Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les vicieuses ridicules

    Pierre Bellanger.jpg
    Pierre Bellanger

    Le patron de Skyrock encourt un an de prison avec sursis pour avoir "corrompu" une jeune fille de 17 ans. Verdict le 3 novembre.

     

    Comme annoncé sur Le Post, le patron de Skyrock a dû comparaître lundi, à Paris, pour corruption de mineurs. C'est dans une relative discrétion que la 15e chambre correctionnelle de Paris s'est penchée sur le cas de Pierre Bellanger, de nouveau confronté à cette affaire dont les faits remontent à 1999.

    A l'époque, Laetitia, belle jeune fille de 17 ans, raconte qu'elle vit mal le divorce de ses parents. Elle recherche de l’affection. Sa sœur l’invite après un week-end à Rome à venir habiter chez elle et "ses coloc’". Officiellement. Officieusement, la soeur de Laetitia vit depuis 1994 une histoire à part avec Pierre Bellanger, Cathy et Constance: le "Halcyon". Une forme de ménage à plusieurs, dont le "maître" est Pierre. Les trois concubines de l’époque se présentent comme ses "esclaves", mais affirment que rien ne leur était "jamais imposé". Ce serait simplement pour plaire au maître qu'elles "'trouvent des femmes", de préférence belles et intelligentes, "malléables" aussi. Emmanuelle recrutera sa propre sœur.

    Au début, Laetitia vient quand elle veut, surtout le week-end et le mercredi. Et puis assez rapidement, sa sœur lui explique que pour continuer à jouir de sa nouvelle vie, il lui "faudra tomber amoureuse de Pierre et avoir des relations sexuelles avec lui". Emmanuelle lui assure "c’est une chance incroyable d’être vierge et pure". Laetitia accepte, "fascinée" et séduite par le clinquant, les invitations au restaurant. L’homme à la barbe de trois jours est généreux, intelligent. Il veut "émanciper" les femmes avec qui il choisit de vivre. Le ménage vit au rythme de la "spiritualité" insufflée par le beau quadragénaire. Dans le groupe, il y a aussi un "mage", qui est le voyant de Skyrock, Claude Deplace, ajoute Laetitia.

    "Persuadée de faire un travail intérieur", l’"Oracle" (le surnom de la plaignante) a des rapports sexuels multiples, "souvent sado-masochistes". L'histoire durera pendant sept mois. Punitions (douche froide, séances nue sur le balcon, excuses nues à genoux) et exercices (rédaction d’un journal intime qui met en scène "l’Âme", "l’Ego" et "la Bête") forment le quotidien que dénonce la jeune fille.

    L'histoire prendra fin lors de vacances à Madagascar: la "confiance" est rompue, Laetitia a flirté avec un jeune homme de son âge. Elle dit qu'on ne la considère plus digne de rester dans le groupe.

    La jeune fille, devenue majeure, attendra 2001 pour déposer une plainte pour viol, après avoir noué des relations stables avec un jeune homme et commencé une psychothérapie.

    Pour Pierre Bellanger, l'affaire est tout autre: il se dit "désolé de voir l’état de Laetitia", mais "n’a jamais voulu corrompre, ni salir qui que ce soit". Il n'est pas un "gourou" et estime avoir vécu une "histoire d'amour partagée": "Elle avait le goût du sexe, de l'amour et était heureuse." Il dit aussi: "La polygamie choisie est une relation d'expérience".


    Le procureur a requis un an de prison avec sursis, sans inscription au fichier des délinquants sexuels. Il a estimé que "la force du groupe maintenait la cohésion et qu’une place considérable était dévouée au sexe". Toutefois, l’aspect sectaire d’"Halcyon" ne pourrait être retenu car certaines concubines étaient parties librement. Il a insisté sur la "recherche de la minorité et encore plus de la virginité".
    Les avocats de la victime réclament un euro à titre symbolique de dommages et intérêts.

    Le jugement a été mis en délibéré le 3 novembre prochain.

    (Source: Le Post) 08.10.08
  • Le Mont Rushmore

    288px-Mountrushmore.jpg
    Le Mémorial national du Mont Rushmore, situé près de la ville de Rapid City dans l'État américain du Dakota du Sud, est une sculpture monumentale en granite localisée à l’intérieur du mémorial présidentiel des États-Unis qui retrace 150 ans de l'histoire du pays. Les sculptures, hautes de 18 mètres, représentent quatre des présidents les plus marquants de l'histoire américaine. Il s'agit de gauche à droite de George Washington (1732-1799), de Thomas Jefferson (1743-1826), de Theodore Roosevelt (1858-1919) et d'Abraham Lincoln (1809-1865).
     Le mémorial couvre une surface de 5,17 km² et se situe à 1 745 mètres d'altitude. Il est géré par le National Park Service qui dépend du Département de l'Intérieur des États-Unis et attire plus de deux millions de visiteurs chaque année.

  • ABRAHAM LINCOLN 16ème président des Etats-Unis

    Lincoln.gif
    Né le 12 février 1809 dans le Kentucky - Mort assassiné par un Sudiste le 14 avril 1865

    "Je dirai donc que je ne suis pas ni n'ai jamais été pour l'égalité politique et sociale des noirs et des blancs, que je ne suis pas, ni n'ai jamais été, pour le fait d'avoir des électeurs ni des jurés noirs, ni pour le fait de les former à exercer ses fonctions, ni en faveur des mariages mixtes; et je dirai en plus de ceci, qu'il y a une différence physique entre la race blanche et la race noire qui interdira pour toujours aux deux races de vivre ensemble dans des conditions d'égalité sociale et politique. Et dans la mesure où ils ne peuvent pas vivre ensemble mais qu'ils coexistent, il faut qu'il y ait une position de supériorité et d'infériorité, et moi-même, autant que n'importe quel autre homme, je suis pour le fait que la position de supériorité soit attribuée à la race blanche."

    •  I will say, then, that I am not nor have ever been in favor of bringing about in any way the social and political equality of the black and white races, that I am not, nor ever have been, in favor of making voters or jurors of negroes, nor of qualifying them to hold office, nor to intermarry with White people; and I will say in addition to this that there is a physical difference between the White and black races which will ever forbid the two races living together on terms of social and political equality. And inasmuch as they cannot so live, while they do remain together, there must be the position of superior and inferior, and I, as much as any other man, am in favor of having the superior position assigned to the White race.
    • Bien que ne croyant pas à l'égalité des races, Abraham Lincoln rédigea, au nom des principes moraux, la proclamation émancipant les esclaves et signa en 1865 le 13e amendement abolissant l’esclavage. 
    • Speeches and Writings, 1832-1858, Abraham Lincoln (trad. Wikiquote), éd. Library of America, 1989, Discours à Columbus, Ohio (1859), p. 33

     

  • Sarközy a une étincelle de bon sens!

    EVIAN, 8 octobre - RIA Novosti. Le président français Nicolas Sarközy a reconnu mercredi à Evian (France) que la Géorgie avait agressé l'Ossétie du Sud, tout en qualifiant de "disproportionnée" la réaction de Moscou.

    "Je fais confiance au président Medvedev pour parler ouvertement. Je pense que la réaction des forces russes face à l'agression géorgienne était disproportionnée. Oui, en effet, il s'agit d'une offensive militaire lancée par la Géorgie, c'était une erreur", a déclaré M. Sarközy.

    On lui pardonnera son bémol...


  • Les dirigeants d'AIG se payaient de luxueuses vacances après leur "sauvetage"

    Les dirigeants d'AIG ont passé des vacances dans un complexe luxueux de Californie (ouest) quelques jours à peine après le sauvetage de l'assureur par les autorités américaines pour 85 milliards de dollars, se sont émus mardi des parlementaires.

    "Moins d'une semaine après que les contribuables aient sauvé AIG, des responsables de l'entreprise pouvaient être vus en train de boire et manger dans l'un des complexes hôteliers les plus huppés du pays", a affirmé le démocrate Henry Waxman devant la commission de la Transparence et de la réforme du gouvernement de la Chambre des représentants.

    La banque centrale américaine a sauvé l'assureur de la faillite le 17 septembre en lui accordant un prêt en échange de 79,9% des parts de la société, soit une nationalisation de fait. "Moins d'une semaine plus tard, AIG organisait une "retraite" d'une semaine pour les responsables de la compagnie au très sélect St Regis de Monarch Beach, en Californie", a insisté M. Waxman au deuxième jour d'auditions de cette commission sur la crise financière.

     Il a précisé que la facture de cette retraite luxueuse s'élevait à 440.000 dollars, dont près de 200.000 dollars pour payer les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), et plus de 150.000 dollars pour les repas, ainsi que 23.000 dollars de soins de remise en forme, alors que "les Américains moyens souffrent économiquement, perdent leurs emplois, leurs maisons et leur assurance santé". "C'est le genre de chose qui bouleverse mes électeurs, dont beaucoup sont en train de perdre leurs maisons et leurs plans de retraite", s'est ému le représentant démocrate Elijah Cumming, estimant qu'ils étaient "bouleversés à juste raison".

    Interrogé par les parlementaires, l'ancien PDG d'AIG Martin Sullivan a rappelé qu'il avait quitté la compagnie plusieurs mois auparavant. "Si j'avais vu des factures comme celles-là, je peux vous assurer qu'en tant que PDG j'aurais posé des questions", a-t-il dit.

     Mais le directeur du service des assurances de l'Etat de New York, Eric Dinallo, est venu au secours des dirigeants d'AIG, expliquant que la retraite californienne pouvait avoir pour but d'éviter une fuite des talents de la compagnie et que la direction avait peut-être "pensé qu'elle devait fédérer tout le monde pour préserver la productivité" et "protéger les clients en les empêchant de fuir". "Je suis d'accord sur le fait qu'il y a eu quelques dépenses inconsidérées, mais l'idée de réunir les principaux cadres pour faire en sorte que les 85 milliards puissent, dans la mesure du possible, être remboursés, n'est pas forcément une décision insensée de la part de l'entreprise".

    Le Monde - 08.10.08

  • Erreur judiciaire: Marc Machin est sorti hier de prison

    Un rayon de soleil perce le ciel gris. Il est 9 h 40 hier matin et Marc Machin, 26 ans, apparaît dans la cour d’entrée de la maison d’arrêt de Rouen (Seine-Maritime). Il pousse un chariot bleu qui déborde de sacs, embrasse son avocat, puis son père et enfin Josette, la fidèle visiteuse de prison. Incarcéré depuis près de sept ans pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot, tuée sur le pont de Neuilly le 1 e r décembre 2001, Marc Machin voit sa peine suspendue.

    Mardi 7 octobre, peu après sa sortie de la maison d'arrêt de Rouen, Marc Machin s'est rendu chez Josette, sa visiteuse de prison, et son mari. Nous l'y avons retrouvé, à Mézières-sur-Seine, dans les Yvelines. Accusé du meurtre d'une femme au pont de Neuilly, le jeune homme de 26 ans raconte la dureté de ces six années passées en prison où il se savait innocent. En mars dernier, un autre homme, David Sagno, s'est en effet accusé des deux meurtres du pont de Neuilly. Ses traces ADN ont été retrouvées sur des vêtements et sous un des ongles de la première victime.

     
     
    Video : La joie de Marc Machin à sa libération
    Video : EXCLUSIF. Dans l'intimité de Marc Machin
     

    Il y a six mois, un SDF, David Sagno, s’est accusé du même meurtre, puis d’un deuxième commis en mai 2002 au même endroit, livrant des détails troublants qui ont conduit la justice à douter de la culpabilité de Marc Machin, condamné pour avoir tué Marie-Agnès Bedot.


    Libre mais pas encore réhabilité, le jeune homme a goûté à sa première journée hors d’une prison. « Soulagé », « serein », selon ses propres termes, il ne s’est pas éternisé à Rouen, gagnant rapidement la maison de Josette près de Mantes-la-Jolie (Yvelines) avant de se rendre à Paris pour achever un petit marathon médiatique aux côtés de son père et de son avocat. « C’est une très grande satisfaction de voir que tous les efforts réunis dans cette affaire hors norme depuis six mois portent leurs fruits », a commenté Me Balling, qui a maintenant « bon espoir » de voir la cour de révision se pencher sur le cas de son client. Véritable miraculé, Marc Machin a longtemps été le seul à croire en son innocence. Il a trouvé dans la religion, puis dans la confiance d’un aumônier, d’une visiteuse de prison et du soutien indéfectible de son père, les raisons de s’accrocher. « J’ai traversé des moments de dépression, mais je n’ai jamais perdu espoir », confie celui qui veut maintenant « reconstruire » sa vie, passer son permis de conduire, trouver du travail, avant de se replonger dans le combat pour sa réhabilitation. Le chemin risque d’être long. « On redouble d’énergie pour aboutir à la vérité, commente Me Balling. Et lui faire retrouver le statut qu’il n’aurait jamais dû perdre : celui d’innocent. »

  • Dans la tourmente, les banques centrales baissent leurs taux

    Taux d'emprunt interbancaire.jpg

    Confrontées à une nouvelle journée noire sur les places financières mondiales, les grandes banques centrales ont annoncé mercredi une baisse concertée de leurs taux directeurs, une mesure choc qui n'a toutefois pas suffi à enrayer la spirale baissière des Bourses.

    Les Bourses européennes, en chute à l'ouverture dans le sillage de la Bourse de Tokyo qui a dégringolé de 9,38%, se sont reprises en fin de matinée, rassérénées par l'annonce des baisses des taux, avant de replonger dans le rouge dans l'après-midi.

    La nouvelle a dopé l'euro qui s'est affiché en nette hausse face au dollar en milieu d'échanges européens, valant 1,3604 dollar, contre 1,3599 dollar mardi soir.

    Six banques centrales mondiales dont la BCE et la Fed ont frappé un grand coup en abaissant de manière inattendue leurs taux directeurs, alors que la crise financière enfle et menace de plus en plus la croissance.

    La Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed), et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse ont toutes baissé leurs taux respectif d'un demi-point. Et au même moment la Chine a elle aussi annoncé une baisse des taux des prêts à un an.

    Il faut remonter à 2001, après les attentats du 11 septembre, pour retrouver un exemple comparable d'action concertée, mais de moindre ampleur.

    En zone euro, le taux de refinancement passe désormais à 3,75%, aux Etats-Unis à 1,5%.

    La thérapie de choc des banques centrales a été immédiatement saluée par le président français Nicolas Sarkozy, qui y voit une "décision très importante". La chancelière allemande Angela Merkel a jugé que cette action pouvait "aider à restaurer la confiance.".

    Le Fonds monétaire international (FMI) a toutefois douché les espoirs d'une prochaine sortie de crise en estimant dans son rapport semestriel que "beaucoup de pays européens entrent ou s'approchent de la récession".

    L'organisme a encore abaissé sa prévision de croissance pour la zone euro à 1,3% cette année contre 1,4% auparavant, et table sur seulement 0,2% de croissance l'an prochain.

    La zone euro devrait faire moins bien que les Etats-Unis cette année, pour lesquels le Fonds table sur 1,6%, et guère mieux l'an prochain, puisque le rapport prévoit 0,1% de croissance outre-Atlantique.

    Ces prévisions ont pesé sur les Bourses européennes, qui sont repassées dans le rouge.

    A Paris, après une baisse supérieure à 2% à l'ouverture, puis une dégringolade à -8,18% dans la matinée, le CAC 40 revenait à l'équilibre à 12H00 GMT, avant de rechuter nettement pour abandonner 4,80% à 13H15 GMT.

    L'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort s'enfonçait à nouveau mercredi en milieu de séance, perdant 4,68%, après avoir plongé de 6,82% dans la matinée.

    La Bourse de Londres était en nette baisse mercredi vers 13h15 GMT malgré l'adoption d'un plan de sauvetage des banques, le Footsie-100 cédant 4,50%.

    Les principales bourses européennes avaient ouvert en forte baisse dans le sillage d'une chute historique à Tokyo, sans considération pour l'annonce à Londres en tout début de matinée d'un plan massif de soutien au secteur bancaire britannique.

    Londres a annoncé un plan de sauvetage qui comprend une nationalisation partielle des premières banques du pays, via des prises de participation pouvant aller jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros).

    Le gouvernement britannique compte proposer une réforme de la régulation du système financier, vendredi lors d'une réunion à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

    A Rome, le gouvernement italien a prévu l'adoption mercredi soir de "mesures urgentes pour garantir la stabilité des banques et de l'épargne", tandis qu'à Madrid, l'exécutif espagnol avait annoncé mardi la création d'un fonds de soutien au système financier de 30 milliards d'euros.

    La France a annoncé la mise en place d'une "structure juridique" qui permettra à l'Etat d'"intervenir financièrement" en faveur des banques.

    Mais les initiatives gouvernementales qui se sont multipliées depuis l'adoption du Plan Paulson, doté de 700 milliards de dollars, vendredi aux Etats-Unis, n'ont pas suffi à enrayer la spirale baissière sur les marchés.

    A Moscou, les deux Bourses RTS et Micex ont interrompu les échanges 35 minutes après l'ouverture après avoir enregistré des baisses de 11,25% et 14,35%. Bucarest a suspendu ses transactions jusqu'à jeudi.

    A Tokyo, l'indice Nikkei a clôturé mercredi sur une chute de 9,38%, la pire depuis le "lundi noir" de 1987.

    La déconfiture a gagné toute l'Asie: en clôture, Hong Kong a perdu 8,2%, Bangkok 6,88%, Singapour 6,61%, Séoul 5,81%, Sydney 5% et Shanghai 3,04%. A Jakarta, la séance a été suspendue après une chute de plus de 10%.

    Mardi, Wall Street était tombé à son plus bas niveau depuis cinq ans après une chute de 5,11% du Dow Jones et de 5,80% du Nasdaq. Mercredi, le Dow Jones a ouvert en baisse de 2,12% et le Nasdaq de 2,52%.

    ............................................................................

    Le Libor est une série de taux de référence du marché monétaire de différentes devises.

    Son nom a été formé par la contraction des mots anglais London interbank offered rate (en français, « taux interbancaire offert à Londres »). Historiquement, c'est le premier des nombreux taux IBOR

    IBOR est le sigle générique d'Interbank Offered Rate, ou taux interbancaire offert, c'est-à-dire le taux auquel une banque de première catégorie, à un moment donné et pour une échéance donnée, prête à une autre banque de première catégorie en blanc (en anglais : unsecured lending), c'est-à-dire sans que le prêt soit gagé par quelque actif que ce soit, comme des titres de créances négociables ou des valeurs mobilières.

  • Expulsions: les usuriers veulent se faire pardonner...

    Une femme de 90 ans, qui par désespoir s'était tirée une balle dans la poitrine alors que le shérif venait l'expulser et saisir sa maison, a ému Fannie Mae, le géant du refinancement immobilier qui a effacé son emprunt, a-t-on appris lundi auprès de la société.

      La vieille dame est hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger, a indiqué l'Akron Beacon Journal.

    "Il n'y aura pas d'expulsion et nous cessons toute procédure. De plus, nous sommes prêts à signer l'acte de propriété de la maison en faveur de sa propriétaire", a confirmé à l'AFP Mme Marilyn Kornfeld, porte-parole de Fannie Mae.

    Addie Polk, une veuve, habite dans sa maison d'Akron (Ohio, nord) depuis près de trente ans. Elle avait contracté une hypothèque sur son habitation pour la somme de 45.620 dollars en 2004 alors que le pavillon avait été acheté en 1970 pour 10.000 dollars et payé en totalité, selon l'Akron Beacon Journal.

    Ne pouvant honorer sa dette, Mme Polk a fait la sourde oreille aux avertissements des huissiers et sa maison a été formellement saisie en septembre. Mercredi lorsque le bureau du shérif est venue l'expulser, Mme Polk s'est blessée d'un coup de fusil à la poitrine, refusant de partir, a rapporté le journal.

     Son histoire a résonné dans l'hémicycle du Capitole vendredi, lorsque le représentant démocrate de Cleveland, Dennis Kucinich a évoqué l'exemple de la nonagénaire expulsée lors du débat du plan de sauvetage bancaire, auquel il s'opposait, proposé par le Trésor et adopté au Congrès vendredi.

    Avec le Michigan (nord) et la Floride (sud), l'Ohio est un des Etats très sévèrement touché par les saisies immobilières. Plus de 5% des emprunteurs sont en difficulté ou subissent une procédure de saisie. Il y a eu 67.000 saisies dans cet Etat au cours du premier semestre 2008.

    AFP. 08.10.08

     

  • Poutine sort un DVD de judo pour son anniversaire

    Poutine judo DVD.jpg
    Le premier ministre russe célèbre aujourd’hui son 56e anniversaire et la sortie de son DVD d'entraînement au judo. « Apprendre le judo avec Vladimir Poutine » est le fruit de la collaboration entre l’ancien locataire du Kremlin et l’ex champion olympique de judo, Yasuhiro Yamashita.

    Le titre du film joue sur la notoriété de Vladimir Poutine, a reconnu le principal intéressé. « Quiconque regardera cette vidéo n’apprendra cependant pas de votre humble serviteur mais d’un véritable génie du judo », a tenu toutefois à souligner l’ancien président russe, qui est 6e dan de judo (un niveau supérieur à la ceinture noire). Le politicien confiait mi-septembre espérer faire du judo avec Nicolas Sarközy, lors de leur prochaine rencontre.

    Des extraits de ce DVD, diffusés par la télévision russe, montrent le premier ministre russe en train de mettre à terre un adversaire et discuter de l’histoire et de la philosophie de cet art martial.

    Le DVD comporte quatre parties. Dans la première Vladimir Poutine évoque les origines du judo et du sambo, un sport de combat créé en URSS dans les années 1930 qui mélange le judo et la lutte. Dans un deuxième segment sont abordées différentes techniques de judo et de sambo. Dans les deux dernières parties, des judokas russes et japonais font des démonstrations de katas.
    Le Figaro - 07.10.08

  • Le tsar Nicolas II réhabilité

    Tsar Nicolas II et sa famille réhabilité.jpg
    Tsar Nicolas II et sa famille réhabilité.jpg

    90 ans après leur exécution sommaire, la justice russe reconnaît que le dernier tsar de Russie et sa famille ont été victimes du bolchevisme.

    Après des années de lutte de la part des héritiers du dernier tsar de Russie, la Cour suprême de Russie vient de réhabiliter Nicolas II et sa famille, les jugeant victimes de la politique répressive des bolcheviks. «Le Présidium de la Cour Suprême a reconnu les répressions contre le tsar Nicolas et sa famille comme injustifiées et a décidé de les réhabiliter», a indiqué le porte-parole de la Cour, mercredi, soit 90 ans après l'exécution sommaire du tsar et de sa famille.

    La justice a donc répondu favorablement à une plainte déposée en 2005 par l'avocat de la Grande Duchesse Maria Vladimirovna, «chef de la maison impériale de Russie». Son arrière-arrière grand-père, Alexandre II est le grand-père de Nicolas II. La plainte de la Grande Duchesse a été rejetée à maintes reprises, mais elle a toujours fait appel.

    La Cour Suprême de Russie avait statué en novembre 2007, que la famille impériale ne pouvait pas être réhabilitée, arguant de «l'absence de verdict» émis à l'époque par les bolcheviks. Le présidium, la plus haute instance juridique en Russie, a renversé cette décision, qui ne peut désormais plus être contestée.

    Une décision unanimement saluée par les descendants de la famille impériale et l'église orthodoxe russe. La Grande Duchesse a exprimé «sa joie et sa satisfaction». Elle était convaincue que cette question se règlerait en Russie, refusant de s'adresser aux tribunaux internationaux.

    Ivan Artsichevski, représentant d'une autre branche de descendants des Romanov, a lui aussi salué la décision : «Le fait que l'Etat russe a reconnu sa responsabilité pour ce meurtre est un pas vers un repentir général et la réhabilitation de toutes les victimes innocentes» des bolcheviks.

    La Russie avait en partie ébauché la réhabilitation de la famille impériale par l'inhumation solennelle des restes du tsar et des siens en 1998 à Saint-Pétersbourg, et leur canonisation comme martyrs par l'église orthodoxe en 2000.

    Le Figaro- 01.10.08

  • Agression raciste à Grenoble: des jeunes rouent de coups le proviseur du lycée Louise-Michel

    Le proviseur du lycée technique Louise-Michel de Grenoble a dû être transporté ce mardi soir par les sapeurs-pompiers au service des urgences du CHU de Grenoble-La Tronche après avoir été molesté dans l'enceinte de l'établissement par un groupe de jeunes. Selon les informations recueillies sur place par le Dauphiné Libéré, les agresseurs n'étaient pas des élèves du lycée.

    "Il était un peu plus de 18 heures", raconte Léa (1), une lycéenne témoin de la scène. "Depuis la rentrée de septembre, il y a un groupe de mecs qui reste devant les grilles; des gars sans lien avec le lycée, qui tournent sans but précis. Quelques uns étaient à scooter. L'un d'entre eux venait d'ailleurs de bousculer deux personnes. Ils ont fait un pari: le but était de rentrer dans l'enceinte du lycée avec le scooter, d'aller jusqu'aux portes du hall et de ressortir".


    Un premier intrus tente le coup: il parcourt une centaine de mètres à l'intérieur du lycée, aborde la légère pente qui vient buter contre les portes vitrées...et se fait attraper au vol par le proviseur, présent dans le hall à cet instant précis! Le jeune se débat, tombe à terre. Une scène incroyable se produit alors: "Ses copains, qui regardaient la scène depuis l'extérieur, se sont rués dans le lycée et ont tenté de libérer le gars".

    Un premier adjoint du proviseur vient en renfort de son collègue, suivi du concierge et du second adjoint. "Il y a eu une mêlée indescriptible", raconte Aurélie (1), la copine de Léa. "Ils étaient une petite dizaine (un adulte témoin de la scène évoquera la présence de huit jeunes au total). Ils ont frappé le proviseur à coups de poing et de pieds, mais ils n'ont pas pu libérer leur copain et ils ont pris la fuite". A cet instant, le jeune homme -âgé d'une vingtaine d'années selon les témoins- crie qu'il ne peut plus respirer. Les adultes, qui l'ont maintenu au sol, desserrent leur étreinte: le jeune en profite pour bondir sur ses pieds et détaler, laissant son scooter sur le sol.


    Lorsque les sapeurs-pompiers parviennent sur les lieux, le proviseur, un homme âgé de 59 ans, est contusionné. Il souffre notamment de coups portés à la tête, qui lui vaudront plusieurs points de suture. Alors que la police parcourt le quartier -situé au sud de la commune de Grenoble- il va être transporté aux urgences et rejoindra son domicile dans le courant de la soirée.


    Le contrôleur général Jean-Claude Borel-Garin, Directeur départemental de la sécurité publique, a confirmé les faits, indiquant qu'une enquête était ouverte pour "instrusion dans un établissement scolaire et violences à personne dépositaire de l'autorité publique". "Les auteurs sont en cours d'identification. Il est préférable pour tout le monde qu'ils se rendent par eux-même au commissariat central. Faute de quoi nous serons contraints de venir les chercher!", a ajouté le contrôleur général.


    Alors que les représentants du rectorat étaient injoignables dans la soirée, un membre du personnel du lycée technique et professionnel Louise-Michel a expliqué que cet établissement est toujours resté à l'abri de la violence: "Ce soir, les gens sont très choqués dans le lycée parce que nous n'avons pas l'habitude de ce genre d'événement. Aucun incident n'a d'ailleurs été relevé depuis le début de l'année scolaire".

    (1) Les prénoms ont été changés

    Le Dauphiné libéré - 07.10.08