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  • Siné toujours coté en Bourse?

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    Couverture du n°4

  • Sarközy, élu le 6 mai 2007

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    En dix-huit mois, il a ruiné la France!
    En début de semaine dernière, Nicolas Sarközy s'est réfugié à New York. Attaqué depuis 8 jours sur son silence au beau milieu de la plus grave crise boursière que le monde ait connue depuis 1929, le président français a profité de sa visite américaine pour «prendre de la hauteur». Puis, de retour en France, il a prononcé son fameux «discours de Toulon», avant d'achever ses promesses de croissance et d'équilibre des comptes le lendemain en Conseil des Ministres.


    Nicolas Sarközy n'y connaît pas grand chose en économie. Le tsunami financier qui a frappé l'Amérique puis les places européennes l'a surpris. Il y a à peine deux ans, il déclarait: «il faut créer les conditions fiscales favorables pour le développement de fonds de pension français». Il ne mesurait pas la complexité et la volatilité imprudente du système boursier international.
    Ces derniers jours, les «proches du Président» ont laissé filtrer qu'il réfléchissait à sa riposte médiatique. Il a fait venir à New York François Pérol, son secrétaire général adjoint pour l'aider. Un signe de fébrilité ou de solitude ? Là-bas, il a énoncé 3 platitudes : (1) «la crise, c'est mal» (2) «les responsables doivent être punis», et (3) il faut un sommet. «Un monde nouveau est en train de naître à travers tous les succès mais aussi toutes les crises qui secouent la planète», a-t-il ainsi déclaré mardi, entre deux cérémonies et un peu de shopping avec Carla Bruni. Mercredi, il a réuni ses proches collaborateurs et d'autres encore, pour continuer de préparer son discours au Zénith de Toulon, le lendemain: Claude Guéant, François Pérol, Henri Guaino, mais aussi des économistes et des chefs d'entreprise comme Jean-Philippe Cotis (Insee), Henri de Castries (Axa), Jean-Paul Fitoussi (OFCE), Michel Didier (Rexecode) étaient au chevet du Monarque pour l'aider à penser.


    Nicolas Sarközy n'a plus de choix. Il a grillé ses cartouches dans les premiers mois de son mandat, pour très peu d'effet. Alors que la crise des subprimes éclatait, le gouvernement français a fait l'autruche, refusant de voir le danger. Toutes les menaces extérieures étaient prévisibles: la flambée des cours du pétrole et des matières premières, la crise financière américaine, le ralentissement du marché immobilier ne sont pas apparus soudainement un jour de janvier 2008.

    Le paquet fiscal de juillet 2007 coûte environ 10 à 15 milliards d'euros par an aux comptes publics. Un argent public dépensé en pure perte, qui n'a pas été remis en cause, alors que la situation se détériorait. On appelle cela ni plus ni moins du gaspillage. La croissance du PIB a ralenti dès le dernier trimestre de 2007 (+0,4% contre +0,6 à 0,7% les trois trimestres précédents); l'inflation, sur 12 mois glissants, a dérapé mois après mois de +1,2% en janvier 2007 à +3,2% en août 2008; le pouvoir d'achat s'est tassé début 2008, pour diminuer au trimestre suivant (-0,6%); les créations d'emploi salarié ont fortement ralenti (+0,7% au premier trimestre 2007, puis +0,4% le reste de l'année, pour régresser à -0,1% au second trimestre 2008); le chômage «officiel» a augmenté de 30 à 40 000 personnes en août 2008, d'après Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, une hausse mensuelle jamais vue depuis 1993. Les derniers indices du moral des industriels, au plus bas depuis juillet 2003, révèlent que la France, comme le reste de l'Europe, entre en récession.

    Vendredi 26 septembre, le gouvernement a acté que la croissance serait faible en 2009 (à peine 1%); que le déficit public s'établirait à 2,7% du PIB et non 2,5%; que la France renonçait à sa promesse européenne d'équilibre budgétaire en 2012; et que la dette publique grimperait à 66% du PIB l'an prochain. «Nous sommes vigilants, raisonnables et réalistes» ont expliqué Christine Lagarde et Eric Woerth.

    La messe est dite.


    Jeudi 25 septembre, le président avait rassemblé un oratoire de 4000 fidèles au Zénith de Toulon. L'affichette un peu ridicule devant son pupitre mentionnait sombrement: «Discours de Toulon.» On s'attendait donc à de grandes annonces. Dans l'impasse économique et sociale la plus totale, Nicolas Sarközy n'a pu que surjouer son rôle de Président «responsable mais pas coupable»: il a accusé la finance mondiale imprudente, pour mieux éviter de parler de la situation du pays. Le Banquier cette fois-ci, voilà l'ennemi.
    Procureur des dérives du système boursier «qui a trahi les valeurs du capitalisme économique de marché», il s'est auto-proclamé Sauveur du Capitalisme: «la crise que nous connaissons n'est pas celle du capitalisme.»
    In fine, les annonces concrètes ont été rares : garantie de l'État pour l'épargne des particuliers (c'est indéniablement essentiel), réduction du nombre de fonctionnaires (une promesse de campagne), et moralisation de la vie financière. Ce dernier point est curieux à double titre : primo, parce que Sarkozy le répète depuis des lustres sans jamais le mettre en œuvre (il a tout de même été ministre des finances en 2004...); secundo parce que Sarközy a été d'une extrême indulgence avec le président de la Société Générale, Daniel Bouton, en janvier dernier, pendant l'affaire Kerviel qui cachait déjà 2 milliards d'euros de pertes dues aux subprimes.


    Les hésitations et incohérences du gouvernement et de la majorité présidentielle paraissent dérisoires, face à ces difficultés. EDVIGE a fini par être remplacée par EDVIRSP (le nouveau projet autorise toujours la possibilité exceptionnelle de ficher, à l'exception des informations relatives à la santé ou l'orientation sexuelle), La fiscalité verte ne verra pas le jour de sitôt, et Jean-Louis Borloo se tait. L'UMP s'est gentiment déchirée autour de la Présidence du Sénat. L'Assemblée Nationale a fini par voter favorablement le renforcement de l'engagement militaire français en Afghanistan. Et l'UMP a attaqué violemment le financement du RSA lors de sa présentation à l'Assemblée cette semaine.

    Un président paralysé et à court d'idées moins de 18 mois après son élection, une majorité rebelle, un contexte économique effroyable...
    Sarközy semble tel un chasseur qui a tiré toutes ses cartouches avant que l'ours n'apparaisse vraiment. Il ne lui reste plus qu'à fuir.

    Pendant encore 3 ans et demi.
    (Source Marianne)

  • Etrange suicide d'une enseignante à Massy...

    Une enseignante de 45 ans s'est suicidée lundi à la mi-journée par pendaison à l'intérieur de l'école primaire Gambetta de Massy (Essonne), sans laisser de trace écrite susceptible d'expliquer les raisons de son geste, qui a suscité un vif émoi dans la communauté éducative.

    Les élèves présents dans l'établissement n'ont pas été témoins du drame. "Notre première préoccupation était que les enfants soient tenus à l'écart de tout ça", a déclaré à la presse le recteur de l'académie de Versailles, Alain Boissinot, qui s'est rendu sur place avec l'inspecteur d'académie.

    Dans un communiqué, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a fait part de son "émotion", et a exprimé sa "sympathie" à la famille de l'enseignante.

    Il a également fait part de "sa solidarité à l'ensemble des membres de la communauté éducative de l'école".

    Selon les premiers éléments de l'enquête, l'enseignante a été découverte à la mi-journée pendue à un panneau de basket avec une cordelette ou une corde à sauter dans une salle où elle recevait habituellement les enfants, par une psychologue avec qui elle avait rendez-vous. Ce rendez-vous était prévu dans le cadre de son activité, et non pour des problèmes la touchant personnellement.

    Inquiet de ne pas la voir arriver, la psychologue s'est lancée à sa recherche, et a découvert le corps, selon une source judiciaire.

    On ignore si son geste a été motivé par des raisons privées ou professionnelles, a-t-on précisé de sources policière et judiciaire.

    Selon le recteur d'académie, il s'agit "d'un drame personnel", qu'il convient de "respecter en tant que tel", et qui ne peut "pas laisser l'institution scolaire indifférente".

    Une cellule psychologique pour les enfants va être mise en place dès mardi, a expliqué à la presse M. Boissinot. Face à une "situation traumatisante", l'école "a besoin de sérénité", a-t-il déclaré. Selon lui, l'enseignante, qui exerçait la fonction d'éducatrice spécialisée, intervenait depuis deux ans dans plusieurs établissements, dont l'école Gambetta, dans le cadre des Rased (Réseaux d'aide spécialisés aux enfants en difficulté) et était "parfaitement bien appréciée sur le plan professionnel".

    "Toute l'équipe est bouleversée par ce qui vient de se passer", a déclaré Philippe Rabache, directeur de l'école depuis un an. Selon lui, l'enseignante ne présentait aucun signe qui aurait pu laisser imaginer un tel geste. "Nous sommes tous effondrés", a-t-il ajouté.

    Cette femme, mariée, était mère de deux enfants de 12 et de 20 ans. Elle n'a pas laissé de mot expliquant son geste.

    L'école Gambetta, un bâtiment de briques rouges situé dans le centre ville de Massy, accueille 460 élèves dans 18 classes.

    Les cours se sont malgré tout déroulés normalement lundi après-midi, et il devrait en être de même mardi, selon M. Rabache. AFP. 06.10.08

  • Angolagate: les pourris...

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    Jacques Attali
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    Jean-Christophe Mitterrand

    Quarante-deux personnes sont renvoyées devant la justice pour l'Angolagate : les associés Arcadi Gaydamak et Pierre Falcone, leurs anciens employés et plus d'une vingtaine "d'obligés" qui auraient reçu indûment de l'argent.

    Voici les principaux:

    LES DEUX ASSOCIES

    - Arcadi GAYDAMAK, 56 ans, réfugié en Israël, et Pierre FALCONE, 54 ans : auraient organisé de 1993 à 1998 un vaste trafic d'armes vers l'Angola, sans les autorisations nécessaires de l'Etat français, et versé de nombreux pots-de-vin à des personnalités angolaises et françaises.

    Pour commerce illicite d'armes, abus de confiance, fraude fiscale et trafic d'influence notamment, ils risquent chacun 10 ans de prison.

    Gaydamak sera absent du procès: à la suite d'un mandat d'arrêt lancé contre lui par la justice française en 2000, le milliardaire d'origine russe, qui a pris la nationalité israélienne, s'est réfugié en Israël.

    LES PERSONNALITES

    Toutes répondent au moins de recel d'abus de biens sociaux

    - Charles PASQUA, sénateur de 81 ans, ancien ministre de l'Intérieur; Jean-Charles MARCHIANI, son ex-bras droit, 65 ans, actuellement détenu pour corruption : auraient reçu chacun plusieurs centaines de milliers de dollars contre leur lobbying en faveur des intérêts angolais.

    L'Association France-Afrique Orient (AFAO), dont Pasqua était vice-président et Marchiani membre, aurait touché 1,5 million de FF (228.700 euros), finançant indirectement les activités politiques des deux hommes.

    Répondant notamment de trafic d'influence alors que l'un était élu et l'autre détenteur de l'autorité publique, ils risquent 10 ans de prison.

    - Jacques ATTALI, 64 ans, ancien conseiller de François Mitterrand : aurait reçu 160.000 dollars pour, de 1997 à 1999, user de son influence auprès des ministères des Finances et des Affaires étrangères afin de résoudre les ennuis fiscaux de la société ZTS Osos, de Falcone et Gaydamak. Soupçonné aussi de trafic d'influence passif, il risque 5 ans.

    - Georges FENECH, 53 ans, ancien député de droite, magistrat et président de la Miviludes (mission contre les sectes) : son Association professionnelle des magistrats (APM) aurait perçu indûment 15.000 euros. Risque 5 ans.

    - Jean-Christophe MITTERRAND, 61 ans, fils aîné du président français dont il fut le conseiller Afrique de 1986 à 92 : aurait touché 2,6 millions de dollars pour avoir servi d'intermédiaire. Répondant aussi de complicité de commerce illicite d'armes, il risque 5 ans.

    - Paul-Loup SULITZER, 62 ans, auteur de romans aux intrigues financières : aurait perçu 380.000 euros pour user de son influence dans le monde des médias afin de redorer l'image des deux associés. Risque 5 ans.

    Josée Lyne Falcone, la soeur de Pierre, de nombreux employés de sa société Brenco, à commencer par la secrétaire Isabelle Delubac ou des "hôtesses" figurent aussi parmi les prévenus, sans compter un chanteur lyrique, un ancien colonel, un publicitaire, un avocat ou un architecte d'intérieur.

    LES ABSENTS

    Aucune des quelque trente personnalités angolaises qui auraient touché des pots-de-vin, selon les enquêteurs, ne figurent parmi les prévenus, à commencer par le président José Eduardo dos Santos, l'ex-ambassadeur à Paris Elisio de Figueiredo, ou d'anciens ministres et militaires. AFP. 06.10.08

     

  • Lundi noir pour les Bourses mondiales

    Les Bourses mondiales connaissaient un lundi noir, effrayées par l'ampleur de la crise financière et les risques de faillite de banques en série. 

    L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, est tombé lundi sous le seuil des 10.000 points, pour la première fois depuis octobre 2004, plombé par l'aggravation de la crise financière en Europe.

    Vers 14H15 GMT, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) lâchait 3,11%, soit 320,82 points, à 1O.004,56 points. Il était tombé quelques minutes auparavant à 9.983,38 points.

    Le Nasdaq, à dominante technologique, perdait 4,01% (78,12 points) à 1.869,27 points.

    L'indice élargi Standard & Poor's 500 cédait 3,85% (42,32 points), à 1.056,91 points.

    "C'est la panique générale. Tout le monde espérait après l'adoption du "plan Paulson" aux Etats-Unis et les opérations de sauvetage en Europe que les choses se calmeraient. Mais en réalité, il y a toujours des craintes d'effet domino", a déclaré à l'AFP Adrian van Tiggelen, stratégiste principal chez ING Investment à Amsterdam.

     Vers 11h45 GMT, Londres et Francfort perdaient chacune 5,2%, Paris 5,6%. Amsterdam était particulièrement déprimée avec une chute de 6,3% tout comme Milan (-5,8%), Stockholm (-5,7%) et Zurich (-4,5%). Vienne chutait de 7,8% alors qu'Oslo s'effondrait de près de 9%.

    L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 abandonnait 5%, portant son recul depuis le début de l'année à 32,8%.

    Cette déroute suivait des reculs de 4,2% de Tokyo, de 5% à Hong Kong alors que Djakarta s'est effondrée de 10%.

    En Russie, les indices dégringolaient de plus de 15%, les échanges étant même interrompus à la mi-journée sur l'une des deux Bourses moscovites, le Micex.

    Le plan Paulson de sauvetage bancaire adopté par le Congrès américain vendredi "fait peu pour soulager la contraction du marché du crédit", car il "ne s'attaque pas directement aux problèmes de fond des marchés financiers, mais simplement aux conséquences de la crise", relevaient les analystes de BNP Paribas.

    S'ajoutaient à l'anxiété générale les déboires de la banque allemande Hypo Real Estate (HRE) en Allemagne, renflouée in extremis dimanche soir par le gouvernement et les autres banques allemandes grâce à un apport en liquidités de 50 milliards d'euros. Cela n'empêchait pas le cours de HRE de chuter de plus de 35% lundi à Francfort.

    Les difficultés de cette banque font craindre une propagation à l'ensemble du secteur bancaire européen alors que celui-ci connaît une phase de consolidation accélérée.

    La dernière étape en date est la prise de contrôle par la française BNP Paribas du bancassureur belgo-luxembourgeois Fortis, les Etats belges et luxembourgeois rentrant en retour au capital de la banque française.

    L'action de BNP Paribas perdait quand même 5% à Paris alors que Dexia sombrait de 25% malgré le plan de sauvetage annoncé par les autorités publiques françaises, belges et luxembourgeoises la semaine dernière.

    "Dexia a encore fait parler d'elle ce week-end en partie en raison de son exposition à Hypo Real Estate mais aussi car il y a encore des questions sur des besoins supplémentaires de financement", a indiqué Laurent Fransolet, de Barclays Capital à Londres.

    C'est sur le marché interbancaire que les tensions étaient toutefois toujours les plus palpables:

    Témoignant de la réticence des établissements financiers à se prêter de l'argent entre eux, le taux interbancaire à trois mois offert à Londres et exprimé en dollars (Libor) restait à un niveau exceptionnellement élevé, malgré une légère baisse à 4,2887% contre 4,3337% vendredi.

    L'Euribor à trois mois, l'un des principaux taux de référence du marché monétaire de la zone euro, montait quant à lui à 5,345% contre 5,339% vendredi, atteignant de nouveau un niveau historique pour le septième jour consécutif.

    "Ce dont nous avons vraiment besoin c'est d'une reprise du marché interbancaire. Si davantage de gouvernements européens annoncent des garanties de dépôts, cela pourrait être possible", indiquait Adrian van Tiggelen.

    L'ouverture de Wall Street à 13h30 GMT était, dans un tel contexte, un nouveau facteur d'incertitude.

    "Les marchés américains décideront de la direction générale et beaucoup sont ceux qui espèrent un retournement après les pertes de vendredi", soulignait Ian Griffiths, courtier chez CMC Markets à Londres.

    "Ce sont les valeurs financières qui seront sous les feux de la rampe après les derniers développements en Allemagne et la poursuite des réactions au plan de sauvetage américain", estimait-il.

  • VIDEO Sarközy hué à Sandouville!

    http://www.wat.tv/video/visite-tendue-sarkozy-renault-zh1n_p264_.html

    06 octobre 2008

    Vendredi, le président de la République devait prononcer un discours devant 12.000 jeunes apprentis européens.

    Son nom est hué par des milliers de jeunes!

    Plus de discours de Nicolas Sarközy.

    Trop "occupé" à préparer le mini-sommet sur la crise financière...

    Et aujourd'hui?

    En fin de matinée, Nicolas Sarközy est arrivé à l'usine Renault de Sandouville, en Seine-Maritime.

    Une arrivée dans un climat particulièrement tendu.

    Les ouvriers qui avaient bien l'intention de manifester leur colère ont été empêchés d'approcher le chef de l'Etat par les gendarmes mobiles.

    Des gendarmes mobiles qui ont tenté de contenir les ouvriers dans les ateliers.

    D'où la colère de très nombreux ouvriers et syndicalistes.

    Comme le cégétiste Nicolas Guermonprez qui a déclaré:

    " C'est facile de fanfaronner dans un meeting en disant qu'en France quand il y a une manifestation ça ne se voit pas, et d'envoyer plus de 200 CRS dans une entreprise privée pour ne pas que ça se voie. C'est une honte!"

    Le président de la République avait prévu de rencontrer 400 personnes de l'usine.

    Mais voilà, cette rencontre n'aura pas lieu.

    Au dernier moment, il y a eu changement de programme. Une reculade!

    Nicolas Sarközy se contentera de rencontrer, à huit clos, sans la presse, les représentants syndicaux...

    Le Post (Source: Nouvel Obervateur)

  • Agression raciste contre la directrice d'un collège parisien

    Une directrice de collège a été brutalement agressée par une élève de 15 ans. Celle-ci  l'a frappée d'un coup de poing au visage, lui cassant le nez.

     La directrice de ce collège du XIIIe arrondissement de Paris s'est fait opérer vendredi pour les blessures qu'elle a reçues de cette élève.

    C'est quoi cette histoire?

    Le 24 septembre, la directrice de la section d'enseignement général et professionnel adapté (Segpa) du collège Elsa-Triolet a été brutalement agressée par une élève, une jeune fille de 15 ans.

    Que s'est-il passé?
    La directrice avait demandé à l'élève d'aller en permanence à la suite d'un retard.
    La collégienne attendait l'enseignante devant son bureau. La directrice arrive. "L'élève l'a frappée d'un coup de poing au visage, en lui cassant le nez", selon Le Parisien.

    La directrice, à qui une incapacité de travail de quinze jours a été prescrite, a porté plainte. En attendant d'éventuelles poursuites, la jeune fille va être exclue du collège jeudi prochain, à l'issue d'un conseil de discipline.

    Quel est le profil de la collégienne de 15 ans?
    "L'agresseuse avait déjà été exclue de deux établissements pour violences. Après son "pétage de plombs", il a fallu l'intervention des pompiers pour qu'elle se calme...", précise un professeur d'Histoire du collège.

    Quelles sont les réactions?
    "C'est un geste terrible. Si elle [la directrice, ndlr] ne se sent pas capable de revenir à Elsa-Triolet, nous lui trouverons un autre poste", a déclaré au Parisien Michel Soussan, directeur de l'académie de Paris.

    Les enseignants du collège ont tenu à manifester leur soutien à la directrice en arrêtant le travail, vendredi, de 10h à 12h. Ils ont "écrit au recteur pour demander de nouveaux effectifs et tirer la sonnette d'alarme sur la situation des Segpa à Paris", écrit encore Le Parisien. S'ils n'obtiennent pas ce qu'ils demandent, ils pourraient faire jouer leur droit de retrait ou se mettre en grève.

    Violences scolaires en série...
    Ce fait-divers rappelle l'agression d'une institutrice de Persan (Val d'Oise) par un élève de 11 ans, le vendredi 26 septembre.
    Le Post
    ENTRE LES MURS !