables, selon l’accusation, d’avoir, pour les uns, alimenté un trafic d’armes vers l’Angola entre 1993 et 1998, et, pour les autres, bénéficié des profits substantiels générés par ce business orchestré par deux richissimes associés de circonstance, Pierre-Joseph Falcone et Arcadi Gaydamak. A côté d'eux, comparaissent des personnalités soupçonnées d'avoir reçu des pots-de-vin. Outre Charles Pasqua et Jean-Christophe Mitterrand, on retrouve Jean-Charles Marchiani, alors son conseiller à l'Intérieur de Charles Pasqua, Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand ou le romancier Paul-Loup Sulitzer... 

    Attendu par une nuée de caméras et de photographes, Charles Pasqua s'est refusé à toute déclaration à son arrivée au palais de justice. Il a dû être escorté par des gendarmes pour se frayer un chemin.


    790 millions de dollars de contrats de vente d’armes et de munitions


    Les sommes brassées dans le cadre de ce qui a été baptisé l’Angolagate donnent le vertige : 790 millions de dollars de contrats de vente d’armes et de munitions, des marges flirtant avec les 50 %, des enveloppes de cash à gogo, des virements faramineux vers des paradis fiscaux, sur fond de corruption et de diplomatie parallèle. Les 468 pages de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal révèlent que les largesses de Pierre-Joseph Falcone et d’Arcadi Gaydamak étaient sans borne quand il s’agissait de s’attacher de bons et loyaux services. Une incroyable saga politico-financière qui vaut aujourd’hui à des hommes comme Paul-Loup Sulitzer, Jacques Attali, ou Jean-Christophe Mitterrand de se retrouver sur le banc des prévenus.

    Des armes de l’ex-bloc de l’Est. En 1993, l’Angola, ancienne colonie portugaise située sur la côte ouest de l’Afrique, est en proie à une sanglante guerre civile opposant le président José Eduardo Dos Santos aux rebelles de l’Unita. Dos Santos demande une aide militaire à la France par le canal officiel, déclinée au motif qu’on ne vend pas d’arme à un pays en guerre. Le régime angolais fait alors le forcing dans l’ombre et obtient indirectement du fils du président de la République, Jean-Christophe Mitterrand, un contact avec l’homme d’affaires Pierre-Joseph Falcone. La société de celui-ci, Brenco, basée à Paris, se retrouve ainsi, selon l’accusation, à « servir de support à l’activité de vente d’armes déployée en lien avec Arcadi Gaydamak, sous couvert de la société écran ZTS OSOS ». Le contrat, illicite selon la justice française puisqu’il n’a été soumis à aucune autorisation, s’élève à 790 millions de dollars pour la fourniture d’armements dénichés dans l’ex-bloc de l’Est par Gaydamak : chars, véhicules blindés, canons, obus, hélicoptères, mines antipersonnel, navires de guerre…

    Des enveloppes bourrées de cash dans le XVIème . Les dividendes perçus par Gaydamak et Falcone sur ce contrat (400 millions de dollars selon l’accusation) nourrissent leurs ambitions personnelles et des relations susceptibles de servir leurs intérêts. Le luxe de l’hôtel particulier du XVIème arrondissement qui sert de siège à Brenco impressionne même les visiteurs de marque, venus chercher quelque enveloppe de papier kraft bourrée de Galilée, nom de code pour le cash. « Magnifique », avoue Charlotte Rampling, dont le compagnon de l’époque, Jean-Noël Tassez, ex-patron de RMC, a bénéficié d’un prétendu « prêt » d’un million de francs. Les obligés de Falcone y défilent, reçus le plus souvent par le « bras droit du grand patron », Isabelle Delubac, dont les mémos journaliers, consignés dans des disquettes saisies à son domicile, ont fait le régal des enquêteurs. Largement défrayée pour sa loyauté et son précieux silence, à l’image de tant d’autres, cette collaboratrice zélée a ainsi veillé jusqu’en 2000 à rétribuer en liquide, ou via de discrets virements sur des comptes étrangers, une ribambelle hétéroclite d’amis de la maison : certains des prévenus, mais aussi des officiels angolais, un chanteur lyrique chinois, des hôtesses…

    Virements et cadeaux en nature vers l’Angola. Le procès qui s’ouvre risque d’assombrir les relations politiques et commerciales que la France et l’Angola, riche en pétrole, tentent de renouer aujourd’hui. Car même si aucun officiel angolais n’est jugé, les virements et cadeaux en nature dont ont bénéficié une trentaine de membres du régime s’élèveraient « a minima » à plus de 50 millions de dollars. Les audiences s’annoncent tendues, d’autant que bon nombre d’avocats de la défense contestent le caractère illicite du commerce d’armes, aucune d’entre elles n’ayant transité par le sol français…

    leparisien.fr - 06.10.08