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  • Les rats quitteraient-ils le navire?

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    Brice Hortefeux
    AFP.30.10.08. Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a chiffré jeudi sur France 2 à environ un tiers, "33 à 35 %", le nombre de retours volontaires d'étrangers en situation irrégulière qui devrait être atteint d'ici fin 2008.
    Interrogé sur ses objectifs chiffrés en matière de reconduite à la frontière, le ministre a estimé que la "vraie nouveauté" c'est que "parmi ces reconduites, alors qu'il y a avait, il y a deux ans, simplement 7% qui se faisaient de manière volontaire, vraisemblablement nous terminerons l'année aux alentours de 33 à 35 %".

    Le ministre, qui avait déjà estimé le 12 octobre sur BFM-TV que les retours volontaires devraient atteindre "37 à 38%" d'ici fin 2008 (contre 7% en 2006), a qualifié cette tendance de "rupture totale", estimant qu'elle signifiait que "le message est compris".

     Il ajouté qu''il souhaitait "accompagner le retour" de ces étrangers notamment en Afrique subsaharienne afin qu'ils puissent "bâtir un avenir sur place".

    Le cabinet de M. Hortefeux, a précisé, dans un communiqué, que "7.456 retours volontaires" avaient été enregistrés entre janvier et août 2008, "contre 913 sur la même période de 2007, soit une progression de 726,5%".

  • Le Parlement devrait-il voter les programmes d'Histoire?

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    "Est-ce qu'il ne faudrait pas que, une bonne fois pour toutes, ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale?"
    C'est l'interrogation qu'a exprimée Xavier Darcos, le ministre de l'Education, mardi matin devant la mission d'information sur les questions mémorielles de l'Assemblée nationale.

    Une interrogation qui arrive après plusieurs mois de polémiques ponctuelles mais récurrentes. La mission d'information sur les questions mémorielles est en effet née suite à une proposition très contestée de Nicolas Sarközy en février dernier. Il s'agissait d'attribuer à chaque élève de CM2 la mémoire d'un enfant juif victime de la déportation. L'idée est restée lettre morte mais a ouvert un débat national.

    L'objectif de la possible réforme? Remettre à plat certaines difficultés de fond d'élaboration des programmes scolaires derrière lesquelles se cachent, en réalité, des questions politiques.

    Mener un vrai débat public...

    Comment transmettre des mémoires collectives douloureuses ? Quel langage utiliser pour parler de génocides? Quelles dates doivent être célébrées? Ces questions concernent tout un chacun, les historiens mais aussi les politiques.

    Faire voter les programmes d'histoire par le Parlement? L'idée du ministre de l'Education a aussitôt suscité de vives réactions. Plus tard, il s'est montré plus prudent. Xavier Darcos a affirmé qu'il serait "très vigilant" quant à une "ingérence" du politique dans l'enseignement de l'histoire.

    Il s'agirait dès lors de recueillir l'avis de la représentation nationale sur la manière dont les programmes sont orientés, mais certainement pas sur les contenus historiques et la manière de les enseigner.

    Vous, qu'en pensez-vous ? Les députés et sénateurs peuvent-ils être les garants de l'histoire de France et du monde? Cette implication du milieu politique dans la transmission de la mémoire vous paraît-elle dangereuse? Ou attendez-vous au contraire ce grand débat d'idées avec impatience?

    Eléonor Le Bugle (Bazikpress) -30.10.08

  • Le frère aîné de Marc accuse sa mère et ceux qui n'ont jamais parlé

    "Je suis très en colère contre ma mère et les autres. Ils voyaient ce qui s'est passé, alors ils pouvaient dire", a déclaré jeudi devant la cour d'assises du Nord, François, 9 ans et demi, le grand frère de Marc, mort à 5 ans en 2006 des suites de violences répétées.

    D'une voix claire et posée, l'enfant a évoqué les coups donnés à son frère par le principal accusé, David da Costa. "Il lui donnait des coups de pieds dans le ventre, il (Marc) ne criait pas, ne se plaignait jamais. A la fin, il pleurait sans larmes", a-t-il témoigné.

    Selon lui, sa mère -jugée pour complicité- ne frappait jamais son petit frère mais elle ne disait ni ne faisait grand-chose pour arrêter son compagnon. Elle lui disait même de ne pas regarder. S'il n'a jamais subi de violences, il a dit que le compagnon de sa mère menaçait de la frapper s'il parlait.

    "Je suis très en colère contre ma mère et les autres. Ils voyaient ce qui s'est passé, alors ils pouvaient dire", a déclaré en pleurs François alors que son avocat, Me Alain Reisenthel, l'interrogeait au sujet de sa mère qu'il ne veut plus voir.

    Cette dernière, assises dans le box aux côtés de David da Costa, est effondrée en larmes. Durant son témoignage, l'enfant n'a jamais eu un regard ni vers sa mère, ni vers son beau-père.

    Celui-ci, 38 ans, comparaît depuis lundi pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La mère, âgée de 35 ans, est jugée pour complicité et le couple est poursuivi également pour défaut de soins ayant entraîné la mort. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

    Victime de coups et sévices répétés, Marc est mort à 5 ans au domicile parental le 25 janvier 2006 à Auby (Nord). Son calvaire a duré à partir de décembre 2005, sans que jamais personne ne donne l'alerte.

     

  • Bretagne, terre de poésie...

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    Alignements mégalithiques de Lagatjar - Camaret sur mer (Finistère)
    (Cliquer sur l'image pour l'agrandir et la voir en entier)

  • Exposition des trésors gaulois à Avicenne (Bobigny)

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    Canifs gaulois: les Gaulois aimaient que les objets de la vie courante soient aussi des oeuvres d'art

    Les trésors gaulois exposés à Avicenne

    Six ans après la mise au jour de la plus grande nécropole gauloise d’Europe, les découvertes des archéologues sont enfin présentées au grand public.

    Des bracelets de verre datant de l’Egypte ancienne, des os d’animaux, des épées, des boucliers et surtout 515 tombes gauloises, soit la plus grande nécropole de cette époque connue à ce jour en Europe. Jusqu’au 4 janvier, le hall de l’hôpital Avicenne de Bobigny présente pour la première fois le résultat de neuf mois de fouilles archéologiques réalisées en 2002-2003, dans l’exposition « les Gaulois à l’hôpital Avicenne ».


    « Faire une grande fouille dans un hôpital en fonctionnement, cela impliquait de nombreux dérangements, souligne Yves Le Bechennec, porte-parole de l’équipe des archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) et du conseil général. Il ne fallait pas, par exemple, bloquer l’accès des urgences.
     Mais dès la première semaine, on a compris qu’on se trouvait face à un très gros site. » En effet, au-delà de la nécropole et des trésors enfouis dans des tombes datant du IIIème au Ier siècle avant Jésus-Christ, c’est tout un village artisanal qui se trouvait caché à quelques mètres de l’hôpital.

    « Ces découvertes ont ouvert de nombreuses questions sur la vie quotidienne des Gaulois, comme leurs habitudes alimentaires révélées par les os d’animaux », poursuit Yves Le Bechennec. Les bijoux et parures du Moyen-Orient enfouies dans les tombes de femmes, découvertes très précieuses, témoignent par exemple de l’ouverture au monde de la société gauloise. Des objets découverts dans « la tombe la plus riche de la nécropole » demeurent même à ce jour encore inconnus.

    Ces fouilles mettent en tout cas en lumière le rôle spécifique de Bobigny à l’époque gauloise, sorte de carrefour routier de l’Ile-de-France, « une région encore sous-exploitée par les archéologues en Europe », estime Yves Le Bechennec, pour qui « d’autres Bobigny » dorment encore sous terre en Ile-de-France.

    Entrée gratuite, tous les jours de 9 à 17 heures jusqu’au 4 janvier, hall d’accueil de l’hôpital Avicenne, 125, rue de Stalingrad à Bobigny.